Auteur Sujet: La brigade numérique en 5 questions !  (Lu 1151 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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La brigade numérique en 5 questions !
« le: 01 mars 2018, 11:30:12 »
Besoin de contacter la gendarmerie ?
De réponses concernant certaines démarches administratives ou judiciaires spécifiques ?
D’une information sur le recrutement ?
Depuis le 27 février 2018, la brigade numérique est là pour vous répondre ! Implantée à Rennes, mais compétente pour recevoir les sollicitations de toute la France, son rôle est de favoriser, via le numérique, le contact avec la population. Le capitaine Patrice G....., commandant la brigade numérique, nous détaille ce nouveau service de proximité.

Quel est l'objectif de la brigade numérique ?

C’est avant tout une nouvelle offre de services, en réponse aux besoins et aux attentes des usagers, dont les comportements ont changé dans une société où l'hyper connectivité a bouleversé les usages et les réflexes (rendez-vous, relations entre individus, achats en ligne...).

La gendarmerie a donc entrepris sa transformation numérique afin de moderniser sa relation avec les usagers, leur rendre un meilleur service et leur permettre d’accéder à la sécurité en ligne.
La gendarmerie poursuit sa transformation numérique

Objectifs : faire face aux nouvelles menaces liées au numérique et offrir aux citoyens une nouvelle forme de proximité, tout en accroissant ses capac..
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C'est ainsi qu'elle a amorcé le contact rénové avec les usagers en déployant Neogend pour les unités, dispositif enrichi par la création de la brigade numérique, s’inscrivant pleinement dans la police de sécurité au quotidien.

Quelle est son ambition ?

La brigade numérique est une démarche innovante, dont l’objectif est de proposer aux usagers un contact simplifié, enrichi et rénové avec la gendarmerie nationale, en tout lieu et en tout temps, pour répondre à leurs interrogations.

Partant du constat que de plus en plus d'usagers n'ont plus le temps de se rendre dans les unités territoriales, l'ambition de la brigade numérique est de fluidifier la relation entre les usagers et les gendarmes, à partir d'objets connectés tels que des smartphones, tablettes et ordinateurs devenus d'usage courant.

En intégrant les nouvelles technologies, la gendarmerie adapte ses modes d’action pour repenser sa façon d’interagir avec la population. Les gendarmes de la brigade numérique complètent et démultiplient ainsi les capacités d’accueil des unités territoriales.

Brigade numérique : interagir autrement

La brigade numérique a pour objectif de favoriser, via le numérique, le contact avec la population en facilitant son accueil et l’exécution de certai..
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Comment fonctionne-t-elle ?

Elle fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sans traiter les urgences qui restent de la compétence des plateformes des services idoines (17, 18, 15 et 112). Le citoyen peut ainsi, depuis l’interface de son choix (smartphone, tablette, ordinateur…), contacter en permanence la gendarmerie. Plusieurs canaux lui sont proposés tels les réseaux sociaux.

Un opérateur de la gendarmerie évalue la demande et propose soit une assistance en ligne, soit un rendez-vous avec un gendarme dans le lieu de son choix. En complément, ces mêmes usagers peuvent accéder à un centre d'aide (type FAQ) qui leur permet de rechercher, en autonomie, des réponses à des questions d'ordre général.

Combien de gendarmes sont affectés à la brigade numérique ?

Elle est composée de 20 gendarmes. Les personnels ont été sélectionnés pour leur expérience et leurs qualifications professionnelles (NTECH, correspondant sûreté, correspondant NTECH, référent recrutement…), ainsi que pour leurs compétences linguistiques. La brigade numérique pourra également être renforcée par des réservistes.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Actualites/La-brigade-numerique-en-5-questions

Hors ligne Jeano 11

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Re : La brigade numérique en 5 questions !
« Réponse #1 le: 01 mars 2018, 11:31:31 »
La brigade numérique a pour objectif de favoriser, via le numérique, le contact avec la population en facilitant son accueil et l’exécution de certaines tâches administratives.

Intégrant les nouvelles technologies, la gendarmerie adapte ses modes d’action pour repenser sa façon d'interagir avec la population. Aussi, depuis 2014, l’Institution conduit une véritable réflexion sur sa proximité avec le public. La transformation numérique engagée, illustrée par le projet d'équipements connectés Néogend, y prend toute sa part.

Une offre adaptée aux attentes des citoyens

La création de « brigades de contact » contribue aujourd'hui également à ce rapprochement avec le citoyen. Demain, la mise en place de la « brigade numérique » participera aussi à cette proximité renouvelée. Son ambition : simplifier encore les démarches des usagers en leur proposant un nouvel espace d’échanges. Les gendarmes de la brigade numérique compléteront et démultiplieront ainsi les capacités d’accueil de nos unités territoriales.

Allier nouvelles technologies et contact humain

Hors cas d'urgence, le citoyen pourra, depuis l’interface de son choix (smartphone, tablette, ordinateur, point d’accès numérique), contacter en permanence la gendarmerie. Plusieurs canaux lui seront proposés : tchat, visio, téléphone, SMS, emails, réseaux sociaux. Un opérateur de la gendarmerie évaluera sa demande et lui proposera soit une assistance en ligne, soit un rendez-vous avec un gendarme dans le lieu de son choix.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Dossiers/Projets-d-avenir-pour-la-gendarmerie/Brigade-numerique-interagir-autrement

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Re : La brigade numérique en 5 questions !
« Réponse #2 le: 01 mars 2018, 11:32:52 »
Objectifs : faire face aux nouvelles menaces liées au numérique et offrir aux citoyens une nouvelle forme de proximité, tout en accroissant ses capacités d’action.

Initiée dès 2013 dans le cadre de la feuille de route, afin de simplifier et de moderniser les modes d’action du gendarme pour le recentrer sur son cœur de métier, au contact de la population, la transformation numérique a été érigée au rang de priorité stratégique pour la gendarmerie nationale.

Cette démarche, désormais bien engagée, est un processus global et transverse porté par l’ensemble des directions et des services de la gendarmerie, mais aussi par les personnels eux-mêmes. Un certain nombre de projets ont d’ores et déjà vu le jour, dont le plus emblématique : Néogend.

En nourrissant l’ambition de doter chaque gendarme d’un équipement numérique sécurisé, la gendarmerie souhaite ainsi favoriser l’exécution du service en tout temps et en tout lieu. Plus mobile et plus réactif, le gendarme « devient brigade » et offre à ses concitoyens une nouvelle proximité.
2017, une gendarmerie digitale

2017 sera un tournant décisif. En effet, avec 65 000 équipements (55 000 smartphones et 10 000 tablettes) en dotation au 31 décembre prochain, la gendarmerie comptera plus d’équipements mobiles connectés en circulation que de postes fixes. Une révolution. Mais pas la seule.

Tout l’enjeu de ce défi numérique pour l’Institution est de parvenir à adapter en permanence ses outils aux évolutions technologiques, mais aussi de les développer en fonction des besoins du terrain. La gendarmerie y travaille en interne, en sollicitant les bonnes idées de chacun, mais aussi en externe, en s’associant avec les mondes de la recherche, de l’enseignement et de l’entreprise.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Dossiers/Projets-d-avenir-pour-la-gendarmerie/La-gendarmerie-poursuit-sa-transformation-numerique

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Re : La brigade numérique en 5 questions !
« Réponse #3 le: 03 mars 2018, 10:00:01 »
Une brigade numérique pour contacter la gendarmerie en ligne  :) :)

Publié le 01 mars 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Problèmes de voisinage, victime de cybercriminalité, questions sur le code de la route, conseil contre les cambriolages... Depuis mardi 27 février 2018, vous pouvez dialoguer par chat avec la brigade numérique de la gendarmerie sur tous les sujets de sécurité au quotidien.

Accessible depuis un ordinateur, une tablette ou encore un téléphone, la brigade numérique de la gendarmerie vous répond 24 heures sur 24. Pour cela, il vous suffit de vous rendre sur :
- le site internet de la gendarmerie ; https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/
- le compte Facebook de la gendarmerie ; https://www.facebook.com/gendarmerienationale
- le compte Twitter de la gendarmerie ; https://twitter.com/gendarmerie

Si vous êtes étranger, la brigade numérique peut vous répondre aussi en différentes langues (allemand, anglais, espagnol et italien). Dans tous les cas, une fois en ligne, vous pouvez commencer à discuter par chat en direct avec un gendarme de la brigade numérique.

À noter :
Sur le site web de la gendarmerie, vous pouvez retrouver également 600 questions-réponses portant sur de nombreux sujets (vous êtes victime, vous avez des informations à communiquer, vous voulez en savoir plus sur certaines démarches administratives, les services de proximité, la réglementation en vigueur, le recrutement dans la gendarmerie...).

Attention :
En cas d'urgence, il faut néanmoins toujours appeler le 17 ou le 112 (ou envoyer un SMS au 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes).

Citer
« Il s’agit de faciliter le premier contact avec les forces de l’ordre qui est parfois très difficile à faire pour les victimes », précise Rémy Nollet.
S’ils constatent des faits pouvant constituer une infraction, les gendarmes de la BNum ont en outre reçu une habilitation de police judiciaire nationale, qui leur permet d’établir des procès-verbaux d’investigation et de les transmettre aux parquets compétents.

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/gendarmerie-la-brigade-numerique-se-developpe_2631916.html

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Re : La brigade numérique en 5 questions !
« Réponse #4 le: 20 octobre 2018, 11:23:12 »
Vidéos trash, arnaques : 24 heures avec les gendarmes du numérique  8) 8)
Depuis sa création en février 2018, la brigade numérique de la gendarmerie comptabilise 37 000 interactions avec les internautes. Entre les signalements de vidéos choquantes et les victimes d'arnaques les opérateurs n'arrêtent jamais.

Reportage. 

Ils sont 20 gendarmes pour répondre à la France entière.
Cela parait peu, surtout lorsqu'Internet montre sa plus sombre facette.
Mais la Brigade numérique de la gendarmerie basée à Rennes s'en sort plutôt bien. La dernière preuve remonte au 17 septembre, quand de nombreux internautes ont sollicité les opérateurs pour signaler la vidéo d'un viol diffusée en direct sur les réseaux sociaux. «Ce jour-là, nous avons reçu plusieurs dizaines de messages. L'un d'eux nous a permis de confirmer le lieu du drame, la ville de Toulouse», se rappelle le capitaine Patrice G..., à la tête de ce service ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

De précieuses indications envoyées à la compagnie de gendarmerie de Saint-Michel chargée de l'enquête. Tout au long de l'année, cette plateforme unique en son genre recueille les plaintes et les questions des internautes de tout l'Hexagone. «Ceux qui ne veulent pas se déplacer dans une gendarmerie viennent nous parler par chat sur le web. Cela leur permet de garder l'anonymat. Nous les orientons au mieux vers les services spécialisés», explique le capitaine.

37 000 interactions en 7 mois  ::) ::)

Créée le 27 février 2018, cette unité a rapidement pris ses marques dans ses locaux rennais. C'est d'ici, une salle de 30m² où chacun des six bureaux est équipé de trois écrans d'ordinateurs, que les opérateurs travaillent. «Ça peut soulager les unités, mais nous ne traquons pas les cybercriminels et nous ne sommes pas un service d'urgence», précise le capitaine.

Sur les murs blancs de cet espace flambant neuf, trois écrans géants tournent en boucle. L'un est dédié aux chaînes d'information, tandis qu'un autre rappelle les consignes. Le dernier comptabilise le nombre d'interactions de la journée. Et elles sont nombreuses, 37 000 en sept mois. Ce vendredi, le soleil n'est pas encore couché sur la Bretagne, mais les militaires ont déjà répondu à plus de 200 demandes.

Justement, vers 18 heures un internaute se précipite sur son ordinateur pour signaler un véhicule stationné dans son quartier. «Je crois qu'il est volé. Que dois-je faire», demande la personne. «Ce genre d'interrogations est fréquent. Il nous arrive d'avoir aussi des témoignages plus dramatiques», prévient l'adjudant-chef Ludovic.

Comme lui, les hommes et femmes qui forment cette équipe n'ont pas vraiment le profil du parfait petit geek. Tous ont passé de nombreuses années sur le terrain, avant de se porter volontaire pour ce poste innovant. «Il faut avoir un peu de vécu pour garder son sang-froid dans certaines situations», estime la gendarme Maria, sa collègue.

«Aiguiller nos interlocuteurs»

Elle ne croît pas si bien dire. Quelques minutes plus tard un mineur l'interpelle sur l'outil de chat en direct. «Je pensais que je discutais avec une fille mignonne, elle m'a demandé de lui envoyer des photos de moi nu, et des vidéos. J'ai joué le jeu, mais je me suis fait piéger. Maintenant la personne me demande de l'argent sinon elle divulgue les clichés. Je ne peux pas en parler à mes parents», résume Jérémy* un Marseillais.
Après l'avoir rassuré sur cette arnaque très fréquente la gendarme le renvoie vers la plateforme Pharos (2) et lui propose de déposer plainte à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche, «avec un majeur en qui vous avez confiance», ajoute-elle. «Nous n'intervenons jamais directement.
Notre rôle consiste essentiellement à aiguiller nos interlocuteurs vers les services ou les interlocuteurs spécialisés. Nous répondons toujours très rapidement sur le chat ou les réseaux, avec le plus de pertinence possible», assure l'adjudant-chef Ludovic.

La nuit tombe sur Rennes et comme souvent plusieurs habitués «polluent» les conversations en y racontant leurs aléas. «Cela peut ressembler à SOS amitié de temps en temps», sourit la gendarme Maria. Elle prend malgré tout le temps d'écouter les requêtes, quitte à se faire insulter. «C'est difficile de s'assurer de la véracité des déclarations, de l'identité du requérant, nous devons profiler les gens à distance», souligne le capitaine G.... Parfois ces déclarations mènent à des canulars, mais elles permettent aussi d'éviter des drames. «Un de nos hommes a sauvé la vie d'une suicidaire le mois dernier. Elle nous écrivait alors qu'elle s'apprêtait à sauver d'un pont. En prévenant le COG à temps, la gendarmerie lui a sauvé la vie», conclut-il, fière. D'ici quelques semaines, son service recevra aussi les témoignages des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles, une preuve de plus que la brigade de gendarmerie numérique devient incontournable.

(1) Rendez-vous sur https ://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr pour discuter avec la brigade de gendarmerie numérique ou flashez le QR code présent dans chaque gendarmerie de proximité.

(2) Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements, qui permet de signaler en ligne les contenus et comportements illicites de l'internet. Rendez-vous sur https ://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil!input.action

Rémi Buhagiar https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/20/2892191-videos-trash-arnaques-24-heures-avec-les-gendarmes-du-numerique.html