Auteur Sujet: Covid-19 : contagiosité, symptômes, isolement...  (Lu 7103 fois)

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Covid-19 : contagiosité, symptômes, isolement...
« le: 13 décembre 2023, 09:24:44 »
La France fait, en 2023, actuellement face à une hausse accrue des contaminations contre le Covid-19.

Le protocole sanitaire lui, a bien changé ces derniers mois. On fait le point.

C'est une rengaine, une mélodie qui, depuis quelques années, revient inlassablement à nos oreilles lors des fêtes de fin d'année. En ce mois de décembre 2023 c'est encore plus vrai : le Covid-19 et son lot de symptômes et de tests de dépistage, feront bel et bien partie du décor.

Dans son dernier bulletin d'information, Santé Publique France indique avoir observé "une hausse des indicateurs virologiques" significative. La détection du virus dans les eaux usées a "fortement" grimpé (+24%) entre la semaine du 27 novembre et celle du 4 décembre, signe que la circulation virale reste à la hausse ces dernières semaines.

Dans ce contexte, que faire lorsque l'on est sujet à de nouveaux symptômes ? Comment prémunir ses proches ou ses collègues de toute contamination ? Les protocoles sanitaires et les directives des professionnels de santé ont bien changé ces derniers mois. La Dépêche du Midi vous aide à y voir plus clair dans la jungle des recommandations et des bonnes pratiques.

Que faire en cas de premiers symptômes ?
Après quatre ans de pandémie, les symptômes liés à une infection au Covid-19 sont désormais clairement identifiés. Le site de l'Assurance Maladie énonce entre autres une fièvre ou une sensation de fièvre, des "signes respiratoires" comme une toux, un essoufflement ou une sensation d’oppression dans la poitrine, des maux de tête, des courbatures, une fatigue inhabituelle ou même un épisode de diarrhée. Avec l'apparition de nouveaux variants, on observe par ailleurs  le retour de deux symptômes qui avaient progressivement disparu : la perte de goût et d'odorat.

Lorsque vous percevez de premiers symptômes, il est alors conseillé de consulter votre médecin. Celui-ci est chargé "d'évaluer l'importance de vos symptômes". Il est en capacité de signer une ordonnance pour vous permettre de réaliser un test de dépistage. Ce test peut être réalisé en pharmacie (test antigénique) ou en laboratoire (test PCR). Vous pouvez également opter pour un autotest (à acheter en pharmacie).

Que faire si vous êtes testé positif ?
Depuis le 1er février 2023, l’isolement systématique pour les personnes testées positives n’est plus obligatoire. Mais dans le cas du Covid-19 comme pour toute maladie à infection respiratoire, il reste fortement recommandé aux personnes testées positives ainsi qu’aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptible de développer la maladie "d’éviter tout contact avec les personnes fragiles", évoque l'Assurance Maladie.

Désormais, l'arrêt de travail n'est plus automatique si vous êtes testé positif au virus. Si vous avez des symptômes du Covid-19 et que votre état de santé ne vous permet pas de travailler, c'est votre médecin qui devra vous prescrire un arrêt de travail.

"Comme tout arrêt de travail, vous avez 48 heures pour transmettre l'avis à votre caisse d'assurance maladie et, si vous êtes salarié, à votre employeur", précise l'Assurance Maladie. Un point qui reste peu connu du grand public : les personnes infectées par le Covid-19 dans le cadre de leur activité professionnelle peuvent bénéficier d’une reconnaissance spécifique en maladie professionnelle.

Quand est-on contagieux ?
En pratique, les symptômes du Covid-19 se développent en moyenne de 5 à 7 jours après la contamination. Dans certains cas, cette période d'incubation  peut s'étendre de 2 à 14 jours. Durant cette période, la personne infectée peut être contagieuse. On estime aujourd'hui "que le risque de transmission du virus est maximal 2 à 3 jours avant l’apparition des symptômes de Covid-19, expliquent les autorités sanitaires. Il diminue ensuite progressivement pour être plus limité à partir du 7e jour de symptômes et devenir exceptionnel après le 14e jour".

En général, les symptômes disparaissent en deux voire trois semaines après une contamination. Dans certains cas cependant, un malade peut ressentir des symptômes quatre semaines après avoir été infecté : on parle alors de "Covid long". Dans ce cas de figure, il est recommandé de faire l'objet d'un suivi médicalisé sur le long terme avec son médecin traitant.

La campagne de vaccination toujours en cours
Voilà un peu plus de deux mois que la campagne de vaccination contre le Covid-19 a démarré. Celle-ci cible en priorité :

toutes les personnes âgées de 65 ans et plus
les personnes à risque de forme grave
les personnes immunodéprimées
les femmes enceintes
les résidents en Ehpad (Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes)
USLD (Unité de soins de longue durée)
les personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables comme les professionnels de santé.
Pour l'heure, 23,9% de la population cible a été vaccinée. Il est par ailleurs possible de se faire vacciner en même temps contre la grippe et contre le Covid-19. "33,5% des vaccinations contre la COVID-19 ont été réalisées en même temps qu’un vaccin contre la grippe chez les personnes âgées de 65 ans et plus", expliquent les autorités sanitaires.

Source : https://www.ladepeche.fr/2023/12/13/covid-19-contagiosite-symptomes-isolement-ce-quil-faut-savoir-pour-passer-des-fetes-tranquilles-11637475.php?M_BT=100111792180#xtor=EPR-1-[newsletter]-20231213-[classique]

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Re : Covid-19 : contagiosité, symptômes, isolement...
« Réponse #1 le: 13 décembre 2023, 09:28:56 »
Dans leur dernier bulletin (2023), les autorités sanitaires affirment que la circulation virale du Covid-19 est en hausse. Le SARS-CoV-2 est en ce moment poussé par un sous-variant, nommé JN.1. L'Est de la France semble particulièrement touché par le virus.

C'est un matricule qui n'est désormais plus inconnu.
Avec le sous-variant JN.1, le Covid-19 a changé de visage en cette fin d'année 2023 et pourrait bel et bien donner du fil à retordre pour les professionnels de santé du pays.
Le constat est là : la circulation virale semble nettement partir à la hausse en ce moment. Les autorités sanitaires s'appuient en premier lieu sur la détection du virus dans les eaux usées : celle-ci a "fortement" grimpé (+24%) sur la semaine qui vient de s'écouler.

"Une hausse des indicateurs virologiques issus des tests réalisés en laboratoires de biologie médicale était observée dans toutes les classes d'âge parmi la population qui a été testée", évoque par ailleurs Santé Publique France dans son dernier point de communication. En ville 6,4% des actes médicaux qui ont été réalisés par SOS Médecins concernaient une suspicion de cas de Covid-19 (contre 4,7% sur la semaine passée). Même constat dans les laboratoires d'analyse : désormais 27,1% – soit plus d'un quart des tests de dépistage qui y sont réalisés – sont positifs.

Covid-19 : le variant "Pirola" poursuit sa progression en France et dans le monde...

Le variant BA.2.86, aussi connu sous le nom de "Pirola", semble gagner du terrain en France : celui-ci représente au moins 13% des cas qui ont été recensés dans le pays selon les autorités sanitaires. Celui-ci pourrait prochainement comme le variant dominant en France.

Voilà deux mois et demi que le variant BA.2.86 – plus connu sous le nom de "Pirola" – est installé en France mais ces dernières semaines, cette nouvelle souche du Covid-19 pourrait être en train de soudainement, gagner du terrain. Dans un bulletin mis à jour le 13 novembre dernier, Santé Publique affirme ainsi que le variant était présent dans 13% des cas qui ont été séquencés sur la semaine du 23 octobre. Durant la semaine qui précédait, seuls 9% des cas recensés étaient apparentés à BA.2.86. Le phénomène intrigue d'autant plus les scientifiques qu'il est observé "un peu partout dans le monde", explique Santé Publique France.

Comment l'expliquer ? Selon les autorités sanitaires, c'est avant tout de la faute de l'un des six sous-lignages du variant "Pirola", sobrement baptisé JN.1. JN.1 progresse à une vitesse fulgurante en France et représente désormais 10% des cas qui ont été recensés. Celui-ci semble aussi se propager "dans d'autres pays". Le cas de l'Islande est frappant : sur place, la "détection de JN.1 est passée de 2 à 50% depuis mi-octobre", explique Santé Publique France. Selon les autorités sanitaires, ce sous-lignage contribuerait à installer durablement le variant "Pirola" dans le paysage viral de l'Hexagone.

De nouvelles mutations
Quels risques pour la situation sanitaires en France ? À quelques semaines de l'hiver, le Covid-19 fera – semble-t-il – un retour en force dans l'Hexagone, celui-ci étant un virus saisonnier. "Ça s'explique par des facteurs physiques, le Covid est un virus de type enveloppé, il est peu résistant aux UV, il reste plus longtemps en l'air et est donc plus longtemps infectieux lorsqu'il fait froid et humide", commentait François Bailloux, le directeur de l’Institut de génétique de Londres, dans nos colonnes mardi 14 novembre dernier.

Dans ce contexte, le Covid-19 pourrait donc être porté par le variant "Pirola". Et si le variant BA.2.86 et ses sous-lignages suscitent autant d'intérêt au sein de la communauté scientifique, c'est que cette famille de variants présente un "grand nombre de mutations" au niveau de sa protéine Spike, la clé qui permet au virus de pénétrer dans les cellules de notre organisme. Ces mutations ont été source "de préoccupations sur son échappement immunitaire potentiel et sur l’efficacité des vaccins" détaille Santé Publique France. À ce sujet, le sous-lignage JN.1 donne d'ailleurs quelques cheveux blancs aux scientifiques : celui-ci présente une nouvelle mutation sur sa protéine Spike, intitulée "L455S".

Sous ce matricule, beaucoup de mystères : cette mutation "n’a été détectée jusqu’ici qu’à des niveaux faibles et on ne dispose pas de données précises sur son potentiel impact en santé publique", indiquent les autorités sanitaires, si ce n'est en ce qui concerne les symptômes : JN.1 pourrait provoquer davantage de perte d'odorat. Santé Publique France se veut cependant rassurant : "À ce stade, rien n'indique que JN.1 possède des caractéristiques différentes des autres sous-lignages de BA.2.86". Les scientifiques insistent cependant sur la nécessité de poursuivre et développer la détection des mutations du SARS-CoV-2 dans un contexte où l'immunité des patients vulnérables sera amenée à décliner en cette période hivernale.

Source : https://www.ladepeche.fr/2023/11/17/covid-19-le-variant-pirola-poursuit-sa-progression-en-france-et-pourrait-engendrer-une-reprise-epidemique-11586684.php

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Re : Covid-19 : contagiosité, symptômes, isolement...
« Réponse #2 le: 13 décembre 2023, 09:31:37 »
Retour du masque dans les lieux publics, gorge qui gratte, symptômes grippaux, le Covid-19 semble avoir fait un retour fracassant dans le quotidien des Français. L'épidémiologiste François Bailloux, directeur de l’Institut de génétique de Londres décrypte la situation.

Même s'il n'a jamais disparu, une précision importante pour l'épidémiologiste François Bailloux, le Covid-19 semble refaire une percée ces dernières semaines en France. Les tests PCR et le masque se sont rappelés au bon souvenir de nombreux Français et cela n'est pas vraiment une surprise. En effet, le Sars-CoV-2 est un virus respiratoire saisonnier, au même titre que les bronchites ou les bronchiolites.

Ils ne disparaissent pas au printemps et en été mais sont plus résistants lorsque les températures baissent, comme l'explique François Bailloux, le directeur de l’Institut de génétique de Londres. "Ça s'explique par des facteurs physiques, le Covid est un virus de type enveloppé, il est peu résistant aux UV, il reste plus longtemps en l'air et est donc plus longtemps infectieux lorsqu'il fait froid et humide".

D'autres facteurs expliquent la résurgence du Covid-19 lorsque le thermomètre baisse, et ceux-là sont purement humains. "Une partie est en effet liée au comportement, en automne et en hiver, on reste davantage à l'intérieur, on aère peut-être un peu moins aussi", comme l'explique l'épidémiologiste.

Pensez à aérer !
Il est donc important de rappeler les bons gestes dont l'aération qui est indispensable au renouvellement de l'air. Il est recommandé d'aérer chaque jour son logement au moins 10 minutes.
 Par ailleurs, comme face à la grippe, les personnes à risque sont vivement encouragées à se faire vacciner et à se protéger contre le Sars-CoV-2.

Face à ces constats et à ces recommandations, une question se pose : le Covid-19 est-il devenu une maladie saisonnière au même titre que le rhume ou l'angine ? Pas vraiment, selon François Bailloux. "On a certes plus de cas en hiver, et ce depuis le début de la pandémie, mais ce n'est qu'avec plus de recul qu'on pourra dire que c'est à partir de l'année X qu'on a basculé", analyse-t-il.

Pour l'OMS, ce point semblait pourtant avoir été atteint au printemps 2023, lorsque Michael Ryan, son chef des programmes d'urgence avait affirmé : "Je pense que nous arrivons au point où nous pouvons considérer le Covid-19 de la même manière que nous considérons la grippe saisonnière, à savoir une menace pour la santé, un virus qui continuera à tuer, mais un virus qui ne perturbe pas notre société ou nos systèmes hospitaliers".

Mais cet automne, François Bailloux affirme que "le nombre de cas a été une surprise pour les spécialistes". De plus, de nouveaux variants de la famille Omicron se développent. On en parlait il y a quelques jours, le variant Pirola prend de l'ampleur en France. Il est "intrinsèquement plus contagieux", selon l'épidémiologiste.

Source : https://www.ladepeche.fr/2023/11/14/covid-19-lexplosion-du-nombre-de-cas-cet-automne-est-une-surprise-pourquoi-le-virus-fait-un-retour-en-force-11577178.php

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Re : Covid-19 : contagiosité, symptômes, isolement...
« Réponse #3 le: 13 décembre 2023, 09:33:37 »
Les scientifiques font des avancées prometteuses en ce qui concerne les traitements à base d'anticorps qui permettent de lutter contre les virus et les coronavirus. Un espoir pour le Covid-19 ?

La science pourrait être en train de franchir un cap déterminant dans l'élaboration de traitements antiviraux. Et pour cela, les chercheurs misent sur les anticorps, ces substances protéiniques de défense qui permettent à notre organisme de lutter contre des corps étrangers. Comme... le Covid-19, véhiculé par le coronavirus SARS-CoV-2. À titre d'exemple, depuis 2021, les établissements de santé français utilisent des traitements à base d'anticorps monoclonaux pour soigner des patients souffrant d'immunodépression. L'objectif : bloquer le mécanisme d'infection virale.

Comment ça marche ? Concrètement, sur les virus de type coronavirus par exemple, on retrouve une trentaine de protéines. L'une d'entre elles, la "protéine Spike", permet au coronavirus de pénétrer dans les cellules humaines. Les traitements jusqu’à présent utilisés contre le Covid-19 permettaient de fixer les anticorps à la protéine de pointe du SARS-CoV-2 pour empêcher toute infection.

Cette médication "a très bien fonctionné jusqu'à l'apparition des variants appartenant à la famille Omicron et des souches actuellement en circulation, qui échappent à ces anticorps thérapeutiques", commente Olivier Schwartz, responsable de l’unité Virus et Immunité à l’Institut Pasteur auprès de La Dépêche du Midi.

Et depuis ? Ce type de traitement n'est plus plébiscité... mais pourrait bientôt refaire surface. Le chercheur affirme que "la recherche s'intéresse de près désormais à de nouvelles générations d'anticorps dites 'anti-Spike' qui seront probablement bientôt sur le marché".

L'efficacité de ces traitements à base d'anticorps monoclonaux nouvelle génération a été d'ores et déjà démontrée et selon nos informations, les essais cliniques en sont à leur troisième phase. Le but est désormais de prouver leur intérêt thérapeutique avant leur mise sur marché.

Des "nano-anticorps"
Mais la recherche ne s'arrête pas là. Actuellement, les scientifiques travaillent sur des anticorps qui seraient capables de venir se fixer sur les récepteurs qui se trouvent non pas sur les virus et coronavirus, mais sur les cellules humaines : "Il faut cependant s'assurer que l'anticorps ne soit pas mauvais pour la cellule, ponctue Olivier Schwartz. Des équipes américaines travaillent actuellement sur cette solution".

En France, les scientifiques sont allés plus loin en élaborant des nano-anticorps permettant de lutter contre une forme bénigne de coronavirus : le HKU1.

"Il s'agit d'anticorps près de dix fois plus petits que la normale, reprend Olivier Schwartz, qui a mené ces recherches avec un consortium de chercheurs de l'institut Pasteur, de l'Université Paris Cité et du Vaccine Research Institute (VRI). Ce sont des anticorps que l'on retrouve généralement chez les chameaux, les lamas, les alpagas... Ils sont plus petits et ont donc la capacité de se faufiler plus facilement dans l'organisme".

Pour l'heure ces travaux de recherche en sont au stade préliminaires. Ils pourraient permettre dans les années, voire les mois à venir, d'améliorer les traitements contre les pathologies virales.

Source : https://www.ladepeche.fr/2023/10/28/covid-19-apres-les-vaccins-les-scientifiques-sinteressent-de-pres-aux-anticorps-pour-bloquer-les-infections-virales-11542190.php