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Crise de vocation chez les sapeurs-pompiers volontaires !

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AndiSP37:
Bonjour,
Je ne sais pas si ça a déjà était posté mais c'est pour savoir ce que vous pensez vous de la situation actuelle concernant le recrutement des SPP ? (des jeunes)
pourquoi ne recrutons pas de SPV car ils connaissent le métier donc une formation plus rapide...
Les Officiers expliquent que nous sommes tout le temps dans un "manque" de pompiers mais ne font pas grand chose... ( ex BSPP)

Amicalement à tous.

Le Nain:
Salut,
Suite à la réforme de 2009 qui c’est terminée en fin 2011 j'avais lu que le concours serait soit ultra limité voir annulé pour une durée indéterminé.
De plus maintenant le passage en concours pro se fait par dossier donc ce sont les SPV qui sont prioritaires (nombre d'années de service + grade obtenu).
Sinon le manque de pompiers et une volonté politique et non du sdis, il veulent réduire les couts (cf.écoute les info ils tirent partout dans le sanitaire ils veulent économiser 500million€).
M'enfin je sais pas où il veulent allez mais on y va et cela se ressent depuis 2009.

Pour la BSPP faut être méga motivé ils recherchent principalement des personnes qui ne fond que du VSAV donc pas de formation feu, etc...
Mais si tu veux faire 17 départs dans la journée en 12h que tu restes en poste pendant 48h ce qui te fait un méga nombre de départ c'est toi qui vois.
Pour parler avec eux de temps en temps ils disent qu'ils sont assez fatigué de leur rythme de garde.
(contrat de 3 ans ou 5 ((x2)) puis contrat de 10ans).

Dans ma boite nous avons pas mal de pompiers volontaires qui viennent chez nous car il savent qu'ils feront de l'urgence dans la journée, avant il y en avait pas mais ils viennent de plus en plus souvent postuler. Il y a aussi des anciens de la BSPP et des gendarmes.
Tout se petit monde du service public qui viennent dans le service privé...
Cela donne un peu la température du service public...??

buterfly112:
Bonsoir,

Pour répondre au sujet il y a une crise du volontariat sans doute lié a plusieurs facteurs:

1- une difficulté de recrutement liée au fait que les spv ont un emploi parfois éloigné de leurs cis, ce qui rend une disponibilité en journée (malgré les conventions).

2- une difficulté liée, je pense, aux critères de recrutement (Sigycop).

3- recrutement difficile liée au contrainte de famille.

4- une difficulté liée au fait que certains spv ne veulent devenir que pro donc,
Difficulté à maintenir un effectif stable.

5- Difficulté je pense lié au fait qu'un spv n'est pas opérationnel
immédiatement et doit attendre avant de partir au feu ou vsav ce qui
peu générer un sentiment de lassitude.

6- Difficulté liée aux problèmes d'ambiances dans certains cis.

Voila je pense que ce sont les principales raisons, maintenant si
j'ai oublié des éléments n'hésitez pas à compléter.

Pépé:
Les officiers n'y sont pour rien. C'est le CASDIS et les "administratrifs" qui décident et eux, les manques opérationnels, ils s'en foutent. Ils regardent le porte feuille.

Pourquoi pas de SPP ?
Bah déjà... parce qu'il n'y a pas assez de SPV.

Le métier de pompier n'est pas dans l'air du temps. On est à l'époque des RTT ; que veulent les gens ?
Vous croyez vraiment qu'ils ont envie de venir attendre en caserne, qu'on les oblige à faire du sport, à être propre et rangé, pour 5 euros de l'heure ?.....

Les valeurs pompiers : don de soi, altruisme, efficacité, ordre et hiérarchie... etc... ça n'interesse plus personne.

Jeano 11:
Pourquoi les pompiers sont-ils moins volontaires qu’avant ?

DÉCRYPTAGE
Manque de reconnaissance, indemnisation insuffisante, fermeture des casernes... La fédération nationale des sapeurs-pompiers est inquiète.  8)

Il y a une chute du nombre de pompiers volontaires en France. Six mille de moins qu’il y a six ans. Rien qu’en un an, leur nombre a diminué de 2 200, pour se porter à 195 200 début 2012. D'où l'alerte lancée par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF), actuellement en congrès à Chambéry. Cette érosion met en danger le système de secours français, assure la FNSPF qui rappelle que les effectifs des pompiers volontaires représentent 79 % des troupes. Ce samedi, à Chambéry, François Hollande leur a promis un «plan national». Vendredi, Manuel Valls avait déjà signé une charte pour relancer le volontariat.

Retour sur les raisons de cette crise des vocations. Des pompiers sous pression

Les demandes d’intervention grimpent d’année en année, d’environ 3% par an. En 2011, les pompiers sont intervenus 4,2 millions de fois sur le territoire. Ce qui équivaut à une intervention toutes les 7,4 secondes. «Et dans le même temps, nos effectifs de pompiers volontaires baissent… Vous voyez le problème ? Ceux qui sont encore là sont de plus en plus sous pression et finissent par craquer et quitter les troupes», explique le colonel Heyraud, secrétaire général de la FNSPF. Dans certaines casernes, notamment en zones rurales où les pompiers sont pour l'essentiel des bénévoles, les astreintes reviennent très (trop) souvent. Parfois une semaine sur deux, voire parfois tous les jours de l’année.

Un manque de reconnaissance

«Depuis Pâques 2012, il y a eu cinq promotions de la Légion d’honneur et seulement un pompier de décoré», a dit à l'AFP Eric Faure, président de la fédération. Derrière le sentiment d'un manque de reconnaissance, apparaît aussi la question de l’indemnisation, comme le souligne le colonel Heyraud : «Bien entendu, on ne devient pas pompier volontaire pour se faire de l’argent. C’est évident. Mais de là à en perdre…» Pendant une astreinte, lorsqu'il est appelé pour se rendre d’urgence à la caserne, le sapeur-pompier volontaire est indemnisé 7 euros de l’heure. Un pécule censé couvrir les frais d’essence et d’usure du véhicule. Sauf qu’il suffit d’habiter loin de la caserne, et le sapeur-pompier en est de sa poche.

La fermeture des casernes

571 casernes ont fermé en cinq ans. Or, c’est le point de ralliement des pompiers. Sans caserne, pas de pompiers. Quand l'une disparaît, les volontaires rangent souvent leur uniforme. C'est surtout le cas dans les petites communes, où les casernes, qui ne tournent parfois qu'avec des volontaires, sont les premières visées. «On résume la rentabilité au seul nombre d’interventions : une logique purement comptable de court terme. C’est le même problème que pour les petites maternités qui ferment car on considère qu’elles coûtent trop cher», regrette la fédération. On compte encore 7 300 casernes ouvertes.

La gestion des troupes

«On traite les sapeurs pompiers volontaires comme s’ils étaient des fonctionnaires alors que ce sont des citoyens engagés, s'indigne Heyraud. Il y a une volonté de tous les manager de la même façon, de les mettre tous dans le même moule. C’était une erreur et ça participe à l’érosion des troupes.» Il prend un exemple. Quand un volontaire s'engage, il doit suivre une formation pour savoir conduire tous les véhicules possibles… même si dans sa caserne, il n’y a qu’une ambulance et un petit camion incendie. «A quoi bon ?, commente-t-il. On alourdit pour rien les obligations, cela démotive les volontaires.»

La baisse du nombre de jeunes sapeurs-pompiers

La fédération souhaite que soit lancée une grande campagne de recrutement au niveau national pour susciter des vocations. En ciblant notamment les femmes (elles représentent 13 % des effectifs aujourd’hui) et les jeunes. On peut devenir sapeur-pompier volontaire à partir de 16 ans. Dans le passé, avant de devenir pompiers, les enfants passaient par la case «Jeunes sapeurs-pompiers», ouverte aux 11-18 ans où ils apprenaient les gestes de premiers secours. Ce vivier de recrutement s’est raréfié au fil des années, faute de bénévoles pour les encadrer. Ils étaient 26 000 en 2011, 2000 de moins qu’en 2007.
Marie PIQUEMAL : 12 octobre 2013 http://www.liberation.fr/societe/2013/10/12/pourquoi-les-pompiers-sont-ils-moins-volontaires-qu-avant_938807

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