Auteur Sujet: Brigade de protection des familles (BPF)  (Lu 9183 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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Brigade de protection des familles (BPF)
« le: 10 novembre 2014, 17:31:28 »
Les violences aux personnes connaissent depuis quelques années une évolution significative liée notamment au développement préoccupant des violences intrafamiliales (VIF). Ces dernières, qu'elles s'exercent au sein du couple ou à l'encontre des mineurs et des ascendants, fragilisent la sphère familiale et, de façon plus large, compromettent l'équilibre social.
Ce phénomène national, touchant annuellement environ 35000 victimes en zone gendarmerie, nécessite un traitement. Pour cette raison, la direction générale de la gendarmerie a décidé d'instaurer au niveau départemental une structure dédiée : la brigade de protection des familles (BPF) .

Cette unité fonctionnelle, constituée par les référents violences intrafamiliales sous l'autorité d’un officier, a pour mission d'apporter, aux brigades territoriales, une expertise dans la gestion des interventions au sein des familles et dans la réponse judiciaire.

Créée dans chaque groupement de gendarmerie à l'issue d'une expérimentation, la brigade de protection des familles, en appui de l'action des brigades territoriales, intervient pour :
• soutenir les enquêteurs ! 
Par son expertise dans le domaine des violences intrafamiliales, la brigade de protection des familles est chargée de conseiller et de former les militaires des brigades territoriales dans :
- « la gestion des événements lors des interventions » ;
- « la conduite des enquêtes et la rédaction des procédures » ;
- « la mise en relation avec les acteurs sociaux concernés » ;
• renforcer les unités !
Lorsque des faits graves sont constatés, la brigade de protection des familles concentre ses efforts et engage tout ou partie des référents violences intrafamiliales au profit d'une unité confrontée à une situation particulière ;
• développer le partenariat ! 
L'engagement déterminé de la gendarmerie dans la lutte contre les violences intrafamiliales amène chaque brigade de protection des familles à constituer localement un véritable réseau opérationnel avec les différents partenaires et acteurs sociaux afin d'apporter conjointement, dans l'urgence et/ou dans la durée, des solutions concrètes aux situations identifiées ;
• accompagner les victimes et leurs proches ! 
Les relations construites entre les référents violences intrafamiliales et les victimes par une écoute attentive et par leur présence lors de la procédure visent à rassurer ces dernières, à les soutenir dans leur démarche voire à les protéger.

En fonction de la nature des affaires traitées et de la présence éventuelle de jeunes mineurs, la brigade de protection des familles bénéficie du concours de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ), de l'intervenant social en unité de gendarmerie (ISG), voire d'une unité de recherches. Elle peut, en outre, orienter les personnes vers les associations de victimes.

Sources : SIRPA gendarmerie

Plus d'information : consulter le dépliant mis en ligne ci-dessous.


Hors ligne Jeano 11

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #1 le: 10 novembre 2014, 17:45:10 »
Ces unités sont chargées de l’accueil et de l’accompagnement des femmes (dans l’immense majorité des cas), victimes de violences intra-familiales. Dirigée par un officier adjoint au commandant le groupement de gendarmerie, la BPF est composée de 21 référents, hommes et femmes, répartis sur l’ensemble des unités de gendarmerie du département.
Ces militaires sont spécialement formés pour le traitement de la problématique des violences faites aux femmes, en mettant notamment l’accent sur l’accueil des victimes.
La loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure du 29 août 2002 rappelle que « l’accueil, l’information et l’aide aux victimes sont pour les services de sécurité intérieure une priorité ».
Ce principe se décline à travers l'application de la charte de l’accueil et de l’assistance aux victimes, l'instauration d'un réseau de correspondants et le développement d'initiatives ou de partenariats novateurs.

Ce premier contact est en effet primordial pour les victimes, lesquelles ont encore parfois des réticences ou des craintes à dénoncer les violences qu’elles subissent. L’accueil, la confidentialité et une écoute attentive sont un souci constant des référents et un moyen efficace de faciliter la démarche des victimes.

Au delà du volet pénal, une passerelle existe entre le service d’enquête et le monde associatif. Ainsi, ces référents informent les victimes sur les associations à même de les aider et leur remettent les coordonnées utiles pour cette seconde prise en charge.

Toute personne souhaitant en savoir davantage ne doit pas hésiter à contacter la brigade de son domicile. Elle pourra obtenir les coordonnées du référent à même de la conseiller utilement.

La Loi 2002-1094 du 29.08.2002 d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) a prévu en son annexe 1, l'établissement d'une charte de qualité. Rénovée en 2007, elle fixe pour les deux forces de sécurité intérieure, les modalités de réception du public, et tout particulièrement d'accueil, d'information, d'aide et de conseil aux victimes d'infractions pénales auxquelles ces deux forces doivent apporter une réponse homogène, rapide, adaptée et lisible.

La charte de l’accueil du public et de l’assistance aux victimes est apposée dans toutes les unités de gendarmerie recevant du public.
La gendarmerie :
 reçoit la plainte même si l'unité n'est pas territorialement compétente ;
 domicilie le plaignant à l'unité si besoin.
 La gendarmerie renseigne le plaignant sur :
 le service effectivement chargé de l'enquête ;
 la transmission de la procédure au parquet ;
 le suivi de l'enquête ;
 ses droits à réparation ;
 les associations d'aide aux victimes agréées par les services publics.

Un partenariat avec l'Education nationale qui se décline dans le cadre du dispositif « SAGES » (sanctuarisation globale de l'espace scolaire et se traduit par des actions collectives et/ou individualisées.
La brigade de prévention de la délinquance juvénile intervient régulièrement tout au long de l'année scolaire dans les établissements du département au travers d'actions de prévention en liaison avec les référents scolaires des unités territoriales et les militaires de l'escadron départemental de sécurité routière ou
seule par des actions individualisées auprès de certains jeunes.

Violences faites aux femmes tél 3919 plus une plateforme internet http://stop-violences-femmes.gouv.fr/

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #2 le: 26 novembre 2014, 15:38:16 »
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes    8)

Le 25 novembre 2014, à l'occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’ensemble des acteurs dont la gendarmerie réaffirme l’importance d’une mobilisation contre les violences faites aux femmes.

La gendarmerie nationale participe activement aux dispositifs interministériels mis en œuvre pour mieux connaître et combattre le phénomène.
Ainsi, au sein de la gendarmerie nationale, la politique d’accueil et d’accompagnement des femmes victimes de violences repose notamment sur :
- La mise en œuvre d'un réseau de correspondants départementaux « aide aux victimes » : 103 officiers prévention-partenariat, adjoints aux commandants de groupement de gendarmerie départementale, exercent ces fonctions.

Ces référents, également chargés de la « lutte contre les violences intrafamiliales » forment un réseau structuré au plan national, qui s’appuie sur 1 800 « référents aînés-violences intrafamiliales » chargés de l’accueil des victimes et répartis au sein de chaque brigade autonome ou communauté de brigades. Leur travail permet de réaliser un maillage avec les acteurs institutionnels et associatifs concernés par cette problématique.
Une Brigade de protection des familles (BPF) dans chaque groupement accompagne les victimes de violences intrafamiliales et développe les partenariats locaux pour lutter contre les violences au sein de la cellule familiale. Ce dispositif est appuyé par le déploiement d’intervenants sociaux en unités de gendarmerie.

- La mise en œuvre d’un réseau avec l’ensemble des services sociaux et les associations d’aide aux victimes afin d’assurer aux femmes victimes de violences un accueil privilégié dans les services de gendarmerie en lien avec les parquets. Ce dispositif s'inscrit dans le cadre de conventions passées avec de grands réseaux associatifs : l'Institut national d’aide aux victimes et de médiation (INAVEM), le Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF) et la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF). Les représentants associatifs interviennent dans certaines formations « initiale et continue » consacrées à l’accueil et à l’aide aux victimes.

- La mise en place d’outils de connaissance : chaque année, la Délégation aux victimes (DAV) recense pour le ministère de l'Intérieur les morts violentes survenues au sein du couple. La méthode employée consiste à recenser les assassinats, homicides volontaires ou violences suivies de mort commis à l'encontre d'un partenaire de vie, homme ou femme, quel que soit son statut (conjoint, concubin, pacsé ou « ancien » dans ces trois catégories). Cette étude est actuellement la seule à fournir une vision détaillée de ce phénomène.

La gendarmerie nationale est également présente lors de colloques et de manifestations tels que le salon des maires et la Journée "Tous ensemble pour les victimes". Des délégations étrangères sont en outre reçues par la DAV dans le cadre d'échanges internationaux de bonnes pratiques en matière d'aides aux victimes. Enfin, la Gendarmerie Nationale est pleinement associée aux travaux interministériels réalisés par la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes et la lutte contre la traite des êtres humains) dans ce domaine.

Il convient également de rappeler qu'en matière de violences faites aux femmes, il existe un numéro d'écoute anonyme et gratuit, le "3919". Des écoutants professionnels fournissent des informations et des conseils sur les démarches à suivre.

Pour de plus amples renseignements : Coordonnées de la délégation aux victimes

CNE Yannick CALVET - 11 Rue des Saussaies

75008 Paris Tél : 01.49.27.38.54 fax : 01.49.27.42.06
mail : [email protected]

Source Sirpa gendarmerie

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #3 le: 21 août 2015, 14:39:31 »
[Focus métier] La Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile  (B.P.D.J.) C'est une unité spécialisée de la gendarmerie qui a pour mission de réaliser des actions de prévention à destination des jeunes sur tout le département. Son intervention est totalement gratuite pour le demandeur.
Composée de sous-officiers, elle accueille dans ses rangs des volontaires en service civique. Elle est également renforcée par une assistante sociale (travailleur social gendarmerie).

1/ Les préventions collectives :
Les actions collectives de prévention de cette unité peuvent se dérouler en établissement scolaire ou hors milieu scolaire. Elles sont orientées notamment sur les thématiques suivantes :
- le bon usage du numérique : téléphone, internet, réseaux sociaux, jeux vidéos...
- drogues et toxicomanie : 3 de ses personnels ont la qualité de Formateur Relais Anti-Drogue (FRAD)
- loi, la justice des mineurs : explication du fonctionnement de la loi, notamment pour les mineurs
- la prévention routière : la signalisation, les règles de sécurité, les piétons, les cyclistes, les cyclomotoristes...
- les relations garçons/filles : respect de l'autre, les infractions à caractère sexuel, les conseils donnés aux éventuelles victimes...
- le harcèlement scolaire
- les jeux dangereux
- la sécurisation des transports : déplacements dans les gares routières ou arrêts de bus afin de rappeler les règles de sécurité dans les transports en commun

2/ Les préventions individuelles :
En plus de ces actions collectives, la BPDJ peut intervenir suite à un incident quelconque (incivilité, violence, fugue...) et recevoir les victimes et/ou les mis en cause. Cette prévention individuelle peut être demandée par toutes les structures, voire par les particuliers, ne souhaitant pas s'orienter sur une procédure judiciaire. Le but est de faire le point sur la situation des intéressés, et de parler de leur problématique afin de faire cesser le trouble, renouer le dialogue et éviter toute réitération. Cette unité apporte ainsi son concours aux parents parfois désemparés face à des problèmes multifactoriels touchant leur enfant.

Suivi des violences intra-familiales et des jeunes en difficultés :
La BPDJ analyse toutes les interventions des unités de gendarmerie du département de l'Yonne. Lorsque des violences intra-familiales ou des faits concernant des mineurs sont repérés, l'aspect social des familles concernées est traité pour tenter d'apporter une solution susceptible d'éviter toute récidive, ou de les orienter.

3/ Surveillance des camps de vacances :
Le département de l'Yonne accueille de nombreux jeunes en centres de vacances ou de loisirs (400 séjours / an environ). La BPDJ mènent des contrôles dans ces camps, au profit de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des populations (DDCSPP), afin de prévenir tout risque sécuritaire à l'égard de cette jeune population.

4/ Lien avec les différentes institutions de l'état, les associations et les collectivités territoriales :
La BPDJ assiste aux réunions du type CLSPD (conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), PDPD (plan départemental de prévention de la délinquance), CDSR (commission départementale de la sécurité routière), schémas départementaux, forum des métiers, etc.
De plus, elle participe ou anime tout type de conférence à destination des adultes afin de prolonger le discours préventif à destination des parents.

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #4 le: 24 août 2015, 15:35:31 »
Violences intra-familiales  >:( Qu’est-ce que la violence au sein du couple ?
La violence au sein du couple se définit comme un processus au cours duquel une personne exerce à l’encontre de son partenaire, dans le cadre d’une relation privée et privilégiée, des comportements agressifs et destructeurs.
Qu’elle soit verbale, psychologique, sexuelle ou encore physique, cette violence se constitue d’incidents répétés et progressifs entraînant des blessures physiques et psychologiques grave.
Des conflits ou violences au sein des familles connaissent trop souvent des issues dramatiques. La gendarmerie et la Police rappellent l'importance de signaler tout fait au sein du couple ou d'une famille. Dans chaque brigade un gendarme ou un policier, référent dans ce domaine, pourra apporter un appui à l'enquêteur en charge de l'enquête.
Selon le cas une procédure, ou un procès-verbal de renseignement judiciaire, sera établie même en l'absence initiale d'un certificat médical.
Par ailleurs un intervenant social, mis à la disposition de gendarmerie par le Conseil Départemental, est voué à recevoir la victime, si elle le souhaite, ou à la demande des enquêteurs.
Son intervention peut également avoir lieu en amont de l'établissement d'une procédure. Cet intervenant social peut servir d'interface entre les services externes et la gendarmerie afin de coordonner les interventions dédiées à la victime. Sa mission est de lui apporter une écoute approfondie, de la conseiller sur les démarches prioritaires à effectuer, de rechercher avec elle les solutions les plus appropriées et de l'orienter vers les services compétents.

Rappel des numéros utiles :
Secours : 17 ou 112 ou démarches auprès de la brigade de gendarmerie ou du commissariat.
Femmes victimes de violences : 3919
Autres intervenants : se rapprocher des communes ou Maisons de solidarités du lieu d'habitation

[SAUVETAGE] Le saviez-vous ?
Dans le cadre des violences au sein du couple, il arrive que les victimes n'osent pas déposer plainte par peur des représailles.  :'(
Dès lors qu'il existe des indices apparents de violences, et même en l'absence de plainte, les policiers ou les gendarmes ouvrent systématiquement une enquête et en avisent le Procureur de la République.
Les victimes sont également informées de leurs droits ainsi que sur l'aide dont elles peuvent bénéficier (associations d'aides aux victimes, numéro national « Violences conjugales Info 3919 »...)

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #5 le: 30 août 2015, 11:15:39 »
(VIOLENCES intra-familiales)
Des conflits ou violences au sein des familles connaissent trop souvent des issues dramatiques. La gendarmerie et la Police rappellent l'importance de signaler tout fait au sein du couple ou d'une famille.
Dans chaque brigade ou commissariat un gendarme ou un policier, référent dans ce domaine, pourra apporter un appui à l'enquêteur en charge de l'enquête.
Selon le cas une procédure "pénale", ou un procès-verbal de renseignement judiciaire, sera établie même en l'absence initiale d'un certificat médical.
Dans commissariat il vous sera peut être proposé d'effectuer une "main courante", simple enregistrement sans établissement d'une procédure (PV judiciaire) qui sera un début de preuve en cas d’aggravation de votre situation de victime.
La Gendarmerie ne rédige pas de "main courante" mais il peut vous être proposé la rédaction d'une "Fiche de prise en compte" (FPC) dont la durée de vie informatique est de 6 mois il est donc important pour vous de faire établir une vrai procédure qui sera transmise au Procureur de la République qui décidera de la suite à y donner.
Par ailleurs un intervenant social, mis à la disposition du groupement de gendarmerie par le Conseil Départemental, est voué à recevoir la victime, si elle le souhaite, ou à la demande des enquêteurs. Son intervention peut également avoir lieu en amont de l'établissement d'une procédure.
Cet intervenant social peut servir d'interface entre les services externes et la gendarmerie ou la Police afin de coordonner les interventions dédiées à la victime.
Sa mission est de lui apporter une écoute approfondie, de la conseiller sur les démarches prioritaires à effectuer, de rechercher avec elle les solutions les plus appropriées et de l'orienter vers les services compétents.

Rappel des numéros utiles :
Secours : 17 ou démarches auprès de la brigade de gendarmerie ou du commissariat de police
Femmes victimes de violences : 3919
Intervenant social en gendarmerie - Autres intervenants : se rapprocher des communes ou Maisons de solidarités du lieu d'habitation

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #6 le: 23 novembre 2015, 14:11:33 »
Petit film d'animation qui dénonce, du point de vue d'une petite fille victime, la pédophilie.
Le Conseil de l'Europe la destine à des enfants pour les encourager à se confier s'ils ont été victimes d'abus sexuels.

Au collège, un gendarme à l’écoute des élèves  :)
Ces jeunes n’oseraient pas passer la porte de la gendarmerie. Mais dans ce collège, ils sont venus se confier, parler d’incivilités ou de comportements dérangeants.

À Saint-Jean-de-Monts, le collège des Pays de Monts a initié un point écoute conseils tenu par la gendarmerie. Une nouveauté en Vendée, programmée pour la première fois vendredi, à la veille des vacances.

Le gendarme, déjà connu dans l’établissement, était attendu avec impatience par les jeunes. Durant une heure, elle a reçu seize filles et deux garçons. « Sans pour autant dévier vers la délation entre élèves, il a été surtout question d’incivilités dans le collège, de dérives vers du harcèlement et des suspicions d’attouchement » commente le commandant de la communauté de brigades de Saint-Jean-de-Monts - Beauvoir-sur-Mer.« Une heure c’est presque trop court », avoue la gendarme, satisfaite « de ce premier pas effectué par les jeunes. Ils ne sont pas convoqués, mais ils ont eu envie de se rapprocher de moi pour m’expliquer des choses qu’ils ne diraient ni à leurs parents, ni à l’infirmière, ni aux professeurs. »

Lors des échanges, le gendarme les a « rassurés en leur précisant que certains actes peuvent être répréhensibles. D’ailleurs, les jeunes mis en question seront convoqués par l’équipe dirigeante du collège. »

[A PARTAGER] Le harcèlement scolaire, si on n'en parle pas, ça ne s'arrête pas !
Que ce soit à l'école, au collège, au lycée, ou sur Internet, savez-vous que 700 000 élèves français sont victimes chaque année de harcèlement ? Parce que ce sujet concerne tout le monde, un site et une page Facebook « Agir contre le harcèlement à l'école » ont été créés en janvier 2012.

En plus des 250 référents « harcèlement » présents dans les écoles et établissements, une plate-forme " Stop harcèlement " a été activée.
Un seul numéro à retenir désormais : le 3020 !
Ce numéro vous permet de dialoguer avec des spécialistes de l'association l’École des parents et des éducateurs d'Ile-de-France. Ils vous écouteront, vous donneront des conseils et vous mettront en relation avec le référent harcèlement de votre académie en cas de besoin.

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #7 le: 24 mars 2016, 18:15:33 »
PORTRAIT :
L'adjudante Karine B.... prend les rênes de la Brigade de Protection des Familles (BPF) de LYON.
Titulaire d'un Master de psychologie clinique et pathologique et d'une formation de sophro-relaxologue, elle a toujours porté un intérêt marqué pour les violences intra-familiales.
Entrée en gendarmerie il y a 10 ans, elle a débuté sa carrière dans la Loire, après une scolarité à l'ESOG de MONTLUCON. Rejoignant le groupement du Rhône, elle se fait remarquer en mettant ses compétences au service des différentes unités où elle sert notamment à travers son investissement dans les affaires de violences intra-familiales.
Obtenant le diplôme d'OPJ en 2012, elle suit alors des formations qualifiantes afin de se spécialiser (TICP, formation « audition de mineurs victimes ») et effectue un détachement au sein de la BPF de novembre 2014 à juillet 2015.
Lors de ce détachement elle découvre un travail répondant à ses attentes et c'est tout naturellement qu'elle accepte l'offre de commander cette unité.
Prenant progressivement ses marques au sein de la BPF, elle organise en 2015 la 1e session de « Stop victimes, plus jamais ! ». Il s'agit d'une initiation aux techniques d'auto-défense, à l'attention des femmes victimes de violences conjugales. Devant le succès de cette 1ère édition, une seconde session sera organisée avec la participation de nouveaux intervenants et le soutien des associations d'aide aux victimes et de la Préfecture.
Mère de 2 enfants, elle souhaite ajouter une nouvelle corde à son arc et parfaire sa formation en s'inscrivant prochainement au D.U de « victimologie ».
Bravo, beau parcours  :)
Source gendarmerie.

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #8 le: 04 juillet 2016, 16:35:28 »
[VIOLENCE CONJUGALE = MALTRAITANCE POUR L'ENFANT]

L'enfant se construit en référence au modèle adulte :

Les enfants se développent à partir de ce que nous, adultes leur transmettons. La valeur du modèle familial d'abord; social ensuite participe à socialiser l'enfant, à le civiliser. L'enfant qui apprend la loi du plus fort n'apprend pas à intégrer les limites, à différer son besoin, à tolérer la frustration pour accéder à des expériences relationnelles positives. La violence comme modèle relationnel bannit le respect de l'autre dans sa différence et se fonde sur le passage à l'acte au détriment de la parole. Dans ce modèle, l'enfant n'apprend pas à mettre de la distance entre ses émotions et leurs expressions.

« Un enfant de moins de deux ans ne fait pas la différence entre la violence subie par son parent et la violence directe à son encontre ».

Un enfant plus grand qui peut par exemple repérer les signes avant coureur d'une scène, se réfugier dans sa chambre ou intervenir pour tenter de l'enrayer voire faire appel à quelqu'un, est également atteint dans son développement. Malgré le rôle plus actif qu'il joue, il ne peut se départir de la sidération : aspiré entre la violence totalitaire d'un parent et l'impuissance de l'autre, il expérimente une impuissance découlant d'un mode relationnel pathologique. Écartelé entre ces deux pôles, l'enfant ne pourra faire l'expérience de l'ambivalence et de l'altérité nécessaire à son développement.

Troubles somatiques, troubles émotionnels et psychologiques (anxiété, angoisse, dépression, troubles du sommeil, de l'alimentation, syndrome de stress post traumatique), troubles du comportement (agressivité, violence, baisse des performances scolaires, désintérêt ou sur investissement scolaire, fugue, délinquance, idée suicidaire, toxicomanie...), troubles de l'apprentissage, symptômes physiques et cognitifs apparaissent mais peuvent également rester masqués et resurgir à un moment donné. Une faible estime de soi, une image négative font également partie des conséquences qui entacheront les relations adultes.

Les enfants victimes de violences conjugales entre leurs parents, vivent de plein fouet cette expérience pour eux, aussi extrêmement traumatisante pour leur jeune âge. Totalement dépendant de l'adulte, l'enfant est submergé par une angoisse d'insécurité par peur de perdre son parent.

Toutefois, il arrive parfois que l'enfant tente d'écarter l'agresseur par des démarches tendant à le neutraliser, à l'écarter voir au delà .... pour protéger la famille.
L'enfant n'est pas outillé pour élaborer cette violence, en prendre distance. Dès lors, elle s'imprime en lui telle une trace traumatique. Il aura ensuite tendance à rejouer cette violence, il est impératif de prendre en charge un enfant témoin de violences conjugales car ceci peu entraîner sur lui, un choc psychosomatique et il est donc important de protéger ses enfants qui sont eux aussi les victimes de cette violence.

Rappelez vous et mémorisez le cycle dans les violences conjugales, n’attendez pas qu'il soit trop tard, tout arrive dés le début ! PENSEZ A VOS ENFANTS – PENSEZ A VOUS !!

BRISEZ LE SILENCE : Composez le 3919 pour les violences conjugales ou le 119 pour l'enfance en danger , et le 17 que vous soyez victime ou témoin.

- argumentation et extraits de textes source internet.
Rédigé COG/JE crédits photos @ et Gie RGLRMP
https://www.facebook.com/Gendarmerie.de.la.Haute.Garonne/posts/1587024568261737
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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #9 le: 05 janvier 2017, 10:52:02 »
Violences conjugales : l’emprise destructrice  :-[  :P  :-X  :'(
Suite à la grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, le Figaro revient sur les violences faites aux femmes. Il rappelle que tous les 2,7 jours une femme décède sous les coups de son conjoint. Le quotidien souligne que de nombreuses élues souhaitent que la lutte contre les violences conjugales s’intensifie et qu’elles soient mieux prises en compte. Le Figaro explique le phénomène de l’emprise qui fait que de nombreuses victimes ne déposent pas plainte et adoptent un comportement destructeur qui peut aller du suicide au meurtre.
Ainsi, certaines élues souhaitent que la notion d’emprise soit prise en compte par le droit pénal comme cause d’irresponsabilité pénale.

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Re : Brigade de protection des familles (BPF)
« Réponse #10 le: 14 juin 2017, 11:49:42 »
[INFO PRÉVENTION] Comprendre le cycle des violences conjugales
Ce qui différencie les violences conjugales d'un conflit ou d'une disprostituée de couple (pouvant aussi être violente) réside dans leur caractère cyclique alors qu'un conflit se traduit par des événements ponctuels.
Les violences se définissent en un cycle de quatre phases :
1 - la première phase est l'accumulation des tensions. C'est un moment où les tensions sont palpables et où la femme victime de violence sait qu'une crise est imminente. Elle essaie tant bien que mal "d'arrondir les angles" afin que celle-ci n'ait pas lieu.
2- La seconde phase est la crise de violence en elle-même. Il s'agit ici d'un épisode de violence verbale, physique, ou sexuelle. Dans cette phase, les sentiments d'une femme victime de violences sont la peur et la terreur.
3 - La troisième phase est la déresponsabilisation. L'agresseur se déresponsabilise de son acte de violence en culpabilisant sa victime et en la rendant responsable. Une personne victime de violences finit par croire qu'elle est la cause de ce qui se passe, voire même qu'elle a mérité cette agression. Dans cette phase, la honte et la culpabilité cohabitent.
4 - La quatrième phase est la lune de miel. Dans cette phase l'agresseur s'excuse pour son acte de violences et promet de ne plus recommencer. La peur fait alors place à l'espoir. En effet, le couple peut recommencer à faire de nouveaux projets et la femme retrouve son conjoint tel qu'elle l'a connu au début de leur relation.
Les périodes de lune de miel sont de plus en plus courtes avec le temps, ce cycle recommence de plus en plus fréquemment, jusqu'à ce que la phase de lune de miel disparaisse entièrement pour ne laisser place qu'à des phases de violences.
(source : SOS violences conjugales)
Pour en parler :
http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/