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Les secours en montagne confrontés à la hausse des fausses alertes des appareils connectés   >:( 8)

De nombreux nouveaux téléphones sont munis de capteurs permettant d'alerter les centres de secours en cas de chute ou d'accident, même sans réseau. Ces dernières semaines, la gendarmerie note une hausse des fausses alertes avec ces appareils connectés.

Les secours en montagne doivent de plus en plus faire face aux fausses alertes déclenchées par les appareils connectés. "Le coût n'est pas négligeable", souligne Cyril Gomez, secouriste au Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), dimanche 17 août sur ICI Pays de Savoie (ex-France Bleu).(Nouvelle fenêtre)

Plusieurs appareils, comme les montres de la marque Garmin, les derniers téléphones iPhone ou Android, disposent d'un système d'alerte satellite, qui prévient automatiquement un centre de secours s'il n'y a pas de réseau et qu'une chute est détectée par une forte décélération par exemple. Cette fonctionnalité reste très utile en cas d'accident et permet de gagner un temps précieux quand une vie est en jeu, mais elle se met parfois en marche alors qu'aucun danger n'existe.

"Un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol"

Le PGHM de Bourg-Saint-Maurice compte une dizaine de fausses alertes par an, un chiffre en augmentation. Pour les secouristes, c'est déjà beaucoup trop, car cela mobilise inutilement des moyens humains et financiers. Ainsi, lorsque l'appareil connecté s'apprête à alerter les secours alors qu'il n'y a pas de danger, il est important de répondre à la notification pour empêcher l'envoi de l'alerte ou, le cas échéant, d'appeler directement les secours pour leur préciser que tout va bien.

Début août, Cyril Gomez a reçu une alerte GPS automatique près du lac de La Plagne. "D'abord, on tente toujours de joindre la personne par téléphone, parce qu'on reçoit aussi ses coordonnées. Mais souvent, cela ne répond pas, car la personne n'a pas de réseau", explique-t-il à ICI Pays de Savoie. Les touristes étaient étonnés de voir les secouristes venir à leur rencontre. Ils allaient tous bien, la montre connectée d'un randonneur avait détecté une petite chute sans gravité. Mais un hélicoptère a été mobilisé pour cette intervention. "Ce n'est pas gratuit, ce sont les impôts. Pour donner un ordre de grandeur, un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol", précise Cyril Gomez. Et cet hélicoptère ne pourra pas être immédiatement mobilisé pour une vraie urgence

Source https://www.franceinfo.fr/societe/les-secours-en-montagne-confrontes-a-la-hausse-des-fausses-alertes-des-appareils-connectes_7439764.html
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Les secours en montagne confrontés à la hausse des fausses alertes des appareils connectés   >:( 8)

De nombreux nouveaux téléphones sont munis de capteurs permettant d'alerter les centres de secours en cas de chute ou d'accident, même sans réseau. Ces dernières semaines, la gendarmerie note une hausse des fausses alertes avec ces appareils connectés.

Les secours en montagne doivent de plus en plus faire face aux fausses alertes déclenchées par les appareils connectés. "Le coût n'est pas négligeable", souligne Cyril Gomez, secouriste au Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), dimanche 17 août sur ICI Pays de Savoie (ex-France Bleu).(Nouvelle fenêtre)

Plusieurs appareils, comme les montres de la marque Garmin, les derniers téléphones iPhone ou Android, disposent d'un système d'alerte satellite, qui prévient automatiquement un centre de secours s'il n'y a pas de réseau et qu'une chute est détectée par une forte décélération par exemple. Cette fonctionnalité reste très utile en cas d'accident et permet de gagner un temps précieux quand une vie est en jeu, mais elle se met parfois en marche alors qu'aucun danger n'existe.

"Un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol"
Le PGHM de Bourg-Saint-Maurice compte une dizaine de fausses alertes par an, un chiffre en augmentation. Pour les secouristes, c'est déjà beaucoup trop, car cela mobilise inutilement des moyens humains et financiers. Ainsi, lorsque l'appareil connecté s'apprête à alerter les secours alors qu'il n'y a pas de danger, il est important de répondre à la notification pour empêcher l'envoi de l'alerte ou, le cas échéant, d'appeler directement les secours pour leur préciser que tout va bien.

Début août, Cyril Gomez a reçu une alerte GPS automatique près du lac de La Plagne. "D'abord, on tente toujours de joindre la personne par téléphone, parce qu'on reçoit aussi ses coordonnées. Mais souvent, cela ne répond pas, car la personne n'a pas de réseau", explique-t-il à ICI Pays de Savoie. Les touristes étaient étonnés de voir les secouristes venir à leur rencontre. Ils allaient tous bien, la montre connectée d'un randonneur avait détecté une petite chute sans gravité. Mais un hélicoptère a été mobilisé pour cette intervention. "Ce n'est pas gratuit, ce sont les impôts. Pour donner un ordre de grandeur, un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol", précise Cyril Gomez. Et cet hélicoptère ne pourra pas être immédiatement mobilisé pour une vraie urgence

Source https://www.franceinfo.fr/societe/les-secours-en-montagne-confrontes-a-la-hausse-des-fausses-alertes-des-appareils-connectes_7439764.html
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Les secours en montagne confrontés à la hausse des fausses alertes des appareils connectés   >:( 8)

De nombreux nouveaux téléphones sont munis de capteurs permettant d'alerter les centres de secours en cas de chute ou d'accident, même sans réseau. Ces dernières semaines, la gendarmerie note une hausse des fausses alertes avec ces appareils connectés.

Les secours en montagne doivent de plus en plus faire face aux fausses alertes déclenchées par les appareils connectés. "Le coût n'est pas négligeable", souligne Cyril Gomez, secouriste au Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), dimanche 17 août sur ICI Pays de Savoie (ex-France Bleu).(Nouvelle fenêtre)

Plusieurs appareils, comme les montres de la marque Garmin, les derniers téléphones iPhone ou Android, disposent d'un système d'alerte satellite, qui prévient automatiquement un centre de secours s'il n'y a pas de réseau et qu'une chute est détectée par une forte décélération par exemple. Cette fonctionnalité reste très utile en cas d'accident et permet de gagner un temps précieux quand une vie est en jeu, mais elle se met parfois en marche alors qu'aucun danger n'existe.


"Un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol"
Le PGHM de Bourg-Saint-Maurice compte une dizaine de fausses alertes par an, un chiffre en augmentation. Pour les secouristes, c'est déjà beaucoup trop, car cela mobilise inutilement des moyens humains et financiers. Ainsi, lorsque l'appareil connecté s'apprête à alerter les secours alors qu'il n'y a pas de danger, il est important de répondre à la notification pour empêcher l'envoi de l'alerte ou, le cas échéant, d'appeler directement les secours pour leur préciser que tout va bien.

Début août, Cyril Gomez a reçu une alerte GPS automatique près du lac de La Plagne. "D'abord, on tente toujours de joindre la personne par téléphone, parce qu'on reçoit aussi ses coordonnées. Mais souvent, cela ne répond pas, car la personne n'a pas de réseau", explique-t-il à ICI Pays de Savoie. Les touristes étaient étonnés de voir les secouristes venir à leur rencontre. Ils allaient tous bien, la montre connectée d'un randonneur avait détecté une petite chute sans gravité. Mais un hélicoptère a été mobilisé pour cette intervention. "Ce n'est pas gratuit, ce sont les impôts. Pour donner un ordre de grandeur, un hélicoptère de gendarmerie, c'est 80 euros la minute de vol", précise Cyril Gomez. Et cet hélicoptère ne pourra pas être immédiatement mobilisé pour une vraie urgence

Source https://www.franceinfo.fr/societe/les-secours-en-montagne-confrontes-a-la-hausse-des-fausses-alertes-des-appareils-connectes_7439764.html
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"De plus en plus de gens inexpérimentés" : les secouristes en montagne face au "tourisme Instagram"  :o ??? ::)

 Attirés par des images alléchantes publiées sur les réseaux sociaux, des promeneurs s'aventurent en montagne sans précaution et vont jusqu'à se mettre en danger.

La montagne a toujours la cote, pour le bonheur des uns et le malheur des autres. Avec les fortes chaleurs, les promeneurs sont nombreux à aller chercher l'air frais dans les massifs. En Isère par exemple, du côté de Grenoble, avec un mercure qui frise les 40°C, il y a du monde aux abords des lacs. Les flâneurs sont parfois guidés par les photos et vidéos alléchantes publiées sur les réseaux sociaux, quitte à se mettre en danger et à solliciter, ensuite, les secouristes. En effet, ces randonneurs amateurs n’ont pas toujours les bons réflexes en matière de sécurité, comme franceinfo l'a vérifié dans le massif des Écrins, près de la commune de Vénosc.

La cascade de la Muzelle apparaît sur des milliers de photos sur Instagram. Une "petite randonnée", sur le papier, idéale pour Michel et Chantal, retraités grenoblois. "On n'est pas des randonneurs, ni des férus de randonnée, donc, nous, on fait de la balade, on prend les itinéraires balisés et ça s'arrête là", expose Michel. Deux bons élèves bien renseignés, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

"Il y avait une dame avec sa fille qui étaient là, reprend le retraité, je lui ai expliqué qu'il fallait déjà 50 minutes pour aller jusqu'au point de départ de la randonnée du lac de Lauvitel et qu'après, il fallait 1 heure 30. Elle ne s'attendait pas à ça, elle pensait que c'était à côté, qu'elle descendait de la télécabine et qu'elle commençait l'ascension."

Pour arriver à la cascade, le chemin grimpe effectivement un peu. Quatre jeunes venus de Paris font une pause sur les rochers, pour eux cela a l'air plus dur que prévu, "totalement", acquiescent-ils. Pourtant, l'un d'eux, Juliano, a bien regardé le parcours avant de venir. "Je suis allé sur le site des Deux-Alpes, tout simplement. J'ai cherché le plan de toutes les randonnées et on a cherché ce qui nous intéressait, en l'occurrence la cascade, et maintenant, on suit le plan", explique-t-il.

Mais ils n'ont peut-être pas fait attention à la difficulté du parcours. "J'avoue qu'on n'a pas réellement regardé, confesse le jeune homme. On y est allés au feeling et si on voit que c'est trop compliqué, on rebrousse chemin. Mais pour l'instant, ça s'est bien déroulé jusque-là." "Quand on est redescendus, on a eu chaud deux-trois fois quand même, nuance l'un de ses compagnons. Du coup, c'est pas mal qu'on soit plusieurs, plutôt que tout seul ou juste deux."

Sur le chemin, beaucoup utilisent des applications pour se repérer. C'est déjà bien, mais pas infaillible. Corentin, originaire de Lyon, en a fait les frais : "Moi, ça m'est déjà arrivé par le passé d'utiliser l'application Visorando et, parfois, le GPS ne m'emmenait pas tout à fait vers la bonne direction. Je commençais à bifurquer, même proche d'un ravin, on s'est arrêté juste à temps." Il termine l'ascension avec sa compagne Agustina. Une fois devant la cascade, impossible de ne pas prendre la photo. "C'est très très beau, dit-elle. Ça vaut l'effort que nous faisons, c'est un peu la récompense." Une image qui donnera peut-être envie à d'autres promeneurs de tenter la même randonnée.
Les secouristes de montagne agacés par ce tourisme

Les bureaux de la CRS Alpes, à Grenoble, sont en ébullition. Jérémie Pesenti, gardien de la paix, présente la salle d'alerte : "C'est là où on prend toutes nos alertes, où le téléphone sonne. On traite plus ou moins une dizaine d'alertes par jour". Cela correspond à 40, voire 50 interventions par semaine concernant les randonneurs habituels, mais aussi un nouveau public. "On rencontre peut-être de plus en plus de gens qui sont inexpérimentés, explique le policier.

    "Il y a pas mal de gens qui ont vu des photos sur les réseaux sociaux, qui essaient d'aller retrouver ces endroits et qui, du coup, n'ont jamais mis un pied en montagne. Et ils sont vraiment inexpérimentés avec des équipements inadaptés."
    Jérémie Pesenti, gardien de la paix à la CRS Alpes de Grenoble à franceinfo

Il y a aussi ceux qui font trop confiance à leur téléphone. "Il y a pas mal de gens qui partent sur des coups de tête, reprend Jérémie Pesenti, qui ne sont pas organisés et puis qui se fient un peu à ce qu'ils trouvent sur les réseaux sociaux et sur les applications qui proposent des itinéraires, qui sont parfois proposés par d'autres utilisateurs et qui ne sont pas forcément sur des chemins de randonnée. Derrière, ils se retrouvent bloqués parce qu'ils n'ont pas le niveau technique pour aller sur cette randonnée."

Entre deux interventions, les secouristes surveillent les réseaux sociaux et certaines vidéos leur hérissent les poils, comme celle-ci : "Comment notre randonnée s'est transformée en cauchemar sachant qu'on n’était pas du tout équipés et qu'on n'a aucune pratique de randonnée ? Peut-être que la dernière randonnée que j'ai faite date de novembre et encore parce que j'ai pris un téléphérique. On n'était tellement pas habitués, on faisait pause sur pause, sauf que la tombée de la nuit arrivait à grands pas et on a commencé notre randonnée à 14h. Et à la fin, on a su que c'était aussi infesté d'ours."

Le jugement du gardien de la paix est sans appel : "Une randonnée de difficulté cinq étoiles, donc potentiellement trop difficile pour elles, alors qu'elles le disent elles-mêmes, elles sont inexpérimentées. Elles ne sont pas du tout équipées et pas du tout renseignées parce qu'il n'y a pas d'ours, notamment dans Belledonne."
Un public parfois irrespectueux de la montagne

Les promeneurs inconscients attirés par les réseaux sociaux, cela n'arrive pas qu'en été. "On a eu beaucoup de cas cet hiver, rappelle Lionel Chatain, brigadier-chef de la CRS Alpes. Une série de secours de gens qu'on est allés chercher parce qu'ils ont vu des photos magnifiques de couchers de soleil au sommet, ils voulaient faire pareil. Donc, ils arrivaient en train de la région parisienne pour aller faire la même photo. Sauf qu'on est en hiver et qu'ils n'avaient pas du tout percuté finalement qu'en hiver, il n'y a plus de chemins, qui sont recouverts par la neige, que la neige parfois, c'est dur, qu'il faut des crampons, que la nuit tombe très tôt, qu'il peut faire très froid et ils s'éclairent avec le flash du téléphone... Et en fait ça ne marche pas."

Un public qui ne connaît pas la montagne et parfois ne la respecte pas. "Ils font leur bivouac, ils boivent des bières, ils font un feu alors que c'est interdit et puis ils abandonnent même leur matériel sur place. On se retrouve des fois avec plusieurs tentes, des matelas, des duvets, avec les poubelles qui vont avec. Et puis les gens sont repartis. Ils ont abandonné le matériel, ils s'en moquent", se désole le brigadier-chef. C'est pourquoi certains sites sont désormais interdits au bivouac pendant l'été.

Source  https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/reportage-de-plus-en-plus-de-gens-inexperimentes-les-secouristes-en-montagne-face-au-tourisme-instagram_7403932.html
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Itinéraires, dénivelés, matériel... Pourquoi vous faites fausse route en vous fiant à l'IA pour préparer votre randonnée  ::) :P :-[ :-\

 Le parc national des Cévennes alerte, exemple à l'appui, des dangers encourus par les randonneurs qui planifient leur itinéraire à l'aide de ChatGPT, une pratique de plus en plus courante, non sans risque.

De l'importance de garder un pied dans la réalité. La belle saison est de retour et, avec elle, les activités de plein air, comme la randonnée pratiquée par près de 30 millions de Français(Nouvelle fenêtre). Entre applications dédiées et sites spécialisés, la panoplie d'outils à disposition du randonneur s'est enrichie, ces dernières années, de l'intelligence artificielle. Il est de plus en plus courant de demander, à ChatGPT par exemple, de l'aide pour à peu près tout, alors pourquoi pas pour un itinéraire en pleine nature ? "Ce n'est pas une bonne idée", alerte le parc national des Cévennes qui a publié un long post sur Facebook, le 2 avril 2026.

Parc national des Cévennes
🤖🥾 Pourquoi ce n’est pas une bonne idée de demander à ChatGPT de préparer votre randonnée dans le Parc !
Sur le papier, tout est parfait : un itinéraire “idéal”, une boucle “optimisée”, une immersion garantie.
Dans la réalité… c’est parfois beaucoup moins fiable 😬


Le parc national des Cévennes alerte, exemple à l'appui, des dangers encourus par les randonneurs qui planifient leur itinéraire à l'aide de ChatGPT, une pratique de plus en plus courante, non sans risque.

De l'importance de garder un pied dans la réalité. La belle saison est de retour et, avec elle, les activités de plein air, comme la randonnée pratiquée par près de 30 millions de Français(Nouvelle fenêtre). Entre applications dédiées et sites spécialisés, la panoplie d'outils à disposition du randonneur s'est enrichie, ces dernières années, de l'intelligence artificielle. Il est de plus en plus courant de demander, à ChatGPT par exemple, de l'aide pour à peu près tout, alors pourquoi pas pour un itinéraire en pleine nature ? "Ce n'est pas une bonne idée", alerte le parc national des Cévennes qui a publié un long post sur Facebook, le 2 avril 2026.

Itinéraires fantaisistes, temps de marche sous-évalués, sentiers inexistants... Les exemples de randonneurs s'étant fait mal conseillés par une intelligence artificielle sont de plus en plus fréquents. Or, cette approche virtuelle s'accompagne de risques bien réels, soulignent les professionnels du secteur.
"Totalement irréaliste"

Au printemps dernier, un père et son fils se présentent à la Maison du tourisme et du parc national des Cévennes de Florac, en Lozère, avec un itinéraire proposé par ChatGPT : 82 km en deux jours avec une nuit en hamac à plus de 800 mètres d'altitude. "C'est totalement irréaliste, même pour des randonneurs confirmés qui vont vite, affirme Florence Boissier, chargée de mission accueil au sein du parc. Et avec une nuit en bivouac, quelque part sur le Causse Méjean, sur un secteur où le bivouac n'est pas autorisé par la réglementation du parc. Ça ne prenait pas en compte la météo des deux jours pour dormir à la belle étoile, à cette période de l'année. En plus de ça, l'itinéraire n'empruntait pas toujours des chemins balisés autorisés..."

    "Cet itinéraire n'était pas du tout réaliste, ni en termes de distance, ni en termes de temps, ni en terme d'hébergement..."
    Florence Boissier, chargée de mission accueil au Parc national des Cévennes à franceinfo

Le parc national des Cévennes décide de rendre publique cette mésaventure pour alerter sur les risques encourus. "S'ils s'étaient lancés sur cet itinéraire-là, ça aurait pu être vraiment très compliqué à gérer, à la fois physiquement et en termes de sécurité, assure la chargée de mission. Heureusement, nos agents d'accueil ont tout de suite retravaillé l'itinéraire avec les personnes et leur ont donné les conseils plus pertinents pour effectivement faire une randonnée sur deux jours, mais avec une distance tout à fait faisable et ils ont aussi réservé pour eux dans un camping sur un secteur autorisé."

"En montagne, on ne raisonne pas en kilomètres mais en dénivelé"

Cet exemple cévenol n'est pas isolé.
Le parc national des Pyrénées aussi a affaire à des randonneurs qui font confiance à l'intelligence artificielle les yeux fermés. Laëtitia Maltese, hôtesse d’accueil à la Maison du parc du val d’Azun, à Arrens-Marsous dans les Hautes-Pyérénées, se souvient de l'attitude très assurée d'un groupe de quarantenaires au printemps dernier, dont l'un s'est adressé à elle, "téléphone vissé à la main" : "Il me montre un itinéraire totalement délirant de 40 km, avec un passage par le Grand Gabizos, une montagne d'ici qui est assez haute. Je lui explique que ce n'est pas le chemin, qu'en montagne on ne raisonne pas en kilomètres mais en dénivelé et qu'ils ne me paraissent pas vraiment équipés. 'Mais si, ma trace l'indique. C'est fiable, c'est ChatGPT !', me répond-il."

L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais le lendemain matin, les quatre randonneurs reviennent exténués, trempés et frigorifiés : ils avaient bivouaqué dans de mauvaises conditions et sous la pluie. "On va suivre vos conseils, on écourte l'itinéraire et finalement on ne passera pas par le grand Gabizos...", reconnaissent-ils auprès de la chargée d'accueil.

    "J'ai été très surprise qu'ils utilisent ChatGPT pour préparer la rando."
    Laëtitia Maltese, hôtesse d’accueil à la Maison du parc national des Pyérénées à franceinfo

"Ils sont complètement hors-sol, relate Laëtitia Maltese, je conçois que des gens ne connaissent pas un milieu mais j'ai trouvé ça assez fort de ne pas faire confiance à des personnes qui vivent là et qui savent comment ça fonctionne." Les personnels des parcs nationaux sont formés pour accueillir et orienter les randonneurs, qu'ils arrivent à identifier "à la manière dont ils arrivent équipés, quelqu'un qui a des claquettes de randonnée aux pieds et qui n'a pas assez d'eau, on ne va pas l'envoyer dans des pierriers à plus de 2 000 mètres d'altitude".
"Ça augmente légèrement tous les ans"

Ce qui met surtout en colère Laëtitia Maltese, du parc national des Pyrénées, c'est que si des randonneurs s'exposent au danger de leur plein gré, ils impliquent avec eux tout le réseau qui est autour, de l'hôte d'accueil aux secouristes, en passant par les gardes du parc et les gardiens de refuge. "Si on dit que c'est risqué ou que ce n'est pas par là, ce n'est pas pour les embêter, c'est vraiment qu'il y a une raison, insiste-t-elle. Là, ça s'est bien passé, mais au pire des personnes vont prendre des risques pour sauver des gens qui ont été complètement imprudents."

"De plus en plus de gens inexpérimentés" : les secouristes en montagne face au "tourisme Instagram"

Le major Xavier Géraud, chef de détachement de la CRS Alpes à Albertville, en Savoie, non loin du parc national de la Vanoise, observe également l'arrivée de nouveaux profils sur les sentiers : "Ça augmente légèrement tous les ans, des personnes inexpérimentées qui s'aventurent un petit peu plus haut, un petit peu plus loin, avec du matériel pas adapté et qui se perdent facilement." Quand ces personnes doivent être secourues, "on les met en garde sur l'utilisation des outils non maîtrisés, le fait d'aller dans des endroits où il faut une certaine expérience."

Pour le secouriste, "il faut faire attention à tout ce qui facilite le travail de préparation pour aller en montagne, et qui le rend, sur le papier, beaucoup plus accessible. Il faut malgré tout beaucoup d'expérience pour s'aventurer sur des itinéraires en montagne et encore plus en haute montagne, en ski de rando, en alpinisme, en escalade." Il rappelle la règle à respecter : "S'entourer de professionnels compétents ou être aguerri, avec un matériel adapté, dont on sait se servir."
"Poser les questions que l'IA ne va pas poser"

"L'objectif est de mieux renseigner les visiteurs", assure chacun des trois parcs, des Cévennes, des Pyrénées et de la Vanoise, conscients que la démocratisation de la randonnée doit s'accompagner de pédagogie. Ils partagent les mêmes recommandations : toujours vérifier son parcours avec les personnes sur place, les offices du tourisme, les maisons du parc, les gardes ou se renseigner sur les sites internet officiels. Même si l'intelligence artificielle, et les réseaux sociaux, peuvent être une source d’inspiration, "c’est bien de croiser les infos", souligne Laëtitia Maltese qui incite "les gens à venir nous voir, à nous appeler".

"Les professionnels de l'accompagnement vont aussi poser les bonnes questions, précise Florence Boissier du parc national des Cévennes, que l'IA ne va pas nécessairement poser, sur les attentes, le matériel, les provisions, le niveau de départ, les habitudes de randonner." Cela vaut en amont, mais aussi pendant une randonnée, notamment de plusieurs jours, pour laquelle les gardiens de refuge, au plus près du terrain, sont les mieux à même de renseigner. "Dans ces milieux sauvages et instables, c'est bien d'être prudent, de faire preuve d'humilité, de savoir où on met les pieds et d'être responsable par rapport à ça, tout simplement", conclut Laëtitia Maltese.

Source https://www.franceinfo.fr/decouverte/temoignages-itineraires-deniveles-materiel-pourquoi-vous-faites-fausse-route-en-en-vous-fiant-a-l-ia-pour-preparer-votre-randonnee_7923731.html
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Gendarmerie Nationale / Profession profileuse
« Dernier message par Jeano 11 le 07 juillet 2026, 16:11:31 »
Dans ce premier épisode, franceinfo vous fait découvrir Audrey Renard, 45 ans, analyste comportementale et directrice du DSC, département des Sciences du Comportement de la gendarmerie nationale. Psychologue clinicienne de formation, spécialisée dans la criminologie, elle nous raconte son travail, loin des clichés de la fiction.

Ils sont moins de dix à faire ce métier en France.  Sa vocation, Audrey Renard, elle, l'a trouvée après avoir visionné un film des années 1970 sur "le Boucher de Hanovre", un entretien entre un tueur en série allemand et son psychiatre. Aujourd'hui, la voici profileuse, ou analyste comportementale, en bon français. Son quotidien consiste à plonger dans la tête des suspects pour venir en aide aux enquêteurs de la gendarmerie.

"Il a fallu faire ses preuves"

Ni mentaliste, ni voyante, Audrey Renard travaille sur des scènes de crime. “Un analyste comportemental, c’est quelqu’un qui va venir aider et soutenir les enquêteurs dans la compréhension d’un passage à l’acte criminel”, explique-t-elle.
La profileuse se voit donc confier deux types de mission : analyser des scènes de crimes et aider les enquêteurs dans les interrogatoires. “On va venir orienter d’un point de vue plus psychologique les questions à poser au suspect”, détaille Audrey Renard. 
De la série américaine Mindhunter portant sur la naissance de ce métier aux Etats-Unis, elle ne reconnaît pas totalement son quotidien mais "cette série met en lumière la difficulté que les Américains ont eu au départ à introduire cette nouvelle compétence dans l'enquête judiciaire", concède-t-elle. En France, le département des sciences du comportement est né il y a 25 ans et "il a fallu quelques années pour s'intégrer à ce paysage judiciaire qui est assez fermé", confie-t-elle.

    "Les séries, les films, qui existent autour de cette matière peuvent parfois nous desservir parce que les enquêteurs peuvent penser que c'est un manque de sérieux et que ce n'est que de la fiction."
    Audrey Renard  à franceinfo

"Il a fallu faire ses preuves et je crois que ça y est, on a réussi", juge l'experte.
Amener de la psychologie dans l'enquête judiciaire ne s'est pas imposé comme une évidence, explique Audrey Renard : "Il a fallu quand même du temps pour se dire, tiens, il y a de la psychologie derrière et on va pouvoir en faire quelque chose en terme d'investigation". Dans tous les cas, il s'agit toujours d'un travail collectif, souligne l'officier de police judiciaire. "On me demande souvent si je résous des enquêtes. Moi, je ne résous aucune enquête, je participe à la résolution d'une enquête."

Faire parler les criminels

La dernière fois qu'elle a été sollicitée, Audrey Renard est intervenue alors que des enquêteurs s’intéressaient à un individu dont ils savaient que les aveux allaient être difficiles à obtenir, "du fait de sa personnalité et de ses antécédents judiciaires". Les enquêteurs ont donc fait appel à la spécialiste pour éviter "qu'il ne se mure dans le silence." Mission accomplie. "On a pu effectivement aider les enquêteurs. C'est vraiment un travail collectif entre les enquêteurs de terrain qui font un excellent travail d'investigation et nous, qui venons apporter notre savoir-faire, notre expérience, notre savoir théorique et universitaire aussi dans l'enquête judiciaire".

Mais il ne faut pas croire qu'Audrey Renard discute directement avec les criminels comme on peut le voir dans certaines fictions, comme le film culte Le Silence des agneaux. "Rien ne nous en empêche d'un point de vue judiciaire, on pourrait le faire, mais on a décidé d'utiliser d'autres méthodes pour venir en aide et en soutien aux enquêteurs lors des interrogatoires", explique-t-elle. Reste que certaines affaires l'ont marquées plus que d'autres. Audrey Renard se souvient de cet appel reçu le dimanche 6 novembre 2011, à l'heure du déjeuner. Un appel qui la propulse dans l'affaire du meurtre de la petite Océane et qu'elle nous raconte dans l'épisode 2 de "Profession profileuse".

Source  https://www.franceinfo.fr/replay-radio/profession-profileuse/podcast-profession-profileuse-1-8-dans-la-tete-des-criminels_8087006.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=7h30&at_offre=3&at_variant=V3-meteo&at_send_date=20260707&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1334370

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Pratiquer une activité physique par temps chaud, c'est comme gravir une montagne: on ne commence pas par l'Everest. L'acclimatation, l'adaptation, la progression, l'écoute de son corps et le bon sens font toute la différence.

Un aspect à prendre en compte est que la tolérance à la chaleur s'acquiert à l'entraînement. |

Quand l'été arrive, les mêmes recommandations se répètent: éviter les heures les plus chaudes de la journée, rechercher l'ombre et boire de l'eau. Ce sont des conseils judicieux, surtout en période de canicule, mais ils ne correspondent pas toujours à la réalité. Certaines personnes aiment s'entraîner, transpirer, courir ou faire du vélo en plein air. (En France, pendant les fortes chaleurs, le ministère de la Santé invite à limiter au maximum l'activité physique et à privilégier les activités douces. Des gestes simples permettent d'éviter les accidents, insistent ses services. Retrouver ses conseils consacrés à la pratique sportive au moment des pics de chaleur.)

Est-ce possible? Oui, mais la chaleur ajoute une charge supplémentaire et oblige à adapter l'effort. Ce n'est pas la même chose de sortir pour marcher une demi-heure que de faire des séries de course à pied, un long parcours à vélo ou une séance de musculation intense. Le risque et les adaptations nécessaires dépendent de la personne, du type d'exercice pratiqué et de la durée d'exposition à la chaleur.

Un même entraînement n'est plus tout à fait le même

Pendant l'activité physique, les muscles génèrent de la chaleur. Pour la dissiper, l'organisme envoie davantage de sang vers la peau et active la transpiration, tout en continuant à alimenter les muscles. C'est pourquoi un rythme habituel peut s'avérer plus exigeant en été: la perception de l'effort augmente, la fatigue survient plus tôt et les performances peuvent diminuer.

    Il convient de prêter attention à ses sensations, à sa respiration, à sa fréquence cardiaque et à sa capacité à récupérer entre les efforts.

Adapter son entraînement ne signifie pas être moins en forme. Courir plus lentement, réduire le nombre de séries ou allonger les temps de repos peut demander un effort similaire à celui d'une séance plus intense par temps frais. Lors des journées de forte chaleur, le chronomètre ou la charge d'entraînement ne reflètent pas toujours tout. Il convient également de prêter attention à ses sensations, à sa respiration, à sa fréquence cardiaque et à sa capacité à récupérer entre les efforts.

Transpirer aide, mais ce n'est pas une fin en soi

La transpiration est l'un des principaux mécanismes utilisés par le corps pour évacuer la chaleur, mais ce qui nous rafraîchit réellement, c'est l'évaporation de la sueur sur la peau. Lorsque l'humidité est élevée, on peut se retrouver trempé et, malgré cela, moins bien se rafraîchir.

De plus, transpirer davantage ne signifie pas s'entraîner mieux, brûler plus de graisses, ni éliminer davantage de «toxines». Cela dépend de la température, de l'humidité, des vêtements que l'on porte, de l'intensité et de l'adaptation individuelle. C'est pourquoi il n'est pas très pertinent d'évaluer une séance en fonction du degré d'humidité du t-shirt à la fin de l'exercice: cela peut être un indicateur de l'effort fourni, mais aussi simplement de la chaleur, de l'humidité ou d'un mauvais choix de vêtements.

    Il est utile de commencer la séance en étant bien hydraté. Mais boire en excès («au cas où») n'est pas une bonne idée.

Un autre aspect à prendre en compte est que la tolérance à la chaleur s'acquiert à l'entraînement: une exposition progressive améliore la capacité à transpirer et à réguler la température corporelle. Un débutant ou une débutante devra donc privilégier des séances plus courtes, à intensité modérée, et les moments où il fait moins chaud. Une personne entraînée et acclimatée, en revanche, dispose d'une plus grande marge de manœuvre, mais elle n'est pas pour autant invulnérable: elle peut réduire le rythme lors des exercices d'endurance et diminuer le volume ou allonger les temps de repos lors des séances de musculation.

Manger et boire de manière raisonnable

Faire de l'exercice intense immédiatement après un repas copieux peut favoriser l'apparition d'une sensation de lourdeur, de nausées ou de troubles digestifs. Il est conseillé de laisser un délai suffisant ou, si le temps est compté, d'opter pour des aliments légers et faciles à digérer, comme un fruit, une tartine au miel ou à la confiture, un yaourt ou un petit sandwich simple. La quantité et le moment doivent être adaptés au type d'entraînement et à la tolérance de chacun.

Il est également utile de commencer la séance en étant bien hydraté. Pour une séance courte, l'eau suffit généralement, mais si l'effort se prolonge ou si la transpiration est abondante, il peut être utile de reconstituer également ses réserves en sels minéraux et en glucides.

Dans tous les cas, boire en excès («au cas où») n'est pas une bonne idée: l'hydratation doit être adaptée à la durée et à l'intensité de l'effort, ainsi qu'aux pertes individuelles. Une bonne règle pratique consiste à arriver à l'entraînement sans avoir très soif et à observer comment le corps réagit après: une fatigue excessive, un mal de tête ou une récupération anormalement lente peuvent être des signes indiquant que la séance, la chaleur ou l'hydratation n'ont pas été bien gérées.
S'entraîner en plein soleil ajoute une contrainte supplémentaire

Certaines personnes aiment sentir le soleil pendant leur entraînement. Il ne faut pas diaboliser cette préférence, mais il faut comprendre que le rayonnement solaire augmente la charge thermique et entraîne une exposition supplémentaire aux rayons ultraviolets.

    Il est donc possible de s'entraîner par temps chaud. L'essentiel n'est pas de prouver ce dont on est capable, mais de progresser, d'être à l'écoute de son corps et d'adapter son programme.

Si vous choisissez de vous entraîner sous les rayons du soleil, il est conseillé de protéger votre peau, de porter des vêtements légers, d'avoir de l'eau à portée de main et d'accepter que certains jours, il faille réduire la durée ou l'intensité de l'exercice. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de limiter l'exposition pendant les heures où le rayonnement est le plus intense et de recourir à l'ombre, à des vêtements protecteurs et à une protection solaire.

Certains symptômes ne doivent pas être ignorés: en cas de vertiges, de maux de tête intenses, de nausées, de faiblesse inhabituelle, de perte de coordination, de confusion ou de sensation d'évanouissement, il faudra s'arrêter, trouver un endroit frais et rafraîchir son corps.

Il est donc possible de s'entraîner par temps chaud. L'essentiel n'est pas de prouver ce dont on est capable, mais de progresser, d'être à l'écoute de son corps et d'adapter son programme. Commençons par la colline; ensuite, si tout se passe bien, l'Everest viendra tout seul.

Source  https://www.slate.fr/sante/possible-pratique-sport-ete-chaleur-mais-pas-n-importe-comment-programme-entrainement-activite-physique-corps-adaptation-canicule-conseils?utm_campaign=la-quotidienne&utm_medium=email&utm_edition=202607060400&utm_source=newsletter
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Les parents d'un bébé de deux mois mis en examen pour violences sur mineur, le pronostic vital de l'enfant engagé  :'(

Le nourrisson a été admis à l'hôpital Purpan de Toulouse et présentait des caractéristiques de maltraitance et du syndrome du bébé secoué.

Les parents d’un bébé de deux mois ont été mis en examen pour des soupçons de maltraitance, vendredi 3 juillet, par le parquet de Toulouse.

Le 25 juin dernier, le nourrisson a été amené à l’hôpital Purpan de Toulouse avec un pronostic vital engagé. Son père l’y a conduit après avoir constaté que l’enfant ne réagissait plus.
Syndrome du bébé secoué

D'après le parquet de Toulouse, les premiers examens révèlent des "hématomes sous duraux, des thromboses des veines ponts, des fractures pariétales et diverses lésions traumatiques d’âge différent caractéristiques de maltraitance et du syndrome du bébé secoué".

Lors des auditions, le père du nourrisson a reconnu des "comportements brusques et inadaptés". Cependant, le parquet de Toulouse insiste sur le fait que "les circonstances ayant conduit à la brutale dégradation de l’état de santé de l’enfant demeurent à préciser". Son pronostic vital reste engagé.
Placés en détention provisoire

Âgés de 25 et 21 ans, les deux parents de l'enfant ont été mis en examen pour "violences sur mineur de 15 ans ayant entraîné une infirmité ou une incapacité permanente" et placés en détention provisoire. Selon le parquet de Toulouse, ils ne présentent pas d’antécédents judiciaires.

L'enfant avait déjà fait l'objet d'un signalement à la Protection maternelle et infantile (PMI) via l'Unité d'accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), à la suite d’un passage aux urgences pédiatriques début juin. La mère avait constaté un hématome, sans qu'aucun signe de maltraitance n'ait été objectivé.

Source  https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/les-parents-d-un-bebe-de-deux-mois-mis-en-examen-pour-violences-sur-mineur-le-pronostic-vital-de-l-enfant-engage-3381196.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260704&at_recipient_id=726375-1612451705-33c95b4c&at_adid=DM1332489&at_highlight=

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Sapeurs-Pompiers / Re : Plus rapides, plus sûrs, plus efficaces : les drones
« Dernier message par Jeano 11 le 02 juillet 2026, 18:43:56 »
Incendies estivaux : protéger la forêt, ça commence dès le mois d’octobre, voici comment :

Après les terribles incendies de l’été 2022, le gouvernement a mis en place une campagne d’information dédiée aux obligations légales de débroussaillement (OLD). Celle-ci d'adresse à l'Office National des Forêts (ONF) et les particuliers à travers des opérations de débroussaillement.

Même si la Normandie est une région moins à risque que celles du sud de la France, elle peut être le théâtre d’incendies de forêts. En 2025, la région a enregistré 38 départs de feu dont 10 dans l’Eure. C’est plus qu’en 2024 où les pompiers sont intervenus pour 7 départs de feu dont 2 dans l’Eure.
Une des solutions : le débroussaillement

Le débroussaillement est le meilleur moyen de protéger son habitation face à un incendie et d’en limiter la propagation. Il s’agit d’une obligation dans les espaces classés à risque d’incendies de forêt et de végétation de 46 départements.

90% des maisons détruites lors des feux de forêt ne sont pas, ou sont mal, débroussaillées.

Le débroussaillement est obligatoire pour les propriétaires d’habitation, de construction ou d’équipement situés à moins de 200 mètres d’un massif forestier, d’une lande, d’un maquis ou d’une garrigue. Pour savoir si vous êtes concerné, contactez votre commune, votre préfecture ou rendez-vous sur : feux-foret.gouv.fr
Une campagne d’information pour adopter les bons réflexes

La campagne d’information sur les obligations légales de débroussaillement dans les départements concernés a commencé début octobre. Elle sera suivie par la campagne nationale de prévention des feux.

Objectif de cette dernière : rappeler aux Français les bons réflexes à avoir pour prévenir les feux et s’en protéger. Il faut savoir que 9 feux de forêt sur 10 sont d’origine humaine et pourraient donc être évités.

28 communes de l'Eure concernées

L’objectif de cette nouvelle campagne est donc de faire connaître cette obligation légale aux propriétaires concernés.

Ce jeudi 2 octobre, à Igoville (Eure), la police de l’environnement est venue échanger avec l’ONF dans la forêt domaniale de Bord Louviers. Des agents de La Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) viennent contrôler les actions légales de débroussaillement sur les sites forestiers classés sensibles au feu de forêt : "la mise en place des contrôles lance une dynamique sur des territoires où c’est assez nouveau", explique Nathalie Morvan, cheffe du service eau, biodiversité, forêt.

Les obligations légales de débroussaillement et de maintien en état débroussaillé s’appliquent sur 28 communes de l'Eure réparties sur les massifs forestiers de Bord Louviers, Évreux et Beaumont le Roger.

Michaël Boucheny, responsable DFCI (Défense des forêts contre les incendies) explique la configuration de ces forêts : "on y trouve des massifs de bord classés à risque notamment par la présence d’arbre résineux. Il y a également beaucoup de fougères, plus il y a de matière végétale fine plus il y a de propagation".
Des opérations de taillage et d'élagage dès maintenant... pour protéger les forêts avant l'été

Du 15 octobre 2025 jusqu'au 15 mars 2026, des opérations d'élagage ou de taillage manuel auront lieu "avant le printemps et la période de reproduction animale pour ne pas perturber la biodiversité" précise Nathalie Morvan, cheffe du service eau, biodiversité, forêt.

Dans ces communes, tous les abords des constructions, leurs voies d’accès et les abords des réseaux (routes, lignes électriques et voies ferrées) situés à moins de 200 mètres de bois et forêts doivent être débroussaillés.

Vous devez intervenir sur un terrain voisin pour respecter l'obligation légale de débroussaillement ? Celle-ci s'applique dans une zone de 50 mètres autour de vos bâtiments ou de tout autre équipement. Vos voisins ont l'obligation de vous autoriser l'accès à leur terrain. En cas de refus, les opérations de débroussaillement seront à leur charge.

Le maire est chargé du contrôle du respect de cette obligation. Les agents assermentés, notamment ceux de l’ONF (Office national des forêts), sont habilités à verbaliser.

Des messages seront diffusés via la presse quotidienne et hebdomadaire régionale, via les réseaux sociaux mais également par l’envoi d’un document pédagogique auprès de près de 3 millions de foyers français. Une réunion d’information publique aura lieu le 9 octobre 2025 pour informer les particuliers.
Comment bien débroussailler ?

• Couper les branches basses des arbres au ras du tronc sur une hauteur de 2m.

• Enlever les branches surplombant une construction à moins de 3m

• Enlever les branches le long des voies de circulation publique et chemins d’accès aux habitations, pour laisser une hauteur libre sous branches de 4m.

• Maintenir une distance d’au moins 3m entre les constructions et les haies ou alignements,

• Éliminer la strate arbustive présente dans la zone à débroussailler (quelques arbustes pourront être conservés en dehors de tout couvert d’arbres),

• Enlever les bois et broussailles morts.

• Évacuer les végétaux coupés en décharge autorisée ou broyer sur place.

• Évacuer les rémanents et branchages issus de tout chantier forestier.


 Le débroussaillement (et le maintien en état débroussaillé) est une obligation du Code Forestier (art. L-131 à L-134) précisée localement dans l’Eure par l’arrêté préfectoral du 8 juin 2023.
Que risquez-vous en cas de non-respect des obligations légales de débroussaillement ?

• Une mise en demeure de débroussailler,

• L’exécution d’office des travaux à vos frais,

• Jusqu’à 1 500 € d’amende,

• Jusqu’à 30 € par m² soumis à OLD non débroussaillé,

• L’indemnisation éventuelle du préjudice subi par les tiers en cas d’incendie.

Mais la DDTM précise qu’ils sont actuellement dans une phase de prévention plutôt que de répression : "on passe par cette sensibilisation pour que les gens comprennent la technicité et l’intérêt de ces obligations légales de débroussaillement", explique Nathalie Morvan, cheffe du service eau, biodiversité, forêt.
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Sapeurs-Pompiers / Re : Plus rapides, plus sûrs, plus efficaces : les drones
« Dernier message par Jeano 11 le 02 juillet 2026, 18:41:36 »
Des feux de végétaux précoces inquiètent les pompiers, ils se mobilisent pour sensibiliser aux risques d'incendie.

Les incendies de champs et de forêts, c'est un problème qui se pose désormais de plus en plus tôt dans la saison. Dès la fin du mois d'avril, on observe plusieurs feux de végétaux. Les pompiers de la Seine-Maritime se préparent à intervenir le plus vite. Explications.

Ce sont souvent des incendies impressionnants qui peuvent prendre beaucoup d'ampleur, il s'agit des feux de végétaux en période estivale. Ce printemps 2026, les pompiers de la Seine-Maritime sont déjà sortis plusieurs fois pour ce type d'incendies. En cause notamment, la sécheresse des sols par manque de pluie.
90 % des incendies sont d'origine humaine

Le 25 avril 2026, près de deux hectares de forêts sont partis en fumée près de Rouen. Une enquête est en cours pour connaître les causes du départ de ce feu dans un espace naturel. Quatre jours plus tard, les flammes, visibles de loin, ont ravagé un champ de miscanthus, dans le pays de Bray : près de 20 hectares brûlés à Grigneuseville. Le feu serait parti d'un engin agricole.

    C'est accidentel, l'incendie est parti lors de la récolte avec la machine : avec un vent à 60 km/heure et des cultures de 4 mètres de haut, les flammes ont atteint 8 mètres de haut, s'est allé très vite. La première réaction, c'est 10 ans de travail qui partent en fumée.
    Laëtitia Dehosse - Exploitant agricole EARL de Bellevent

Un troisième feu a également touché un secteur de l'agglomération rouennaise, provoqué par l'incendie d'une voiture à Saint-Etienne-du-Rouvray. Les pompiers le rappellent, "le feu ne s'allume pas tout seul, 90 % des feux de forêt sont d'origine humaine".
Des feux plus précoces dans la saison

Ce printemps, la Normandie est touchée par une sécheresse. Selon le site InfoSécheresse : la Seine-Maritime est en "sécheresse modérée" et les quatre autres départements de la région en "grande sécheresse". En cause, les faibles précipitations du mois d'avril, associées à de fortes chaleurs pour la saison, le végétal se dessèche plus vite.

Les pompiers constatent les conséquences du réchauffement climatique. À Petit-Couronne, lors du feu de forêt, " il est parti du sol et s'est rapidement propagé à la végétation morte".

    Le feu est parti du sol et s'est rapidement propagé à la végétation morte mais également avec un début de propagation à la végétation vivante. Le végétal se déssèche et présente un risque d'inflammabilité accrue.
    Samuel Perdrix - Responsable Feux de forêts et espaces naturels au SDIS 76

Des moyens déployés au plus près des terrains agricoles

En 2019, près de 600 hectares sont partis en fumée, dans l'Eure et la Seine-Maritime. Les pompiers décident alors d'adapter leurs réponses face à la sécheresse. Les Services d'Icendie et de Secours (SDIS) sont désormais en lien avec les réseaux agricoles.

"On a établi une communication avec la chambre d'agriculture pour croiser les indicateurs de risques de feux et les activités agricoles. Cela nous permet de positionner par avance des moyens sapeurs-pompiers au plus près des activités agricoles en période de risque " détaille Samuel Perdrix.
Partenariat ONF et Pompiers

En parallèle, les pompiers se rapprochent également de l'ONF (Office National des forêts) pour profiter des compétences de leurs agents. Ils peuvent apporter des précisions sur la meilleure façon d'intervenir sur un feu de végétation. "On apporte des éléments pour qu'ils gagnent du temps", précise un responsable de l'ONF.

    On est là pour les épauler. on connait bien le terrain, on repère les accès pour les pompiers, on peut leur détailler le type de végétation présente dans le sens du feu ou encore les points sensibles à protéger, comme des espèces fragiles ou des maisons forestières.
    Michaël Boucheny - Coordinateur et référent de la mission défense des forêts contre les incendies ONF

Tous ses professionnels le rappellent : dès le printemps et ce, même en Normandie, les risques d'incendie sont en augmentation. Ils demandent à la population d'être vigilants. Quelques réflexes simples : ne pas jeter son mégot, ne pas laisser son feu en dormance, il risque de repartir avec le vent et ne pas faire de barbecue trop près de la végétation.

Source https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/seine-maritime/des-feux-de-vegetaux-plus-tot-dans-la-saison-inquietent-les-pompiers-de-la-seine-maritime-ils-se-mobilisent-pour-sensibiliser-aux-risques-d-incendie-3344486.html
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