Auteur Sujet: Bébé évanoui dans le Gers ! ...  (Lu 256 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne Jeano 11

  • Administrateur
  • *****
  • Messages: 6673
  • Sexe: Homme
  • Retraité
    • Voir le profil
Bébé évanoui dans le Gers ! ...
« le: 06 juin 2018, 09:35:19 »
... ils appellent le Samu, une ambulance privée met 35mn pour arriver  :-\ :-\
Après avoir appelé le centre de régulation des appels géré pour le Gers la nuit par Samu 31, un couple a attendu 35 minutes pour une ambulance privée alors que son bébé de deux mois avait perdu connaissance. Désormais, ils réclament des réponses sur l’organisation des soins d’urgence dans le département.

L’organisation des urgences médicales décidément dans la tourmente ! Le 24 janvier, vers 23 heures, les parents de la petite Alana appellent en panique les pompiers au 18 : leur fillette d’à peine deux mois a perdu connaissance, elle bave abondamment et ses yeux se révulsent. Le couple vit à Saint-Avit Frandat, chez les parents de Lorène Billaut, la maman d’Alana.

Son compagnon, Sylvain Rouillan, ancien pompier volontaire, réussit à garder son calme et prodigue les premiers soins à sa fille. Pendant ce temps, le père de Lorène décrit la situation au pompier du SDIS 32. Celui-ci transfère l’appel au Samu, car il s’agit d’une urgence médicale. Un médecin régulateur du Samu de la Haute-Garonne prend le relais, comme c’est le cas depuis l’été 2017 dans le Gers. C’est à lui que revient la lourde tâche d’évaluer la situation et d’envoyer des moyens en conséquence.

35 minutes d’attente

« On nous a dit qu’on nous envoyait quelqu’un, » raconte Lorène Billaut. « Nous avons attendu 35 minutes. C’était interminable, d’autant plus que nous étions vraiment très inquiets. » Après ces longues minutes d’angoisse, le couple voit arriver une ambulance privée, de Fleurance. Lorène et Sylvain sont surpris : « On ne doute pas de leurs compétences. Mais ils n’ont fait aucun premier soin, » souligne la jeune maman. Après plusieurs minutes de tergiversations, le couple et leur bébé sont transportés aux urgences d’Auch. « Nous étions un peu inquiets, car le service était en grève à ce moment-là », se rappelle Lorène Billaut. « Mais nous avons été très bien reçus et Alana prise en charge directement ».
Après l’inquiétude les questions

Le bébé est finalement sorti d’affaire : il ne s’agissait de rien de grave. Alana souffrait d’une bronchiolite et est restée quelques jours en pédiatrie avant de pouvoir retrouver sa maison.

Aujourd’hui, Lorène Billaut et Sylvain Rouillan ont repris le cours de leur vie, heureux de pouvoir serrer leur petite Alana dans leurs bras. Mais il leur reste des questions. « Comment se fait-il qu’on nous ait envoyé une ambulance privée ? Ils n’avaient pas les compétences pour administrer les premiers soins à notre enfant. Ce n’est pas parce que nous sommes dans un département rural que nous n’avons pas le droit à des moyens de soins de qualité. » Les deux parents ont envoyé une lettre au président du SDIS 32, au Samu 31, à l’Agence régionale de santé, pour obtenir des réponses. Pour l’heure, seul le SDIS a répondu : « Nous avons réécouté la bande de l’appel : la procédure a bien été respectée de notre côté », assure les pompiers.
Toutes vos infos en illimité et sans publicité à partir d'1€/mois

« Il faut que ce genre d’affaire remonte, renchérit Éric Meunier directeur du SDIS32. Cela peut permettre une meilleure prise en charge médicale dans le département. » Le Samu 31, que nous avons aussi essayé de joindre, n’a pas donné suite pour le moment. 
« Le système fonctionne bien »

Malgré le manque de moyens et notamment de personnel médical, «l’organisation des choses fonctionne très bien, entre les pompiers, le Samu et les ambulances privées dans notre département, » note le colonel Éric Meunier, directeur du SDIS 32. « C’est une chaîne complexe qui est bien rodée. » En cas d’urgence, appelez le 112 (n° d’urgence européen), le 18 (pompiers), le 15 (Samu) ou le 17 (police). Rappelons que depuis l’été dernier, les appels de nuit étaient gérés par Samu 31. Depuis le 22 mai, cette gestion a été transférée au 47 (Agen).

ELAINE CORDON https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/25/2804725-bebe-evanouit-samu-31-envoie-ambulance-privee-gers.html

Hors ligne Jeano 11

  • Administrateur
  • *****
  • Messages: 6673
  • Sexe: Homme
  • Retraité
    • Voir le profil
Re : Bébé évanoui dans le Gers ! ...
« Réponse #1 le: 06 juin 2018, 09:38:48 »
Bébé évanoui dans le Gers : «Il n'y a eu aucune défaillance»  :)
Emmanuel Pairou, délégué Collectif ambulanciers des transports sanitaires et d'urgence région Occitanie nous a adressé «quelques observations» à propos de notre article «Leur bébé (NDRL : Alana) s'évanouit : le Samu 31 envoie une ambulance privée». En voici le contenu : «Concernant la qualification professionnelle des ambulanciers, j'invite à consulter l'arrêté du 28 septembre 2011-art.9, ce qui permettra de constater que leurs compétences ne peuvent être remises en cause dans les situations d'urgence et qu'ils sont totalement qualifiés pour intervenir à la demande du Samu sur les urgences médicales. Nos agréments de l'ARS stipulent également notre participation aux secours d'urgence.

Concernant le délai d'intervention, vous évoquez 35 minutes entre l'appel au 18 et l'arrivée sur place de l'ambulance. Durant ce délai, comme vous-même le décrivez, le CRA du 18 a transféré l'appel au Samu 32 qui a dû

également le transférer au Samu 31, faute de médecin régulateur disponible. Le Samu 31 a enfin déclenché l'envoi de l'ambulance de garde.» Le délégué régional affirme ensuite : «Nous avons joint le Samu 31 qui nous a confirmé la bonne marche de l'intervention et la qualité du travail accompli par les ambulanciers. Nous avons contacté l'ambulancier qui a effectué cette intervention et celui-ci nous a précisé être parti dès la mission reçue, mais qu'il lui a fallu 25 minutes pour arriver sur place sachant que ledit trajet a été effectué de nuit. En ce qui concerne les «hésitations» et le «défaut de soins», les ambulanciers ont constaté en arrivant sur place que l'état de l'enfant s'était sensiblement amélioré depuis l'appel du Samu 31. Ils ont donc effectué les gestes appropriés, suivis d'un bilan au médecin régulateur du centre 15. L'intervention a donc été menée dans les règles de l'art et n'a souffert d'aucune défaillance ni d'aucun manquement de la part des ambulanciers.»

La Dépêche du Midi  https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/29/2806888-il-n-y-a-eu-aucune-defaillance.html

Hors ligne Jeano 11

  • Administrateur
  • *****
  • Messages: 6673
  • Sexe: Homme
  • Retraité
    • Voir le profil
Re : Bébé évanoui dans le Gers ! ...
« Réponse #2 le: 06 juin 2018, 09:43:02 »
Bronchiolite - Définition
La bronchiolite, ou bronchiolite du nourrisson, est une maladie virale qui est causée en général par le virus respiratoire syncitial (VRS).
La bronchiolite est une forme de bronchite qui touche surtout les enfants de moins de 2 ans et en particulier les bébés de 3 à 6 mois.
Dans cette maladie les bronchioles (bronches les plus fines) sont touchées, ce qui empêche l’air de circuler librement dans les poumons.

Cette infection affecte principalement les nourrissons et les jeunes enfants, surtout à la fin de l’automne et en hiver. La période d’épidémies ou de mini-épidémies en Europe se déroule surtout entre décembre et janvier, parfois avec un début déjà en novembre.
Comme les bronchioles des bébés sont minuscules, seulement une petite quantité de sécrétions est suffisante pour obstruer leurs bronchioles.

La bronchiolite se transmet par les éternuements, la salive, la toux et surtout par les mains sales. C’est une maladie bénigne, mais en cas de complications elle nécessite une hospitalisation.

Si le bébé ou petit enfant a aussi le nez bouché, il peut avoir des difficultés à respirer. Dans ce cas, ils auront aussi de la peine à téter et avaler en même temps.
Epidémiologie

– En France, on estime qu’environ 460’000 nourrissons sont touchés par la bronchiolite chaque année, ce qui représente environ 30% de la population des nourrissons. Selon l’institut français Irsan, 2% des nourrissons de moins d’un an touchés par la bronchiolite devraient être hospitalisés chaque année en France, à cause d’une forme grave de la maladie.

Causes

Le virus respiratoire syncitial (RSV) est le premier responsable de la bronchiolite. Mais d’autres virus peuvent aussi en être la cause comme le métapneumovirus, le rhinovirus, l’adénovirus, le virus influenza ou le HMPV (human metapneuvirus).

Causes bronchiolite

Un simple rhume d’adulte peut provoquer une bronchiolite chez un nourrisson. Les enfants délicats comme les prématurés sont les plus vulnérables.

Le tabagisme passif constitue également un facteur à risque. La récidive de la bronchiolite est souvent due à un contact prolongé avec d’autres enfants malades.

Transmission du virus respiratoire syncitial (RSV)
Le plus souvent, c’est la mère enrhumée qui infecte son bébé. Le RSV est très contagieux et se propage très fréquemment par épidémie entre les bébés par exemple dans un centre d’accueil.
Le RSV se transmet par les toux et les sécrétions, mais aussi les objets contaminés comme les biberons ou les ustensiles. Ce virus peut survivre plusieurs heures sur les objets souillés ou sur les mains.
Symptômes

La bronchiolite se manifeste par une rhinite accompagnée d’une toux sèche, due à l’inflammation de la trachée et des bronches, et d’une obstruction nasale. L’enfant peut aussi présenter une fièvre légère.

Elle s’accompagne le plus souvent d’expectorations et l’enfant peut respirer de manière accélérée et avec un petit sifflement ou wheezing dans les cas graves. L’enfant présente une rhinopharyngite 24 à 72 heures avant de montrer les signes cliniques d’une bronchiolite.

Le virus incube de 2 à 8 jours et s’accroît en nombre dans la muqueuse du nez avant d’encombrer les bronches. Il s’élimine au bout de 3 à 7 jours mais peut encore contaminer jusqu’à 4 semaines.
Diagnostic

Le dépistage du virus syncitial se fait par un simple prélèvement des muqueuses de la gorge ou du nez au moyen de l’examen ELISA.

Un prélèvement sanguin peut aussi être nécessaire, si l’enfant montre des signes de bronchiolite aiguë, pour mesurer la saturation en oxygène du sang.

L’opacité de la trame pulmonaire, l’accroissement de la taille des espaces intercostaux et la baisse des coupoles diaphragmatiques, dépistés par une radiographie des poumons, sont des signes principaux révélateurs de la maladie.
Complications

Lorsque la bronchiolite est jugée aiguë chez le nourrisson, une hospitalisation s’impose. Les bébés de moins de 6 mois sont particulièrement à risque de complications.

Dans ce cas, les critères pris en compte sont une altération trop rapide de la santé du patient, une apnée ou cyanose (ex. lèvres bleues) à répétition, le jeune âge, une cardiopathie chronique grave et des troubles d’ordre digestif.
Traitements

Les soins prodigués pour une bronchiolite varient selon les symptômes. Il n’existe toutefois pas de traitement soignant la cause (virus). Sauf complication ou lors de cas exceptionnels, les antibiotiques sont inutiles car il s’agit d’une infection virale. Rappelons que les antibiotiques agissent seulement lors d’infection bactérienne.

Gestes et sérum physiologique
Des gestes efficaces à adopter peuvent suffire. La désobstruction et le nettoyage du système respiratoire sont primordiaux. Elle se fait au moyen de sérum physiologique à injecter dans chaque narine. Le nourrisson doit être couché sur le dos et la tête orientée sur le côté. La mouche-bébé n’est pas toujours très efficace même s’il peut parfois permettre d’aspirer les sécrétions nasales notamment après avoir appliqué du sérum physiologique. Les parents doivent veiller à bien hydrater le bébé, lui assurer une alimentation normale et lui procurer un environnement sain.

En cas de persistance des difficultés respiratoires ou d’apparition de vomissements et diarrhées ou de modifications comportementales, il faut prendre rendez-vous avec un pédiatre. Il peut prescrire un antibiotique, un bronchodilatateur, des corticoïdes ou des antiviraux selon le degré de gravité de la bronchiolite.

Contre la fièvre, le médecin peut prescrire du paracétamol avec un dosage en fonction du poids du bébé ou du petit enfant.

Kinésithérapie
La kinésithérapie respiratoire est une alternative possible, elle est notamment utilisée en France. Le recours à ce mode de soin dépend de l’encombrement des bronches du nourrisson. Il s’agit le plus souvent de 3 séances quotidiennes qui consistent en une désobstruction des voies respiratoires. Cette technique peut se révéler très efficace, même si une remise en question a eu lieu justement à propos de l’efficacité de cette technique dans les années 2010.

En cas d’hospitalisation, de l’oxygène peut notamment être administré.

Durée guérison
En général une bronchiolite guérit en quelques jours.
Bons conseils & Prévention
– Donnez à boire à l’enfant en quantité suffisante et aérez sa chambre (température idéale à 19°C).

Bons conseils pour soigner une bronchiolite  ;) ;)
– Conseillez à l’enfant ou faites dormir le petit enfant sur le dos et surélevez son oreiller (d’environ 30°).
– Nettoyez souvent la cavité nasale pour le désobstruer au moyen d’un sérum physiologique ou une solution saline (½ cuillère à café de sel à dissoudre dans 240 ml d’eau bouillie refroidie).
– Demandez les conseils d’un pédiatre avant toute administration de médicaments tel un sirop contre la toux.
– Prenez soin de vous laver systématiquement les mains avec de l’eau savonneuse (pendant au moins 30 secondes) avant de s’occuper de votre bébé. Vous pouvez aussi utiliser un gel désinfectant.
– Évitez d’exposer votre bébé à la fumée des cigarettes.
– Évitez autant que possible d’emmener un nourrisson dans un lieu très fréquenté comme les transports en commun ou les hôpitaux.
– Désinfectez aussi souvent que possible les jouets de l’enfant pour éliminer les microbes.
– Évitez d’embrasser un enfant si vous présentez les symptômes d’un rhume ou si vous êtes enrhumé.
– Humidifiez l’air. L’air sec a un effet négatif sur les muqueuses nasales. Utilisez  notamment un humidificateur.
– Répartissez la quantité de lait donnée à l’enfant en plusieurs petits repas.

Lire aussi : bronchite – découvrez aussi d’autres maladies infantiles
La bronchite est une irritation et une inflammation des bronches qui se manifeste notamment par une toux.
Il s’agit d’un trouble très fréquent qui peut être divisé en deux formes différentes, la bronchite aiguë (1) et la bronchite chronique (2).

Source https://www.creapharma.ch/bronchiolite.htm