Auteur Sujet: Le 1616 c'est FINI - Vive le 196 et la VHF Marine, à défaut sonnez au 112.  (Lu 29419 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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Bonjour
Aujourd'hui, dans le magazine de la Santé de France 5 ; des conseils (sommaires) ont été prodigués par la SNSM de Saint Malô je crois - Un marin a fait une démo d'appel VHF sur le canal 16 et a mentionné à la journaliste qu'un appel fait en composant le 1616 sur son téléphone mobile était relayé jusqu'au Centre Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (C.R.O.S.S.).

Pouvez vous nous en dire plus chers amis de la SNSM avant que je teste le numéro avec mon mobile ?

Secours en mer. Le 1616 n'est plus opérationnel - 01 juillet 2011
Attention : depuis le début de l'été, le 1616 n’est plus opérationnel.
Témoins à terre, si vous apercevez des personnes en difficulté en mer, un simple appel à partir d’un téléphone portable ou fixe permet gratuitement de contacter les secours. Il vous suffit de composer le 112 numéro d'appel aux secours Européen prioritaire qui abouti généralement chez les pompiers ; alors ne perdez pas de temps avec l'opérateur SP indiquez lui qu'il s'agit d'une urgence en mer et demandez lui de vous passer le CROSS - notez que le pompier restera à l'écoute grâce à la conférence à 3 ; que votre conversation sera enregistrée et votre numéro de téléphone identifié.
 
En mer, la VHF (canal 16) reste le moyen privilégié pour communiquer avec les sauveteurs.
Un site bien fait :
http://station-cotedamour.snsm.org/page/le-1616-cest-fini-mettez-vous-au-112

Hors ligne seal

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Bonjour,
compte tenu du développement du tourisme maritime et donc par ce fait de l'augmentation des risques d'accidents ou d'incidents en mer, des études ont démontré qu'un nombre de plaisanciers partaient en mer sans autre moyens de communications que leur téléphone portable et aussi qu'un nombre important d'appels pour des secours provenaient de terre........
La grande majorité des appels arrivent alors au C.T.A. qui relaie alors l'info. aux services adéquates, d'où augmentation des appels au 18 ......
devant ces faits il a été décidé par les autorités de mettre en place un numéro d'appel spécifique depuis un téléphone pour joindre les C.R.O.S.S. le 1616.

Le souci en mer c'est la géolocalisation de l'embarcation en détresse, avec un émetteur V.H.F. un repérage de celle-ci, entre autre, par système de triangulation, est possible alors qu'avec un téléphone portable cela l'est moins ... vu que les relais sont à terre  :-\

j'espère avoir répondu à la question  ::)



Hors ligne Sylv1radio

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Il reste cependant qu'en mer il n'y a pas de relais GSM ...  :'(

... ça fonctionne comme système d'appel ?

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Organisation du secours en mer !!
La réponse de l’état aux situations de détresses survenant en mer est l’héritière des actions de solidarité traditionnelles de sauvetage. De tragiques exemples nous encouragent à continuer à nous préparer à intervenir. Bien que des progrès importants aient été réalisés en matière de sécurité ces dernières décennies, l’accroissement du trafic marchand et surtout le boom
des croisières incite les acteurs du secours en mer à se préparer à une catastrophe maritime de grande ampleur.
Mais l’action des secours s’inscrit quotidiennement dans des missions individuelles rendues délicates par les spécificités du milieu maritime souvent hostile.
La législation internationale insiste sur la responsabilité de chaque pays à se doter des moyens d’effectuer des missions de recherche et sauvetage.
En France, la responsabilité des opérations de secours est ainsi confiée au maire des communes concernées si le sauvetage a lieu à moins de 300 m des côtes. Il doit ainsi veiller à se doter de moyens de secours conséquents notamment en saison estivale.

Au-delà de cette limite c’est le préfet maritime qui est seul compétent pour diriger les secours. Il s’appuie pour cela sur le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS). Celui-ci gère l’alerte mais ne dispose pas de moyens opérationnels dédiés. Il demande le concours et coordonne l’action des différents acteurs du secours.
Les décisions concernant la médicalisation seront prises en relation avec le Centre de consultation médicale maritime ou l’un des 5 SAMU de coordination médicale maritime.

Le secours côtier dans la bande des 300 m est assuré essentiellement par les SDIS à l’exception toutefois de certaines plages ou différents organismes associatifs (SNSM) ou étatiques (CRS) assurent la surveillance des plages et le sauvetage en période estivale.
Les pathologies rencontrées sont essentiellement des pathologies liées aux sports nautiques et en premier lieu les accidents de plongée et les noyades.
Une étude de l’institut de veille sanitaire en 2002 révèle l’importance du nombre de noyés dans les départements côtiers, pour plus de 84% en eau de mer.
Les vecteurs utilisés par les secours sont alors le plus souvent les moyens nautiques de la SNSM et des SDIS, éventuellement médicalisés, mais d’autres services peuvent également intervenir.
Les activités SAR (Search and rescue) sont plus éloignées de la côte, et justifient quasiment exclusivement l’utilisation de l’hélicoptère.
Les pathologies sont représentées principalement par la traumatologie et les symptômes cardio-vasculaires.
Les moyens nautiques, généralement ceux de la SNSM ne sont demandés qu’en cas d’impossibilité d’utiliser les hélicoptères. Ces interventions tendent
à appliquer à la mer les habitudes prises à terre et seules 12 % des interventions correspondent à une classification CCMU=5. (étude SCMM Var)

Les missions plus rares de secours à apporter sur un bâtiment en détresse et une situation multi-victime a conduit les autorités française à se doter de deux dispositifs destiné à pouvoir installer l’équivalent d’un PMA un bord d’un bâtiment. L’un est mis en œuvre par le Service de santé des armées à Brest pour la zone manche-atlantique et l’autre, par le bataillon des marins de Marseille pour la zone méditerranée, par convention avec le préfet maritime.
Quel que soit le domaine d’action concerné, le secours côtier, le SAR ou la catastrophe à bord d’un bâtiment, les principes de la médecine
d’urgence et la médecine de catastrophe appliqués à terre peuvent être également utilisés et adaptés au milieu maritime.
Ces adaptations nécessaires ont justifié la création de DIU de médecine d’urgence en milieu maritime l’un à Brest l’autre à Marseille.

Hors ligne seal

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Pour la haute mer je suis d'accord  ;D mais la majorité des interventions ont lieu au maximum à 6 miles de la côte donc à portée des réseaux GSM  ::)

je suis également d'accord sur le fond, le téléphone portable en mer .. ok, mais en plus de la radio  :coucou8: car en sécurité première je suis à fond pour la V.H.F. Marine qui informe en plus du CROSS, les bateaux qui naviguent à proximité de l'incident et peuvent ainsi participer aux secours, solidarité des marins  :ange:

Hors ligne Jeano 11

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Merci de vos réponses, j'ai aussi découvert que c'est depuis 2004 que le 1616 est en usage pour les plaisanciers cotier.
Depuis l'avénement du téléphone mobile le problème du positionnement est identique sur n'importe quel terrain - en général l'appelant sait rarement où il se trouve précisément car il n'est pas de la région et bien sur il n'a pas de carte.
C'est pourquoi l'androïde M-SOS avec géopositionnement sur une carte numérique dans un centre opérationnel dédié au secours pourrait être une avancée importante - parlez en autour de vous moi je l'ai déjà fait sur un forum spécial "Gendarmerie".

Hors ligne I-S-R

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Le 1616 est effectivement le numéro d'appel pour les detresses en mer, mais déja, c'est un numéro totalement inconnu du grand public. En effet, la majorité des appels passent par le 18, qui transmet au CROSS, seul habiliter a coordonner les secours en mer.
Et surtout, pour les marins, la VHF reste le moyen privilégié pour prévenir les secours, déjà, parce que passer un appel sur le canal 16 de la VHF permettra d'être entendu par tout les marins sur zone, qui peuvent vous venir en aide des fois plus rapidement qu'une vedette de la SNSM ou même qu'un hélico de la marine, et surtout, parce que la VHF est goniométrable sur certaines fréquences, c'est a dire que les bateaux de la SNSM sont équipé d'un système qui permet de localiser la direction de provenance d'une émission radio, et ce système a déjà sauver la vie de plusieurs personnes.
Et surtout, inconvénient du mobile, il ne capte pas partout, c'est un gros handicap.

Hors ligne Jeano 11

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Je viens de faire un appel 1616 depuis mon domicile à Carcassonne et c'est le CROSMED qui m'a répondu après seulement 3 sonneries .... super rapide.

Concernant "le captage du signal" les cotes Françaises sont parsemées d'agglomérations et de voies de communications toutes couvertes par la téléphonie mobile - à part d'être dans une zone de montagne (pas le Mont-Blanc) il ne doit pas y avoir beaucoup de ratée.

L'inconvénient est la géolocalisation par rapport à la VHF marine.

Mon permis radio marine
-http://www.monpermisradio.com/demo/examens.html

-http://www.monpermisradio.com/references/alphabet.html

Hors ligne bretenou

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Règles de sécurité :

Informer des proches de son départ en mer et l'heure de retour, le cap ou direction choisi, le nombre de personnes a bord, s'informer de la météo avant le départ, si pas connaissance du lieu de navigation regardez la carte marine et la prendre avec soit.
Vérifier les équipements de navigation et de sauvetage.
Si en possession d une VHF vérifier son bon fonctionnement avant de quitter le port en signalant son départ et en donnant toutes les infos au sémaphore (début de message).
Pour les appels entre navires C.16 et dégagement rapide sur une autre fréquence afin de ne pas encombrer ce canal à usage exclusif au secours.
Pour la haute mer il est obligatoire de posséder une VHF. Donc TPH inutile
Si ce minimum était respecté les CROSS et SNSM seraient moins sollicités pendant la période estivale.

Contrairement au GSM qui n'offre qu'une couverture limitée, la radio VHF marine reste votre meilleure alliée pour garantir votre sécurité en mer. La preuve en cinq points :

Elle couvre une aire maritime importante, jusqu'à 30-50 milles ou plus de la côte, en fonction de la hauteur des antennes et de la puissance d'émission.

Elle est partie prenante d'un réseau de radiotélécommunications dédié à la sécurité en mer, veillant en permanence les fréquences internationales de détresse et de sécurité et diffusant les informations nautiques vitales (météo, avis urgents aux navigateurs).

Elle permet un accès direct et immédiat aux secours et à des relais efficaces, les CROSS, sémaphores de la marine nationale, stations de pilotage et de remorquage, éventuellement stations côtières de télécommunications.

Elle garantit la possibilité de recevoir une assistance rapide des navires sur zone.

Elle est synonyme de contact facile entre les équipes de secours et la personne secourue.

Bonne mer a tous

http://www.anfr.fr/index.php?cat=radiomaritime&page=faq

Hors ligne I-S-R

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Pour le mobile, il a quand même pas mal d'inconvénients, déjà il est pas étanche, contrairement a la plupart des VHF portables, et, par exemple, pour parler de notre zone, derrière Porquerolle, aucun portable ne passe, et sans VHF, et bien c'est pas avec tes feux a main rouges que tu vas avoir du secours.

Hors ligne I-S-R

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Voici un exemple de drame qui aurait certainement pu être éviter avec une simple VHF a 150€ :

30 Mai 2009 : Saint-Germain-sur-Ay (50), 2 plaisanciers morts.
Un promeneur a découvert une embarcation en difficulté au large des côtes de la Manche. Aux abords du bateau retourné, il a trouvé deux morts et une personne en hypothermie.
A 17h45, un témoin à terre a signalé au Cross Jobourg (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) qu'un bateau se trouvait en difficulté au large de Saint-Germain-sur-Ay (Manche). Après avoir donné l'alerte, ce témoin a mis son embarcation à l'eau pour se rendre sur la position d'une coque retournée à environ 1,5 nautiques (2,8 km) au large de la plage de Saint-Germain.
Dans le même temps, le Cross Jobourg a immédiatement dérouté l'hélicoptère de la Marine qui était en recherche d'un kayakiste au large de Diélette, et mobilisé les moyens nautiques des bénévoles des stations SNSM de Saint-Germain-sur-Ay et de Pirou ainsi que les pompiers de Lessay et de Coutances.
Arrivé sur zone, le témoin a découvert une personne en état d'hypothermie ainsi qu'un corps à la dérive, en état de mort apparente, qui a été pris en charge par les sauveteurs de la SNSM. Le plongeur de la Marine qui avait embarqué à bord de l'hélicoptère a par ailleurs découvert sous la coque de cinq mètres de long une troisième personne, morte. Les personnes décédées sont âgées d'une soixantaine d'années, l'un est domicilié dans le Calvados et le second dans la Manche.
Ces trois plaisanciers ont été ramenés à terre et pris en charge par les secours qui, malgré les gestes de survie apportés n'ont pu ramener à la vie la personne inanimée. Une enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie maritime de Cherbourg par le parquet d'Avranches.
Les victimes étaient sorties pour une partie de pêche en mer. L'embarcation a chaviré pour une raison que l'enquête devra déterminer, notamment via des investigations poussées sur l'épave. Les conditions météorologiques étaient bonnes ce samedi.
Source : Ouest-France


Hors ligne I-S-R

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Encore un drame qui aurait été évité avec une V.H.F :

-http://www.varmatin.com/ra/var/201859/drame-de-la-plaisance-un-mort-et-trois-disparus-en-mer-dans-le-golfe-de-saint-tropez

Même si dans ce cas, c'est surtout la connerie humaine qui a tué 4 personnes !

Hors ligne Jeano 11

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Sécurité en mer : le 112 des Pompiers remplace le 1616 lui même détrôné par le 196 du CROSS

A compter de la saison estivale 2011, le numéro d’appel d’urgence européen est le "112" a remplacé le 1616 qui n’est plus opérationnel.
Le 1616 a été abandonné parce que ce numéro n’était pas considéré comme un appel d’urgence. Il est remplacé par le 112 numéro unique d’urgence en Europe.

Dans ce cas demandez expressément a être mis en relation avec le CROSS ou composer le 196 N° direct  ;)

Pour éviter toute perte de temps inutile je vous conseille donc (si cela n’est pas déjà fait) d’enregistrer dans votre portable les numéros suivants:
CROSS Gris-Nez: (Manche Est) 03.21.87.21.87
CROSS Jobourg: (Manche centrale) 02.33.52.16.16
CROSS Corsen: (Manche Ouest) 02.98.89.31.31
CROSS Atlantique: (Etel) 02.97.55.35.35
CROSS Méditerranée: (La Garde) 04.94.61.16.16
CROSS Méd en Corse: 04.95.20.13.63
COSMA: (Antilles) 05.96.71.92.92
COSRU: (Océan Indien) 02.62.43.43.43

Ou mieux dotez vous d’une VHF et appelez les secours sur le canal 16.
"Il va de soi que depuis la mer c'est toujours la VHF qui doit être privilégiée.
Nous vous demandons donc de supprimer toute publicité pour le 1616, de promouvoir le 112 et le N° de téléphone du CROSS de votre zone qui peut se mettre facilement en mémoire d'un portable.
Nous avons fait part de nos inquiétudes aux deux administrations, mais leurs services nous ont assuré que le « 112 » effectuera une très bonne réactivité (de l'ordre de la minute) pour transférer l'appel vers le service compétent : CROSS/SAMU/SDIS …
Un suivi sera assuré et un retour d'expérience mis en place.

Nous vous demandons de nous signaler tous les incidents qui seraient dus à l'utilisation du 112." L'inspecteur général SNSM pour l'Atlantique.  8)

Témoins à terre, si vous apercevez des personnes en difficulté en mer ou sur le littoral, un simple appel vers le 112 à partir d’un téléphone portable ou fixe permet de contacter gratuitement les secours mais vous allez généralement aboutir chez les "Pompiers" mais les opérateurs du CODIS, sont dans les terres et ne sont pas tous des marins.  :-\

En mer, c’est le canal 16 de la VHF qui reste le moyen le plus approprié pour donner l’alerte et communiquer avec les sauveteurs.


Le Secrétariat Générale de la  MER et la Direction des Affaires Maritimes ont décidé d’arrêter l’utilisation du 16-16 à la suite de la dénonciation par les opérateurs privés de téléphonie mobile, de la convention qui les liait depuis six ans. Ce n’était pas un N° d’urgence et il ne fonctionnait plus convenablement depuis quelque temps. La possibilité d’octroyer un N° propre au secours en mer comme le 15, le 17 ou le 18 est exclue (coût prohibitif et pas de budget).

La réforme sur l'utilisation de la VHF s'applique depuis le 1er mars 2011
L'arrêté du 22 février 2011 modifiant l'arrêté du 18 mai 2005 relatif aux certificats restreints de radiotéléphoniste (CRR) du service mobile maritime et du service mobile fluvial et aux droits d'examen concernant ces certificats a été publié au journal officiel du 26 février 2011. Il est applicable à compter du 1er mars 2011
 
De cet arrêté, il ressort article 1 alinéa 3 : 
- Toute personne manœuvrant, à partir d'un navire de plaisance, une station radioélectrique fonctionnant dans la gamme des ondes métriques (VHF), autre qu'un équipement portatif d'une puissance maximale de six watts dépourvu de l'appel sélectif numérique, et naviguant uniquement dans les eaux territoriales françaises doit être titulaire du certificat restreint de radiotéléphoniste du service mobile maritime ou d'un permis de conduire en mer les bateaux de plaisance à moteur.
Ce qui veut dire en clair que dans les eaux territoriales françaises :
Infos extraites du site : http://www.plaisancierslaplainesurmer.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=102&Itemid=164

Tout un chacun peut utiliser une VHF d'une puissance maximale de 6 watts dépourvue d'ASN (Appel Sélectif Numérique) sans certificat ou sans permis de conduire mer (les voileux).
Tous ceux qui disposent d'un permis mer (côtier, hauturier etc...) peuvent utiliser toute station radioélectrique (VHF) au dessus de 6 watts sans le sacro saint CRR du passé.

Important
Il est rappelé que la modification des conditions d’utilisation de la VHF ne change pas le régime des licences lié à la possession de l’appareil. Cette licence s'obtient auprès de l'ANF (Agence Nationale des Fréquences) site :

http://www.anfr.fr/fr/autorisations-certificats/radiomaritime/la-licence-de-station-de-bord.html

Hors ligne Jeano 11

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Les CROSS rejoignent la liste des centres d’appels d’urgence à l’instar des SAMU et CODIS.
Le 196 devient le nouveau numéro national d'urgence pour joindre les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage en mer (Cross), sans passer par le 112 qui généralement abouti chez les pompiers, a annoncé le 11 décembre 2014 dans un communiqué le secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.
Le 196 ne remplace pas le numéro d'urgence européen 112 qui continue d'être utilisé pour les urgences sur le littoral. Il permet simplement une mise en contact téléphonique la plus rapide possible avec les CROSS, sans passer par les pompiers et retarder l'envoi de moyens adaptés à la situation d'urgence en mer.
Avec la mise en place du 196, "les Cross sont considérés réglementairement comme un service d'urgence", ajoute le communiqué.
Appeler le 196, c'est l'assurance d'être en contact avec des professionnels du sauvetage en mer capables de répondre efficacement à une demande de secours 7 j / 7et 24h / 24.
Les Cross peuvent désormais solliciter les opérateurs de téléphonie sans justifier d'une demande de localisation d'une personne détentrice d'un téléphone portable, afin de renforcer l'efficacité de la réponse à une demande de secours.
Le 196 ne remplace ni le 112, numéro d'urgence européen et ne se substitue pas, en mer, à la radio VHF canal 16, prioritaire pour alerter et rester en contact avec les CROSS et les moyens de secours.
Depuis la mer et sur une embarcation, c'est toujours la VHF canal 16 qui reste le moyen le plus fiable à privilégier, rappelle la préfecture maritime.

Vous êtes témoins à terre d’un événement de mer impliquant des personnes, ces personnes vous paraissent en détresse, le numéro d'appel 196 est privilégié car il permet alors de joindre directement un centre de sauvetage en mer (CROSS), 24h/24 - 7j/7.
Le 196 est gratuit.
Le 196 permet au centre de sauvetage de vous localiser.
Avec le 196, un CROSS en tant que service d’urgence peut aussi solliciter les opérateurs de téléphonie pour localiser un téléphone portable d’une personne impliquée dans une situation de détresse en mer. Il a été choisi pour rappeler le canal 16 de la VHF et l'ancien numéro de secours 1616.

La radio VHF : un outil pour améliorer sa sécurité - C’est le premier support de la solidarité des gens de mer !

Seule l’utilisation d’une radio VHF en mer permet d’améliorer sa sécurité A l’ère du téléphone portable, pourquoi préférer une radio VHF ?
La radio VHF marine fixe ou portable reste le moyen incontournable pour assurer sa sécurité à bord. D’une portée supérieure au GSM en zone côtière, la radio VHF permet en cas de détresse en mer :
- de diffuser l’information à tous les navires sur zone, plaisanciers ou professionnels,
- de converser avec le CROSS et avec les moyens de sauvetage nautique ou aérien en approche finale ;
- de prendre connaissance d’une demande d’assistance d’un autre navigateur, qui peut être très proche et de communiquer avec les autres bateaux.
- de recevoir les bulletins météo à intervalle régulier et en particulier, les bulletins météo spéciaux élaborés par Météo France en cas d’aggravation de la situation. Ils sont diffusés par les CROSS sur tout le littoral par radio VHF.

Le saviez-vous ?
Depuis 2011, le permis plaisance permet l’utilisation d’une VHF en eaux françaises.
Les radios VHF portables sont quant à elles totalement libres d’utilisation.
Souvent utilisées au niveau de l’eau, elles constituent une solution très intéressante pour les bateaux de promenade, de pêche ou les kayaks de mer. De nombreux modèles sont en effet étanches ou peuvent être placés dans des housses étanches.
Privilégier la VHF.
Les marins avertis ou professionnels utilisent à 60 % leur VHF pour émettre des appels de détresse. Cependant, plus de 37% des demandes de secours sont passées par le biais d'un portable. Pour autant, il ne faut pas délaisser l'utilisation de la VHF car le téléphone portable n'est pas bien adapté au milieu de la navigation. Gérard d'Abboville, président du Conseil supérieur de la navigation de plaisance interpelle : "Il faut conserver l'usage de la VHF (fréquence internationale de détresse). Quand on appelle les secours avec un téléphone, aucun des bateaux qui peuvent se trouver à proximité et apporter les premiers secours ne captera l'alerte, avec la VHF Oui.
Dans certaines situations, ça peut être déterminant pour sauver des gens."

Les procédures d’urgence et de détresse :

Le respect des procédures est essentiel pour la sécurité de la navigation. Il existe 3 sortes de signaux en mer qu’il faut choisir en fonction du degré d’importance du problème  8)

SECURITE : il est à utiliser pour la sécurité de la navigation des plaisanciers, il s’agit d’un message d’alerte (de sécurité), d’un appel à tous les navires pour l’entraide entre les marins. Il est utilisé pour prévenir des dangers en mer par exemple pour signaler un objet flottant, une bouée lumineuse défectueuse ou encore un phénomène météorologique non prévu. Signal à envoyer :
SECURITE, SECURITE, SECURITE + 3 fois le nom du bateau

PAN PAN (panne) : Il s’agit d’un message d’urgence sur le bateau au cas où une vie humaine est en danger (problème médical, homme à la mer) ou s’il y a un problème important à bord (légère voie d’eau, difficulté de navigation).
Signal à envoyer :
PAN PAN, PAN PAN, PAN PAN + 3 fois le nom du bateau

MAYDAY (venez m’aider) : C’est le message de détresse à ne pas rater, car il alerte d’un danger grave et imminent mettant en péril le navire et tous ses occupants. Il s’agit d’une demande d’assistance immédiate (voie d’eau importante, feu, explosion, risque d’être drossé à la côte).
Signal à envoyer :
MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY + 3 fois le nom du bateau

Ces messages doivent préciser :
- le nom du navire répété 3 fois
- la position du navire
- la cause de l’appel
- les secours demandés et les intentions des passagers

Le message doit être répété, en faisant des poses pour laisser au secours la place de répondre et dans la mesure du possible, jusqu’à accusé de réception.
Lorsque les secours seront en vu (ouïe ou son) utiliser la pyrotechnie (fusée de détresse) qui est à ce jour le meilleur moyen pour se faire repérer de la côte, par un navire ou un hélicoptère.
Il existe les fusées parachutes, qui montent à 300m de hauteur et durent 30 secondes, des feux à main qui sont utiles quand un bateau est proche. Attention à bien se protéger les mains lors de l’utilisation de ces feux de détresse.
Une lampe torche de forte puissance pour être vu le plus loin possible (SOS = 3 points + 3 trais + 3 points).

THIEBAUX

  • Invité
Bonjour,
Et quand on est à plus de 60 miles, la VHF ne passe pas.  :-[
Quelles fréquences BLU HF doit-on utiliser ?
Car les 2187,5 me paraissent peu fiables.   :P

Entre parenthèses, je suis radio amateur  F6DYO, et nous emportons nos émetteurs récepteurs.
Votre réponse ??

Merci d'avance !

Hors ligne Jeano 11

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Bonjour, au delà de 12 miles nautiques (1mile = 1852 m) des côtes françaises, vous serez dans les eaux internationales et vous devrez dans ce cas obtenir le C.R.R. (Certificat Restreint de Radiotéléphoniste) pour l'emploi d'une VHF marine fixe (25.W) et une bonne position "haute" de l'antenne
60 miles nautique cela représente plus de 100 km et je pense qu'il vous faudra booster votre radio VHF, donc normal qu'elle "ne passe pas"  ;D
Seul le service "BLU marine" (anciennement St-Lys, Monaco-radio...) est capable de se connecter directement au téléphone distant. Le Service BLU Marine est une agence créée en 2010, mais fondée par des professionnels ayant une expérience avérée, la société est engagée dans la gestion, le développement et la protection des ressources touristiques et de l'environnement-marine.

Comme vous êtes un radio amateur je ne vais pas vous faire un cours sur les ondes courtes AM ni la FM donc vu qu'il n'y a pas de station relais... il ne vous reste plus que le satellite ! 
Désolé je n'ai pas votre réponse... demandez au CROSS :-\

PS : Les services de recherche et de sauvetage localisent les émissions sur les fréquences : 2 182 kHz, 121,500 MHz, 156,8 MHz (243 MHz 12 ).
Pour se servir d'une BLU, il faut détenir un certificat d'opérateur (CSO ou CGO) qui dépend du type de matériel utilisé (ASN ou non) et de la zone de navigation. Veuillez contacter la direction des Affaires maritimes de votre région. Source http://www.anfr.fr
Ou la SNSM sur Tweeter https://twitter.com/@SauveteursenMer

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RAPPEL : La réglementation limite la puissance émission des VHF.

- Les VHF fixes ont une puissance maxi de 25 watts, cette puissance limite la portée (15 à 20 milles de bateau à bateau ou 30 à 40 milles vers une station côtière). Toutes les nouvelles générations de VHF fixes que l’on trouve sur le marché sont équipées du système de sécurité ASN (Appel Sélectif Numérique) encore appelé DSC en anglais (Digital Selective Call).

- Les VHF portables offrent les mêmes possibilités que les fixes, l'ASN en moins (seuls 2 modèles portables ASN sont homologués). Elles ont l’avantage d’être autonomes et de pouvoir être utilisées dans le cockpit, l’annexe ou en dernier secours dans la survie. Les deux handicaps d'une VHF portable sont la puissance (de 5 à 6 watts ce qui limite la portée à environ 5 milles), et l’autonomie (de 5 à 8 heures en utilisation normale).