Auteur Sujet: Recommandations ERC 2005 : nouvelle méthode de Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP)  (Lu 39602 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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Ah enfin ! Les recommandations de 2005 sont sorties ! ;D

Oui mais le poste date de 2006 et pour 2010 voici les liens
-http://www.cprguidelines.eu/2010/     +https://www.erc.edu/index.php/mainpage/en/

Communiqué de presse de l'ERC  -http://www.resuscitation.be/fr/actuel/                     


En Europe, chaque année 100.000 vies pourraient être sauvées.

Les nouvelles directives de Réanimation

En Europe, près de 500.000 personnes souffrent chaque année d'un arrêt cardiaque (AC) inopiné. C'est vraiment facile d'aider ces cœurs en détresses, souvent trop jeune pour mourir. Une réanimation cardio-pulmonaire(RCP) réalisée par un témoin novice augmente de 2 à 3 fois les chances de survie. Aujourd'hui en extra-hospitalier, la RCP est seulement réalisée dans 1 cas sur 5. En augmentant le nombre d'intervention 100.000 vies seront sauvées chaque année. Les nouvelles directives 2010 du Conseil Européen de Réanimation (ERC - European Resuscitation Council) vont participer à réaliser cet objectif.

http://smurbmpm.fr/upload/FMC/2006-2007/ACR/Cassan.pdf
 
Le 18 octobre, le Conseil Européen de Réanimation (ERC) lance les nouvelles directives Européennes de réanimation, se basant sur des nouvelles évidences scientifiques publiées depuis la dernière révision il y a cinq ans. Pour le grand public, le message est très clair maintenant. Prof. Bernd Böttiger, Président de l'ERC, mets l'accent sur : «Comprimez vite et fort, et commencez immédiatement ! » Si la victime ne répond ni ne réagit, réalisez des compressions thoraciques d'au moins 5 cm au centre du thorax, à une fréquence d'au moins 100/min. »


L'action la plus importante lors d'une réanimation est la réalisation des compressions thoraciques. Tout le monde - enfants inclus - peut le faire. Cette procédure simple est sans danger et elle augmente sensiblement les chances de survie de la victime.
Les témoins qui ont suivis une formation et qui le désirent, combinent les compressions thoraciques avec les insufflations, dans un rapport de 30 compressions pour 2 insufflations. Toutefois, les compressions thoraciques restent essentielles aussi en l'absence de la ventilation - 5 minutes après l'arrêt le cerveau subit des séquelles irréversibles si des compressions ne sont pas réalisées.


Dr Jerry Nolan, membre du « ERC Board » mentionne : « Pour ces nouvelles directives 2010, un nombre considérable d'études sur l'effectivité des procédures de réanimation ont été revues, en faisant particulièrement attention de se baser sur des évidences scientifiques convaincantes et à la simplification». Outre les compressions thoraciques, une autre priorité se dessine aujourd'hui, le défibrillateur externe automatisé (DEA) qui a largement trouvé sa place dans les lieux publics. Les nouvelles directives ont des recommandations claires pour son utilisation : les DEA sont faciles à utiliser, les directives vocales guident l'utilisateur tout le long de la procédure de défibrillation et ceci en toute sécurité. La défibrillation précoce peut être, en association des compressions thoraciques, une procédure qui sauvera la vie de nombreuses victimes d'un arrêt cardiaque.


Aussi, les lignes directrices de l'ERC 2010 confirment l'importance de l'hypothermie thérapeutique suite à un arrêt cardiaque. Induire une hypothermie à 32 - 34°pendant 12 - 24 heures chez la victime d'un arrêt cardiaque augmente significativement les chances d'une bonne récupération neurologique. Cependant, il est étonnant de voir que cette méthode simple n'est toujours pas utilisée dans de nombreux services d'urgences et des hôpitaux Européen. Les directives ERC 2010 recommandent aussi l'utilisation de l'hypothermie thérapeutique chez le nouveau-né qui a souffert d'un manque d'oxygène pendant sa naissance. Les compressions fortes et immédiates, la défibrillation précoce et l'hypothermie sont les éléments clés de la réanimation dans les nouvelles directives ERC 2010.
Böttiger conclu : « Nous sauverons 100.000 vie chaque année en Europe, si chacun de nous - novice ou professionnel - suivons cette voie tracé et prenons part activement dans les soins. »

Pour plus d'informations, les directives complètes et les posters pour le grand public et les professionnels de la santé sont disponibles gratuitement sur www.erc.edu

En langue Française : http://www.efurgences.net/index.php/bibliographie/386-acr2010

1.Reconnaissance immédiate de l'arrêt cardiaque et mise en œuvre du système pré hospitalier d'urgence:

Les recommandations ont été remaniées en ce qui concerne l'identification de l’arrêt cardiaque, le secouriste devrait reconnaitre si la victime est inconsciente, ne respire pas ou si elle ne respire pas normalement (le gasp est un mouvement respiratoire inefficace d'origine réflexe, phénomène terminal de l’agonie).

2. RCR précoce en insistant sur les compressions thoraciques: 

Les Lignes directrices 2010 en matière de RCR insistent sur l’importance des compressions thoraciques de qualité pendant l’arrêt cardiaque : "POUSSER FORT ET VITE au milieu du thorax".

    * L’ordre ABC est désormais CAB : L'ancienne méthode, connue sous le nom d'ABC (voies aériennes, ventilations, compressions thoraciques), a été modifiée par la méthode CAB (compression en premier), cette méthode ne s'applique pas aux nouveau-nés.
    * La fréquence des compressions devrait être d'au moins 100 par minute.
    * Le rapport compression/ventilation est toujours recommandé à 30 compressions thoraciques suivies de 2 insufflations OU 100 compressions/minute sans insufflations, les non formés en secourisme peuvent se contenter de faire seulement les compressions (mieux faire des compressions que de ne rien faire!). Le rythme est de 15:2 pour 2 secouristes. Le secouriste devrait continuer la RCR à mains seules jusqu'à ce qu'un défibrillateur DEA soit disponible et prêt à être utilisé ou que les équipes spécialisées puissent prendre en charge les soins de la victime.
    * La profondeur des compressions devrait être d'au moins 5 cm chez les adultes et d'au moins un tiers du diamètre antérieur-postérieur du thorax chez les nourrissons et les enfants (environ 4 cm chez les nourrissons et 5 cm chez les enfants).
    * Il faut permettre une relaxation thoracique totale après chaque compression.
    * Il faut réduire au minimum les interruptions pendant les compressions.
    * Il faut éviter l'hyperventilation.

3. Défibrillation rapide:

    * La pratique de la RCR et l'utilisation du DEA sont recommandées pour augmenter le taux de survie en cas d'arrêt cardiaque en extrahospitalier. Les Lignes directrices 2010 recommandent à nouveau la création de programmes d'accès au DEA dans les lieux publics où la probabilité d'être le témoin d'un arrêt cardiaque est élevée.
    * La formation à l'utilisation du DEA n'est pas indispensable!

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Haaaa !!! Si les médecins voulaient bien être un peu disciplinés et carrés et tous s'aligner au moindre mot d'ordre......

On aurait pas besoin de passer par l'autorité adminstrative....

ambu04

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oui sa fait rire(povre 112), mais bon pour nous dans ce cas plus rapide de faire le 15

Sauf d'une part que le 112 est quand même sensé ^^etre mis en avant.
Et que rien, d'autre part, ne peut justifier de favoriser le 15 au profit du 112.
Surement pas la rapidité.

Mais bon.. on va dériver là......
sauf que nous ambulancier sommes rattaché au SAMU et non a codis
maintenant a voir si le 112 est plus rapide qu'un appel au sdis ou samu, sauf pour les étranger qui evitent de ce perdre dans la multitude de tel
perso en civil des que cela nécessite un doc j'appel 15, si risque moindre le sdis(si voie public)
pas quzestion pour moi de rentrer dans un blabla qui comme tu le dis va dériver

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pas quzestion pour moi de rentrer dans un blabla qui comme tu le dis va dériver

Personnellement, vous faites comme vous voulez.

Mais ça m'étonnerait beaucoup qu'une recommandation européenne propose de faire le 15, c'est tout .

On est à deux doigts de la manipulation, là : Je mets sur un forum une recommandation européenne, mais je change auparavant le 112 pour un 15 ; histoire de faire passer mes idées.... C'est limite.


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Les mouches ont mal. Très mal. Pfff.

Z'avez qu'à faire le 911 tiens. Ca marche en plus ! ::)

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Les mouches ont mal. Très mal. Pfff.

Z'avez qu'à faire le 911 tiens. Ca marche en plus ! ::)

Kikit055ul qui a posté en premier n'avait qu'à pas commencer....

Et puis si c'était carré-carré, les mouches ne souffriraient pas autant.


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Enfin je rigole quand même. Je retourne à ma marelle tiens !

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Enfin, le référentiel national de comptétences du PSC1 est relativement claire à ce niveau : Appelez le 15 !  ;D

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On doit pas avoir le même, alors......

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Enfin, le référentiel national de comptétences du PSC1 est relativement claire à ce niveau : Appelez le 15 !  ;D

Dans le mien c'est 118 218 0/10

Hors ligne J.R.

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On doit pas avoir le même, alors......

Citation de: RNC PSC1 Juillet 2009 page 1-2-3
Le 15 : le SAMU - centre 15 pour tout problème urgent de santé. Un médecin « régulateur » dialogue brièvement avec l’appelant pour évaluer la gravité, donner les conseils et apporter la réponse médicale adaptée. Dans les cas les plus graves, il envoie une équipe médicale de réanimation du Service Médical d’Urgence et de Réanimation (SMUR) le plus proche

Juste, on parlait bien de réanimation dans ce topic ? qui me semble être un problème urgent de santé...  ;D

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Mais la France n'est pas l'europe  ;D

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Ca c'est le chapitre sur les malaises : pas sur l'ACR.

Sur l'ACR, le 15 n'est pas spécifié.

Quoi qu'il en soit, l'ERC n'a jamais dit de faire le 15 ; donc il me parait érroné de présenter une recommandation ERC avec dessus "faites le 15" ; sinon on va aller sur un forum de pompier et il va apparaitre le même truc, issu de l'ERC tout pareil, écrit "faites le 18"....

A mon avis, il fallait garder la version originale, c'était plus honnête.

Hors ligne J.R.

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Ca c'est le chapitre sur les malaises : pas sur l'ACR.
Non non non... l'alerte !!

Quoi qu'il en soit, l'ERC n'a jamais dit de faire le 15 ; donc il me parait érroné de présenter une recommandation ERC avec dessus "faites le 15" ; sinon on va aller sur un forum de pompier et il va apparaitre le même truc, issu de l'ERC tout pareil, écrit "faites le 18"....
A mon avis, il fallait garder la version originale, c'était plus honnête.
C'est pô fô !!

Mais la France n'est pas l'europe  ;D
Rowww pinaise, c'était donc cà ...  10/10

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Recommandations - ERC 2015-2020
Principales modifications concernant la réanimation des arrêts cardiaques de l'adulte
Télécharger le référentiel : ERC guideline 2015… (en anglais) ICI

Les recommandations de l’European Resuscitation Council (ERC) publiées le jeudi 15 octobre 2015 pour cinq ans (2015-2020) confirment la poursuite de la mise en place d’une organisation collective efficace (chaine de secours), seule capable de permettre la réussite de la prise en charge des arrêts cardiaques survenant hors d’un hôpital.

Les nouvelles procédures scientifiques qui ont été mise en place par l'ERC pendant les cinq dernières années ont permis de remaniées ces recommandations en ce qui concerne :
- L'utilisation des médias sociaux et de la technologie mobile pourrait accélérer la mise en œuvre de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) en permettant d’alerter des intervenants, formés à la RCP et volontaires, lorsqu'une personne se trouvant à proximité du lieu où il se trouve est victime d'un arrêt cardiaque. Des études indique que les technologies mobiles émergentes peuvent entrainer un « taux accru de RCP pratiquée par les témoins ».
- L'importance cruciale des échanges entre le régulateur médical et le témoin de l'arrêt cardiaque qui réalise la RCP et la mise en œuvre rapide d'un défibrillateur externe : véritable « coaching » des premiers témoins par téléphone pour la recherche d’une respiration agonique et la pratique des compressions thoraciques. Les régulateurs devaient être formés pour apporter une telle assistance.
- L’identification d’un arrêt cardiaque devant une victime inconsciente et qui ne respire pas ou qui ne respire pas normalement doit faire immédiatement débuter la RCP. Cette respiration anormale est appelée gasp, c’est un mouvement respiratoire inefficace d'origine réflexe, phénomène terminal de l’agonie. Dans les secondes qui suivent l’arrêt cardiaque, le débit sanguin parvenant au cerveau est pratiquement nul. Cela peut provoquer des épisodes de crise qui peuvent être confondus avec de l'épilepsie. Les témoins, ainsi que les services d'urgence, doivent suspecter un arrêt cardiaque avec les patients présentant ce type de crise, et évaluer soigneusement si la victime respire normalement.
- Les compressions thoraciques (MCE) débutée sans délais sont, plus que jamais, importantes et doivent être interrompues le moins souvent possible… La qualité de la RCP repose sur la qualité des compressions thoraciques que tout le monde peut apprendre à réaliser.
Chez l’adulte, il est souhaitable que les compressions thoraciques aient une profondeur d’au moins 5 cm sans dépasser 6 cm. Le rythme des compressions doit être d’au moins 100 par minute, avec un maximum de 120. Le talon de la première main doit être positionné au milieu des deux mamelons, l’autre main par-dessus. Après chaque compression, il faut laisser le thorax se relâcher totalement. Les interruptions doivent être minimisées autant que possible.
Pour minimiser ces interruptions lors de la RCP, on ne vérifie plus la présence d’un pouls et immédiatement après le choc et on reprend les compressions thoraciques. Les sauveteurs entraînés à réaliser des insufflations doivent ajouter aux compressions thoraciques les insufflations, car cela peut améliorer le pronostic.
- La défibrillation… avec un défibrillateur automatique externe (DAE) est toujours plus que jamais indispensable. En raison des preuves indiscutables de l’importance pour la survie, les recommandations insistent sur l’utilisation des DAE dans le traitement de l’arrêt cardiaque. Les recommandations ne préconisent plus de débuter une RCP, pendant un certain temps, avant de délivrer un premier choc par défibrillation. Si un défibrillateur, qu’il soit manuel ou automatique, est disponible, il faudra immédiatement installer le défibrillateur, lui permettre d’analyser le rythme cardiaque et délivrer un choc, et seulement ensuite réaliser la RCP. Toutefois, pendant que le DAE est installé, il faut poursuivre la RCP autant que possible. Pour cela, pendant que les électrodes sont appliquées sur le thorax, si un deuxième sauveteur est disponible, il continue le massage jusqu’au dernier moment, lorsque le défibrillateur ordonne de reculer pour l’analyse. Une défibrillation réalisée rapidement dans les 3 à 5 minutes après l'arrêt cardiaque est susceptible d'améliorer les chances de survie de 50 à 70 %. La défibrillation peut être réalisée par les témoins en utilisant des défibrillateurs se trouvant sur place et en libre accès. La poursuite de l'implantation des DAE dans les lieux publics ayant une forte densité de population, comme les aéroports, les gares ferroviaires et routières, les enceintes sportives, les centres commerciaux, les bureaux et les casinos doit être une priorité mais aussi dans le domaine résidentiel où 60 à 70 % des arrêts cardiaques ont lieu. L'enregistrement des défibrillateurs dans une base de données pourrait permettre au régulateur médical de guide le sauveteur vers le défibrillateur le plus proche.
- Les insufflations restent utiles… notamment dans le cas des enfants, des noyés et des électrocutés ou d’autres personnes souffrant d’un arrêt cardiaque ayant des causes respiratoires.
Même dans le cas d’un arrêt cardiaque primaire s’expliquant par une arythmie, une RCP de qualité devrait comporter des compressions thoraciques et des insufflations. Mais si l'on ne peut pas réaliser les insufflations, réaliser au moins les compressions thoraciques est préférable à ne rien faire.
Les insufflations doivent interrompre la RCP le moins possible : les deux insufflations doivent être réalisées en cinq secondes (pour interrompre le massage cardiaque externe le moins longtemps possible), chaque insufflations étant réalisée en environ une seconde. Le volume d'air insufflé doit être suffisant pour seulement permettre au thorax de se soulever visiblement.
Le ratio entre les compressions et la ventilation reste de 30 compressions thoraciques pour deux insufflations soit 30/2.
- La séquence utilisée pour la RCP adulte peut être utilisée sans danger avec les enfants qui ne répondent pas et ne respirent pas normalement. Les sauveteurs formés à la RCP peuvent utiliser une procédure modifiée pour les enfants et les noyés, comprenant cinq insufflations initiales avant de commencer les compressions du thorax avec une profondeur au moins un tiers du diamètre antéro-postérieur de la poitrine, et une alerte plus tardive dans le cas peu probable où le sauveteur serait seul.
- L'intérêt d’une formation courte pour le grand public confirmée par plusieurs retours d’expérience. Idéalement les citoyens devraient être formés à la RCP classique incluant compressions et ventilations. Toutefois, il y a des circonstances où la formation aux compressions seules est appropriée (par exemple formation adaptée sur un temps très limité).
Les mannequins dits de haute-fidélité sont à privilégier sans abandonner les mannequins moins sophistiqués. L’utilisation de dispositifs de formation délivrant un feedback améliore significativement la qualité de la RCP pratiquée, tant pour la fréquence, la profondeur, le relâchement et la position des mains.
Un recyclage pour maintenir les compétences optimales des personnes formées est nécessaire après moins d’une année ; formations plus courtes mais beaucoup plus fréquentes sont préconisées.
- Concernant les soins spécialisés (médicalisés) les électrodes adhésives à usage unique sont à préférer par rapport aux palettes, surtout si elles sont déjà en place avec les secouristes. Le monitorage de la capnographie avec courbe est recommandé pour s’assurer de la bonne position de la sonde d’intubation, pour vérifier la bonne qualité de RCP et identifier rapidement un retour à une activité cardiaque spontanée (RACS). Pas de modification concernant l’utilisation des médicaments. Les dispositifs de compressions mécaniques ne sont recommandés que pour les cas où une RCP de bonne qualité ne peut pas être pratiquée ou si la sécurité du soignant est compromise. L’échographie cardiaque (cf infra) est recommandée, sans différer la RCP ni les traitements, car elle peut permettre d’identifier des causes réversibles d’arrêt cardiaque (embolie pulmonaire, pneumothorax, tamponnade…).
Enfin, l’ECMO peut être envisagée dans certains cas lorsque les équipes sont formées.