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Gendarmerie Nationale / Le secours en montagne au cœur des missions de la gendarmerie
« Dernier message par Jeano 11 le 23 septembre 2024, 13:43:07 »
Les militaires du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Chamonix-Mont-Blanc sont engagés quotidiennement sur des missions de secours, notamment sur les voies d’accès au « toit de l’Europe ».

Le 5 août 2024, c’est une chute de séracs sur les pentes du mont Blanc du Tacul qui a emporté plusieurs cordées, faisant une victime française. Deux alpinistes allemands ont également rejoint la liste des portés disparus, qui comprenait déjà une centaine de noms, rien que dans le massif du Mont-Blanc.

Un peu plus de deux semaines plus tard, le 21 août, ce sont deux frères de nationalité espagnole, âgés de 26 et 27 ans, qui sont morts après une chute de plusieurs centaines de mètres, leur cordée ayant dévissé à 4 200 mètres d'altitude, depuis le sommet du mont Blanc du Tacul.

Le lendemain, jeudi 22 août, alors qu’il descendait du sommet par la voie normale, c’est un alpiniste de 67 ans, de nationalité française, qui est mort en chutant de l’arête des Bosses, un des passages techniques de l’ascension. Héliportés sur zone, les gendarmes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc ont rapidement identifié une crevasse comme étant le lieu probable de l'accident. Ils ont découvert deux hommes, coincés à 7 mètres de profondeur. Ils n'ont pu que constater le décès d'un des deux alpinistes. Le second, un Français également, âgé de 62 ans, a été transporté à l’hôpital en état d'hypothermie et souffrant d'un traumatisme crânien.

Une série noire ? Un été meurtrier ? Pas vraiment pour les militaires du PGHM, habitués à côtoyer la mort. La montagne fascine, la montagne attire, la montagne tue.

On sait qu’à cette heure-là, à cet endroit-là, il y a du monde

Techniquement, la plupart des alpinistes le diront, l’ascension du mont Blanc ne présente pas de difficultés particulières. Mais c’est bien sûr sa fréquentation, sur la voie normale, mais aussi sur celle des trois monts, qui en fait un lieu de forte accidentologie. « Il n’y a évidemment aucun autre endroit où l’on trouve autant de monde au-dessus de 4 000 mètres, aucun autre endroit avec autant de cordées simultanées, confirme le chef d’escadron Étienne Rolland, commandant du PGHM de Chamonix-Mont-Blanc depuis juillet 2024. Des chutes de séracs, il y en a régulièrement, on les entend. Mais le plus souvent, il n’y a personne dessous. On va simplement faire une levée de doutes, appeler les refuges pour s’assurer que personne ne se trouvait dans cette zone à ce moment-là. Mais si c’est sur le mont Blanc, c’est totalement différent. On sait qu’à cette heure-là, à cet endroit-là, il y a du monde, et qu’il va sans doute y avoir des morts. »

Passage obligé pour tout alpiniste qui veut tutoyer les sommets - même s’il vaut mieux leur montrer du respect en les vouvoyant -, le mont Blanc impose donc, par sa présence dans le massif, une organisation particulière. En Haute-Savoie, le secours se déroule avec deux ou trois hélicoptères, une semaine sur deux : soit deux hélicoptères de la Sécurité civile et un hélicoptère de la gendarmerie nationale ; soit un hélicoptère de chaque entité. Le CEN Rolland complète : « Lorsque nous disposons de deux appareils, celui de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) prend en charge les secours sur le massif du Mont-Blanc, depuis la D.Z. (Dropping Zone, NDLR) des Bois, et celui de la Sécurité civile couvre le reste du département, depuis l’aéroport d’Annecy. Lorsque nous disposons de trois hélicoptères, ceux de la Sécurité civile couvrent le massif du Mont-Blanc, depuis la D.Z., ainsi que la partie ouest du département, depuis Annecy, et celui de la SAG la partie est du département, depuis la D.Z. »

Deux minutes chrono
À un peu plus de trois kilomètres du PGHM, à l’abri des regards, derrière le camping de la Mer de glace, se trouve donc la D.Z. des Bois. En cette fin de mois d’août, sous un soleil de plomb, le Choucas de la gendarmerie et le Dragon de la Sécurité civile enchaînent les secours, en fonction du secteur d’intervention. Parfois sans gravité, comme cette simple entorse, parfois un peu plus sérieux, comme cette chute de VTT du côté de Tignes, avec un traumatisme crânien à la clé. Quel que soit l’appareil engagé, ils sont cinq à bord : pilote, mécanicien, médecin et soit deux militaires du PGHM, soit un gendarme et un sapeur-pompier.

Les locaux sont partagés entre le SAMU, la Sécurité Civile, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), la Section aérienne de gendarmerie (SAG) et le PGHM. À l’heure du déjeuner, et avant de prendre un temps de repos à l’issue d’une permanence commencée à 3 heures du matin, c’est l’adjudant Johan, secouriste du PGHM, qui fait la visite guidée.

À l’étage, se situe donc la salle de permanence du peloton, où deux équipes composées de deux secouristes, plus un maître de chien, se relaient de 8 heures à 19 heures. « Les appels arrivent soit par radio (dont sont équipés les guides de haute montagne et les gardiens de refuge, NDLR), soit par téléphone, au centre opérationnel situé au centre-ville de Chamonix, où se trouvent trois gendarmes, explique-t-il. Ce sont eux qui trient les appels, priorisent les interventions. Quand l’alerte tombe, si le chef de caravane confirme l’engagement, commence alors une conférence téléphonique à trois, avec le SAMU et le moyen aérien. On localise l’endroit, le pilote et le mécanicien de l’appareil préparent leur plan de vol, calculant la quantité de kérosène à embarquer, le médecin prépare son matériel en fonction du type de secours, et nous faisons pareil de notre côté. Pour les interventions d’urgence, nous pouvons être prêts en deux minutes. »

Au rez-de-chaussée, se trouve donc le SAMU, avec des médecins montagne bénéficiant d’une dérogation du SAMU d’Annecy pour la régulation médicale. « C’est spécifique à Chamonix, souligne Johan. Ce sont des médecins qu’on connaît, qu’on emmène régulièrement en montagne pour les tester, qui tiennent sur des skis. Nous sommes garants de leur sécurité, bien sûr, mais nous avons entièrement confiance en eux, ils connaissent la montagne, ils savent de quoi on parle. Il arrive parfois qu’on dépose les blessés graves ici, avant de les transférer ensuite vers l’hôpital. » Il existe même, depuis peu, une chambre mortuaire, parce qu’il faut malheureusement tout prévoir.

Un Lézard révolutionnaire
Dans la salle où s’équipent les secouristes du PGHM, à côté du SAMU, cohabitent tous les équipements techniques pour faire face à toutes les situations qu’on peut trouver dans le massif : des cordes de différentes longueurs et de différents diamètres ; des brancards treuillables sur lesquels on peut installer une roue en cas de secours terrestre, voire des skis ; des outils électriques pour percer ou tronçonner les blocs de glace ; des coussins de levage destinés à soulever des pierres ou des troncs d’arbres par l’envoi d’air comprimé ; de quoi grimper en sécurité aux arbres, puisque les parapentistes ont une fâcheuse tendance à se retrouver coincés dans les branches ; des pieux à neige pour constituer un point d’ancrage solide ; des Détecteurs de victime d'avalanche (DVA) qui peuvent se placer sous l’hélicoptère pour gagner du temps lors des secours ; du déglaçant pour faire fondre la glace ; des attelles pour immobiliser un membre et des matelas coquilles pour le corps entier…

Certains de ces équipements sont d’ailleurs des innovations du PGHM de Chamonix, connu pour cela, souvent conçues après des missions à l’issue parfois dramatique. « En 2013, un camarade a eu un accident mortel en passant à travers la glace lors de la dépose par l’hélicoptère, rappelle Johan. Les gendarmes du PGHM ont imaginé cette plaque d’aluminium assez légère, l’équivalent de deux paires de ski, afin de se poser sur la surface du glacier le temps de sonder pour vérifier s’il y a une crevasse cachée en dessous. »

Mais l’innovation marquante dans le secours en montagne date de 2015. Son nom ? Le Lézard. Développée en partenariat avec l’entreprise Petzl, cette longe d’hélitreuillage permet de sécuriser les phases de dépose et de reprise en hauteur. En effet, pendant un secours, il existe une phase pendant laquelle le secouriste est relié à la fois à l’hélicoptère et à la paroi. « C’était une situation critique, notamment en cas de turbulences, si l’hélicoptère avait un souci aérologique l’obligeant à quitter sa position stationnaire », relève l’adjudant du PGHM. Grâce à un brin réglable instantanément éjectable - la queue du Lézard -, le secouriste et l’hélicoptère sont désormais en sécurité. « C’est une révolution, la plus grande innovation des dix dernières années », estime Johan, qui s’empresse de faire une démonstration en s’accrochant au plafond.

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/sur-le-terrain/immersion/2024/haute-savoie-le-secours-en-montagne-au-caeur-des-missions-de-la-gendarmerie
Par Antoine Faure
Publié le 06 septembre 2024
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Gendarmerie Nationale / En patrouille avec le PGHM de Chamonix
« Dernier message par Jeano 11 le 23 septembre 2024, 13:24:15 »
Haute-Savoie : en patrouille avec le PGHM de Chamonix sur la voie normale du mont Blanc

Afin de protéger un site exceptionnel devenu victime de sa fréquentation, un Arrêté de protection des habitats naturels (APHN) sur le site du mont Blanc est entré en vigueur en octobre 2020. Aux côtés d’agents municipaux de la ville de Saint-Gervais-les-Bains, les militaires du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc sont chargés de le faire respecter, tout en menant sur les sentiers des missions de surveillance, de contact et de prévention. Reportage en altitude.

Il est un peu plus de 7 heures du matin au départ du téléphérique de Bellevue. Les usagers sont déjà nombreux à s’engouffrer dans la première benne du jour. Cinq minutes plus tard, les voici arrivés sur le plateau, à 1 800 mètres d’altitude. De là, ils récupèrent le Tramway du Mont Blanc (TMB) qui monte jusqu’au Nid d’Aigle pendant l’été, point de départ de l’ascension par la célèbre voie normale.

Parmi les passagers, deux gendarmes : le maréchal des logis-chef (MDC) Samuel, du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc, et le major de réserve Jacques, ancien du PGHM et du Centre national d'instruction de ski et d'alpinisme de la gendarmerie (CNISAG). Ils y retrouvent Philippe, agent municipal de la ville de Saint-Gervais-les-Bains, également ancien militaire en PGHM, à la tête désormais de la brigade blanche, service créé par la mairie pour réguler l’accès au mont Blanc.

Onze missions de trois jours pendant l’été
Flash-back. Avant 2020, le mont Blanc était, selon les points de vue, un espace de liberté absolue ou une zone de non-droit. Le résultat étant le même : il y régnait une forme d’anarchie, avec des ribambelles de tentes installées pour la saison, formant un camping qui ne disait pas son nom, et générant de nombreux déchets. En poussant la porte des refuges, le général De Gaulle aurait sans doute parlé de chienlit. Ceux qui avaient des réservations découvraient en arrivant que tous les lits des dortoirs étaient déjà occupés, et ceux qui voulaient prendre un petit-déjeuner avant d’attaquer l’ascension devaient composer avec les alpinistes… dormant sur les tables ! Des situations qui pouvaient causer quelques tensions. Sans parler des bouquetins, marmottes, choucas et autres lagopèdes, passablement perturbés par cette fréquentation digne du métro aux heures de pointe.

Le point de non-retour était atteint en septembre 2019, quand un ancien membre des Royal commandos anglais eut la riche idée de gravir le sommet avec… un appareil de musculation de 26 kg sur le dos. Épuisé, le dénommé Matthew Disney, qui en raison de son patronyme devait confondre la montagne avec un parc d’attractions, avait fini par abandonner son rameur… à 4 362 mètres d'altitude ! La Grande-Bretagne avait dû s’excuser, et l'association des vétérans britanniques avait proposé d'indemniser la commune de Saint-Gervais-les-Bains pour le rapatriement du matériel en hélicoptère.

Interpellé à ce sujet par l’édile, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé, lors de sa visite officielle à Chamonix-Mont-Blanc et Saint-Gervais-les-Bains, les 12 et 13 février 2020, la création d’un Arrêté de protection des habitats naturels (APHN) sur le site du mont Blanc, qui est entré en vigueur en octobre 2020. C’est cet arrêté que sont chargés de faire respecter les membres de la brigade blanche, seuls ou avec le renfort des gendarmes du PGHM. Ces derniers effectuent en effet, à tour de rôle, pendant la saison estivale, onze missions de trois jours sur la voie normale.

« S’il y a bien un endroit où nous devons être, c’est celui-là, estime le chef d’escadron Étienne Rolland, commandant du PGHM de Chamonix-Mont-Blanc. Notre mission va bien au-delà du cadre de l’APHN, qui consiste essentiellement à vérifier que les ascensionnistes disposent d’une réservation en refuge et qu’ils adoptent un comportement et un équipement respectueux de la réglementation en vigueur. Notre rôle est aussi de faire du contact et de la prévention auprès des pratiquants et des professionnels de la montagne, les guides et les gardiens de refuge. C’est une mission de surveillance générale qui nous permet de recueillir des informations précises sur les conditions du moment et le niveau de fréquentation de la voie normale du mont Blanc. Cela nous permet également d’être sur place en cas d’accident, pour alerter précocement et faciliter l’arrivée de l’équipe de secours médicalisée en cas de besoin. »

Sans réservation ou sans équipement d’alpinisme… Demi-tour !
Depuis l’arrêté, la donne a donc changé. Finis les bivouacs, auparavant autorisés du coucher au lever du soleil. Désormais, pour monter au sommet, il faut une réservation dans l’un des deux refuges, celui du Goûter ou celui de Tête Rousse. Dans le cas contraire, demi-tour ! Demi-tour aussi, pour des raisons évidentes de sécurité, pour ceux qui voudraient s’attaquer au mont Blanc en baskets, sans casque, sans corde, sans piolet, sans baudrier…

Et le refuge Vallot, à plus de 4 300 mètres d’altitude, a aussi pu retrouver sa vocation d’abri de secours pour les alpinistes en détresse. « Avant l’arrêté, les gens dormaient là-bas, et c’était un vrai dépotoir, rappelle le major Jacques, qui connaît la voie normale comme sa poche. Or, Vallot est destiné uniquement à accueillir les alpinistes en difficulté, épuisés ou atteints du mal des montagnes. La cordée peut ainsi se séparer et les récupérer au retour. » Une balise radio de secours est disponible pour appeler la vallée ou être appelé. Le refuge est équipé d’une sirène et d’un flash pour pouvoir le trouver dans le brouillard, et d’une armoire fermée par code avec du matériel de bivouac, des médicaments, de la nourriture, ainsi qu’un caisson pour faire redescendre artificiellement l’altitude, en cas de mal sévère des montagnes.

Le MDC Samuel, le major Jacques et Philippe se sont installés à la cabane de contrôle, à l’entrée du glacier de Tête Rousse. « C’est un passage obligé avant d’accéder aux deux refuges, décrit Samuel. Nous vérifions que les personnes ont bien leur réservation, qu’ils sont dans une cordée de trois maximum, et qu’ils ont tout le matériel d’alpinisme nécessaire, parce qu’après le dernier refuge, il faut des chaussures à crampons, des piolets, de quoi se couvrir en cas d’intempérie… On fait aussi de la prévention en leur transmettant les dernières informations communiquées par les guides sur l’état de la partie supérieure, en neige ou en glace, et les risques de chutes de pierres. Le mont Blanc est un site sensible, avec de nombreux enjeux de sécurité et environnementaux. Sa surveillance fait partie des missions du PGHM, au même titre que le secours en montagne. »

De la cabane, les gendarmes ont ainsi une vue sur le couloir du Goûter, sans grand danger quand il est enneigé, mais très instable quand il est, comme ce jour-là, sec comme un saucisson. Un couple se voit refuser l’accès, la réservation du refuge ayant été faite, par erreur selon eux, pour le lendemain. Ils tentent de négocier, mais les gendarmes se montrent inflexibles et ils doivent redescendre vers le Nid d’Aigle. En montagne aussi, dura lex, sed lex*.

*La loi est dure, mais c'est la loi ".

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/sur-le-terrain/immersion/2024/haute-savoie-en-patrouille-avec-le-pghm-de-chamonix-sur-la-voie-normale-du-mont-blanc
Par Antoine Faure
Publié le 18 septembre 2024
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Cartes et tickets PCS : un système d’arnaques bien rôdé

De nombreuses personnes ont été victimes d’une arnaque aux cartes PCS. On vous explique la méthode des voleurs et comment l’éviter.

Les cartes PCS (Prepaid Cash Service) sont prépayées, rechargeables et permettent de payer en ligne tout comme chez les commerçants. Ressemblant à des cartes de crédit standards, elles ne sont toutefois reliées à aucun compte en banque ni établissement tout en vous donnant l’opportunité d’avoir un RIB. Elles sont disponibles en ligne et chez les buralistes sans avoir à fournir une quelconque preuve d’identité. De là à dire qu’elles favorisent les paiements et les transferts louches… Disons que si elles sont pratiques pour ne pas être traqué par votre banque par exemple, elles sont néanmoins depuis quelques mois les meilleures amies des arnaqueurs.

Cartes PCS : vous allez le payer !
Les arnaques à la carte PCS se manifestent par des biais bien différents, mais avec toujours la même finalité : vous faire payer un objet ou un service contre un coupon PCS. Ces coupons – d’une valeur de 20 € à 250 € – peuvent être achetés chez un buraliste et sont à l’origine destinés à recharger votre carte PCS. Or des malandrins demandent à des tiers de payer via ces coupons. Il suffit de communiquer le code pour se faire détrousser. Car une fois que le code a été utilisé pour recharger la carte du brigand, c’est game over.

À partir de là, les arnaqueurs rivalisent d’imagination pour vous délester. Cela va de votre soi-disant ami coincé à l’étranger sans argent à une annonce de location sur Le Bon Coin en passant par la vente d’un objet sur un marketplace ou un message sur un site de rencontre. Encore mieux, certains vous téléphonent et se font passer pour quelqu’un d’autre, que ce soit une personne de votre entreprise, ou un notaire, voire un employé d’une administration… Tous les moyens sont bons.

Il suffit de faire payer un bon de recharge PCS à la victime et de faire en sorte qu’elle communique le code inscrit dessus. Les malfaiteurs brodent une histoire autour : « Je me suis déjà fait arnaquer en ligne avec une vente, cette manière est sécurisée, c’est Master Card ! Donnez-moi le code que je vérifie s’il est bien valide« .

Aucun moyen de récupérer votre argent !
Selon Jean-Jacques Latour, responsable de l’expertise en cybersécurité pour le site d’assistance officiel aux cybervictimes Cybermalveillance.gouv.fr interrogé par l’UFC-Que Choisir, il s’agit d’une manière de fonctionner « typique de ceux qu’on appelle les « brouteurs » d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigéria) mais elle peut aussi être perpétrée depuis l’Afrique du Nord ou par des francophones établis dans les pays de l’Est, à Chypre, en Israël, etc. ». Une chose est sûre, si on vous demande de payer avec un bon PCS, il y a 99% de chance que ce soit une arnaque au final.

Si vous êtes malheureusement tombé dans les griffes de l’arnaqueur, il n’y a aucun moyen de récupérer votre argent. Vous pouvez tout de même déposer plainte au commissariat qui ouvrira peut-être une enquête pour retrouver les voleurs. Il vous est également possible de signaler la tromperie sur le site Internet-signalement.gouv.fr ou en contactant « Info escroqueries » au 0 805 805 817. Si ça ne fera pas revenir vos précieux euros perdus, cela empêchera peut-être d’autres personnes de devenir victimes à leur tour.

Coupons PCS :
Les précautions à respecter pour éviter les arnaques sont simples : ne jamais payer par coupons PCS avec un inconnu. Seuls des proches peuvent être utilisés dans le cadre de transactions via coupons PCS.

Source : 18 janvier 2023 par Stéphane Hubert
https://android-mt.ouest-france.fr/news/cartes-et-tickets-pcs-un-systeme-darnaques-bien-rode/144305/

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Police et gendarmerie multiplient les alertes aux escroqueries s’appuyant sur les coupons PCS, un moyen de paiement intraçable qui fait la fortune des cyberdétrousseurs. Abus de confiance, escroquerie, chantage… leurs stratagèmes sont multiples.

Voici leurs tactiques et comment les déjouer.

Une retraitée de Brignoles délestée de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une relation virtuelle sur WhatsApp, une chercheuse d’emploi allégée de 1 400 € par un pseudo-employeur pour un travail à domicile, un chaton réservé pour 150 € sur un site d’annonces entre particuliers, mais que l’acheteur ne verra jamais… Le point commun entre toutes ces arnaques ? Les coupons PCS, des tickets de 20 à 250 € que les victimes sont invitées à aller acheter chez un buraliste et qui permettent aux arnaqueurs de créditer des cartes (souvent des dizaines) qu’ils peuvent obtenir et utiliser en tout anonymat, notamment en retirant des espèces dans des distributeurs à l’étranger.

« Le genre d’arnaque qui s’appuie sur ce moyen de paiement est typique de ceux que l’on appelle les “brouteurs” d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigéria), mais elles peuvent aussi être perpétrées depuis l’Afrique du Nord ou par des francophones établis dans les pays de l’Est, à Chypre, en Israël… explique Jean-Jacques Latour, responsable de l’expertise en cybersécurité pour le site d’assistance officiel aux cybervictimes Cybermalveillance.gouv.fr. Elles ne coûtent pas cher à monter et s’opèrent souvent depuis des cybercafés locaux non contrôlés, ce qui renforce le sentiment d’impunité des auteurs. »

Les cartes PCS, émises par la société française CreaCard (qui n’a pas donné suite à notre demande d’interview), ne sont pas les seules à être utilisées par les escrocs. Ces derniers ont aussi recours à Neosurf, Transcash ou aux mandats cash de Western Union, eux aussi intraçables.

Des techniques d’arnaque bien rodées
Les arnaques classiques sont encore celles qui font le plus de victimes. Parmi elles, celle du proche en situation d’urgence. « Vous recevez un courriel de quelqu’un que vous connaissez qui vous dit “Je suis à l’étranger, j’ai un gros problème d’argent” ou “Je suis malade, peux-tu me dépanner en m’envoyant des numéros de coupons ?” » détaille Jean-Jacques Latour. Ce type de message est souvent lié au piratage d’un compte e-mail ou de la messagerie d’un de vos contacts. Le conseil du spécialiste : « Dès lors que la relation est purement virtuelle, n’envoyez pas d’argent tant que vous n’avez pas pu avoir la personne par téléphone, même si elle dit qu’elle n’est pas joignable. »

Autre stratagème, l’arnaque à la location sur les sites entre particuliers. Une fausse annonce est mise en ligne, avec un logement sous le prix du marché. Appâté par la bonne affaire, le candidat « sélectionné » est invité à fournir par courriel un dossier de location avec documents d’identité, fiches de paie, avis d’imposition, plus une caution et le premier mois de loyer à régler… en coupons. « Ces arnaques peuvent vite chiffrer, par exemple 1 000 € soit 4 coupons de 250 € par victime, alerte Jean-Jacques Latour. Et les données personnelles récupérées vont permettre au cybercriminel d’usurper votre identité, par exemple en contractant un crédit à la consommation à votre nom ! »

La ruse se décline aussi avec des biens coûteux (véhicules, appareils électroménager ou high-tech, animaux de compagnie…), toujours proposés à des prix alléchants. « Dès lors que l’on vous réclame un paiement en PCS, il y a 99 % de chances que ce soit une arnaque », prévient Jean-Jacques Latour.

Autre variante, plus pernicieuse : l’arnaque à la romance, où les « brouteurs » utilisent de faux profils sur les réseaux sociaux pour séduire des internautes à la recherche d’une relation. « Ici, quand ils flairent que la victime peut être escroquée de fortes sommes, ils utilisent des comptes bancaires pour réceptionner des virements plutôt que des PCS qui sont limités, certaines cibles allant jusqu’à s’endetter de plusieurs dizaines de milliers d’euros », se désole Jean-Jacques Latour.

Des chantages comme s’il en pleuvait
Les coupons PCS et les solutions de paiement similaires sont aussi omniprésents dans les chantages de toute sorte. Par exemple ? Celui au faux support technique vous laissant croire que votre ordinateur est infecté ou bloqué. Celui à la webcam où l’escroc fait croire qu’il dispose des images compromettantes, filmées avec votre webcam, ou se fait passer pour un officier des forces de l’ordre vous laissant croire que vous êtes accusé de pratiques pédopornographiques. Autre cas, celui du vol de l’accès à vos comptes de réseaux sociaux que l’on vous promet de rétablir contre rançon. « Ici, les sommes demandées sont assez faibles, de l’ordre de quelques dizaines ou centaines d’euros, ce qui enjoint les gens à payer », explique Jean-Jacques Latour.

Dans tous les cas, la méfiance doit être de mise lors de toute proposition trop belle pour être vraie. Le bon réflexe, se renseigner, notamment sur Cybermalveillance.gouv.fr, pour déjouer les pièges et trouver de l’assistance. Tout comme signaler les escroqueries sur le site officiel Internet-signalement.gouv.fr pour alimenter les connaissances des services de police judiciaire. Quant aux victimes, « on leur conseille de déposer plainte, même si elles ne retrouveront pas leur argent, parce que s’il n’y a pas de plainte, il n’y a pas d’enquête et donc les auteurs ne sont jamais arrêtés », conclut Jean-Jacques Latour.

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-paiement-par-coupons-pcs-gare-aux-arnaques-n92378/
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Une personne sur internet vous demande de la payer en coupons PCS ?
Méfiez-vous, il y a de grande chance qu’il s’agisse d’une escroquerie à la carte prépayée PCS.

Voici comment la repérer et s’en prémunir.

Les escroqueries au paiement par coupons PCS se développent et font de plus en plus de victimes en France, si bien que les services de police et gendarmerie multiplient les alertes à la vigilance.

Le procédé est toujours le même. Les escrocs se servent des cartes PCS pour soutirer de l’argent à des internautes. Ces cartes prépayées rechargeables fonctionnent comme une carte de paiement standard, dont le plafond est limité par le montant que l’on crédite par le biais de coupons de recharge. Des tickets d’une valeur de 20 à 250 € achetés en ligne ou chez le buraliste.

Ces cartes permettent de retirer de l’argent ou de payer ses achats en ligne ou chez des commerçants. Sauf qu’à la différence d’une carte bancaire, elles ne sont pas reliées à un compte en banque. N’importe qui peut donc en acheter une sans avoir à fournir la moindre identité. Un avantage dont profitent les aigrefins qui demandent à leurs proies d’acheter des coupons recharges PCS au bureau de tabac et de leur envoyer le code qui se trouve dessus afin de pouvoir créditer leur carte PCS. Le tout anonymement. Evidemment, les personnes qui se laissent duper ne reverront jamais leur argent.

Ce genre d’arnaques est « typique de ceux qu’on appelle les « brouteurs » d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigéria) mais elle peut aussi être perpétrée depuis l’Afrique du Nord ou par des francophones établis dans les pays de l’Est, à Chypre, en Israël, etc. », explique à l’UFC-Que Choisir Jean-Jacques Latour, responsable de l’expertise en cybersécurité pour le site d’assistance officiel aux cybervictimes Cybermalveillance.gouv.fr.

Les cartes PCS sont émises par la société française CreaCard mais elles ne sont pas les seules à être utilisées par les escrocs qui recourent également à Neosurf, Transcash ou aux mandats cash de Western Union, eux aussi intraçables.

Des arnaques diverses
Les escroqueries à la carte prépayée se manifestent sous différentes formes. Il peut s’agir du faux ami qui se trouve à l’étranger et qui réclame par mail de lui envoyer rapidement de l’argent. Ou bien de la fausse annonce de location sur les sites entre particuliers. Les arnaqueurs attirent leurs victimes en proposant un bien à louer en dessous des prix du marché.

Une fois appâtées, ils demandent de fournir par mail un dossier de location avec documents d’identité, fiches de paie, avis d’imposition, une caution et le premier mois de loyer à régler en coupons. Les « brouteurs » agissent aussi sur les applications de discussions (WhatsApp, Instagram, Snapchat, etc.), les sites de rencontres ou encore le Market place de Facebook. Ils se font aussi passer par téléphone ou par mail pour des personnes agissant sous de fausses qualités : employeur, banque, technicien, notaire, administration, etc.

Que faire si on vous demande des coupons de recharge PCS ?
Dans tous les cas, dès lors qu’une personne rencontrée sur internet vous demande de lui verser de l’argent via des coupons de recharge de carte PCS, il faut vous méfier. « Il y a 99 % de chances que ce soit une arnaque », met en garde Jean-Jacques Latour.

Que faire si vous avez été victime de l’arnaque ?
Si vous avez acheté des coupons PCS et envoyé le code unique à l’escroc, déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Même si vous ne pouvez pas récupérer votre argent, une enquête pourra être menée pour tenter de retrouver les auteurs de l’escroquerie. mais n'ayez pas trop d'espoir  :-[

Pensez également à signaler l’arnaque sur le site officiel consacré aux contenus illicites Internet-signalement.gouv.fr ou en contactant « Info escroqueries » au 0 805 805 817. Le numéro est gratuit et joignable du lundi au vendredi, de 9h à 18h30.

Source : https://www.mercipourlinfo.fr/actualites/vie-pratique/escroquerie-gare-aux-demandes-de-paiement-par-coupons-pcs-sur-internet-893039
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Cure d'Huile CBD : 7 choses à savoir (avant d'acheter)
1 - Le CBD est-il légal et sans risque ?
LE CBD EST LEGAL EN FRANCE depuis le 30 Décembre 2021 (arrêté autorisant l'extraction, la fabrication, la commercialisation et la consommation).
CONDUITE ET CBD : Seul le THC présent dans la fleur de chanvre est illégal au volant. Une huile CBD sans THC ne présente aucun risque pour le permis de conduire et n'affecte pas les reflexes cognitifs.
IL EST SANS AUCUN DANGER : L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déclare le 19 décembre 2017 que le cannabidiol (CBD) ne présente par de risque à la consommation humaine. Le rapport précise qu'il n'est pas psychotrope et ne provoque pas d'accoutumance.
A ce jour, 6 millions de français ont déjà consommé du cannabidiol (CBD) ! (selon Grand View Research).

2 - En combien de temps puis-je percevoir des résultats ?
D’après les témoignages des utilisateurs des Huiles CBD du laboratoire Sensilia, les meilleurs résultats semblent apparaitre après quelques heures et jusqu’à quelques jours d’utilisation.

3 - Comment choisir le meilleur produit ?
Voici quelques règles très faciles à respecter et qui vous garantiront une satisfaction totale :

Une huile CBD 0% THC garantie par certificat d'analyse pour la conduite routière
Privilégiez systématiquement les produits développés, fabriqués et analysés en France
Une étiquette claire : Vous devez connaitre la quantité de CBD que vous achetez !
Quantité de CBD libéllée en MILLIGRAMMES et pas uniquement en pourcentage (%).
Origine et traçabilité certifiée
Liste des ingrédients complète et détaillée
Des flacons de 30ml ! Ils vous permettront de réaliser une cure efficace de plusieurs semaines et le prix au milligramme de CBD est bien moins élevé qu'un flacon de 10ml.
Le laboratoire Sensilia a participé à créer ce standard de qualité et de transparence pour les utilisateurs Européens. Choisir une Huile CBD Sensilia, c’est avoir la certitude que TOUS ces critères sont respectés.

4 - Est-facile à utiliser ?
Rien de plus facile ! Une huile CBD sublinguale est une huile facilement transportable et discrète qui s’utilise à tout moment en déposant le contenu de la pipette compte goutte sous la langue. L’utilisateur laisse ensuite agir le produit durant 30 secondes à 1 minutes, puis avale l’huile. Ainsi, le cannabidiol (CBD) est diffusé directement dans le système sanguin via les glandes sublinguales mais il est également métabolisé par le foie, une double action très utile !

Autre avantage, le produit n’est pas périssable. Il faut simplement le conserver à l’abris de la lumière.

5 - Quel est le potentiel du CBD pour le bien-être ?
Le cannabidiol (CBD) fait l’objet de très nombreuses études. Son potentiel est tellement considérable que cette molécule est l’une des plus étudiée au monde, avec plusieurs centaines de publications scientifiques par an émanant des centres de recherche les plus prestigieux et respectés. Les multiples résultats récents très prometteurs dans diverses applications accroissent ainsi sa popularité ainsi que la compréhension de son utilité pour le bien-être en général et pour les cas plus spécifiques.

Le laboratoire Sensilia a réalisé une étude auprès des utilisateurs de ses formules uniques au monde. 92 participants volontaires ont répondu à une enquête menée dans le but de déterminer l’éfficacité des produits lorsqu’ils sont utilisés dans les conditions recommandées par le laboratoire. Vous trouverez les résultats ci-dessous.

RÉSULTATS – HUILE CBD AUTHENTIQUE SENSILIA – 3360MG
Mes douleurs sont moins intenses 87%
Je me sens plus calme et apaisé.e 89%
Mon quotidien est plus facile 91%
Je recommande l'Huile CBD Authentique 92%
RÉSULTATS – HUILE CBD DE NUIT SENSILIA – 3360MG
Je m'endors plus rapidement 84%
Je me reveille plus reposé.e 89%
J'ai moins de réveils nocturnes 89%
Je recommande l'Huile CBD de Nuit 91%
Sondage réalisé par téléphone entre le 01 et le 31 Mars 2024 auprès de 92 utilisateurs du laboratoire Sensilia. Résultats obtenus après un apport quotidien de 78mg à 156mg par jour durant 14 jours au minimum, soit une à deux pipettes par jour de l’Huile CBD Authentique et/ou de l’Huile CBD de Nuit.

6 - Qui sont les utilisateurs ?
Les huiles CBD sont très populaires et utilisées dans toutes les tranches d’âges. Seules les femmes enceintes et allaitantes ne peuvent pas l’utiliser. Elles semblent rencontrer un succès particulièrement frappant les séniors (+55 ans) en soulageant leur quotidien souvent difficile à supporter et en améliorant leur bien-être souvent dégradé.

7 - Combien ça coûte ?
Le laboratoire Sensilia situé à Saint-Jean-D’illac (Gironde, France) propose les produits les plus compétitifs du marché (en moyenne 50% moins cher*), avec le plus haut niveau de certification et de maitrise qualité. Grâce au format 30ML, l’utilisateur peut bénéficier d’une cure étendue et d’un prix très intéressant.

Comment faisons-nous ? Notre laboratoire développe, fabrique, conditionne et distribue ses produits en direct aux utilisateurs sans les couteuses marges des circuits de distributions. Nos clients bénéficient ainsi des produits les plus haut-de-gamme en France, sans payer le prix fort !

*différence moyenne constaté sur une sélection de 48 produits distribués en France – comparaison réalisée au prix par mg de CBD dans le produit

Source https://www.sensilia.com/news-prelp-7-informations-a-connaitre-sur-cbd-graph/?utm_source=outbrain&utm_campaign=OB-FR-DSK-DISC-7INFOS-TAKECBD-BEST&dicbo=v4-baNOY8M-1079685258-0&rtkcid=66a34bdbe13fd600015d5eb7&rtkcmpid=65c9ecf8705da60001baedfb
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TOUT COMPRENDRE - EFFETS, DANGERS... QU'EST-CE QUE LE GHB, SURNOMMÉ LA "DROGUE DU VIOLEUR" ?

En France, le GHB a un usage médical, mais aussi de stupéfiant en raison de ses effets euphorisants. Il est surtout connu comme la "drogue du violeur", utilisée à l'insu d'une personne pour abuser ensuite d'elle.
À Grenoble, une enquête a été ouverte la semaine dernière après le signalement, par la direction de l'École de Management, d'une possible circulation de GHB, surnommé "la drogue du violeur", lors de soirées étudiantes. Un étudiant s'est fait tester et a constaté qu'il avait ingéré, à son insu, cette substance, et d'autres ont signalé des troubles de la mémoire, une conséquence caractéristique de la prise de cette drogue.

Inodore, incolore, le GHB utilisé comme drogue agit rapidement et son effet peut durer plusieurs heures. Utilisé pour des médicaments, il est surtout connu pour son détournement en tant que stupéfiant, alors que son utilisation récréative est illégale en France.

· Qu'est ce que le GHB ?
Le GHB, est une contraction verbale de la molécule gamma-hydroxybutyrate ou Gamma OH, "une molécule anesthésique à usage médical", qui "a une double action: euphorisante, puis sédative", explique le site Drogues.gouv. Ce produit est généralement vendu sous la forme de poudre soluble ou de liquide, et doit être ingéré.

L'Inserm rappelle dans une étude que le GHB a été "synthétisé dans les années 1960" dans un but médical, afin d'obtenir "une substance qui pénètre facilement et rapidement dans le cerveau". Mais il est surtout "connu en raison de sa consommation illicite et des intoxications qu’il peut entraîner", écrit l'Institut, qui note qu'il "est devenu populaire dans les années 1980 auprès des body builders californiens".

Cette molécule est utilisée en France comme traitement: "le médicament GHB existe de façon très très règlementée, injectable ou buvable, mais uniquement prescrite par quelques médecins dans des indications très précises", explique sur BFMTV William Lowenstein, addictologue et président de l'association SOS Addictions.

Ce produit est "utilisé en médecine pour le traitement de la narcolepsie (trouble du sommeil chronique) et comme anesthésiant préopératoire", mais "il connaît depuis une vingtaine d’années une utilisation détournée à des fins non médicales", explique le site du ministère de l'Éducation nationale Jeunes.gouv.

Quand on parle de GHB, on peut aussi en réalité parler de GBL, soit de gamma-butyrolactone. Il s'agit d'un solvant qui se transforme en GHB dans le corps, un "liquide toxique, à vocation industrielle, très acide, qui est utilisé tel quel ou mélangé à d’autres produits chimiques (solvants, décapants, etc...)".

· Quels sont ses effets comme drogue?
Si quand on parle du GHB, c'est le plus souvent pour parler de personnes victimes d'une prise à leur insu, comme c'est le cas dans l'affaire de Grenoble, cette drogue est aussi prise volontairement dans un contexte de fête, pour ses effets euphorisants et de désinhibition.

Comme toute drogue, ses effets varient selon la quantité prise, mais aussi l'état de la personne, et ce qu'elle a pu consommer avant. Ils "se manifestent rapidement (10 à 15 min) et durent entre 1h30 et 2h", relate Drogues.gouv. AIDES (association française de lutte contre le VIH), parle d'effets jusqu'à quatre heures et souligne que le GLB "étant plus acide (c’est un décapant, ne l’oubliez pas!) que le GHB, il faut le diluer deux fois plus que ce dernier", afin d'éviter les surdosages.

Avec le GHB, il y a un "effet d'extrême relaxation physique et psychique, à tel point que cela a été étudié comme traitement possible dans les dépressions. Il y a un effet euphorisant tranquille", décrit William Lowenstein. La personne prenant du GHB "va être dans les vapes mais va garder une possibilité d'action. Ce n'est pas quelqu'un qui est paralysé ou complètement endormi, c'est quelqu'un qui se laisse faire", explique-t-il parlant de "drogue de soumission".
L’usage du GHB peut aussi entraîner "des vertiges, des nausées, des contractions musculaires ou des hallucinations", explique Drogues.gouv. Côté GBL, "l’usage de doses plus fortes provoque sédation et amnésie. Un dosage infinitésimal suffit à obtenir des effets, les risques de surdosage sont par conséquents facilement atteints et peuvent entrainer malaises, coma, dépression respiratoire, décès".

· Quels dangers ?
Comme expliqué ci-dessus, la prise de GHB entraine une forme de perte de conscience, William Lowenstein parle de "zombie passif, détendu, qui va obéir aux ordres qui peuvent être donnés". Ainsi, il est possible que des personnes profitent de votre état, par exemple sexuellement, alors que vous n'auriez pas donné votre consentement sans la prise de cette drogue. C'est pour cela que le GHB est surnommé la "drogue du viol".

De plus, "il y a une incompatibilité totale entre le GHB/GBL et l’alcool. Même si tu as bu une bière quelques temps auparavant, cela suffit pour avoir une intoxication. La plupart des comas signalés font état d’un mélange d’alcool et de GHB/GBL", alerte AIDES. "Même de très faibles doses de GHB/GBL peuvent avoir des conséquences graves s’il y a une prise concomitante d’alcool, d’un opiacé ou encore de certains médicaments", souligne également Jeunes.gouv.
D'autre part, comme tout produit illégal, la composition de cette drogue n'est pas contrôlée, son contenu peut donc être coupé par d'autres produits pouvant s'avérer toxiques.

"Des cas de dépendance physique et/ou psychique chez des consommateurs-rices réguliers-es ont été rapportés", note également AIDES, "cependant, le GHB/GBL ne crée pas d’accoutumance, donc il n’est pas nécessaire d’augmenter les doses pour ressentir les mêmes effets".
· Comment repérer cette drogue?
Même si AIDES note que le produit peut avoir un goût amer, mélangé à d'autres substances liquides il est difficilement repérable sur le coup. Mais après consommation, il est également compliqué de le détecter dans le corps humain.

"Il s'élimine en eau et en sel très très rapidement, il y a quelques heures pour le retrouver dans le sang et maximum 12 heures dans les urines", souligne William Lowenstein. Donc "si la prise a eu lieu par exemple à minuit, c'est rare que les personnes se retrouvent dans un laboratoire 12 heures après".
L'addictologue répète aussi que des pertes de mémoire inhabituelles, ou particulièrement prononcées peuvent être le signe d'une prise de GHB.

"Il y a toutes ces personnes qui se souviennent très vaguement de ce qu'il s'est passé, mais en général il y a de l'alcool aussi, ce qui met très en danger les victimes", et qui permet aussi de cacher la prise de drogues, explique sur notre antenne l'avocate Caty Richard. "C’est-à-dire qu’on ne sait plus bien si on n’a pas de souvenir parce qu’on avait trop bu ou si on n’a pas de souvenir parce qu’on a été drogué. C'est très compliqué à mettre en perspective".
D'autre part, l'avocate rappelle que si cette drogue est associée aux fêtes et boîtes de nuit, elle peut tout à fait être donnée dans d'autres cadres, comme dans une circonstance familiale. Car la soumission chimique, "c'est aussi une mère qui donne des médicaments à ses enfants pour qu'ils dorment ou le mari qui shoote sa femme pour pouvoir sortir avec ses copains", déclare-t-elle. Elle souligne que si "la victime type est le plus souvent une femme", des hommes sont aussi pris pour cible.

· Quels gestes observer ?
Pour les personnes qui prennent volontairement cette drogue, bien que pour rappel sa consommation récréative est complètement prohibée en France, AIDES publie des conseils afin d'éviter les surdosages et de potentiels drames.

Il y a "très peu de différence entre la dose euphorisante, la dose provoquant une perte de conscience et la dose mortelle. La consommation de GBL ne doit donc absolument pas être banalisée car les effets négatifs et potentiellement mortels peuvent apparaître brutalement", souligne Jeunes.gouv. "Le premier conseil de réduction des risques est de consommer la plus petite quantité possible et de limiter la fréquence de consommation en soirée afin d’éviter les intoxications. Le dosage doit se faire au millilitre près et dépend du poids de l’usager".

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Pour éviter d'être drogué à son insu en soirée, un système de protection des verres, en forme de capote à poser au-dessus pour boucher l'entrée du verre, est parfois proposé par des associations étudiantes. William Lowenstein conseille surtout de surveiller son verre, et de ne pas sortir seul, mais avec des personnes de confiance qui pourraient venir en aide en cas d'injection non désirée.

"Si un proche a pris du GHB ou du GBL, il peut faire un malaise très brutalement. S’il reste conscient il faut le surveiller et rester près de lui. S’il a perdu conscience, il faut impérativement appeler les secours (SAMU 15 ou Pompiers 18 ou 112) et, s’il ne respire pas ou très peu, lui faire un massage cardiaque en attendant que les secours prennent le relais", écrit Jeunes.gouv.

Salomé Vincendon Journaliste BFMTV
https://www.bfmtv.com/sante/tout-comprendre-effets-dangers-qu-est-ce-que-le-ghb-surnomme-la-drogue-du-violeur_AN-202110280208.html
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La cavalerie de la Garde Républicaine, ce sont environ 450 cavaliers dédiés à la sécurisation et la prévention dans les zones urbaines et rurales.
La vie du cavalier à la Garde Républicaine
Comme les autres gendarmes, les journées du cavalier se suivent mais ne se ressemblent pas ! Une partie de la journée est dévolue au soin des animaux : entretien des écuries, du box, des stalles, entraînement des chevaux, etc.

La plupart des cavaliers sont installés au cœur de Paris ; les autres sont répartis en fonction des besoin en métropole et outre-mer. Ils patrouillent et sécurisent des sites en ville, en zone périurbaine et rurale où le cheval devient parfois un extraordinaire allié.

Il arrive également aux cavaliers d’encadrer certaines cérémonies officielles (services d’honneur) auprès d’autorités de l’État, ou de jouer d'un instrument de musique au sein de la prestigieuse fanfare du régiment de cavalerie. 

Prérequis
Pour devenir cavalier de la Garde Républicaine, vous devez impérativement être titulaire d’un diplôme équestre Galop 5 minimum (validé par la Fédération Française d’Équitation).

En fonction de votre niveau d’études, vous pourrez postuler au recrutement gendarme-adjoint de terrain, de gendarme-adjoint emploi particulier ou passer le concours sous-officier.

Après deux années d’expérience comme sous-officier de gendarmerie, vous pourrez vous porter volontaire pour passer les tests d’aptitude équestres et intégrer le régiment de cavalerie de la Garde Républicaine. Vous bénéficierez ensuite d’un stage d’une durée de 15 semaines au centre d’instruction de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye.

Vous y apprendrez le métier de gendarme à cheval (apprendre à tirer à cheval, maîtriser un individu sans descendre de cheval, etc). Cette formation est riche en apprentissages !

Comment mettre toutes les chances de son côté ?
Préparez-vous bien physiquement ! Une bonne connaissance des chevaux est bien évidemment un plus.

Évolutions
Au-delà de la cavalerie, il existe de nombreuses spécialités au sein de la Garde Républicaine. Si vous le souhaitez, vous pourrez rejoindre les équipes d’intervention, les équipes cynophiles, les tireurs d’élite, etc). Après quelques années au sein de la Garde Républicaine, vous pourrez vous diriger vers une autre spécialité (GIGN, police judiciaire, gendarmerie mobile, etc).

En tant que sous-officier, vous pourrez passer des concours en interne pour aller vers des postes à responsabilité : le concours officier semi-direct ou le concours officier du rang.


Source : https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/nos-metiers/cavalier-de-la-garde-republicaine
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La formation PMG (Préparation Militaire Gendarmerie) comprend 2 étapes importantes :
- Une session initiale près de chez vous (Durée de 15 jours) ;
- Une session complémentaire (durée de 15 jours répartis sur une année, le plus souvent les week-ends).

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la préparation militaire de la gendarmerie (PMG), sans jamais oser le demander...

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/reserves/actualites/comment-se-passe-la-preparation-militaire-gendarmerie-pmg
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Utiles pour se reposer ou se sustenter, les aires de repos et de service sont ouvertes gratuitement pour tous les usagers de la route. Mais vous ne pouvez pas y faire n'importe quoi.

La Sécurité routière recommande aux automobilistes d'effectuer une pause toutes les deux heures. Changer de conducteur ou juste pour se reposer, les aires d'autoroute sont là pour vous accueillir. Vous trouverez des aires de repos tous les 20 km, tandis que les aires de service sont réparties environ tous les 60 km.

Mais quelle est la différence entre les deux ?

Aire de repos
Comme son nom l'indique, une aire de repos permet de se reposer. Les parkings sont adaptés à tous les véhicules tout comme les infrastructures, qui permettent aux personnes à mobilité réduite  de circuler. Vous trouverez sur ces aires un accès à l'eau potable, un espace nurserie, des toilettes, des tables et des bancs pour pique-niquer, ainsi que des jeux pour enfants et un accès pour contrôler la pression des pneus. Avec l'apparition des véhicules électriques, de plus en plus d'aires de repos disposent de bornes de recharge.

Aire de service
À la différence des aires de repos, les aires de service possèdent des magasins et/ou un espace de restauration accompagné d'une station-service. Mais attention tout de même aux règles de savoir-vivre. Stationner sur ces aires, c'est également respecter la nature et les autres usagers de la route. Jeter ses déchets dans les poubelles, couper le moteur de son véhicule et tenir à distance ses animaux de compagnie font partie des règles. L'été, alors que les fortes chaleurs sont présentes, pensez aux autres. Ne circulez pas torse nu par exemple, les aires ne sont pas des plages d'autoroute !

Dormir, réparer son véhicule, quels sont mes droits ?
Vous pouvez vous reposer sur les aires d'autoroute et dormir dans votre véhicule. Attention cependant aux délais. Vous ne pouvez pas dépasser 24 heures entre le ticket d'entrée et le ticket de sortie d'autoroute. Et pour les camping-cars ? Même chose, le stationnement est autorisé, mais installer un campement en dehors du véhicule est interdit. Et si votre véhicule tombe en panne ? Là encore, pas d'initiative personnelle. Appelez l'exploitant de l'autoroute pour qu'un dépanneur puisse vous aider. Enfin, celles et ceux encore attirés par le stop peuvent le faire sur les aires. Sur l'autoroute, la pratique est interdite, pour des raisons évidentes de sécurité. Désormais, vous pourrez prendre la route des vacances en toute sérénité !
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