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Bonjour
la réponse est déjà dans le forum mais pour vous éviter de la rechercher je vais la réécrire en espérant que le sujet n'ait pas évolué car j'ai quitté la Gendarmerie de puis 20 ans !
En caserne un GAV ne peut pas loger son/sa concubin ou compagnon / mari ou épouse. En tant que GAV tu as une vie de célibataire si on peut résumer ça ainsi.
Les GAV sont logés dans des locaux dit "de service" ; en fait ce sont des appartements de gendarmes actifs déclassés et les GAV vivent en colocation (une chambre chacun et les communs - cuisine wc salle d'eau - pour tous) donc impossible pour un conjoint d'y habiter.
La solution c'est que le couple informe le commandement par écrit qu'il souhaite vivre dans domicile commun qu'il à choisi et dont il s’acquitte des frais (loyer et charges - vous avez droit aux différentes allocations sociales) mais lorsque votre compagne sera de service elle devra passer sa journée (24h00) dans le logement attribué « logement concédé par nécessité absolue de service » par la gendarmerie.
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Bonjour,
Voilà ma compagne passe actuellement sa formation en école de gendarmerie pour GAV APJA , seulement je m'interroge pour la suite de notre vie, nous sommes ni mariés, ni pacses mais voulons tout de même vivre ensemble à le suite de son entrée en brigade.
Est-ce possible? Que dois-je faire exactement?
Peut-elle vivre dans un logement que je prendrais à mon nom? Peut-on prendre un logement à nos deux nom?

Merci d'avance pour vos futures réponses.
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Gendarmerie Nationale / Re : C'est Quoi un Gendarme départemental ?
« Dernier message par Jeano 11 le 14 octobre 2020, 11:54:15 »
C’est en étant sur le terrain, au plus proche de la population, que le gendarme peut efficacement mener à bien sa mission.
Une dimension contact omniprésente dans la formation et qui doit être renforcée au quotidien pour offrir une réponse sur mesure dans chaque territoire.
La  crise des « Gilets jaunes » a mis en lumière une problématique déjà ancienne : une disparité des services publics sur le territoire national et le sentiment d’éloignement, voire d’abandon, qui en résulte pour certaines populations, notamment dans le monde rural et en périphérie des métropoles.
Un contexte dans lequel la gendarmerie est en mesure d’apporter des réponses concrètes, en renforçant sa présence et sa disponibilité.
Cette période de haute tension a, d’une certaine manière, validé les choix initiés en 2017 avec la mise en place des Brigades territoriales de contact (BTC) et poursuivis, en 2018, avec la Police de sécurité du quotidien (PSQ). « Au moment de l’occupation des ronds-points, là où les moyens de maintien de l’ordre étaient faibles, car essentiellement concentrés dans les grandes villes, le gendarme de brigade a eu un rôle important pour dialoguer avec les citoyens et tenter de négocier des retraits de barrages, estime le colonel Jean-François M., chargé de mission auprès du directeur des opérations et de l’emploi.
La dimension contact du métier a pris tout son sens dans ce climat si particulier. Il fallait aller vers ces citoyens en tension avec un État, dont les gendarmes sont des symboles et, parfois, les seuls représentants. Cela a permis de constater que la démarche amorcée en amont était la bonne, qu’elle permet tait d’obtenir des résultats, à condition de donner à nos gendarmes les bonnes clés de lecture et de compréhension des spécificités socio-professionnelles d’un territoire. C’est l’ambition des formations. »

La réappropriation du contact infuse désormais toutes les strates de formation de la gendarmerie :
la formation initiale des sous-officiers comme des officiers, les cycles de formation continue des gradés ou la formation dédiée aux gendarmes APJ (Agents de Police Judiciaire). Cette dernière est essentielle, car elle concerne les gendarmes de brigade, qui sont en contact direct avec la population mais ne sont pas entrés dans des parcours de progression de grade ou de formations diplômantes.
« Ces gendarmes patrouilleurs, qui ont de l’expérience et une bonne connaissance de leur territoire, étaient formés à leur entrée en gendarmerie mais, par la suite, peu ou pas accompagnés jusqu’à leur retraite, explique le colonel M..
Les trois autres piliers du métier :
l’investigation, la prévention et l’intervention. « Le gendarme veut souvent avant tout investiguer et interpeller. Il peut avoir le sentiment que sa simple présence ne produit pas de résultats. Il est en effet difficile d’en mesurer les effets positifs. Or, le contact est la porte d’entrée de tout. Si on veut lutter contre la radicalisation et détecter les signaux faibles, il faut du contact. Si on veut protéger les entreprises, il faut être en contact avec les dirigeants. Et on pourrait multiplier les exemples. L’efficacité dans le métier, ce n’est pas de constater des faits de délinquance. C’est en amont que tout se joue.
Être présents et visibles sur un marché, dans les transports publics, à l’occasion d’une rencontre sportive, c’est le cœur de nos missions de prévention et de protection.
Il faut parfois rappeler aux gendarmes de brigade de descendre de leur véhicule pour aller vers l’autre, parce que c’est utile et efficace ! »
La réappropriation du contact passe également par la formation à la compréhension du territoire et de ses acteurs. Le métier de gendarme n’est en effet pas le même selon qu’on l’exerce dans une région viticole, un ancien bassin minier, en zone frontalière…
« C’est essentiel pour un gendarme qui arrive dans une unité, surtout s’il n’est pas muté dans sa région d’origine.

Source https://fr.calameo.com/read/002719292abd91eaac76f?page=5
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L'annonce d'un forfait à payer pour le passage aux urgences non suivi d'une hospitalisation créé la polémique. S'agit-il d'une privatisation des urgences ? Qui devra payer et combien ? La Dépêche vous explique.

Payer pour passer aux urgences ? Depuis quelques jours, l'annonce de la création d'un nouveau forfait, à payer pour tout passage aux urgences sans hospitalisation dans la foulée (comme le font 14 millions de Français chaque année), est vivement commentée, critiquée ou détournée de la réalité. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui contient cette réforme, a été présenté en conseil des ministres mercredi 7 octobre.

Pourtant, les urgences ne vont pas devenir soudainement payantes... car elles le sont déjà. Mais bon nombre de patients ne le savent pas car ils ne règlent pas la facture. Explications.

    Comment cela fonctionne-t-il actuellement ?

Quand vous allez aux urgences, il existe déjà un forfait "accueil et traitement des urgences" (ATU) de 25,28 € qui s'applique en cas de passage non suivi d'hospitalisation. Il est remboursé par l'Assurance maladie qui prend en charge la majorité des frais.

Seul le ticket modérateur, qui se monte à 20 % de l'examen, du soin ou de l'acte pratiqué, est à la charge du patient qui ne fait pas l'avance des frais. Une somme bien souvent remboursée par les complémentaires santé qui paient directement les urgences. C'est pour cette raison que dans l'imaginaire collectif, "les urgences sont gratuites".

Parfois, selon les soins, il arrive qu'une somme reste toujours à la charge du patient. L'hôpital envoie alors la facture au domicile du patient dans un délai de deux mois.

    Comment ça va marcher à partir du 1er janvier ?

À partir du 1er janvier 2021, un "forfait patient urgence" (FPU) de 18 € va entrer en vigueur. Un forfait réduit de 8 € sera appliqué pour les personnes en affection de longue durée (ALD) ou les femmes enceintes. Ce tarif devra être réglé pour tout patient soigné aux urgences qui n'est pas hospitalisé par la suite. Ce nouveau forfait remplacera à la fois le ticket modérateur et le forfait "accueil et traitement des urgences". Rien n'empêchera un service d'urgence, selon l'état de santé du patient, de lui demander de régler la somme sur place avant de quitter les urgences. Les complémentaires santé pourront rembourser le patient par la suite.

Pour les patients admis aux urgences, qui doivent être hospitalisées dans la foulée, le système actuel avec le ticket modérateur sera maintenu.

    Est-ce bénéfique pour le patient ?

L'instauration du forfait le 1er janvier ne va pas changer grand-chose pour les patients. Le malade devra payer 18 euros quel que soit le motif de sa visite : simple examen, prise de sang ou scanner par exemple. L'objectif, indique le gouvernement, est de "limiter les situations de 'reste à charge' très élevé", qui peuvent aujourd'hui exploser, comme l'ont vécu des patients du Covid-19.

En revanche, des patients pris actuellement en charge à 100 % par l'Assurance maladie, comme les malades en affection longue durée (ALD), les femmes enceintes ou les assurés en invalidité, devront régler le forfait réduit de 8 euros à partir du 1er janvier 2021. "De manière générale, le reste à charge global va diminuer. De façon individuelle, le reste à charge pourrait augmenter", explique à La Dépêche Féreuze Aziza de France Assos Santé, qui "souhaite qu'ils maintiennent les exonérations". L'association doit ainsi déposer un amendement au projet de loi.

    L'hôpital est-il gagnant ou perdant ?

Le nouveau système devrait permettre aux hôpitaux de recouvrer 100 % des factures, contre 30 % environ aujourd'hui. "L'hôpital mettait trois semaines à avoir cet argent et là, ils mettent en place un système qui permettra à l'hôpital d'avoir cet argent plus rapidement, ce qui représente à peu près 250 millions d'euros", explique sur LCI l'urgentiste Patrick Pelloux. "La réforme est une simplification pour les hôpitaux.

Il y a aussi dans le projet de loi un aspect dissuasif pour désengorger les urgences et pousser les gens à aller consulter leur médecin de ville. Encore faut-il pouvoir avoir un rendez-vous facilement. Le Dr Pelloux, lui, n'y croit pas : "Ça ne désengorgera pas les urgences".
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«Je m'excuse»: ne faites plus l'erreur !

ORTHOGRAPHE - La formule «je m'excuse» est parfois entendue comme impolie. Mais est-ce vraiment le cas ?
Le Figaro revient sur son bon usage.

Ce peut être une porte claquée au nez, un regard de dédain lancé à l'entrée d'un magasin ou un simple silence pour poignée de main... Chaque jour, le bon usage se retrouve confronté à la merci de gens sans merci. Les termes de déférence sont pris comme de vieilles servitudes langagières, ou pis, comme de vulgaires paroles de subordination. De quoi prendre parfois des excuses pour des insultes... Ou du moins, des fautes. C'est le cas de la formule «je m'excuse», parfois entendue comme impolie. Mais est-elle vraiment incorrecte?

Emprunté au latin excusare «justifier, disculper», le terme «excuse» s'emploie tout d'abord dans le lexique du droit. «Faire excuse», c'est chercher à montrer que l'on est innocent. Par extension, «être sans excuse», c'est être coupable. Qu'en est-il alors de la formule «s'excuser»? Est-elle aussi fautive que la personne qui cherche à s'absoudre? Assurément selon l'Académie française.

«Pardonnez-moi si je vous prie de m'excuser»

Si «grammaticalement, la forme «je m'excuse» est correcte, on considère qu'il est un peu impoli de s'excuser soi-même», précisent les sages. «C'est la personne offensée qui excuse ou non celui qui l'a offensée.» Conclusion? Selon les académiciens, il est préférable d'employer la formule: «Je vous prie de m'excuser». Mais que comprendre alors? Une obligation de dire pardon pour celui qui a subi un affront? Voilà de quoi lui donner une double peine! Ou comme le disait si bien Pierre Dac: «Pardonnez-moi si je vous prie de m'excuser.»

Non contente d'être obligeante, la formule est contraignante. Elle ne peut pas s'employer dans n'importe quelle situation et avec n'importe qui. Imaginez la scène. Vous arrivez en retard à un rendez-vous entre copains et lancez: «Je vous prie de bien vouloir m'excuser.» Au mieux vos camarades vous regarderont avec des yeux ronds au pire, ils penseront que vous vous ficherez d'eux... Alors, que faire?

Continuer à employer la formule «je m'excuse»? Selon le linguiste Claude Duneton, «je m'excuse» est à tort entendue comme une reformulation de «Je me pardonne à moi-même». «Je m'excuse représente la formulation abrégée, stéréotypée, d'une série d'expositions plus complètes, à savoir: Je vous présente mes excuses, je vous prie de m'excuser, car voici mes raisons», explique l'auteur. Pas de quoi y voir donc une expression populaire ou vulgaire. De plus, note Le Trésor de la langue française, la construction «je m'excuse» peut tout à fait être employée pour exprimer une opposition et interrompre autrui poliment. Exemple: «L'heure a passé. Excusez-moi, il faut que je parte.»

À défaut donc de nous entendre sur la belle excuse, accordons-nous pour dire simplement «pardon». Comme dit le dicton, un mot vaut parfois mieux qu'un long discours.

Source https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/08/27/37003-20180827ARTFIG00020-je-m-excuse-ne-faites-plus-l-erreur.php
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«Nénuphar», «oignon»... Cinq mots à l'orthographe floue

Certains écrivent «événement» quand d'autres choisissent la forme «évènement». D'où vient cette nuance ? Qui a raison ?
 Le Figaro revient sur ces mots aux graphies floues.

Ce sont des mots communs. Des termes de tous les jours qui ne font plus débat. Ou presque. Certains écrivent «évènement» plutôt «qu'événement» quand d'autres préfèrent l'écriture «rencard» à «rancard» et «rancart». Mais d'où viennent ces dissensions? Peut-on tout écrire? Depuis les rectifications orthographiques de 1990, la langue française a accepté de nouvelles graphies. Des orthographes parfois étonnantes, mais aussi et souvent en lien avec un passé que nous, contemporains, avons oublié. Le Figaro vous propose de revenir sur cinq de ces mots.

● Nénuphar

«Nénufar avec un f, Ah les phumiers!», s'exclame un des personnages du caricaturiste Siné en 1990. Cette année-là, une grande réforme de l'orthographe fait trembler le bon usage. Le français est sorti de ses gonds. Soudain, il devient correct d'ajouter des accents pour mieux coller l'écrit à l'oral et de supprimer des voyelles, des doubles consonnes et des traits d'union. Cette simplification est vue, pour certains, comme une amputation, une façon de couper les mots de leur sens et de leur étymologie, mais elle est aussi perçue, pour d'autres, comme un moyen de mettre en lumière les mouvements et évolutions de la langue de Molière. C'est le cas de «nénuphar».

Le mot s'écrit originellement avec un «f» et non un «ph». Emprunté au sanskrit niltpala «lotus bleu», le nénuphar est passé dans la langue arabe sous la forme «ninufar» avant d'arriver en français écrit «neuphar», «nénufar», au XIIIe siècle. Son orthographe a toutefois fait l'objet de nombreux débats à travers les époques. Le Littré rappelle ainsi que l'on a longtemps pensé que le mot devait dériver du latin nymphæa, lui-même issu du grec numphaia, et ainsi s'écrire «nénuphar». Quoiqu'inexacte, cette écriture demeure encore dans les usages.

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ORTHOGRAPHE - Faut-il écrire «il conclut» ou «il conclue» ?
«sans-faute» ou «sans fautes» ? «tache ou «tâche» ?
Le Figaro revient sur ces erreurs qui constellent nos lettres et messages du quotidien.

Savoir se vendre est un art. Un don, sûrement, mais aussi et surtout un savoir-faire. Et qui dit «savoir y faire», dit «techniques pour y faire». À l'oral, certains vous diront par exemple que le plus important n'est pas ce que vous dites, mais comment vous le dites. Il faudra ainsi mettre le ton, regarder l'auditoire, sourire, etc. Et à l'écrit alors? Si la forme est importante -la pagination, les couleurs, les caractères d'imprimerie- le fond l'est bien davantage. Il serait dommage en effet de rendre une jolie copie truffée de coquilles...

La lettre de motivation est un exercice périlleux. À ce sujet, Le Figaro vous propose quelques astuces afin de pallier de possibles erreurs.

● Sans fautes, sans faute ou sans-faute?

Il y a des locutions que l'on ne remet jamais en question.
C'est le cas par exemple de : «sans détour», «sans commentaire», «sans doute», «sans retour», «sans-abri» ou encore «sans-emploi» qui sont invariables. Et il y a autrement des locutions auxquelles on doit faire attention.

Le nom qui suit la préposition «sans» doit se mettre au singulier quand il qualifie une chose abstraite ou une chose concrète, que l'on ne peut compter. Exemple: «C'est un homme sans morale», «Je prends mon café sans lait et sans sucre.» Inversement, il doit se mettre au pluriel quand il qualifie plusieurs éléments. Exemple: «Un arbre sans feuilles».

Qu'en est-il des «fautes»? Dans certains cas, le singulier et le pluriel sont admis, indique L'Office québécois de la langue française. Ainsi, concernant la formule «sans faute», si l'on entend «sans erreurs», alors on mettra un «s» au mot «faute». Exemple: «C'est une copie sans fautes (sans erreurs).» A contrario, si le sens de «sans faute» est «à coup sûr», on laissera le mot «faute» au singulier. Exemple: «Je te le fais sans faute aujourd'hui.»

Astuce : Si vous hésitez entre le singulier et le pluriel, tentez la locution «sans-faute» qui signifie «impeccable» et est invariable. Exemple: «Ma copie est toujours sans-faute.»

À noter que la formule «orthographe correcte» est un pléonasme. Du grec orthos, «droit», et graphe, «écrire», le mot «orthographe» désigne «la manière correcte d'écrire un mot». Préférez donc: «Je maîtrise parfaitement l'orthographe.»

● Possible ou possibles?

Tout est possible. Tout est réalisable. Sauf en matière d'orthographe! Si toutes les erreurs sont possibles, les règles du français, elles, sont limitées. À commencer par la construction du mot «possible». Il s'accorde avec un nom pluriel lorsqu'il est adjectif et qu'il prend le sens de «réalisable, imaginable». Exemple: «Explique-moi quelles sont les solutions possibles (imaginables)».

Le mot «possible» restera au singulier derrière les formules: «le(s) plus» et «le(s) moins». Ce, même s'il est employé avec un nom au pluriel. Exemple: «le plus d'efforts possible.»

● Des fois, parfois, quelquefois?

«Il m'est arrivé des fois de m'occuper de la comptabilité.» Bien que courante, la formule est incorrecte. Ainsi que l'explique l'Académie française dans sa rubrique Dire / Ne pas dire «on ne doit pas substituer la locution adverbiale ‘Des fois', aux adverbes de temps ‘Parfois' et Quelquefois'». Et d'ajouter: «On ne doit pas non plus employer la locution conjonctive ‘Des fois que' pour ‘Au cas où'.»

Pour être correct donc, on préférera dire «Il m'est arrivé parfois de m'occuper de la comptabilité», «j'ai quelquefois occupé le poste de rédacteur», etc. Cette nuance fera à coup sûr la différence.

● Conclue ou conclut, envoie ou envois ?

Leur écriture est un casse-tête. A fortiori, parce qu'il est devenu courant, voire banal, de les rencontrer sous leur forme incorrecte. Rappelons-nous toutefois deux règles très simples afin de mettre fin à nos tergiversations. Le verbe «conclure», à l'instar de «inclure» et «exclure», fait partie du 3e groupe. Il ne peut donc pas se conjuguer sur le modèle du verbe «aimer» et «finir». Pour être correct, on écrira «il conclut» au présent et non pas «il conclue». Cette dernière forme est réservée au subjonctif présent.

Concernant le verbe «envoyer», rappelons-nous qu'il s'agit d'un verbe du 1er groupe. Ses terminaisons sont donc celles du verbe «aimer». Pour être juste, on écrira au présent de l'indicatif: «j'envoie», «tu envoies», «il envoie». Idem pour le verbe «transférer». On notera: «Je transfère», «tu transfères», «il transfère».

Bonus: Pour savoir si le participe passé d'un verbe prend un «t» ou un «s» final, essayez de le mettre au féminin. On dit «une chose prise» donc le participe passé est «pris». De la même manière, on ne peut pas écrire «une chose choisite», donc le participe passé du verbe «choisir» se note «choisi».

● Censé ou sensé? tache ou tâche? voir ou voire?

Les homonymes ont la dent dure dans nos copies. Qu'à cela ne tienne! Il existe des règles très simples afin de ne plus tomber dans leurs pièges.

- L'adjectif «censé» est toujours suivi d'un infinitif. On écrit: «Nul n'est censé oublier la loi» et non «Nul n'est sensé oublier la loi». A contrario, l'adjectif «sensé» s'emploie pour parler d'une personne ou d'une chose. Il signifie: «Qui a du sens, du bon sens, qui est capable de juger sainement.» Exemple: «Cette femme est sensée.» Comprenez: «Cette femme a du bon sens.»

- L'accent circonflexe du mot tache pose parfois des problèmes à l'écrit. Rappelons-nous que la tache désigne une salissure et que la tâche caractérise un travail à réaliser.

- Le «fond» caractérise «un endroit situé le plus bas dans une chose creuse ou profonde». On dit par exemple: «Quel est le fond de ta pensée». Le «fonds» peut non seulement désigner un «sol en tant que moyen de production» mais aussi un «capital disponible, par opposition au revenu».

- Le mot «voir», écrit sans «e», désigne le verbe. Le mot «voire» signifie «vraiment, certes, assurément». On l'emploie pour insister sur ce que l'on vient d'énoncer. Exemple: «J'aime travailler en équipe, voire en duo.»

- La «partie» ou le «parti»? La nuance peut parfois s'avérer très mince. Rappelons toutefois que la «partie» désigne l'élément d'un tout, une certaine quantité. On peut donc toute à fait dire «je fais une partie de basket» comme «je fais partie de l'équipe de M.X». Le mot «parti» peut caractériser le «salaire d'un employé», une «personne à marier», «une opinion, une solution proposée» mais également un mouvement politique.

Source https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/10/01/37003-20181001ARTFIG00023-cinq-fautes-de-francais-a-eviter-dans-vos-lettres-de-motivation.php
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Bonjour Murielle
je découvre ce site mais pourquoi pas, vous allez faire ça en dehors de vos heures de service professionnelles donc il me semble que ça ne sera pas un problème puisque activité privée.
PS vous pouvez faire un lien avec SOS112.fr et ce sujet.
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Bonsoir,

Je voulais savoir si un ARM en poste pouvait intervenir sur le site https://generationzebree.fr/ ? Je pense que c'est un métier très intéressant et trop méconnu des jeunes. Ce serait l'occasion de faire connaître cette formidable profession et pourquoi pas donner envie aux jeunes.

Merci d'avance
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Gendarmerie Nationale / Le bestiaire de Pandore, ....
« Dernier message par Jeano 11 le 05 octobre 2020, 11:59:11 »
..... ou l’utilisation des animaux en gendarmerie à travers les siècles
Auteur : le commandant Jean-François Nativité - Délégation au Patrimoine - publié le 11 octobre 2020

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la gendarmerie tout comme l’armée ou la police, était tributaire des animaux, tant sur le plan tactique que logistique. Souvent polyvalents, le cheval, le mulet, ou encore le chien y remplissaient des tâches variées, pour le combat mais aussi le transport, le ravitaillement, la communication ou encore le service sanitaire. Par la suite, si la place de l’animal évolua, il resta un auxiliaire d'importance pour la réalisation de missions où les technologies n'avaient pu le remplacer.

Le cheval et le gendarme ont longtemps constitué un binôme inséparable dans l’imaginaire collectif. En effet, la maréchaussée, au-delà même de son étymologie (le mot signifie « écurie », alors que son premier élément « marh » désigne le cheval), s’est, dès les origines, présentée comme une troupe de cavaliers. Son principal mode d’action était la chevauchée. À partir de 1720, le cavalier devint l’homme de base des brigades. Sous la Révolution, pour intégrer la gendarmerie, il faut avoir servi dans la cavalerie et posséder une grande taille. L’abondante réglementation fixant les pratiques et usages équins (notamment l’Ordonnance du 28 avril 1778 et les grandes lois d’organisation du XIXe siècle) témoigne de l’importance du cheval dans l’histoire de la gendarmerie. La remonte y tint une place centrale. Les montures étaient fournies par les régiments de cavalerie (cuirassiers et dragons), de même que les mules utilisées pour le transport et le ravitaillement.

La mécanisation signe l’abandon des moyens équestres…

Le monopole des brigades à cheval prit fin dès 1780, avec l’apparition des premières brigades à pied en région parisienne. Encore dominant dans les campagnes du début du XXe siècle, le cheval ne put concurrencer les progrès de la mécanisation. Le décret du 7 janvier 1938 officialisa sa disparition en gendarmerie départementale au profit des moyens motorisés. Pour autant, durant la Seconde Guerre mondiale, les mulets restèrent des moyens de transport fort appréciés, notamment dans les brigades de montagne des Alpes ou des Pyrénées, où leur agilité sur les sentiers étroits et pierreux en faisait des compagnons idéals pour les gendarmes. Le cheval demeura un auxiliaire traditionnel pour le maintien de l’ordre jusqu’en 1947, et ce, malgré les interrogations causées par les émeutes du 6 février 1934. Il poursuivit sa carrière en outre-mer jusqu’en 1960. Après cette date, la Garde républicaine de Paris devint dépositaire des traditions équestres militaires.

… Jusqu’à leur retour remarqué au milieu des années 2000

Néanmoins, depuis le milieu des années 2000, le cheval a aussi effectué un retour remarqué au sein des forces de sécurité de proximité. Face à une demande croissante des autorités administratives régionales, des implantations permanentes de cavaliers de la Garde républicaine ont été expérimentées dans les brigades aux abords de Lille, Lyon et Marseille afin d’effectuer des patrouilles de maintien de l’ordre et de surveillance de sites.

Au début du XXe siècle, le chien rejoint les rangs

Le chien est l’autre ami traditionnel du gendarme et du policier. En France son utilisation remonte au début du XXe siècle, après une première expérimentation conduite par la Police sous la Monarchie de Juillet. Au sein de la gendarmerie, les premières tentatives d’introduction de chiens dits de sécurité furent menées au sein de la 15e légion ter de Corse en 1921. Ce n’est pourtant qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale que les chiens de la gendarmerie firent réellement leur apparition à la suite de l’instruction du 30 juillet 1943 codifiant leur emploi et leur dressage selon deux catégories : « chien policier » (recherche de stupéfiants, d’explosifs, d’armes, de personnes disparues vivantes ou de cadavres, etc.) et « chien de montagne » (recherche de personnes ensevelies en avalanche). Leur usage fut testé à cette époque dans des brigades frontières du département du Nord, ainsi que dans cinq départements de la zone sud et dans six brigades de haute montagne du département des Hautes-Pyrénées. L’expérience fut cette fois-ci concluante et, en 1944, cette expérimentation fut étendue à toutes les régions de gendarmerie.

1945 : naissance de Gramat

À la fin de la guerre, l’État-major de l’Armée ayant décidé la suppression des centres hippiques militaires, la gendarmerie obtint la cession de l’établissement de Gramat pour y créer, le 19 décembre 1945, un « chenil central ». Grâce au capitaine Gervaise, l’Arme acquit dès lors une autonomie complète dans les domaines du dressage et de l’emploi de ses chiens. Au début des années 1950, une doctrine se mit en place, visant à optimiser le travail des animaux. Parallèlement, le nombre de chiens de la gendarmerie augmenta, passant de 83 en 1947, à 299 en 1959. Le 23 novembre 1960, le chenil central de la gendarmerie fut baptisé Godefroy-Gamin, en hommage à la conduite exemplaire du chien Gamin envers son maître, tué lors d’une mission en Algérie deux ans plus tôt. Cette cérémonie marqua officiellement l’entrée des canidés au sein de l’Institution.

Jusqu’au milieu des années 1970, la gendarmerie utilisa presque exclusivement des bergers allemands, mais ce choix s’étendit progressivement aux bergers malinois et aux labradors. Depuis, elle a aussi fait appel à des petits jack russell ou des fox-terriers, capables de se faufiler là où les délinquants dissimulent drogue, explosifs ou munitions, à des springers, énergiques et résilients, ou encore aux Saint-Hubert, réputés pour leur odorat développé.

Dans le domaine de la cynotechnie, les militaires n’en finissent plus de fourbir leurs armes. La gendarmerie développe par exemple, depuis 2016, la technicité Rexpemo (Recherche d'explosifs sur personnes en mouvement), une compétence rare en France. Deux chiennes Springer ont ainsi été très tôt confiées à la Garde républicaine pour «dépolluer» tous les palais nationaux de la moindre substance explosive. Fin 2018, la gendarmerie comptait 30 équipes cynophiles qualifiées Rexpemo de la gendarmerie nationale.

Le chien « gendarme » jouit d’un statut de militaire avec matricule. Il sert pendant huit à neuf ans en moyenne et fait l'objet, comme son maître, de remises de décorations. Dernièrement, plusieurs médailles de la Défense nationale, médaille du courage et du dévouement, ont été attribuées à des chiens. Des médailles de la sécurité intérieure ont par ailleurs été demandées pour la première fois à la suite de l'Euro 2016 pour les chiens Rexpemo. En 2018, la gendarmerie disposait de 449 équipes cynophiles, soit 534 chiens répartis en métropole et outre-mer.

Une place à part au sein des forces de l’ordre

Au final, l’évolution de la place des animaux au sein de la gendarmerie renseigne sur les transformations professionnelles de l’Arme, tout en reflétant les évolutions des époques, alors que les quatre et surtout deux roues supplantaient progressivement la force animale. En effet, en dépit des effets de la mécanisation et de l’immixtion grandissante des nouvelles technologies dans les techniques d’investigation policière ou de maintien de l’ordre, les animaux ont conservé une place à part au sein des diverses forces de l’ordre. Peu importe l’uniforme, policiers, gendarmes, pompiers, douaniers, soldats, tout le monde se connaît et voue une passion à l’espèce animale, tour à tour monture d’apparat ou d’intervention, molosse au flair inégalé ou secouriste. Entre technicité et affectif, ces compagnons à quatre pattes sont devenus, pour certains soldats de l’ordre, de véritables collègues, sur lesquels on peut compter.

Source https://www.gendinfo.fr/loisirs/histoire/le-bestiaire-de-pandore-ou-l-utilisation-des-animaux-en-gendarmerie-a-travers-les-siecles
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