Auteur Sujet: Gendarmes ... avec une formation en psycho ?  (Lu 8798 fois)

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Hors ligne lilizen

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Gendarmes ... avec une formation en psycho ?
« le: 05 juin 2009, 12:41:08 »
Bonjour à tous !
Voilà, je vous explique vite fait ma situation :
je sors d'une année de fac de psycho (dans l'optique de travailler en Gendarmerie pour les interrogatoires de victimes a la base, maintenant ce serait plutôt sur le terrain), très démotivée pour continuer, mais on m'a fait comprendre qu' une année de plus me permettrait de faire l'école de sous-off', ce qui serait largement mieux.
Qu'en pensez vous?

Ensuite, pour l'affectation, comment cela se passe?
C'est en fonction des résultats que l'on choisit, ou peut-on travailler dans sa ville (Annecy 74 pour moi!)
Et si quelqu'un travaille dans ce coin, serait-il possible d'avoir une conversation concernant les missions en Haute Savoie?
J'ai effectué mon stage de 3ème à la Gendarmerie d'Annecy, mais depuis il y a du y avoir des changements!

Hors ligne Jeano 11

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Re : Gendarmes ... avec une formation en psycho ?
« Réponse #1 le: 05 juin 2009, 17:53:30 »
Bonjour Lili,
je sais que la gendarmerie recherche des référents psycho dans les régions mais pas comme Gendarme - uniquement des professionnel Psychologue clinicien, ayant une expérience d'au moins 5 ans dans la prise en charge individuelle et collective (groupe de parole, debriefing, entretien d'aide et d'orientation, …)  pour soutien psycho des personnels militaires confrontés à une forte charge psychologique  :-X

Les psychologues cliniciens seront recrutés en tant que personnels civils contractuels du Ministère de la Défense, au titre de l'article 4 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée.
Il leur sera proposé une rémunération mensuelle nette minimum de 2070 € pour Paris et 2027 € pour la province (indice majoré de 480 correspondant à un niveau Bac +5 et plus de deux ans d'expérience).
En terme de perspectives de carrière, le contractuel sera recruté sur la base d'un premier contrat d'une durée de 2 ans puis d'un second d'une durée de 4 ans. Au terme de ces deux contrats à durée déterminée, le renouvellement de contrat est effectué sur la base d'un contrat à durée indéterminée.


Je ne comprend pas le stage que tu as fait mais pour être enquêteur, en Gendarmerie ou en Police il faut d'abord être gendarme ou policier et passer par une école de formation pour devenir gardien ou de sous-officier.

Tous les enquêteurs ont une formation judiciaire et sont APJ bien que des rudiments de formation en psycho serait parfois utiles !!!

Hors ligne Jeano 11

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Re : Gendarmes ... avec une formation en psycho ?
« Réponse #2 le: 06 avril 2013, 13:40:46 »
Les blessures dont souffrent policiers et gendarmes ne sont pas que physiques.  :'(
Elles sont aussi psychologiques et des mesures sont prises pour les aider à surmonter des scènes pénibles ou des situations difficiles.

Face aux risques inhérents à des missions chaque jour plus complexes et ­périlleuses, le ministère de l'Intérieur cargue les voiles. Pour panser les traumatismes et les bleus à l'âme dans la police, un Service de soutien psychologique opérationnel (SSPO) a été mis en place en 1996. Une soixantaine de cliniciens y animent une permanence reliée à un numéro vert fonctionnant sept jours sur sept, 24 heures sur 24.

«Ces experts n'y traitent pas que de bobologie mais de réelles pathologies présentées par des fonctionnaires qu'il ne faut pas laisser seuls», prévient Pascal Garibian, porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN).
«Mal-être du policier»

En toute confidentialité, ces psychologues animent des groupes de parole dans les services confrontés à des scènes de crime particulièrement pénibles ou des épisodes sordides ou déstabilisants. «Le SSPO traite le mal-être du policier, mais aussi, plus largement, celui de son entourage familial», précise Pascal Garibian.

Cette démarche est impérieuse dans une profession en proie au burn out, où le taux de suicide est de 36 % supérieur à la moyenne nationale.
Des praticiens établissent le profil des candidats et identifient les failles éventuelles pour obtenir des recrues stables émotionnellement.» En théorie, le suivi se fait tout au long de la carrière où les policiers peuvent désormais bénéficier de stages de «gestion du stress» en cas d'attaques ou de guets-apens.

Les gendarmes, de leur côté, ont fait monter en puissance un véritable réseau de soutien depuis 1990. Recrutant des psychologues civils au grade d'officier, la section Psychologie soutien intervention (PSI) déploie ses antennes dans chaque région pour soigner les militaires en difficulté.

«Les cauchemars, angoisses, réactions anormales ou les difficultés à se concentrer font systématiquement l'objet d'une thérapie, précise le colonel Pages Xatart Pares, sous-directeur accompagnement du personnel. Les prises en charge s'inscrivent sur le long terme, sachant que les blessures psychologiques reviennent parfois plus de six mois après les faits.»

En cas de tragédie, comme celle qui a coûté la vie d'un major à Nice, des renforts en blouse blanche sont dépêchés sur place pour aider les collègues, mais aussi les proches endeuillés.
En outre, quand un gendarme blessé est hospitalisé loin de son foyer, sa famille est hébergée à proximité le temps de la convalescence pour une durée de 21 jours renouvelable. La gendarmerie finance aussi des aides ménagères pour garder les enfants ou fournir des équipements adaptés dans les domiciles où vivent des militaires ayant subi un handicap.

Source http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/23/01016-20121023ARTFIG00634-des-psychologues-pour-les-forces-de-l-ordre.php