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Le saviez-vous ?
La Gendarmerie nationale possède une équipe de Capture The Flag.
Ces cyber-gendarmes prennent part à des concours de hacking éthique, où ils font souvent preuve d’une redoutable efficacité.

Dans le domaine de la sécurité informatique, Capture The Flag (CTF) - « capture le drapeau » dans la langue de Molière - est un jeu consistant à exploiter des vulnérabilités affectant des logiciels, de manière à s’introduire dans des ordinateurs pour récupérer des drapeaux, preuves de l'intrusion.

Lors de ces concours de hacking éthique, les participants s'affrontent pour résoudre des challenges cyber dans différentes catégories : Web, forensic, OSINT (Open Source INTelligence), reverse, cryptographie, stéganographie, etc. Chaque challenge résolu donne des points, le total permettant de désigner l'équipe gagnante.

La Gendarmerie nationale s'est intéressée très rapidement à cette discipline et, en 2023, le général de corps d’armée Marc Boget, alors à la tête du Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend), autorise la création de la première équipe CTF de la Gendarmerie nationale au sein de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), composée de gendarmes d’active (N’Tech et antenne du Centre de lutte contre les criminalités numériques) et de réservistes cyber.

Baptisée EternalBlue, l’équipe a déjà remporté plusieurs trophées et réalisé de nombreux podiums, tant sur la scène nationale qu’internationale, se forgeant une solide réputation dans le milieu de la cybersécurité.

Ces experts font ensuite profiter la gendarmerie de leurs analyses, veillent les dernières techniques d'attaque et rédigent des rapports techniques au profit des unités spécialisées de l'Unité nationale cyber (UNC).

La participation à ces compétitions est également un excellent vecteur de recrutement de nouveaux talents en cybersécurité qui ne connaîtraient pas le métier de cyber-gendarme et souhaiteraient faire carrière ou devenir Officiers sous contrat (OSC) au sein de l'institution.

Source  https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/culture/eternalblue-l-equipe-de-capture-the-flag-de-la-gendarmerie-nationale-monte-en-puissance
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1) Les métiers opérationnels pour devenir gendarme de terrain

C’est le cœur de l’action.
Ces métiers s’adressent à ceux qui veulent être au contact de la population, mener des enquêtes et assurer la sécurité publique.

Le Sous-Officier de Gendarmerie (SOG)

C’est le gendarme de carrière par excellence. Après avoir réussi le concours sous-officier (niveau Bac), vous êtes formé en école avant d’intégrer une brigade territoriale, un escadron de gendarmerie mobile ou la Garde républicaine.

Le Gendarme Adjoint Volontaire (GAV APJA)

Idéal pour une première expérience ou pour accéder au métier sans diplôme. En tant qu’Agent de Police Judiciaire Adjoint (APJA), vous épaulez les sous-officiers au quotidien. C’est un véritable tremplin pour passer le concours de sous-officier en interne.

L’Officier de Gendarmerie (OG)

L’officier est un cadre de haut niveau. Il commande des unités, définit des stratégies opérationnelles et gère des équipes importantes. Le recrutement se fait sur concours très sélectif.

2) Les métiers du soutien : Le Corps Technique et Administratif (CSTAGN)

La Gendarmerie, c’est aussi une immense “entreprise” qui a besoin de spécialistes. Vous êtes militaire, portez l’uniforme, mais vous travaillez dans des bureaux ou des ateliers pour appuyer les unités de terrain.

Sous-Officier CSTAGN

Ce corps offre des postes techniques dans 6 grandes spécialités :

    Ressources Humaines (RH) : Gestion des carrières et de la solde.
    Gestion Logistique et Financière (GLF) : Achats, budget, comptabilité.
    Affaires Immobilières (AI) : Gestion et entretien des casernes.
    Restauration Collective (RC) : Gestion des mess et cercles mixtes.
    Auto-Engins Blindés (AEB) : Mécanique et maintenance des véhicules.
    Armurerie et Pyrotechnie : Entretien des armes.

Gendarme Adjoint Emploi Particulier (GAV EP)

Comme pour le terrain, il est possible de rejoindre le soutien sans le bac pour des postes d’exécution (secrétaire, mécanicien, cuisinier, jardinier, électricien…).

3) Les spécialités et unités d’élite

Une fois intégré comme sous-officier ou officier, la Gendarmerie offre des possibilités d’évolution uniques via des formations internes pour rejoindre des unités spécialisées :

    Intervention : Tests pour intégrer le GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale) ou les antennes GIGN.
    Police Judiciaire : Devenir Officier de Police Judiciaire (OPJ) ou expert en cybercriminalité (NTech).
    Sécurité Routière : Motocycliste de la gendarmerie.
    Montagne et Mer : Secouriste en montagne (PGHM) ou brigade nautique.
    Cynophilie : Maître de chien (pistage, stupéfiants, explosifs).

Source : https://lexpress-education.com/metiers/devenir-gendarme/
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Gendarmerie Nationale / Re : Comment devenir gendarme ? Inscription en ligne ...
« Dernier message par Jeano 11 le 09 octobre 2026, 16:29:55 »
Quel est le rôle d’un gendarme ?

Un gendarme est un membre des forces de l’ordre en France.
Il fait partie de la Gendarmerie nationale, une institution militaire placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur.

Devenir gendarme en France est une vocation qui requiert un certain engagement et des qualités spécifiques.
Le gendarme est chargé de réaliser des patrouilles et d’assurer la sécurité publique.
Il existe plusieurs voies d’accès pour devenir gendarme en fonction des missions et tâches.
Il est possible de devenir gendarme adjoint volontaire sans conditions de diplôme tandis que ceux qui souhaitent rejoindre la Gendarmerie nationale doivent passer un concours post-bac afin de suivre la formation.

Peut-on devenir gendarme sans le BAC ?

Il est possible d’intégrer la Gendarmerie nationale sans le bac, mais les postes et les responsabilités varient en fonction du niveau d’études :

    Sans le bac : Tu ne peux pas devenir directement gendarme sous-officier. En revanche, tu peux entrer comme gendarme adjoint volontaire (GAV), puis passer le concours interne pour devenir gendarme.

    Avec le bac : Tu peux passer le concours de sous-officier de gendarmerie. Après réussite, environ un an de formation en école est nécessaire avant de devenir gendarme.

    Avec un bac +5 : Tu peux passer le concours d’officier de gendarmerie. La formation dure environ deux ans et mène à des fonctions de commandement.

Est-ce possible de devenir gendarme à 30, 40 ans ?

Se reconvertir ou reprendre ses études à 30 ou 40 ans n’empêche pas d’envisager une carrière dans la gendarmerie.
Toutefois, l’accès à ce métier reste encadré par des limites d’âge strictes selon le concours visé : pour devenir officier sur titres, il faut avoir 27 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours, tandis que le concours de sous-officier est accessible jusqu’à 35 ans.

Source https://lexpress-education.com/metiers/devenir-gendarme/
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Dans l’ombre, ils traquent les criminels du numérique, remontent des flux financiers obscurs et infiltrent les réseaux les plus sécurisés. Mais qui sont vraiment les cybergendarmes ? Derrière cet intitulé se cache un métier hybride, entre terrain et investigation numérique, où l’adrénaline des enquêtes côtoie l’exigence technique.

Lorsqu’à 21 ans, après deux années d’études en droit, la Lieutenant-Colonelle Émilie Mercier intègre l’école des sous-officiers de la gendarmerie, elle sait qu’elle cherche plus qu’un travail bureaucratique. « J’ai toujours eu envie de faire du droit, mais je me suis rapidement dit que j’allais m’ennuyer dans les métiers de magistrat ou de greffier. J’ai un caractère très dynamique », confie-t-elle. Nous sommes venus à sa rencontre dans les locaux de la Direction générale de la gendarmerie nationale.

Vingt-trois ans plus tard, elle est devenue l’un des visages incarnant la lutte contre la cybercriminalité au sein du ComCyberGend, supervisant des enquêtes qui mènent parfois aux quatre coins du globe. Son parcours incarne l’exigence et la passion de ce métier, encore peu connu.
Quelle formation pour devenir cyber-gendarme ?

La gendarmerie recrute à différents niveaux, du bac jusqu’à bac +5, en fonction des ambitions et des compétences. « Si on veut entrer comme sous-officier, on peut le faire dès le bac, quelle que soit la filière », explique Émilie Mercier. Les concours d’officiers, eux, sont accessibles aux titulaires d’un bac +5 et attirent des profils variés : juristes en droit du numérique, ingénieurs en cybersécurité, analystes en informatique.

« Nous recrutons aussi des experts directement issus du monde professionnel, ainsi que des réservistes spécialistes. » Les concours, eux, restent sélectifs. « Il faut passer des épreuves écrites (commentaire de texte, sujet de culture générale), physiques, orales et psychotechniques. Il y a également un test d’évaluation numérique, qui n’est pas éliminatoire, afin de déterminer si on vous affecte dans une e-compagnie parce que vous avez déjà des compétences. »
Les cyber-réservistes

La réserve opérationnelle est une porte d’entrée idéale pour découvrir le métier de gendarme tout en poursuivant ses études ou sa vie civile. Accessible dès 18 ans, elle permet aux jeunes de s’engager temporairement, notamment pendant les vacances scolaires, en intégrant une brigade locale. Après une candidature et une formation de base, les réservistes participent à des missions encadrées.

Dans le domaine du cyber, plus de 500 réservistes renforcent déjà les enquêtes numériques. « C’est un excellent moyen de tester avant de s’engager pleinement dans la carrière. On peut voir si le métier nous plaît sans avoir à prendre une décision définitive immédiatement », souligne la Lieutenant-Colonelle Mercier. Cette expérience rémunérée, semblable au volontariat des pompiers, est une sorte de stage d’immersion : « Je le conseille vivement : pour embrasser une carrière, il est essentiel de se confronter rapidement à la réalité du terrain. »
Enquêtes et interventions : le quotidien d’un cybergendarme sur le terrain

Les cybergendarmes ne se contentent pas d’éplucher des lignes de code dans un bureau sombre. « On est sur le terrain, on accueille les victimes, on participe aux perquisitions et on anime des actions de prévention et de gestion de crise », affirme Émilie Mercier. Le cyberespace est aujourd’hui un territoire à part entière pour la gendarmerie, au même titre que l’espace physique. « On sécurise le numérique comme on le fait pour nos routes et nos villes ».

Certaines affaires marquent une carrière. « L’opération EncroChat, où nos experts ont infiltré une messagerie utilisée par le crime organisé, a été une victoire décisive : cette action judiciaire internationale a permis d’intercepter 115 millions de “conversations criminelles”, d’empêcher des centaines d’assassinats, de démanteler des réseaux de trafic d’êtres humains, de drogue, d’argent, et de partager ces informations avec nos homologues étrangers. » EncroChat marque l’un des plus grands coups portés contre la criminalité organisée par les forces de l’ordre européennes. Plus récemment, c’est l’affaire Ledger qui a mobilisé l’ensemble de la gendarmerie, dont l’Unité nationale Cyber. « Notre rôle a été de remonter les flux financiers pour identifier les coupables et saisir les fonds en cryptoactifs de la rançon ».

Les cyber-enquêteurs sont déployés sur le terrain, collectent des preuves, analysent des dispositifs et interviennent pour démanteler des réseaux criminels. Leur mission première ? Préserver et exploiter la preuve numérique, au même titre qu’un enquêteur classique traite une scène de crime physique.

Un métier de gendarmerie en constante mutation

Avec la digitalisation, la cybercriminalité devient une menace omniprésente. Ransomwares, phishing sophistiqué, attaques sur les infrastructures critiques… Les défis sont innombrables. « Nous devons constamment nous former et anticiper les menaces à venir. Celui qui ne se met pas à jour devient vite obsolète », avertit Émilie Mercier.

Le numérique transforme aussi bien la grande criminalité que la délinquance quotidienne. « Aujourd’hui, les outils numériques sont dans toutes les affaires : dans le cyberharcèlement, les trafics en ligne ou encore la fraude financière. Ce qui relevait autrefois d’un savoir-faire technique complexe est désormais accessible à des délinquants de tout niveau. Connaître son adversaire, c’est la base de toute enquête efficace », résume Émilie Mercier. La formation continue et la veille technologique sont donc essentielles pour garder une longueur d’avance dans cette lutte où chaque nouvelle technologie peut être détournée à des fins criminelles.

L’avenir du métier repose aussi sur la diversité des profils. « Ce n’est pas qu’un métier de geek en sweat à capuche. Nous avons des juristes, des experts en blockchain, des analystes en renseignement, et de plus en plus de femmes », insiste-t-elle. Aujourd’hui, la gendarmerie compte environ 25 % de femmes dans ses rangs, et ce chiffre est en progression.

Enfin, l’idée d’un travail solitaire est à nuancer. « Nous coopérons en permanence, que ce soit avec des magistrats, des experts internationaux ou d’autres forces de sécurité ». Cette dimension humaine et collaborative fait du cyber un secteur stratégique où les profils curieux, rigoureux et engagés trouvent toute leur place.
Un engagement récompensé

Les perspectives d’évolution sont nombreuses. « Quand on s’investit, on progresse. Je suis entrée dans la carrière par la petite porte et aujourd’hui, je suis lieutenant-colonelle », résume Émilie Mercier. L’effort et la formation sont récompensés par de belles perspectives de carrières et une reconnaissance grandissante de la spécialité cyber. Mais la gendarmerie offre surtout de vastes opportunités de mobilité, avec des changements de poste tous les 4 ou 5 ans. Pour ceux à qui la routine ferait peur, c’est idéal.

Côté rémunération, un sous-officier débute autour de 2 000 euros nets, avec des primes et des avantages comme le logement de fonction, 9 semaines de congés payés, 75 % de réduction sur le tarif SNCF. Un officier supérieur peut quant à lui atteindre les 5 000 euros net de rémunération mensuelle.
Cybergendarme, ce métier est fait pour vous si…

« Ceux qui veulent s’engager dans un métier qui a du sens, qui sont curieux, qui aiment l’enquête et l’analyse, trouveront leur place ici », assure Émilie Mercier. Les cybergendarmes sont avant tout des “cyber-soldats de la loi”, capables de traquer les criminels sur tous les fronts, numériques ou physiques.

Cet engagement demande aussi une certaine mobilité géographique. « Si vous ne souhaitez pas bouger au cours de votre carrière, ce métier risque en revanche de ne pas vous convenir », prévient-elle. Sans exiger de déménagements constants, la gendarmerie valorise les expériences variées, encourageant ses membres à évoluer d’une unité à une autre pour maintenir leur efficacité et apporter un regard neuf aux équipes. Cette diversité d’affectations est une force : elle permet d’éviter la routine et de sans cesse renouveler sa manière de travailler. « Chaque jour est différent, on ne sait jamais ce qui nous attend. C’est un métier où l’événement commande, où l’adrénaline et le sens de l’action sont des moteurs essentiels », ajoute Émilie Mercier.

« Face à une cybercriminalité en constante évolution, la gendarmerie fait front aujourd’hui et se prépare à l’avenir. Les besoins en recrutement ne cessent d’augmenter. Nous cherchons et formons en permanence de nouveaux talents », conclut la Lieutenant Colonelle Mercier.

Notre résumé en 5 points clés par L’Express Connect IA (vérifié par notre rédaction)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : Devenir cyber-gendarme, en première ligne contre le crime numérique.

Rôle innovant des cyber-gendarmes :
Les cyber-gendarmes combinent plusieurs missions d’enquête sur le terrain et d’investigation numérique. Ils traquent les cybercriminels, participent à des perquisitions et offrent des actions de prévention pour sécuriser le cyberespace.

Cheminement de carrière diversifié :
La gendarmerie nationale recrute des candidats à tous niveaux, du bac à bac+5. Les candidats peuvent venir de différents horizons, y compris des juristes et des ingénieurs, et des réservistes peuvent tester la profession avant de s’engager pleinement.

Évolution constante due à la cybercriminalité :
Les cyber-gendarmes doivent se former en continu pour faire face à la montée des cybermenaces, telles que le ransomware et le phishing. Leur travail exige une adaptation aux nouveaux outils et techniques utilisés par les criminels.

Perspectives de carrière et rémunération : Les cyber-gendarmes ont de vastes opportunités de mobilité et d’évolution, avec des salaires débutant à 2 000 euros nets pour les sous-officiers et allant jusqu’à 5 000 euros pour les officiers expérimentés. L’engagement est récompensé par des promotions et des primes.

Profil recherché : Les candidats idéaux sont curieux, aiment l’analyse et ont un sens de l’engagement. Les cyber-gendarmes doivent être prêts à évoluer géographiquement et apprécier un métier dynamique, où chaque jour apporte de nouveaux défis.


Source  Mathilde de Cessole - Journaliste pour L'Express Éducation
https://lexpress-education.com/articles/devenir-cybergendarme-en-premiere-ligne-contre-le-crime-numerique/
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Gendarmerie Nationale / Re : Les cyber-gendarmes
« Dernier message par Jeano 11 le 09 octobre 2026, 16:11:29 »
Le cyber comme outil de lutte contre la criminalité organisée.



Pour contrer cette menace sans frontière, anonyme et techniquement complexe, la Gendarmerie nationale dispose de l’Unité nationale cyber (UNCyber), considérée comme son bras armé opérationnel dans le cyberespace. Le plan Ambition cyber traduit la stratégie de l’Institution en actions concrètes sur le terrain, visant à professionnaliser et à renforcer les capacités dans ce domaine.

Créé en 2021, le Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend) a été dissous en 2023 pour donner naissance à deux entités. D’une part, le Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI), instance stratégique de niveau ministériel placée sous l’autorité du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), et d’autre part, l’Unité nationale cyber (UNCyber).
Renseignement, investigation et appui technique, les trois piliers de l’UNCyber

Intégrée à l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) depuis le 1er septembre 2025, l’UNCyber s’est restructurée et compte aujourd’hui 110 personnels. Des compétences rares, telles que la lutte contre le blanchiment par crypto-actifs, initialement transférées au COMCYBER-MI, ont été réintégrées au sein de l’UNCyber. Le général Hervé Pétry, commandant l’UNCyber, explique également avoir fait
le choix d’une restructuration autour d’un « noyau dur à Pontoise, organisé autour du triptyque Renseignement – Investigation – Appui technique, tant pour mener des investigations pour lutter contre la criminalité du haut du spectre que pour disposer de compétences techniques uniques et projetables en appui des unités ». L’UNCyber est aujourd’hui composée de trois divisions, fidèles à ce triptyque, visant à apporter une réponse globale et transverse dans la lutte contre le crime organisé.

Tout d’abord, la Division de l’animation, du renseignement et de la coordination (DARC) est spécialement en charge du renseignement, pierre angulaire permettant de casser les structures criminelles tous azimuts. Son ambition principale est de permettre à l’UNCyber de passer à une approche par ciblage (targeting) en se concentrant sur les auteurs et leurs plateformes, plutôt qu’uniquement sur la remontée des faits une fois qu’ils se sont produits. Grâce à la DARC, l’UNCyber dispose ainsi d’une « force d’anticipation », d’autant plus indispensable dans un espace où les réseaux criminels profitent de la complexité accordée par l’anonymat et l’absence de frontières spécifiques au cyberespace. Malgré cette difficulté, l’UNCyber a développé différents outils lui permettant de capter du renseignement, tant technique (groupe CERT-GN) qu’humain, grâce à son Groupe d’appui et de renseignements (GAR) qui agit en lien avec le Département informateurs et coordination des
opérations (DICO). Enfin, le groupe « analyse synthèse » joue un rôle crucial d’aide à la décision et d’orientation stratégique en analysant les phénomènes criminels pour les comprendre et ainsi mieux les contrer, en s’appuyant notamment sur la base d’analyse sérielle Orion Cyber. « On ne peut agir dans le cyberespace sans renseignement et sans coopération internationale. C’est absolument indispensable », précise le commandant de l’UNCyber.

Le pilier « investigation » se matérialise quant à lui par la Division des opérations (D.O.), en charge des enquêtes de niveau national et international. Cette division se compose notamment d’un département dédié aux affaires financières et aux actifs numériques, comprenant un groupe « crypto » spécialisé dans la lutte contre le blanchiment via les cryptoactifs. Ce groupe a d’ailleurs joué
un rôle clé lors de l’enlèvement de David Balland, cofondateur de la start-up Ledger, en janvier 2025. La D.O. intègre également un département consacré aux atteintes aux personnes, qui comprend le Centre national d’analyse des images pédopornographiques (CNAIP), dont l’action a directement contribué à la fermeture du site coco.gg, connu depuis de nombreuses années pour avoir facilité la commission de diverses infractions, notamment des actes de pédocriminalité, de proxénétisme, de prostitution, jusqu’à des faits de viols. En parallèle, un département est entièrement dédié à la lutte contre le crime organisé. Ce dernier combat aussi bien les Atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (ASTAD), avec une stratégie efficace contre les rançongiciels, comme en témoigne l’opération Cronos, que les trafics en ligne (armes, stupéfiants, usurpation d’identité), grâce à son groupe spécialisé dans la lutte contre les trafics sur le dark web. Le groupe « enquêtes complexes » s’attaque lui aux plateformes, aux outils et aux technologies utilisés par les organisations criminelles pour commettre des cyberattaques ou des délits traditionnels sur des vecteurs numériques. Son objectif est de frapper au cœur des infrastructures criminelles pour les priver de leurs outils. Parmi ses opérations marquantes figurent l’opération Prison Break, ciblant la téléphonie en milieu carcéral, ainsi que le démantèlement de Ghost, une solution de chiffrement employée par des organisations criminelles.

Le dernier pilier, « appui technique », se matérialise avec la Division technique (D.T.) de l’UNCyber. Du gendarme en unité élémentaire au directeur d’enquête sur un dossier du haut du spectre, la Division technique (D.T.) de l’UNCyber s’est structurée autour de trois composantes afin de fournir à chacun un appui transversal : une capacité de projection pour les opérations nécessitant des investigations cyber poussées, une capacité de développement afin de produire, à la demande du terrain, des outils qui facilitent le travail de l’enquêteur, et, enfin, une capacité d’appui dans le domaine des réquisitions adressées aux opérateurs de téléphonie et des services numériques (GUTI).
Plan Ambition cyber

À l’heure où 85 % des enquêtes judiciaires reposent sur des preuves numériques, selon la Commission européenne, il devient impensable pour un enquêteur de ne pas maîtriser le monde numérique. Le plan Ambition cyber, porté par la Direction générale de la gendarmerie nationale, s’inscrit dans ce cadre. « En intégrant l’expertise cyber au coeur de la lutte contre tous les phénomènes de délinquance, la gendarmerie reconnaît que le numérique n’est plus une spécialité à part, mais le terrain de jeu principal de toute la criminalité moderne », insiste le général Hervé Pétry.

Cette ambition se décline en deux axes. D’abord, une expansion significative des unités spécialisées : de douze antennes UNCyber, la gendarmerie est passée à vingt en 2025, avec l’ouverture de huit nouvelles antennes, notamment en outre-mer, et prévoit d’atteindre vingt-six implantations dès 2026. Ensuite, une montée en puissance inédite de la formation. Près de 10 000 cybergendarmes ont été formés à ce jour à l’Introduction aux cybermenaces (ICM), constituant ainsi une première ligne d’intervention locale de proximité pour mieux prendre en compte les victimes. Leur mission est essentielle car les premiers instants d’une enquête sont déterminants : poser les bonnes questions pour fonder les bases de l’enquête et extraire, puis figer les éléments de preuve numérique. Avec ce plan, l’Institution investit aussi dans l’expertise de haut niveau, avec pour objectif de porter le nombre de ses cyberenquêteurs de 350 à 1 000. Pour cela, elle a introduit le Diplôme technique cyber (D.T. Cyber), une formation d’un an au cours de laquelle les gendarmes se spécialiseront dans l’un des trois domaines clés suivants : l’investigation, le traitement de la preuve numérique et la science des données. Ce dispositif permet d’adapter les compétences des enquêteurs aux modes opératoires criminels, en mettant sur pied une force capable non seulement de réagir, mais aussi d’anticiper les futures menaces.

À l’ère du numérique, aucun gendarme ne peut réaliser une enquête sans avoir à traiter de la donnée. Du gendarme en unité élémentaire au directeur d’enquête d’un dossier du haut du spectre, la Division technique (D.T.) de l’Unité nationale cyber (UNCyber) s’est structurée autour de trois composantes afin de fournir un appui transversal : une capacité de projection pour les opérations nécessitant des investigations cyber poussées ; une capacité de développement afin de produire, à la demande du terrain, des outils facilitant le travail de l’enquêteur ; et une capacité d’appui dans le domaine de la téléphonie et des services numériques.

Source  https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/dossiers/lutte-contre-la-criminalite-organisee/le-cyber-comme-outil-de-lutte-contre-la-criminalite-organisee
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Gendarmerie Nationale / Re : Les cyber-gendarmes
« Dernier message par Jeano 11 le 09 octobre 2026, 16:01:28 »
Un directeur de la PJJ révoqué pour 671 photos de passantes prises sous leurs jupes : la justice invoque son devoir "d'exemplarité"

Un directeur de la protection judiciaire de la jeunesse a stocké sur son ordinateur professionnel 671 photos de femmes prises à leur insu dans la rue. Révoqué en 2021, il réclamait son poste : la cour administrative d'appel de Toulouse vient de le débouter.

Tout commence par une simple recherche sur un ordinateur. En octobre 2019, un fonctionnaire vient de prendre la tête du service éducatif d'une prison pour mineurs, celle de Lavaur dans le Tarn, l'un des sept établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) de France. En fouillant le disque dur de son ordinateur de travail, il tombe sur un dossier baptisé "sauvegarde/perso". Ce dossier ne lui appartient pas : il vient de son prédécesseur, dont les fichiers ont été copiés sur sa machine. À l'intérieur, des centaines d'images de femmes. Il prévient immédiatement ses supérieurs.

Cette histoire n'avait jamais été racontée dans son ensemble. Elle apparaît aujourd'hui dans une décision de la cour administrative d'appel de Toulouse, publiée le 10 septembre 2026.
Des photos cachées parmi ses lettres de candidature

L'ancien ordinateur, celui qu'utilisait le prédécesseur, est à son tour examiné. Le même dossier y est retrouvé, rangé avec soin dans plusieurs sous-dossiers aux noms sans équivoque. À première vue, impossible de savoir qui l'a créé. Mais un détail trahit son auteur : les photos sont glissées dans un dossier "Candidatures", à côté de documents administratifs à son nom.

L'homme occupe un poste à responsabilités. Depuis 2002, il est directeur à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), le service du ministère de la Justice qui s'occupe des mineurs délinquants. De 2012 à 2018, il a dirigé l'équipe d'éducateurs de l'EPM de Lavaur. Il rejoint ensuite la direction territoriale de la PJJ à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, dont il devient le numéro 2. Fin décembre 2019, sa hiérarchie prévient la justice. Selon le ministère, sollicité par ICI Occitanie TV, la PJJ effectue alors un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, qui oblige tout fonctionnaire à informer le procureur des crimes et délits dont il a connaissance dans l'exercice de ses fonctions. Une procédure pénale est ouverte dans la foulée.
671 photos de passantes, parfois prises sous les jupes

Les experts informatiques du ministère, puis la police, font l'inventaire. L'ordinateur, que le directeur ramenait aussi chez lui, contient 1.238 images de femmes nues ou à moitié nues, soigneusement classées par thème : "fesses", "piscine". Il contient surtout 671 photos de fesses de femmes, prises dans la rue sans qu'elles s'en rendent compte, entre 2010 et 2012. Sur certaines, l'appareil a été placé pour voir sous une jupe ou une robe.

En garde à vue, en juin 2020, le directeur reconnaît avoir pris lui-même ces photos, avant de les recadrer sur l'intimité des passantes. Il admet aussi avoir consulté des sites pornographiques sur son ordinateur de travail, depuis chez lui, et y avoir téléchargé des images. Il explique ne pas avoir d'ordinateur personnel et assure qu'il pensait avoir tout effacé en quittant son poste.
"Quand je suis stressé, j'ai besoin de porno"

Un aveu frappe particulièrement. Selon la décision, il reconnaît devant les policiers avoir continué, bien après 2012, à photographier des femmes de cette manière. La dernière photo, dit-il, remonte à dix jours à peine avant son arrestation.

Quatre autres images, qui semblaient montrer une adolescente, avaient aussi été découvertes sur le matériel saisi. Elles lui ont valu d'être jugé pour détention d'images pédopornographiques devant le tribunal correctionnel de Toulouse, le 5 janvier 2022. Selon La Dépêche du Midi, qui a rendu compte de l'audience, l'ancien numéro 2 de la PJJ de Montauban a contesté les faits à la barre, revenant sur ce qu'il avait déclaré en garde à vue et attribuant la présence de ces fichiers à des téléchargements parasites. Aux enquêteurs, il avait pourtant lâché, toujours selon le quotidien : "Quand je suis stressé, j'ai besoin de porno."
Aucune interdiction d'exercer auprès de mineurs

Le tribunal le condamne à dix mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d'une obligation de soins. Il ne prononce en revanche aucune interdiction d'exercer une profession au contact de mineurs.

Cette condamnation n'a pas tenu. En septembre 2023, la cour d'appel de Toulouse l'a relaxé : la justice n'a pas pu établir avec certitude que la personne photographiée était mineure. Sur ce volet, il est donc définitivement mis hors de cause.

Pour les photos prises dans la rue, le droit pénal ne permettait pas forcément de le poursuivre. Le fait de photographier sous les vêtements d'une personne sans son accord n'est devenu un délit qu'en 2018, bien après les clichés retrouvés sur l'ordinateur. Mais pour les juges administratifs, cela ne change rien : ces faits peuvent tout de même lui être reprochés par son employeur.
Renvoyé, il a tenté de récupérer son poste

En mars 2021, le ministre de la Justice le révoque. C'est la sanction la plus lourde pour un fonctionnaire : il est définitivement exclu de l'administration. L'homme ne l'accepte pas. Il saisit le tribunal administratif de Toulouse, qui lui donne tort en avril 2024, puis fait appel.

Devant les juges, il change de version. Selon lui, les photos auraient été copiées par erreur depuis une clé USB. La cour ne le croit pas : ses aveux en garde à vue, le nombre de fichiers et leur rangement minutieux disent le contraire. Il reprochait aussi à son administration d'avoir ouvert son dossier "perso" sans lui, en violation de sa vie privée, et de ne pas l'avoir prévenu qu'il avait le droit de garder le silence pendant la procédure. Des arguments tous rejetés : l'administration avait le droit de vérifier l'usage de ses ordinateurs, et la sanction repose d'abord sur ce qu'il avait déclaré à la police.
"L'exemplarité" d'un directeur au service des mineurs

Pour les juges, un directeur de la PJJ, qui travaille auprès de jeunes placés sous main de justice, se doit d'être irréprochable. En stockant ces images sur un ordinateur de l'administration et en photographiant des femmes à leur insu, il a manqué à son devoir de dignité et à l'exemplarité attendue de lui. Même si l'affaire n'avait jamais été ébruitée, elle nuit, selon la cour, à l'image de tout le service.

La justice administrative reconnait pourtant qu'il était très bien noté par sa hiérarchie et qu'il n'avait jamais été condamné ni sanctionné auparavant. Cela ne suffit pas : pour eux, le renvoi n'est pas excessif au regard de la gravité des faits. Sa demande est rejetée. Il lui reste un dernier recours, devant le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, dans un délai de deux mois. Pour le ministère de la Justice, la décision de la cour administrative d'appel de Toulouse "valide, en appel, la révocation de cet agent". Contactée par ICI Occitanie TV, son avocate n'a pas répondu à notre sollicitation au moment de la publication de cet article.

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/un-directeur-de-la-pjj-revoque-pour-671-photos-de-passantes-prises-sous-leurs-jupes-la-justice-invoque-son-devoir-d-exemplarite-3418043.html
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Gendarmerie Nationale / Re : Les cyber-gendarmes
« Dernier message par Jeano 11 le 09 octobre 2026, 15:57:32 »
Sept disques durs et 12.000 fichiers pédopornographiques découverts : l'ancien instituteur, déjà condamné pour les mêmes faits, écope de 4 ans de prison.

Le tribunal correctionnel d'Albi a condamné, au mois d'août 2026, un quinquagénaire à quatre ans d'emprisonnement pour acquisition, détention et diffusion d'images pédopornographiques. Déjà jugé pour les mêmes faits en 2021, l'homme, ancien instituteur, a été maintenu en détention.

Rien n'avait cessé. Quatre ans après une première condamnation à dix-huit mois de prison, l'ancien instituteur a de nouveau comparu devant le tribunal correctionnel d'Albi, dans le Tarn, pour des faits identiques, rapporte La Dépêche du Midi. Il a écopé cette fois de quatre ans de prison ferme, au-delà des trois ans réclamés par le ministère public.

Sept disques durs saisis

C'est une enquêtrice de la section de recherches de Toulouse qui donne l'alerte au début du mois de juin. Elle est remontée jusqu'à une adresse IP localisée dans une commune de l'ouest du département, liée à plusieurs téléchargements de contenus pédopornographiques.

Interpellé à son domicile, l'homme tente de mettre fin à ses jours avant d'être pris en charge par les secours. La perquisition permet de saisir sept disques durs contenant environ 12.000 fichiers, dont certains mettent en scène des enfants de 7 ans.

Déjà jugé pour les mêmes faits en 2021, l'homme a été condamné à 4 ans de prison et placé en détention. À sa sortie, il sera soumis à un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec interdiction d'entrer en contact avec des mineurs et interdiction, à vie, d'exercer une activité auprès d'enfants. Il est inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles.

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/sept-disques-durs-et-12-000-fichiers-pedopornographiques-decouverts-l-ancien-instituteur-deja-condamne-pour-les-memes-faits-ecope-de-4-ans-de-prison-3404458.html
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Gendarmerie Nationale / Les cyber-gendarmes
« Dernier message par Jeano 11 le 09 octobre 2026, 15:54:55 »
L'action de la Gendarmerie nationale dans le cyberespace est principalement organisée autour de l'Unité nationale cyber (UNC) au sein de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ).

Structure et missions

• Unité nationale cyber (UNC) : Créée en novembre 2023 et opérationnelle depuis septembre 2025, elle regroupe environ 120 enquêteurs et spécialistes pour lutter contre la cybercriminalité de haut niveau (enquêtes complexes, grand banditisme numérique, criminalité organisée).
• Dispositif d'assistance et signalement : Pour les victimes d'actes malveillants en ligne, le guichet unique 17Cyber (opéré avec la Police nationale et Cybermalveillance.gouv.fr) permet d'échanger 24h/24 et 7j/7 via un système de chat pour obtenir des conseils ou signaler une attaque.
• Antennes et maillage territorial : L'action de l'UNC est relayée sur le terrain par des antennes dédiées et un réseau de « cybergendarmes » et d'enquêteurs spécialisés en technologies numériques (N'Tech).

Images pédocriminelles : traqués sur le web par les cyber-gendarmes, deux hommes de 54 et 77 ans condamnés.
Une vaste opération de traque numérique menée sur les huit départements de l’ex-Midi-Pyrénées a permis de repérer des milliers de fichiers pédocriminels.
Deux hommes de 54 et 77 ans, inconnus de la justice, ont été jugés et condamnés à Toulouse.

Derrière l’écran, les enquêteurs ont observé, compté, recoupé.
Pendant des semaines, les gendarmes spécialisés dans la cybercriminalité ont surveillé les échanges de fichiers circulant sur internet depuis la région. Le parquet de Toulouse et la gendarmerie ont dévoilé ce jeudi 8 octobre 2026 le bilan de cette opération d’envergure contre la pédocriminalité en ligne.

Une surveillance numérique à l’échelle de la région

Aux commandes, l’antenne toulousaine de l’unité nationale cyber (A-UNC), rattachée à la section de recherches de la gendarmerie. Son terrain de chasse : l’Ariège, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.
Les cyber-enquêteurs y ont mené une veille méthodique des réseaux, qui a mis au jour un flot de téléchargements et de partages de contenus montrant des abus sexuels sur des enfants.

Au terme de cette phase de repérage et d’analyse, plusieurs internautes sont sortis du lot. Les enquêteurs en ont fait leurs cibles prioritaires pour deux raisons : la masse des fichiers échangés, parfois plusieurs milliers en l’espace d’une seule journée, et l’extrême gravité des images concernées.

Deux hommes sans passé judiciaire

Deux d’entre eux ont été interpellés puis placés en garde à vue. Le premier a 77 ans, le second 54. Aucun n’avait jusqu’ici eu affaire à la justice. Tous deux ont été présentés au tribunal judiciaire de Toulouse.

Le septuagénaire a reconnu les faits et accepté la peine proposée par le parquet, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, le "plaider-coupable" à la française. Il écope d’un an d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire de deux ans. Il devra se soigner et ne pourra plus exercer d’activité, professionnelle comme bénévole, au contact de mineurs.

Le quinquagénaire, lui, a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme aménageables et six mois avec sursis. Lui aussi est soumis à une obligation de soins et se voit interdire toute profession ou activité en lien avec des enfants.

Source : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/images-pedocriminelles-traques-sur-le-web-par-les-cyber-gendarmes-deux-hommes-de-54-et-77-ans-condamnes-3430533.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20261009&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1395104&at_highlight=
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La police et la gendarmerie utilisent un nouveau genre de radar, le curvomètre. Il permet de contrôler la vitesse des trottinettes et scooters afin de traquer les engins illégalement débridés. Ce banc d'essai mobile mesure si votre EDPM dépasse la limite légale, vous exposant à une forte amende voire une mise en fourrière.

Conducteurs et pilotes de trottinettes électriques et de scooters, attention, la police municipale de Montpelllier est désormais équipée d'un curvomètre. Et cela peut vous coûter cher, si vous n'êtes pas en règle.

En clair, il est désormais possible de savoir si votre EDPM, engin de déplacement personnel motorisé, est bridé, comme la loi l'exige, ou non !

La vitesse maximale autorisée pour les trottinettes est de 25 km/h. Le débridage est interdit et passible d’une amende de 135 euros pour l'utilisateur, l'immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites, ainsi que la confiscation du véhicule (article R. 317-23-1 du Code de la route). Mais pour le propriétaire et/ou responsable de l’exploitation d’un EDPM, le fait de débrider l’engin afin de lui permettre de dépasser sa vitesse maximale autorisée (25 km/h par construction) est puni d'un an d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende (article L. 317-1 du Code de la route).

Enfin, l'engin ne peut pas transporter plusieurs personnes en même temps. Si vous ne respectez pas cette obligation, vous risquez une amende de 135 euros.

Un curvomètre, qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce qu'un curvomètre ? C'est un appareil qui permet de mesurer la vitesse réelle des trottinettes et des scooters. En posant la roue arrière sur une rampe, les agents de police vérifient en direct si l'engin respecte les normes ou s'il a été débridé, ce qui augmente sa puissance et donc sa vitesse...

C'est en fait un banc de contrôle mobile comme pour les voitures. En général, les forces de l’ordre retirent toujours 6 km/h à la vitesse enregistrée du deux-roues, afin d’obtenir une vitesse retenue.

Lors du contrôle du mardi 26 mai, à Montpellier, sur 20 trottinettes passées au curvomètre, 4 étaient débridées. Des amendes ont été dressées et les trottinettes ont été mises en fourrière.

RAPPEL des règles en vigueur

Déjà pour piloter une trottinette électrique, il faut avoir au moins 14 ans. En ville, l'engin est interdit sur les trottoirs et certaines zones piétonnes (s'il est autorisé par le maire, la vitesse maximale est de 6km/h, sans gêner les piétons), sinon, il doit être conduit à la main sans faire usage du moteur.

Hors agglomération, leur circulation est interdite sur la chaussée, elle est limitée aux voies vertes et aux pistes cyclables.

La vitesse maximale autorisée pour les trottinettes est de 25 km/h. Le débridage est interdit et passible d’une amende de 135 euros pour l'utilisateur, l'immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites, ainsi que la confiscation du véhicule (article R. 317-23-1 du Code de la route). Mais pour le propriétaire et/ou responsable de l’exploitation d’un EDPM, le fait de débrider l’engin afin de lui permettre de dépasser sa vitesse maximale autorisée (25 km/h par construction) est puni d'un an d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende (article L. 317-1 du Code de la route).

Enfin, l'engin ne peut pas transporter plusieurs personnes en même temps. Si vous ne respectez pas cette obligation, vous risquez une amende de 135 euros.

Une mesure de sécurité routière imposée à l'automne, au moment où il fait jour plus tard le matin et plus tôt le soir. Le patron de la police rappelle que les engins qui ne sont pas équipés de systèmes lumineux peuvent être dangereux dans l'espace public.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/casque-et-gilet-obligatoires-a-trottinette-la-prefete-de-l-herault-impose-ces-equipements-de-securite-dans-tout-le-departement-3414404.html

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Actualités / Orages : que faire en cas de foudre ?
« Dernier message par Jeano 11 le 28 août 2026, 16:30:06 »
Orages : que faire en cas de foudre ? Les bons réflexes pour ne pas être foudroyé !

Un orage peut être dangereux, le risque d'être foudroyé n'est pas à négliger. Deux personnes ont été grièvement blessées dans les Pyrénées cet été. Comment se comporter quand le tonnerre gronde et que les éclairs approchent ? Voici quelques recommandations de spécialistes.

Les orages peuvent comporter des risques, même les chasseurs d'orages y prennent garde. Un certain nombre de consignes permettent d'éviter d'être foudroyé par un éclair.

La foudre est une décharge électrique intense qui peut blesser ou tuer hommes et animaux. Le foudroiement direct peut être mortel. On l'a vu avec le grave accident qui s'est produit cet été dans les Pyrénées : deux randonneurs ont été foudroyés et grièvement blessés.

L'éclair peut intervenir de façon très soudaine dans les prés, les bois et sous-bois, mais aussi dans les parcs, les stades, les plages ou encore les piscines.

Deux risques sont associés au foudroiement : celui-ci peut être direct ou indirect, par conduction. "Il survient lorsqu’une personne se situe à proximité d’un objet plus grand servant de conducteur, tel qu’un arbre, ou par toucher direct, explique Météo France. L’eau et le métal (parapluie, clôture, pylônes, grille, point d’eau…) sont des conducteurs".

Les bons réflexes

"Le foudroiement peut aussi se propager de manière horizontale sur le sol. Cette décharge électrique imprévisible provoque régulièrement des victimes parmi les animaux de ferme".

Quels sont les bons réflexes ? S'abriter si possible dans un bâtiment en dur, éviter de stationner à proximité d'un point d'eau, ou pire dans l'eau, ne pas rester sous un arbre. Lors d'une balade en forêt, s'éloigner des arbres les plus hauts et des racines.

En randonnée, éviter d'accélérer le pas (ce qui est un réflexe de fuite bien compréhensible tant les coups de tonnerre peuvent être impressionnants) : le corps produit un champ électrique qui est d'autant plus actif que l'on bouge, ce qui multiplie les risques d'être ciblé par la foudre.
S'accroupir et se débarrasser des objets métalliques

Les spécialistes recommandent de s'éloigner les uns des autres, de jeter au loin ses bâtons, crampons, piolets, mousquetons ou tout autre objet métallique, de s'accroupir les pieds joints en faisant le dos rond et d'attendre que l'orage passe.

S'abriter dans une grotte n'est pas nécessairement une bonne idée, car elle est en général surmontée de gros rochers qui, eux, peuvent prendre la foudre et, par conduction, la transmettre le long des parois.

Météo-France recommande également d'éviter de stationner sous un arbre isolé ou sous un surplomb, et de manipuler tout conducteur d'électricité comme l'eau qui ruisselle. L'organisme conseille de s'accroupir, pieds joints, car la foudre est attirée par tout ce qui dépasse (un arbre, un pic, ou un homme debout). Ne pas s'allonger ni s'appuyer contre une paroi.

L'important est de s'isoler au maximum du sol au moyen de tout matériau isolant : rouleau de corde, sac de couchage ou sac à dos posé au sol, à condition que son armature métallique ne soit pas en contact avec la terre.
Éviter les déplacements

En montagne, éviter les arêtes et les sommets. Si l'orage est soudain, descendre le plus bas possible. Le site recommande plusieurs mesures de sécurité.

En Vigilance orange orages

    Je m'éloigne des arbres et des cours d'eau 
    Je m'abrite dans un bâtiment en dur 
    Je me tiens informé 
    J'évite de me déplacer 
    Je protège les biens exposés au vent ou qui peuvent être inondés
    J'évite d'utiliser mon téléphone et les appareils électriques

D'où l'intérêt en cas de sortie, de se renseigner sur les prévisions météo et d'anticiper si des orages sont prévus, car ils peuvent éclater plus tôt que prévu

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/orages-que-faire-en-cas-de-foudre-les-bons-reflexes-pour-ne-pas-etre-foudroye-3405583.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260824&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1364524&at_highlight=
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