Auteur Sujet: Randonnées Pyrénéennes et Alpines, la montagne dernière frontière sauvage !  (Lu 50711 fois)

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On y trouve plus de 2 500 lacs, des sources de promenades inépuisables, des animaux sauvages en quantité, une flore exceptionnelle. On y fait du sport extrême ou des activités plus douces. Accessibles à tous, les Pyrénées et les Alpes mais la montagne en général offrent un panel de loisirs quasiment illimité.
Mais ce pays se respecte et se protège. Entre les utilisateurs de ce domaine, les touristes, les professionnels, les habitants bipèdes ou quadrupèdes, la cohabitation n'est pas toujours facile.

Christophe Popelin, naturaliste et guide, insiste sur ce côté sauvage : « Voir les grands prédateurs est révélateur d'un écosystème complet. Concernant l'ours, si la problématique des «pour ou contre» existe bel et bien, j'invite les gens à la dépasser. Les Pyrénées, c'est un super-patrimoine, une montagne qui a moins souffert qu'ailleurs de l'aménagement du territoire et qui conserve des aspects sauvages. Ce qui est un gros atout. Je reçois de plus en plus de demande pour des séjours thématiques sur les traces de l'ours.

Claude Dendaletche, universitaire et écrivain, attiré comme un aimant par ce prestigieux massif comprend cette attraction, la partage et note qu'elle existe depuis très longtemps. L'empreinte de l'homme, il ne faut pas la surestimer dit-il en substance, «il y a beaucoup plus de terres sauvages que de terres aménagées tout le long du massif».

Quelles sont les spécificités de la faune et de la flore dans les Pyrénées ?
On parle des espèces donc que ne trouve que dans le massif. La particularité très étonnante, c'est une zone parmi les plus riches d'Europe, bien plus riche que les Alpes, compte tenu de la petite surface du massif, (450 kilomètres de long et un peu moins de large). Il faut citer deux espèces qui ont disparu, l'ours et le bouquetin, ce qui est une forme d'échec social très important. Pour le bouquetin personne n'en parle. Il faut aussi souligner que des deux côtés de la frontière, il y a la même volonté d'agir pour garder les espèces.

Quelles sont selon vous les zones les plus intéressantes ?
Les zones de karst, le pic d'Annie et la partie navaro-aragonaise. J'ai toujours aimé les parties les plus hautes, le pic d'Anéto, le Monte Perdido, et curieusement elles ont été très peu étudiées.

Quels sont les dangers ?
On a souvent exagéré ou minimisé l'influence de l'homme. Elle est forte autour des stations de ski mais ça représente 10 % de la surface quand on est objectif. Quelques gros projets devaient se faire en Aragon mais ils ne se réaliseront pas faute d'argent.

Comprenez-vous la fascination qu'exerce le massif ?
Bien sûr, je vois des jeunes qui ont inventé des métiers modernes liés aux sports d'aventures. En Catalogne, de plus en plus de jeunes recolonisent de vieux villages. J'avais écrit il y a une trentaine d'années que l'avenir passait par le repeuplement. La frontière sauvage, c'est un vieux mythe qui a toujours attiré. Je viens d'écrire un livre qui raconte la traversée des Pyrénées de Viollet le Duc, il avait 19 ans quand il a effectué Bayonne à Luchon à pied. («Viollet Le Duc, la traversée des Pyrénées», aux éditions Pimientos.)

L'ours a repris sa place mais...  :P
Selon les chiffres de 2013, 25 ours vivent dans les Pyrénées. Un chiffre à quelques unités près explique Sabine Matraire, du réseau Férus : «Il reste 4 ours qui font partie des 8 fondateurs de la réintroduction et ce nombre s'est divisé en deux groupes, il y a deux individus mâles qui vivent isolés entre le Béarn et les Hautes - Pyrénées.» Des ours qui ne connaissent pas de frontières et qui passent donc d'un versant à l'autre. Le sujet reste cependant source de tensions régulières entre éleveurs et défenseurs de l'ours : «Avec le temps, on montre que la cohabitation est possible il y a de moins en moins de zones concernées par la prédation», explique Jean Guichou, directeur de la fédération de chasse d'Ariège . Un nouveau plan ours devrait être mis en place d'ici la fin de l'année. Jean Guichou, souligne : «En 15 ans, on est passé de 0 à 15 ours, ils sont là, vivent leur vie et se développent on ne les gène donc pas.»

Le mythe du lynx invisible  :-\
Christian Riols n'a plus aucun doute. Le vice-président de la LPO Aude (Ligue de protection des oiseaux) collectionne les signes de la présence du lynx boréal dans les Pyrénées. Des deux côtés de la frontière. «Nous avons des indices pour une zone qui va du Béarn jusqu'à la Méditerranée. Mais curieusement pour les services de l' État, cette espèce n'est pas censée exister. Nous sommes comme qui dirait en conflit d'opinion. J'ai donc décidé d'en parler parce que j'en ai ras le bol de l'omerta, je souhaite que la présence du lynx soit reconnue, ça simplifiera les choses. En 2012, on l'a vu dans les Corbières, à 25 km du littoral. On a un signe visuel également en 2013. Sur les seuls départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, nous avons relevé 200 indices en deux ans.»

Pour autant Christian Riols ne veut pas donner une estimation en nombre de la population. «On ne peut pas chiffre, ce serait trop hasardeux. Mais on a des indices qui prouvent qu'il y a des mâles,d es femelles et mêmes des petits, ce qui nous fait penser qu'il y a quand même une population relativement importante.»
Fin observateur de la vie sauvage dans les Pyrénées, il avance deux explications de sa présence avérée : «D'une part la déprise agricole, d'autre part la reforestation. Ces deux éléments ont permis au lynx de se développer d'une manière favorable, au lynx et à ses proies.»
Selon lui, un des points les plus intéressants est l'amplitude des scènes sur lesquelles on a pu récolter des indices. «On a retrouvé des traces à plus de 2000 mètres d'altitude comme dans les garrigues à 300 mètres».

La marmotte vous surveille  :o
La marmotte est une des rares espèces qui avait disparu des Pyrénées, sans qu'il y ait d'ailleurs d'explications précises. Un programme lancé avec succès dans les années 50 a permis sa réintroduction et elle coule depuis des jours heureux sur les pentes des Pyrénées. Heureux sauf quand ses couvées servent de pâture à l'aigle royal… mais ça, c'est le cycle naturel. On peut l'apercevoir mais c'est en général elle qui vous verra en premier lors de vos randonnées. Vous entendrez alors un cri perçant, la sentinelle donne l'alerte et la bande va se cacher. Si vous êtes patients elle ressortira prudemment.

Lacs, rivières et torrents :
Oô, Gaube, Aumar, Issaby, Bethmale. le pyrénéiste Louis Audoubert a recensé dans le massif plus de 2500 lacs. Son dernier livre «Pyrénées, à la découverte des montagnes lacs et canyons» est un formidable guide pour les découvrir. La pêche, la rando, en hiver, en été, à l'est ou à l'ouest… il y a l'embarras du choix.

Les citadelles du vertige  ::)
Montségur, Quéribus, Lapradelles-Puilaurens... les châteaux dit "cathares" font la fierté des Pyrénées audoises et ariégeoises. Ils trônent fièrement sur des éperons rocheux. Symbole de résistance, lieux chargés d'histoire, ils sont aussi de formidables sites pour découvrir un pays autrement, en toucher du doigt ses racines, son esprit et ses spécificités . Et l'effort de l'ascension est toujours récompensé par une émotion intense. Montez à Duilhac-Peyrepertuse par exemple, contemplez et laissez aller votre imagination

Plusieurs loups rôdent dans les massifs de l'est pyrénéen  :-\
Selon le décompte des spécialistes il n'y a plus aucun doute pour la présence des loups dans les Pyrénées Orientales. Des traces de sa présence ont été également relevées en Ariège et dans l'Aude. Mais les chiffres varient d'une dizaine d'individus à plusieurs dizaines. Une présence qui serait avérée depuis une quinzaine d'années. Mais le loup s'aventure désormais en plaine et mardi matin un couple d'éleveur de Ribouisse, un petit village de l'Aude, a eu la désagréable surprise de découvrir sept de leur brebis égorgées par un loup.

De l'autre côté de la frontière, le «cheptel» semble plus important et rien n'empêche selon les spécialistes une éventuelle migration par les Albères. Pas de panique, le loup ne s'attaque jamais aux humains, et évite même de s'en approcher de trop près.
Le loup est une espèce qui voyage beaucoup. Il faut donc s'attendre à le voir un jour ailleurs dans les Pyrénées. Mais les indices relevés dans les Pyrénées Française orientent les recherches vers un loup d'origine italienne. «Cela nous fait douter sur l'aspect naturel de la réintroduction quand on connaît la population des loups espagnols de l'autre côté des Pyrénées», estime le chasseur Jean Guichou.

Randonnées et sports extrêmes  :o  :-\  ;)
Bien sûr, il y a le GR 10 (coté nord), le GR11 (coté sud), le HRP ( Haute Randonnée Pyrénéenne) un Itinéraire de haute montagne, se moquant des frontières, le plus près possible de la crête frontière et visitant les plus beaux massifs des Pyrénées, et le sentier de Piémont. Traces devenues mythique qui relient l'océan atlantique à la mer Méditerranée par les sommets pyrénéens.
Une distance de plus de 800 kilomètres que l'ultra trailer catalan Kilian Journet a bouclé en huit jours de course à pied, mais qui se fait en une quarantaine de jours de marche quand on est normalement entraîné. Des GR qui peuvent se déguster par bribes ou tronçons avec le même plaisir. http://pyrene.free.fr/parcourir/recits/hrp/hrp.htm

Qu'on soit marcheur, vététiste cavalier ou cycliste, les Pyrénées offrent un superbe terrain de randonnée. Et une mine de sensation quasi inépuisable. Été hiver, printemps ou automne, la palette est complète des deux côtés des Pyrénées. Pour les sportifs aguerris ou les débutants, la sensation de plonger dans un monde à part est quasiment identique.

Hydrospeed, canoë, rafting, alpinisme, via ferrata, ski avec toutes ses variantes, en toute saison donc on peut tenter la grande aventure. Adrénaline garantie mais les pratiques plus douces sont également possibles tout le long du Massif.
Une petite randonnée à La Rhune, une nuit au Pic du Midi, une marche dans les Albères ou au lac de Cap de Long ne nécessitent pas forcément un entraînement intensif et apportent leur lot de sensations dépaysantes.

C'est une des caractéristiques majeures des Pyrénées, d'est en ouest, elles offrent un panel d'activités qui restent accessibles à tous, en toute saison et pas forcément en payant. Un luxe rare de nos jours.

L'aigle et les autres rapaces !  8)
Signe qui ne trompe pas sur la bonne santé du massif, toutes les espèces de rapaces ont été conservées sans avoir besoin d'un programme de réintroduction comme ce fut le cas dans les Alpes ou le Massif central.
A tout seigneur tout honneur, on peut observer l'aigle royal mais aussi le gypaète barbu (qui avait pratiquement disparu en France, sauf dans les Pyrénées), les vautours, les milans, le faucon, la buse… ou le très discret Grand tétras. Toutes ces espèces ont profité de certaines mesures d'aide au nourrissage pendant l'hiver, prises dans des secteurs précis pour aider au maintien de l'espèce.

Source La Dépêche du Midi.fr
Deux blog pour info
http://rando-hrp.tumblr.com/
http://gerard.cayez.pagesperso-orange.fr/HRP/Itineraire.htm

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[PRÉVENTION] 10 règles pour randonner en toute sécurité

Les vacances estivales approchent à grands pas et pour ceux qui fuient les plages du Sud et préfèrent prendre de la hauteur en montagne, nous vous proposons aujourd'hui 10 conseils pratiques pour vos randonnées.
Car, pour pratiquer la randonnée en montagne l’été dans les meilleures conditions de sécurité, vos sorties doivent être préparées.

10 règles d'or (source www.prevention-securite-montagne.fr) :

1- Préparez et adaptez votre sortie au niveau le plus faible du groupe
2- Envisagez la possibilité de faire appel à un encadrement professionnel qualifié
3- Renseignez-vous sur le niveau de difficultés de l'itinéraire et sur sa durée
4- Consultez la météo avant votre départ
5- Informez un proche de votre itinéraire et des horaires prévus
6- Pratiquez en groupe, jamais seul
7- N'hésitez pas à faire demi-tour, à renoncer
8- N'oubliez pas que les enfants se fatiguent vite, il marcheront si la rando est ludique mais traineront des pieds si elle est "chiante"  :P
9- Prévoyez un moyen de communication pour alerter les secours (112)
10- Campez uniquement dans les endroits autorisés, respectez la nature et les réglementations locales

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[PRÉVENTION] VTT en montagne, quelques règles de sécurité

Hier, nous nous adressions aux randonneurs. Aujourd'hui, nous vous proposons des conseils pour vos sorties en VTT. Car pour pratiquer ces activités l'été en montagne, dans les meilleures conditions de sécurité, vos sorties doivent également être préparées.

Avant la sortie :
- vérifiez l'état de votre vélo (freins, pneus, serrages et direction)
- informez-vous sur le parcours (dénivelé, difficulté, balisage, etc.)
- préparez une trousse de réparation

Pendant la sortie :
- portez des vêtements adaptés et des équipements de protection
- désignez un serre-file
- donnez des consignes de conduite précises au groupe
- prévenez le groupe des difficultés
- adaptez le rythme au pratiquant le moins expérimenté
- respectez les autres usagers
- pensez à boire régulièrement
- pensez à descendre du VTT du côté montagne

Si vous pratiquez le VTT de descente, pensez à reconnaître les sauts avant votre premier passage et, surtout, roulez avec tout l'équipement de protection : casque intégral, gants, protections rigides.

Et comme toute sortie en montagne, pensez à consulter la météo avant le départ et prévoyez un moyen de communication pour alerter les secours (112).

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Un métier sympa pour les amoureux de la montagne désirant être au service des montagnards  ;)
Devenir gardien de refuge en montagne, pour cela il est désormais conseillé d'obtenir le diplôme universitaire. Le gardien de refuge peut être travailleur indépendant avec délégation de service public ou salarié (d'une association, d'un syndicat de commune...). La formation se déroule en alternance, soit un an à Foix (Ariège), soit un an à Autrans (Isère).
À la fois professionnel de la montagne et hôtelier-restaurateur d’un genre particulier, le gardien de refuge de montagne accueille et restaure randonneurs et alpinistes qui y font étape. Plus globalement, il gère et organise le fonctionnement du refuge.
Depuis onze ans, le centre universitaire de Foix accueille, en alternance avec son homologue d'Autrans dans le Vercors, les candidats à l'obtention du diplôme universitaire de gardien de refuge de montagne. Une formation née en Ariège qui, si elle n'est pas obligatoire, est vivement conseillée…  ;)
D'ici quelques semaines, une nouvelle troupe de diplômés va sortir du centre universitaire Robert-Naudy, à Foix. Il s'agira de la onzième promotion de gardiens de refuge de montagne.
Cette formation, qui aboutit à un diplôme universitaire, a été lancée à Foix suite à un partenariat avec le syndicat national des gardiens de refuge et de gîtes d'étape.
Le but était de professionnaliser au maximum ceux qui ont le projet d'exercer ce métier, rappelle Stéphane Amiel, gardien depuis quinze ans. L'idée est apparue tellement intéressante qu'elle a très rapidement été exportée dans les Alpes, plus précisément à Autrans, dans le Vercors, où la formation se déroule tous les deux ans, en alternance avec l'Ariège.

Pendant treize semaines, avec cours théoriques et sorties sur le terrain, les candidats au diplôme découvrent toutes les facettes du métier de gardien. Leur formation porte sur quatre grandes thématiques : la connaissance du milieu montagnard, la sécurité (nivologie, météo, orientation…), la gestion et la comptabilité, et la communication (marketing, web + informatique, langues étrangères…), détaille Stéphane, référent pédagogique de l'Isthia (1)
 
Citer
Contenu de la formation
UE 1 / Connaissance du milieu montagnard
- Relation avec les professionnels de la montagne et des services météo
- Utilisation des cartes topographiques, surveillance de la zone du refuge, connaissance du terrain (histoire locale, géologie, analyse des risques….)
- Analyser les risques inhérents au milieu
- Gestion environnementale du refuge : développement durable
UE 2 / Promotion et communication
- Communication / marketing / commercialisation
- Langue professionnelle : anglais
- Informatique appliquée
UE 3 / Organisation, comptabilité et outils de gestion et d'exploitation d'un refuge
- Gestion
- Droit appliqué (mission de service public, réglementation des bâtiments recevant du public, droit du travail et droit fiscal lié à l'activité du refuge)
- Technique d'accueil et de restauration
- Stage premiers secours (PSC.1)
UE 4 / Stage en entreprise (refuge)

À ces thématiques s'ajoutent différents modules, tels que la gestion environnementale, les économies d'énergie.
Ensuite, une fois les cours terminés, les prétendants au diplôme sont envoyés en stage : dix jours en condition hivernale et un mois en période estivale. C'est l'occasion de passer du temps avec des gardiens expérimentés qui leur font connaître quelques ficelles du métier.
Enfin, le diplôme est délivré à l'issue d'une présentation d'une note de synthèse (TFE) sur un projet tutoré en lien avec une problématique où le stage a été effectué.

Avoir le diplôme de gardien de refuge n'est pas obligatoire mais, aujourd'hui, c'est vivement conseillé, prévient Stéphane Amiel. La promotion 2015 vient de partir effectuer son stage d'été. Celle de 2016 est déjà en cours de recrutement avec des dossiers de candidatures déjà disponibles auprès du centre universitaire de Foix.

Le refuge est aujourd'hui un élément essentiel du tourisme de montagne, caractérisé par l'essor de la pratique de la randonnée pédestre et du tourisme de nature.
Il est nécessaire de professionnaliser les gardiens de refuge afin qu'ils puissent d'une part exercer une prestation de qualité auprès des touristes et donc répondre à leurs besoins, et d'autre part assurer dans de bonnes conditions et de manière professionnelle leur collaboration à des missions de service public (accueil, surveillance, alerte des secours, collaboration avec les services météo, conseil et renseignement des usagers, offre d'un abri, information des usagers sur le respect de l'environnement) pour ce faire, les objectifs sont de 4 ordres :
- Former les gardiens de refuges à leurs fonctions touristiques et notamment aux techniques de l'accueil et de la restauration,
- Leur apporter les éléments nécessaires en comptabilité, marketing, droit, communication et informatique afin qu'ils puissent gérer de manière efficace les refuges,
- Former des professionnels connaissant les milieux montagnards afin qu'ils puissent collaborer avec les services de secours et de météo et donc délivrer les informations nécessaires aux usagers et aux services concernés,
- Gérer et maintenir la qualité environnementale du refuge et de son site.

Après avoir rempli un dossier de candidature, un entretien de motivation aura lieu face à un jury constitué à part égale de professionnels du secteur (Parcs Nationaux, Club Alpin Français, Syndicat National des gardiens de refuge) et des collectivités territoriales, des intervenants de l'ISTHIA et des organismes de formation partenaires.
Les critères retenus par le jury de recrutement sont :
• L'expérience acquise dans le domaine de la montagne, du tourisme ou de l'accueil
• Les motivations du candidat
• Les connaissances du milieu montagnard.

(1) Institut supérieur du tourisme, hôtellerie et alimentation, école interne de l'université Toulouse Jean-Jaurès ; renseignements sur le site www.isthia.fr. ICI

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SURVEILLANCE MONTAGNE : LES GENDARMES ET l'ONCFS VEILLENT 8)

Le 11 Juillet 2015 de 19h00 à 1h00 du matin, 2 personnels de l'ONCFS ainsi que 4 gendarmes de la Bta de QUÉRIGUT -09- ont procédé à une opération coordonnée dans le cadre du contrôle d'infractions diverses à l'environnement, notamment l'abandon de déchets, la pêche et les feux illégaux.
Deux groupes ont été formés, un groupes sur l'Étang bleu, l'Étang noir et l'Étang de Rabassoles , le second groupe à l'Étang du Laurenti. A cette occasion 13 infractions ont été relevées suite à l'allumage de feux en montagne, hors des emplacement réglementaires prévus à cet effet.
Notons que le nombre d'infractions à l'environnement est en recrudescence cette année par rapport à 2014. A cet effet des patrouilles pédestres en montagne sont prévues plusieurs fois par semaine durant la période estivale afin d’enrayer ces actes.

PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT : SURVEILLANCE TOUT TERRAIN  8)

Les gendarmes du groupement de l'ARIEGE et des personnels de la Guardia Civil  effectuent régulièrement une surveillance commune dans le parc de Cadi-Moixéro.
Ce Parc Naturel s’étend sur plus de 41000 hectares et jouxte les localités de la Seu d’Urgell et Bellver de Cerdagne.
Aucune infraction n'a été relevée, mais plusieurs contacts pris avec des marcheurs et responsable de gîte. Des préconisations et mise en garde ont pu être transmises à l'ensemble des personnes rencontrées afin de préserver la beauté du site.

Un échange très constructif s'est établi entre les militaires français et espagnols. Cette collaboration sera renouvelée très prochainement.

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[PRÉVENTION – CHIENS PATOU]
Particulièrement présents dans les départements de montagne où les moutons paissent, les chiens patou ont pour vocation de protéger le troupeau, notamment contre le loup. Ces gros chiens blancs sont particulièrement avantagés par leur morphologie imposante et leurs aboiements puissants.

Dès que le chien détecte une perturbation aux alentours, il donne l’alerte en aboyant et peut s’interposer entre le troupeau et la perturbation. Si l'intrus persiste, il peut alors se montrer agressif et s'y confronter directement.

QUELQUES RÈGLES DE PRUDENCE

Restez sur les chemins de randonnée tracés et balisés !
Contournez largement l’aire de pâturage ou de repos du troupeau, ne vous en approchez pas et ne la traversez surtout pas afin de ne pas perturber le troupeau,
Tenez votre chien en laisse,
Descendez de vélo avant d’en être à proximité.

QUE FAIRE FACE A UN PATOU ?

Montrez une attitude calme et passive face au chien afin de le rassurer :
il cherchera dans un premier temps à vous identifier. Il est alors important de ne pas faire de gestes brusques, de ne pas crier, de ne pas agiter vos bras, de ne pas le menacer avec vos bâtons.
Si le chien tente de vous intimider, c'est qu'il vous considère comme une menace. Dans ce cas, éloignez-vous lentement et calmement du troupeau.
Si le chien vous suit, ignorez-le, Il cherchera seulement à s'assurer que vous partez assez loin du troupeau.

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[ACCIDENTS DE MONTAGNE]

«Avec trois accidents en moins d’une semaine (deux personnes tuées et une autre blessée grave), les conditions en montagne sont en ce moment très délicates. »
Les gendarmes des pelotons de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Pierrefitte-Nestalas (65) et de Bagnères de Luchon (31) souhaitent vous rappeler quelques consignes de prudence concernant la pratique des activités de montagne et plus particulièrement du ski de randonnée.

Les conditions climatiques du moment sont des conditions printanières avec une qualité de neige très dure le matin, à cause d'un regel encore bien marqué chaque nuit.
L’équipement doit donc être adapté à ces conditions climatiques.  8)  :P
Il est notamment très fortement conseillé de se munir de couteaux à neige, de crampons et d’un piolet, en plus du fond de sac classique.
Il faut ensuite savoir s'arrêter et prendre le temps nécessaire pour s'équiper avec le bon matériel avant d'aborder les parties critiques du parcours.
L’ensemble de ces précautions vous permettra de réaliser vos sorties dans de meilleures conditions de sécurité.
Les prévisions météo sont très bonnes pour les jours à venir, soyez prudents. Nous restons disponibles pour vous informer sur les conditions montagne.
Bonne randonnée.

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Itinéraires, dénivelés, matériel... Pourquoi vous faites fausse route en vous fiant à l'IA pour préparer votre randonnée  ::) :P :-[ :-\

 Le parc national des Cévennes alerte, exemple à l'appui, des dangers encourus par les randonneurs qui planifient leur itinéraire à l'aide de ChatGPT, une pratique de plus en plus courante, non sans risque.

De l'importance de garder un pied dans la réalité. La belle saison est de retour et, avec elle, les activités de plein air, comme la randonnée pratiquée par près de 30 millions de Français(Nouvelle fenêtre). Entre applications dédiées et sites spécialisés, la panoplie d'outils à disposition du randonneur s'est enrichie, ces dernières années, de l'intelligence artificielle. Il est de plus en plus courant de demander, à ChatGPT par exemple, de l'aide pour à peu près tout, alors pourquoi pas pour un itinéraire en pleine nature ? "Ce n'est pas une bonne idée", alerte le parc national des Cévennes qui a publié un long post sur Facebook, le 2 avril 2026.

Parc national des Cévennes
🤖🥾 Pourquoi ce n’est pas une bonne idée de demander à ChatGPT de préparer votre randonnée dans le Parc !
Sur le papier, tout est parfait : un itinéraire “idéal”, une boucle “optimisée”, une immersion garantie.
Dans la réalité… c’est parfois beaucoup moins fiable 😬


Le parc national des Cévennes alerte, exemple à l'appui, des dangers encourus par les randonneurs qui planifient leur itinéraire à l'aide de ChatGPT, une pratique de plus en plus courante, non sans risque.

De l'importance de garder un pied dans la réalité. La belle saison est de retour et, avec elle, les activités de plein air, comme la randonnée pratiquée par près de 30 millions de Français(Nouvelle fenêtre). Entre applications dédiées et sites spécialisés, la panoplie d'outils à disposition du randonneur s'est enrichie, ces dernières années, de l'intelligence artificielle. Il est de plus en plus courant de demander, à ChatGPT par exemple, de l'aide pour à peu près tout, alors pourquoi pas pour un itinéraire en pleine nature ? "Ce n'est pas une bonne idée", alerte le parc national des Cévennes qui a publié un long post sur Facebook, le 2 avril 2026.

Itinéraires fantaisistes, temps de marche sous-évalués, sentiers inexistants... Les exemples de randonneurs s'étant fait mal conseillés par une intelligence artificielle sont de plus en plus fréquents. Or, cette approche virtuelle s'accompagne de risques bien réels, soulignent les professionnels du secteur.
"Totalement irréaliste"

Au printemps dernier, un père et son fils se présentent à la Maison du tourisme et du parc national des Cévennes de Florac, en Lozère, avec un itinéraire proposé par ChatGPT : 82 km en deux jours avec une nuit en hamac à plus de 800 mètres d'altitude. "C'est totalement irréaliste, même pour des randonneurs confirmés qui vont vite, affirme Florence Boissier, chargée de mission accueil au sein du parc. Et avec une nuit en bivouac, quelque part sur le Causse Méjean, sur un secteur où le bivouac n'est pas autorisé par la réglementation du parc. Ça ne prenait pas en compte la météo des deux jours pour dormir à la belle étoile, à cette période de l'année. En plus de ça, l'itinéraire n'empruntait pas toujours des chemins balisés autorisés..."

    "Cet itinéraire n'était pas du tout réaliste, ni en termes de distance, ni en termes de temps, ni en terme d'hébergement..."
    Florence Boissier, chargée de mission accueil au Parc national des Cévennes à franceinfo

Le parc national des Cévennes décide de rendre publique cette mésaventure pour alerter sur les risques encourus. "S'ils s'étaient lancés sur cet itinéraire-là, ça aurait pu être vraiment très compliqué à gérer, à la fois physiquement et en termes de sécurité, assure la chargée de mission. Heureusement, nos agents d'accueil ont tout de suite retravaillé l'itinéraire avec les personnes et leur ont donné les conseils plus pertinents pour effectivement faire une randonnée sur deux jours, mais avec une distance tout à fait faisable et ils ont aussi réservé pour eux dans un camping sur un secteur autorisé."

"En montagne, on ne raisonne pas en kilomètres mais en dénivelé"

Cet exemple cévenol n'est pas isolé.
Le parc national des Pyrénées aussi a affaire à des randonneurs qui font confiance à l'intelligence artificielle les yeux fermés. Laëtitia Maltese, hôtesse d’accueil à la Maison du parc du val d’Azun, à Arrens-Marsous dans les Hautes-Pyérénées, se souvient de l'attitude très assurée d'un groupe de quarantenaires au printemps dernier, dont l'un s'est adressé à elle, "téléphone vissé à la main" : "Il me montre un itinéraire totalement délirant de 40 km, avec un passage par le Grand Gabizos, une montagne d'ici qui est assez haute. Je lui explique que ce n'est pas le chemin, qu'en montagne on ne raisonne pas en kilomètres mais en dénivelé et qu'ils ne me paraissent pas vraiment équipés. 'Mais si, ma trace l'indique. C'est fiable, c'est ChatGPT !', me répond-il."

L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais le lendemain matin, les quatre randonneurs reviennent exténués, trempés et frigorifiés : ils avaient bivouaqué dans de mauvaises conditions et sous la pluie. "On va suivre vos conseils, on écourte l'itinéraire et finalement on ne passera pas par le grand Gabizos...", reconnaissent-ils auprès de la chargée d'accueil.

    "J'ai été très surprise qu'ils utilisent ChatGPT pour préparer la rando."
    Laëtitia Maltese, hôtesse d’accueil à la Maison du parc national des Pyérénées à franceinfo

"Ils sont complètement hors-sol, relate Laëtitia Maltese, je conçois que des gens ne connaissent pas un milieu mais j'ai trouvé ça assez fort de ne pas faire confiance à des personnes qui vivent là et qui savent comment ça fonctionne." Les personnels des parcs nationaux sont formés pour accueillir et orienter les randonneurs, qu'ils arrivent à identifier "à la manière dont ils arrivent équipés, quelqu'un qui a des claquettes de randonnée aux pieds et qui n'a pas assez d'eau, on ne va pas l'envoyer dans des pierriers à plus de 2 000 mètres d'altitude".
"Ça augmente légèrement tous les ans"

Ce qui met surtout en colère Laëtitia Maltese, du parc national des Pyrénées, c'est que si des randonneurs s'exposent au danger de leur plein gré, ils impliquent avec eux tout le réseau qui est autour, de l'hôte d'accueil aux secouristes, en passant par les gardes du parc et les gardiens de refuge. "Si on dit que c'est risqué ou que ce n'est pas par là, ce n'est pas pour les embêter, c'est vraiment qu'il y a une raison, insiste-t-elle. Là, ça s'est bien passé, mais au pire des personnes vont prendre des risques pour sauver des gens qui ont été complètement imprudents."

"De plus en plus de gens inexpérimentés" : les secouristes en montagne face au "tourisme Instagram"

Le major Xavier Géraud, chef de détachement de la CRS Alpes à Albertville, en Savoie, non loin du parc national de la Vanoise, observe également l'arrivée de nouveaux profils sur les sentiers : "Ça augmente légèrement tous les ans, des personnes inexpérimentées qui s'aventurent un petit peu plus haut, un petit peu plus loin, avec du matériel pas adapté et qui se perdent facilement." Quand ces personnes doivent être secourues, "on les met en garde sur l'utilisation des outils non maîtrisés, le fait d'aller dans des endroits où il faut une certaine expérience."

Pour le secouriste, "il faut faire attention à tout ce qui facilite le travail de préparation pour aller en montagne, et qui le rend, sur le papier, beaucoup plus accessible. Il faut malgré tout beaucoup d'expérience pour s'aventurer sur des itinéraires en montagne et encore plus en haute montagne, en ski de rando, en alpinisme, en escalade." Il rappelle la règle à respecter : "S'entourer de professionnels compétents ou être aguerri, avec un matériel adapté, dont on sait se servir."
"Poser les questions que l'IA ne va pas poser"

"L'objectif est de mieux renseigner les visiteurs", assure chacun des trois parcs, des Cévennes, des Pyrénées et de la Vanoise, conscients que la démocratisation de la randonnée doit s'accompagner de pédagogie. Ils partagent les mêmes recommandations : toujours vérifier son parcours avec les personnes sur place, les offices du tourisme, les maisons du parc, les gardes ou se renseigner sur les sites internet officiels. Même si l'intelligence artificielle, et les réseaux sociaux, peuvent être une source d’inspiration, "c’est bien de croiser les infos", souligne Laëtitia Maltese qui incite "les gens à venir nous voir, à nous appeler".

"Les professionnels de l'accompagnement vont aussi poser les bonnes questions, précise Florence Boissier du parc national des Cévennes, que l'IA ne va pas nécessairement poser, sur les attentes, le matériel, les provisions, le niveau de départ, les habitudes de randonner." Cela vaut en amont, mais aussi pendant une randonnée, notamment de plusieurs jours, pour laquelle les gardiens de refuge, au plus près du terrain, sont les mieux à même de renseigner. "Dans ces milieux sauvages et instables, c'est bien d'être prudent, de faire preuve d'humilité, de savoir où on met les pieds et d'être responsable par rapport à ça, tout simplement", conclut Laëtitia Maltese.

Source https://www.franceinfo.fr/decouverte/temoignages-itineraires-deniveles-materiel-pourquoi-vous-faites-fausse-route-en-en-vous-fiant-a-l-ia-pour-preparer-votre-randonnee_7923731.html

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"De plus en plus de gens inexpérimentés" : les secouristes en montagne face au "tourisme Instagram"  :o ??? ::)

 Attirés par des images alléchantes publiées sur les réseaux sociaux, des promeneurs s'aventurent en montagne sans précaution et vont jusqu'à se mettre en danger.

La montagne a toujours la cote, pour le bonheur des uns et le malheur des autres. Avec les fortes chaleurs, les promeneurs sont nombreux à aller chercher l'air frais dans les massifs. En Isère par exemple, du côté de Grenoble, avec un mercure qui frise les 40°C, il y a du monde aux abords des lacs. Les flâneurs sont parfois guidés par les photos et vidéos alléchantes publiées sur les réseaux sociaux, quitte à se mettre en danger et à solliciter, ensuite, les secouristes. En effet, ces randonneurs amateurs n’ont pas toujours les bons réflexes en matière de sécurité, comme franceinfo l'a vérifié dans le massif des Écrins, près de la commune de Vénosc.

La cascade de la Muzelle apparaît sur des milliers de photos sur Instagram. Une "petite randonnée", sur le papier, idéale pour Michel et Chantal, retraités grenoblois. "On n'est pas des randonneurs, ni des férus de randonnée, donc, nous, on fait de la balade, on prend les itinéraires balisés et ça s'arrête là", expose Michel. Deux bons élèves bien renseignés, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

"Il y avait une dame avec sa fille qui étaient là, reprend le retraité, je lui ai expliqué qu'il fallait déjà 50 minutes pour aller jusqu'au point de départ de la randonnée du lac de Lauvitel et qu'après, il fallait 1 heure 30. Elle ne s'attendait pas à ça, elle pensait que c'était à côté, qu'elle descendait de la télécabine et qu'elle commençait l'ascension."

Pour arriver à la cascade, le chemin grimpe effectivement un peu. Quatre jeunes venus de Paris font une pause sur les rochers, pour eux cela a l'air plus dur que prévu, "totalement", acquiescent-ils. Pourtant, l'un d'eux, Juliano, a bien regardé le parcours avant de venir. "Je suis allé sur le site des Deux-Alpes, tout simplement. J'ai cherché le plan de toutes les randonnées et on a cherché ce qui nous intéressait, en l'occurrence la cascade, et maintenant, on suit le plan", explique-t-il.

Mais ils n'ont peut-être pas fait attention à la difficulté du parcours. "J'avoue qu'on n'a pas réellement regardé, confesse le jeune homme. On y est allés au feeling et si on voit que c'est trop compliqué, on rebrousse chemin. Mais pour l'instant, ça s'est bien déroulé jusque-là." "Quand on est redescendus, on a eu chaud deux-trois fois quand même, nuance l'un de ses compagnons. Du coup, c'est pas mal qu'on soit plusieurs, plutôt que tout seul ou juste deux."

Sur le chemin, beaucoup utilisent des applications pour se repérer. C'est déjà bien, mais pas infaillible. Corentin, originaire de Lyon, en a fait les frais : "Moi, ça m'est déjà arrivé par le passé d'utiliser l'application Visorando et, parfois, le GPS ne m'emmenait pas tout à fait vers la bonne direction. Je commençais à bifurquer, même proche d'un ravin, on s'est arrêté juste à temps." Il termine l'ascension avec sa compagne Agustina. Une fois devant la cascade, impossible de ne pas prendre la photo. "C'est très très beau, dit-elle. Ça vaut l'effort que nous faisons, c'est un peu la récompense." Une image qui donnera peut-être envie à d'autres promeneurs de tenter la même randonnée.
Les secouristes de montagne agacés par ce tourisme

Les bureaux de la CRS Alpes, à Grenoble, sont en ébullition. Jérémie Pesenti, gardien de la paix, présente la salle d'alerte : "C'est là où on prend toutes nos alertes, où le téléphone sonne. On traite plus ou moins une dizaine d'alertes par jour". Cela correspond à 40, voire 50 interventions par semaine concernant les randonneurs habituels, mais aussi un nouveau public. "On rencontre peut-être de plus en plus de gens qui sont inexpérimentés, explique le policier.

    "Il y a pas mal de gens qui ont vu des photos sur les réseaux sociaux, qui essaient d'aller retrouver ces endroits et qui, du coup, n'ont jamais mis un pied en montagne. Et ils sont vraiment inexpérimentés avec des équipements inadaptés."
    Jérémie Pesenti, gardien de la paix à la CRS Alpes de Grenoble à franceinfo

Il y a aussi ceux qui font trop confiance à leur téléphone. "Il y a pas mal de gens qui partent sur des coups de tête, reprend Jérémie Pesenti, qui ne sont pas organisés et puis qui se fient un peu à ce qu'ils trouvent sur les réseaux sociaux et sur les applications qui proposent des itinéraires, qui sont parfois proposés par d'autres utilisateurs et qui ne sont pas forcément sur des chemins de randonnée. Derrière, ils se retrouvent bloqués parce qu'ils n'ont pas le niveau technique pour aller sur cette randonnée."

Entre deux interventions, les secouristes surveillent les réseaux sociaux et certaines vidéos leur hérissent les poils, comme celle-ci : "Comment notre randonnée s'est transformée en cauchemar sachant qu'on n’était pas du tout équipés et qu'on n'a aucune pratique de randonnée ? Peut-être que la dernière randonnée que j'ai faite date de novembre et encore parce que j'ai pris un téléphérique. On n'était tellement pas habitués, on faisait pause sur pause, sauf que la tombée de la nuit arrivait à grands pas et on a commencé notre randonnée à 14h. Et à la fin, on a su que c'était aussi infesté d'ours."

Le jugement du gardien de la paix est sans appel : "Une randonnée de difficulté cinq étoiles, donc potentiellement trop difficile pour elles, alors qu'elles le disent elles-mêmes, elles sont inexpérimentées. Elles ne sont pas du tout équipées et pas du tout renseignées parce qu'il n'y a pas d'ours, notamment dans Belledonne."
Un public parfois irrespectueux de la montagne

Les promeneurs inconscients attirés par les réseaux sociaux, cela n'arrive pas qu'en été. "On a eu beaucoup de cas cet hiver, rappelle Lionel Chatain, brigadier-chef de la CRS Alpes. Une série de secours de gens qu'on est allés chercher parce qu'ils ont vu des photos magnifiques de couchers de soleil au sommet, ils voulaient faire pareil. Donc, ils arrivaient en train de la région parisienne pour aller faire la même photo. Sauf qu'on est en hiver et qu'ils n'avaient pas du tout percuté finalement qu'en hiver, il n'y a plus de chemins, qui sont recouverts par la neige, que la neige parfois, c'est dur, qu'il faut des crampons, que la nuit tombe très tôt, qu'il peut faire très froid et ils s'éclairent avec le flash du téléphone... Et en fait ça ne marche pas."

Un public qui ne connaît pas la montagne et parfois ne la respecte pas. "Ils font leur bivouac, ils boivent des bières, ils font un feu alors que c'est interdit et puis ils abandonnent même leur matériel sur place. On se retrouve des fois avec plusieurs tentes, des matelas, des duvets, avec les poubelles qui vont avec. Et puis les gens sont repartis. Ils ont abandonné le matériel, ils s'en moquent", se désole le brigadier-chef. C'est pourquoi certains sites sont désormais interdits au bivouac pendant l'été.

Source  https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/reportage-de-plus-en-plus-de-gens-inexperimentes-les-secouristes-en-montagne-face-au-tourisme-instagram_7403932.html

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Les secours en montagne confrontés à la hausse des fausses alertes des appareils connectés   >:( 8)

De nombreux nouveaux téléphones sont munis de capteurs permettant d'alerter les centres de secours en cas de chute ou d'accident, même sans réseau. Ces dernières semaines, la gendarmerie note une hausse des fausses alertes avec ces appareils connectés.

Les secours en montagne doivent de plus en plus faire face aux fausses alertes déclenchées par les appareils connectés. "Le coût n'est pas négligeable", souligne Cyril Gomez, secouriste au Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), dimanche 17 août sur ICI Pays de Savoie (ex-France Bleu).(Nouvelle fenêtre)

Plusieurs appareils, comme les montres de la marque Garmin, les derniers téléphones iPhone ou Android, disposent d'un système d'alerte satellite, qui prévient automatiquement un centre de secours s'il n'y a pas de réseau et qu'une chute est détectée par une forte décélération par exemple. Cette fonctionnalité reste très utile en cas d'accident et permet de gagner un temps précieux quand une vie est en jeu, mais elle se met parfois en marche alors qu'aucun danger n'existe.

"Un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol"

Le PGHM de Bourg-Saint-Maurice compte une dizaine de fausses alertes par an, un chiffre en augmentation. Pour les secouristes, c'est déjà beaucoup trop, car cela mobilise inutilement des moyens humains et financiers. Ainsi, lorsque l'appareil connecté s'apprête à alerter les secours alors qu'il n'y a pas de danger, il est important de répondre à la notification pour empêcher l'envoi de l'alerte ou, le cas échéant, d'appeler directement les secours pour leur préciser que tout va bien.

Début août, Cyril Gomez a reçu une alerte GPS automatique près du lac de La Plagne. "D'abord, on tente toujours de joindre la personne par téléphone, parce qu'on reçoit aussi ses coordonnées. Mais souvent, cela ne répond pas, car la personne n'a pas de réseau", explique-t-il à ICI Pays de Savoie. Les touristes étaient étonnés de voir les secouristes venir à leur rencontre. Ils allaient tous bien, la montre connectée d'un randonneur avait détecté une petite chute sans gravité. Mais un hélicoptère a été mobilisé pour cette intervention. "Ce n'est pas gratuit, ce sont les impôts. Pour donner un ordre de grandeur, un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol", précise Cyril Gomez. Et cet hélicoptère ne pourra pas être immédiatement mobilisé pour une vraie urgence

Source https://www.franceinfo.fr/societe/les-secours-en-montagne-confrontes-a-la-hausse-des-fausses-alertes-des-appareils-connectes_7439764.html