Auteur Sujet: Peloton de sécurité et de protection de la gendarmerie (PSPG)  (Lu 3484 fois)

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Hors ligne Jeano 11

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Les PSPG au cœur de la chaîne de contre-terrorisme, des gendarmes dédiés à la protection des centrales nucléaire.
Les PSPG sont l’une des composantes du dispositif de sécurité des centrales nucléaires. La création des PSPG a été actée dans le cadre d’une convention entre l’exploitant des centrales nucléaires françaises, EDF et la gendarmerie.
Au total, 760 gendarmes travaillant en coopération avec les équipes d’EDF sont spécifiquement chargés de la protection des centrales au sein des PSPG. Chaque peloton, composé de 37 individus placés sous les ordres d’un officier, est constitué de deux équipes : une équipe d’intervention chargée de la surveillance d’une centrale 24 heures sur 24 (rondes de surveillance) et une équipe de renfort en mesure d’être sur les lieux en moins d’une heure.

La mission de ces gendarmes est de protéger les accès non autorisés des centrales. En plus de la prévention des actes terroristes, ils sont en charge de lutter contre les actes malveillants, comme les intrusions, et contre les tentatives de sabotage ou de vols de matière nucléaire. En cas de nécessité, ils mettent en place un dispositif de bouclage de la zone autour de la centrale. Si besoin, ils sont sepolicier ou gendarmes par le GIGN.

Ces hommes et femmes sont armés. Ils ont été formés aux pratiques d’intervention en milieu à risques par des moniteurs du  GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) et des instructeurs de la Cellule de lutte contre les risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC).

Les membres de l’unité sont formés pour intervenir et progresser dans une centrale en tenant compte de leur équipement spécifique : combinaison, masque à cartouche filtrante pour empêcher de respirer poussières radioactives et agents toxiques…
Pour lutter contre les intrusions non terroristes, les gendarmes sont équipés de « Taser » dont ils peuvent faire usage en cas de nécessité.
Les dispositifs de sécurité sont testés régulièrement : chaque année, plus de 80 exercices anti-intrusions sont réalisés sur les sites d’installations nucléaires.
Quand ils ne sont pas en intervention, les gendarmes entretiennent leur condition physique, perfectionnent leurs connaissances techniques, renseignent le dossier d'objectif de la centrale et renforcent leurs liens avec les différents personnels.
La recherche de renseignement active est également un élément primordial afin de "prévenir et anticiper". Outre les canaux officiels, les gendarmes ont tissé un véritable réseau d'alerte.

Hors ligne Jeano 11

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Re : Peloton de sécurité et de protection de la gendarmerie (PSPG)
« Réponse #1 le: 01 mars 2018, 11:26:24 »
Sept épreuves de sélection pour intégrer un GSPR  :P :-[ :-\

Les 9 et 23 février, à Cattenom en Lorraine, 50 candidats ont passé des tests de sélection pour intégrer un Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG).

Cinquante candidats se sont présentés à ces deux sessions de tests au PSPG de Cattenom pour se confronter aux différentes épreuves de sélection afin d’intégrer l’un des 21 PSPG du territoire national.

À minima, ils doivent valider 5 des 7 épreuves à critères éliminatoires. Les militaires ayant réussi en conservent le bénéfice jusqu'à l'organisation des prochains tests. Dans ce laps de temps, en fonction des besoins, un poste peut leur être proposé.

Objectifs : tester la condition physique des candidats, rechercher leur performance, leurs compétences techniques, leur motivation, mais aussi leur capacité à travailler en milieu confiné et en hauteur.

Épreuve 1 : le parcours chronométré

Par un froid glacial, les militaires se lancent sur un parcours de 4 kilomètres en treillis et en chaussures d'intervention, le long de la Moselle. Impératif : les courir en moins de 20 minutes !

Épreuves 2 -3 – 4 : la force physique

De retour à la caserne, les candidats réalisent des appuis faciaux (pompes), abdominaux et tractions. Si des minimums sont requis (6 tractions, 30 appuis faciaux et 40 abdominaux), il s'agit bien de se dépasser et de tout donner pendant les deux minutes chronométrées.

Épreuve 5 : le confinement

Le test de confinement consiste à passer dans une buse de franchissement de faible diamètre. Un militaire se place de chaque côté de l'étroite buse, pénètre à l'intérieur, croise son camarade en son milieu et ressort du côté opposé. Claustrophobe s'abstenir !
Le test de confinement consiste à passer dans une buse de franchissement de faible diamètre.

Épreuve 6 : l’aisance en hauteur

À l’issue, le test d'aisance en hauteur est réalisé dans la tour d'intervention de la caserne des pompiers de Thionville. Une planche de 25 cm de large et de 3 mètres de long est placée au-dessus du vide, à 20 mètres de haut. Les militaires doivent passer par-dessus le garde-fou de l'escalier, marcher jusqu'au bout de la planche, marquer un arrêt, faire demi-tour puis rejoindre la cage d'escalier. Frissons garantis !
Épreuve 7 : manipulation de trois armes

Les militaires doivent enfin manipuler parfaitement trois armes : le pistolet automatique, le HK et le fusil à pompes. Toute erreur de sécurité est éliminatoire.

S’ensuivent trois épreuves à critères non éliminatoires afin d’apprécier les compétences techniques liées à la pratique de l’intervention professionnelle : maîtrise sans arme de l'adversaire, contrôle d’un véhicule suivi d’une interpellation, maîtrise avec arme de l’adversaire et résolution des incidents de tir.

Enfin, les candidats exposent leurs motivations à l'officier commandant le PSPG lors d'un entretien individuel.

Source https://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Actualites/7-epreuves-de-selection-pour-assurer-la-securite-des-centrales-nucleaires