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Gendarmerie Nationale / La cynotechnie en gendarmerie
« Dernier message par Jeano 11 le 08 août 2023, 15:14:58 »
L’arrivée du chien en gendarmerie ne date que de la seconde moitié du XXe siècle. Mais en quelques décennies, l'Institution a su acquérir un savoir-faire cynotechnique désormais reconnu au niveau international. La gendarmerie compte aujourd’hui quelque 534 chiens et 449 équipes cynophiles, répartis en métropole et outre-mer, aussi bien en gendarmerie départementale qu’au sein de la gendarmerie maritime, de l'armement, des transports aériens, de la garde républicaine, ou encore du GIGN. Le centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie de Gramat les forme et les recycle à l’exercice de pas moins de seize technicités. Un dossier au poil !

La gendarmerie, une « force humaine »… et canine !

Dès 1921, une circulaire évoque l'emploi de chiens de sécurité dans la compagnie autonome de Corse, mais l'expérience est abandonnée au bout de quelques années.

Il faut attendre 1943 pour qu’une instruction du 30 juillet autorise l’arrivée de « chiens policiers » dans quatorze brigades frontalières du Nord et cinq autres du Sud, ainsi que de « chiens de montagne » dans six brigades des Hautes-Pyrénées. L'expérience s'avérant concluante, elle est étendue, dès 1944, à l'ensemble du territoire métropolitain. Mais les dotations en chiens restent faibles.
1945 : installation d’un chenil central à Gramat

L'installation, en 1945, à Gramat, par l'institution, d'un chenil central et l’instruction du 7 décembre 1950 posent les fondements de la cynotechnie en gendarmerie. En quelques années, les effectifs canins passent de 83 chiens en 1947, à 200 en 1950, puis à 299 en 1960.

Les succès initiaux n'empêchent pas des critiques qui nuisent à l'essor de la filière. Les effectifs canins tombent de 270 à 233 chiens entre 1970 et 1980. Néanmoins, l'amélioration du recrutement et de la formation, ainsi que la diversification des technicités, contribuent à inverser la tendance. Les effectifs canins remontent à 288 en 1983, à 347 en 1992, à 384 en 2001.
De la gendarmerie départementale aux unités spécialisées

Les premiers chiens servent dans la gendarmerie départementale, notamment au sein des brigades de recherches, mais on en trouve aussi dans la gendarmerie mobile dès 1951. Ils intègrent ensuite plusieurs types d'unités, comme les Pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), créés en 1977, le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), dès 1978, la Gendarmerie des transports aériens (GTA), depuis 1988, ainsi que la gendarmerie maritime et la garde républicaine, depuis 2010.

2018 : 562 chiens pour 467 équipes cynophiles

À partir de 2002, une véritable force cynophile s’établit dans la gendarmerie, à travers une refonte complète du dispositif canin réparti sur trois niveaux : les PSIG, les Groupes d'investigation cynophile (GIC) et le Groupe national d'investigation cynophile de la gendarmerie (GNICG). Installé à Gramat, le GNICG propose des technicités rares, et peut être projeté en cas d’urgence. On trouve en outre un réseau de référents cynophiles régionaux et un référent national auprès du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN).

En 2018, la gendarmerie nationale possède 562 chiens pour 467 équipes cynophiles.
Un pôle de formation de référence cynotechnique à Gramat

Avec l'acquisition, en 1945, d'un ancien centre hippique militaire près de Gramat, la gendarmerie nationale se dote de son premier centre de formation spécialisé. L’établissement, situé à la sortie nord-est de Gramat, au lieu-dit « Le Ségala », s’étend sur une emprise de 14 hectares.

Durant les premières années d'après-guerre, dans un contexte de pénurie générale, les moyens sont limités, mais la détermination des premiers chefs du chenil central, notamment les capitaines Gervaise et Lacaze, permet de développer un véritable savoir-faire. Certaines pratiques initiales sont très tôt remises en cause, comme l'élevage, abandonné dès 1952.
Dès 1970, diversification des technicités au nombre de seize aujourd’hui

Toutefois, les cadres de Gramat parviennent à améliorer la formation des maîtres de chiens et surtout à diversifier les technicités de recherche des chiens avec : les victimes d'avalanche en 1970, les stupéfiants en 1973, les explosifs en 1988, les traces de sang en 1999, les armes et munitions en 2001, les produits accélérateurs d’incendies en 2004, les billets en 2007, les explosifs sur personnes en mouvement en 2016.

Au total, il existe aujourd’hui seize spécialités différentes. La circulaire du 1er juin 2017 précise que les équipes cynophiles peuvent être qualifiées dans une technicité unique ou multiple (ex. : stupéfiants/armes - munitions/billets).
Plus de 18 races différentes

En matière de chiens, les races employées ne se sont jamais limitées au berger allemand. Elles ont évolué dans le temps. Au total, la gendarmerie a utilisé 18 races différentes et des chiens croisés : le berger belge, l'English Springer Spaniel, le Saint-Hubert, le berger hollandais, le Stafford Bull-Terrier, le braque allemand, le Jack Russel Terrier, le bouvier des Flandres, le labrador retriever, le berger de Beauce, le Rottweiler, le Fox-Terrier Smooth, le boxer, le Terre-Neuve, le Dobermann, le Pitbull.
Un musée et un jardin du souvenir à Gramat

Au cours de son histoire, le chenil central a changé plusieurs fois de nom. Le 23 novembre 1960, il est baptisé « Godefroid-Gamin ». Il devient le Centre de formation des maîtres de chien de la gendarmerie (CFMCG) en 1972. En septembre 1984, il se voit attribuer le rang d’École de sous-officiers de la gendarmerie (ESOG). Il s'appelle le Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie (CNICG) depuis 1996. En dehors de Gramat, un chenil central de la gendarmerie a existé en Algérie, à Beni-Messous, des années 1950 à 1962.

Le CNICG conserve la mémoire de son passé à travers son musée, accessible au public lors des journées portes ouvertes, et son jardin du souvenir rassemblant les cendres d'une partie des chiens ayant servi dans la gendarmerie. Parmi eux figure Gamin, qui a fait preuve d'une fidélité à toute épreuve à l'égard de son maître, le gendarme Godefroid, tué en Algérie en 1958. C'est le seul chien, avec Allan, à avoir reçu la médaille de la gendarmerie.

Pour en savoir plus, lire Benoît Haberbusch (commandant) et Lionel Mathieu,
Les chiens dans la gendarmerie, leur histoire, leurs formations, leurs missions.


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Gendarmerie Nationale / Bon usage des réseaux sociaux en vacances,
« Dernier message par Jeano 11 le 08 août 2023, 09:38:48 »
Du bon usage des réseaux sociaux en vacances, ou comment garantir sa tranquillité d’esprit.

Les vacances sont souvent propices à l’utilisation des réseaux sociaux. Publication de photos de paysages, de ses enfants construisant des châteaux de sable ou encore de ses dates d’absence, ces pratiques sont courantes mais pourtant pas sans danger. Quelques gestes simples peuvent néanmoins permettre d’éviter les mauvaises surprises.

Chaque année, des Français voient leurs vacances gâchées par les conséquences d’un mauvais usage des réseaux sociaux. En effet, les cambrioleurs, escrocs ou autres délinquants en tout genre n’hésitent pas à récolter les informations publiées sur ces réseaux, afin de les utiliser contre ceux qui les ont postées. Ce phénomène s’accentue d’autant plus que les réseaux sociaux se multiplient et que les mineurs y accèdent de plus en plus précocement.

Adopter une bonne hygiène numérique

À l’image de l’hygiène corporelle, l’hygiène numérique consiste à appliquer des mesures visant à se prémunir des risques informatiques et des menaces liées au cyberespace dans lequel naviguent les internautes. Appliquer ces bonnes pratiques quotidiennement participe à la protection de sa vie privée et permet de se prémunir contre les activités malveillantes.

Pour minimiser les risques et partir l’esprit tranquille, les quelques préconisations suivantes peuvent être appliquées :

    Configurer les paramètres de confidentialité de ses réseaux sociaux : restreindre l’accès à ses publications à son entourage et aux personnes connues, et ne pas accepter en ami une personne inconnue. En effet, au quotidien, et plus encore en période de vacances, des individus mal intentionnés effectuent du repérage sur les réseaux sociaux, afin d’identifier des utilisateurs absents de leur domicile, puis les adresses de ces derniers, afin de pouvoir opérer des cambriolages en toute tranquillité.
    Contrôler le contenu de ses publications : dans la continuité de cette première préconisation, il est conseillé de ne pas agrémenter les contenus d’informations précises qui pourraient faciliter l’action d’éventuels malfaiteurs (dates d’absence, adresse du domicile, présence d’un système de vidéosurveillance, etc.). Mieux encore, ces contenus peuvent être publiés au retour des vacances et non pendant la période d’absence.
    En déplacement, lors des correspondances ou trajets, éviter de se connecter à un réseau Wifi public, mais préférer la connexion via le forfait Internet de son téléphone, dans lequel il est plus difficile de pénétrer. En effet, les actes de cybermalveillance et les cyberattaques sont plus fréquemment menés à partir de réseaux publics qu’à partir de réseaux privés.
    Utiliser un VPN, ou Virtual Private Network, réseau privé virtuel en français : ce logiciel, aussi bien compatible sur ordinateur que sur smartphone, sous forme d’application, permet de créer un tunnel sécurisé entre l’utilisateur et le réseau Internet. Les données transitant dans ce tunnel sont chiffrées et sont donc plus difficilement accessibles pour un individu ayant de mauvaises intentions.

Le site Cybermalveillance.gouv.fr, site officiel du gouvernement ayant pour objectif « d'assister les particuliers, les entreprises, les associations, les collectivités et les administrations victimes de cybermalveillance, de les informer sur les menaces numériques et les moyens de s'en protéger », permet d’accéder à des ressources utiles dans ce domaine et de découvrir 10 mesures essentielles pour assurer sa cybersécurité.

Renforcer la vigilance à l’égard des plus jeunes

Les enfants sont particulièrement vulnérables sur les réseaux sociaux. Ils ont aujourd’hui accès à une multitude de réseaux et s’y connectent de plus en plus jeunes. Ainsi, au quotidien, les contenus publiés par des mineurs, tout comme ceux montrant des enfants, doivent faire l’objet d’une vigilance renforcée de la part des responsables légaux, dans la mesure où ils peuvent être détournés par des individus malveillants et utilisés à des fins criminelles (cyberharcèlement, pédopornographie, etc.). Le risque est d’autant plus présent en période de vacances scolaires, où les mineurs, et notamment les adolescents, créent des amitiés qui peuvent parfois conduire à des effets de groupe.

Il est donc important de les sensibiliser dès le plus jeune âge. À cette fin, le dispositif Cybermalveillance.gouv.fr met à disposition différents supports pour accompagner les plus jeunes selon leur tranche d’âge, et notamment un cahier de vacances pour la sécurité numérique.

Vous pouvez également retrouver l’interview sur cette thématique donnée par la colonelle Marie-Laure Pezant, porte-parole de la Gendarmerie nationale, sur TF1.
https://www.tf1info.fr/societe/video-tf1-photos-de-vacances-ce-que-vous-risquez-a-les-publier-sur-les-reseaux-sociaux-2265731.html

    Par le capitaine Tristan Maysounave  Publié le 08 août 2023
https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/actualites/du-bon-usage-des-reseaux-sociaux-en-vacances-ou-comment-garantir-sa-tranquillite-d-esprit
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Chaque hiver, les équipes cynophiles des Pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) sont recyclées, afin de vérifier que l’animal et son maître forment toujours un duo opérationnel.

Ces exercices sont organisés une fois par mois au sein de la gendarmerie, mais il s’agit aujourd’hui du recyclage annuel, destiné à évaluer les équipes une fois par hiver.
« Nous avons établi un scénario qui se rapproche le plus possible de la réalité, explique l’adjudant-chef Patrick, secouriste et maître de chien du PGHM de Bagnères-de-Luchon, et formateur de chiens d’avalanche. L’objectif est de tester dans ces conditions tous les maîtres de chien affectés dans les PGHM, afin de voir si l’animal est toujours opérationnel, et si son maître a toujours de l’influence sur son comportement. »

Les dameuses ont artificiellement créé ce qui ressemblerait le plus à une coulée, et deux plastrons du PGHM ont pris place dans les trous creusés au préalable et refermés par de la neige. À tour de rôle, Loustik, Gecko, mais aussi Mojito, le chien de l’ADC Patrick, qui en a profité pour se dégourdir les pattes, entrent joyeusement en piste. Car pour eux, bien sûr, que ce soit pour un exercice ou pour une véritable avalanche, tout n’est que jeu, et la découverte d’une victime appelle une récompense.

Une recherche sans odeur de référence

Lorsqu’une avalanche survient en montagne, la première équipe projetée sur place, héliportée ou par le biais des remontées mécaniques, selon l’endroit et les conditions météo, est toujours composée d’un secouriste, d’un maître de chien et d’un médecin. Le premier se concentre sur la recherche des systèmes DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanche) et Recco, pendant que le chien tente de flairer les odeurs corporelles.

Contrairement à la recherche d’une personne identifiée, où l’animal doit trouver une odeur à l’aide d’un objet ou d’un vêtement appartenant à la victime, ici, le chien n’a pas d’odeur de référence. Il doit identifier une odeur humaine en fonction de sa provenance, en l’occurrence sous le manteau neigeux.
On estime à environ un quart d’heure le temps que met une odeur corporelle pour traverser un mètre de neige. « Mais la recherche de victime d’avalanche n’est pas une science exacte. Cela dépend beaucoup de la qualité de la neige. Si elle est humide, elle sera très étanche et laissera peu passer les odeurs. Si c’est une neige poudreuse, en revanche, plus volatile, les molécules s’échapperont plus facilement par les microcanaux d’air. »

D’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte, selon que la victime se trouve à proximité d’une barrière rocheuse, et donc d’une possible faille entre le manteau neigeux et la roche, ou au contraire prise dans une forêt de résineux déracinés, dont les essences vont perturber le flair de l’animal. Enfin, le sens et la force du vent en surface peuvent aider, ou au contraire pénaliser, le chien.
Le bilan des recyclages de cette saison hivernale, tant dans les Alpes que dans les Pyrénées, est très positif. C’est une satisfaction de constater que le travail au quotidien paye. »

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/sur-le-terrain/immersion/2022/la-gendarmerie-recycle-les-equipes-cynophiles-des-pghm
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Des chiens spécialisés dans la recherche de restes humains.
Le mystère autour de la disparition du petit Emile touche-t-il enfin à sa fin ?
Deux semaines après la disparition du garçon âgé de 2 ans et demi, l'enquête s'intensifie. Des chiens spécialisés dans la recherche de restes humains sont actuellement déployés au Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). Des animaux qui sont habitués à travailler dans toutes les conditions, même les plus difficiles. La Gendarmerie choisi des chiens capables de travailler dans des ronciers, en broussailles, en forêt, en montagne ou sur des terrains pentus. Le principal critère est d'avoir une excellente condition physique", elle précise aussi qu'elle n'est "pas fixés sur une race en particulier. Nous avons eu des bergers malinois, des bergers allemands, mais le springer spaniel se révèle être excellent pour ces missions délicates". Cependant, les chiens choisis se doivent d'être "sociables et joueurs", une particularité que possède souvent le springer spaniel.
Pour dresser ces chiens à la mission si particulière, la solution est simple : le jeu et seulement le jeu. "On cache leur jouet dans toutes les conditions extérieures : les décharges, la montagne, les forêts, les endroits les plus inimaginables et on renouvelle les paramètres le plus souvent possible".

Les recherches de terrain ont repris, des enquêteurs de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) sont toujours présents. Les opérations de ratissage avaient été stoppées le 13 juillet 2023.

Lever les derniers doutes

"Ce sont des chiens qui ne travaillent pas dans les premiers jours d’une disparition, lorsqu’on espère retrouver une personne disparue vivante.
Dans un premier temps, ce sont les Groupes d'investigation cynophile (GIC) puis les chiens Saint-Hubert qui sont engagés.
Dans un troisième temps, ce sont donc ces chiens-là, formés pour retrouver des restes humains, qui sont utilisés", explique une source. Des recherches qui étaient prévues pour lever les derniers doutes des enquêteurs, ces derniers souhaitant être sûrs qu'aucun corps ne se trouve sur la commune.

Ouverte le dimanche 9 juillet, au lendemain de la disparition du garçonnet, pour recherche des causes de disparition inquiétante, l'enquête a depuis été confiée à deux juges d'instruction d'Aix-en-Provence. "Toutes les pistes restent envisagées, aucune n'étant ni exclue ni privilégiée", avait assuré le procureur Rémy Avon au moment de l'ouverture de l'information judiciaire, le 18 juillet.

Emile a été vu pour la dernière fois le 8 juillet vers 17H15, seul, dans une rue descendante du hameau du Haut-Vernet, où il venait d'arriver pour les vacances d'été dans la maison de ses grands-parents. 17 jours après, le mystère autour de sa disparition reste entier.

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Gendarmerie Nationale / Intelligence artificielle !
« Dernier message par Jeano 11 le 25 juillet 2023, 11:34:45 »
Intelligence artificielle : recherche et partenariats au cœur de la stratégie de la gendarmerie !
    Par le commandant Céline Morin     Publié le 25 juillet 2023

Deux événements sont dernièrement venus souligner la capacité d’anticipation de la gendarmerie dans le domaine de l’intelligence artificielle, qu’il s’agisse de ses travaux de recherches, couronnés par un prix lors de la nuit de l’I.A. fin juin 2023, ou de sa démarche partenariale avec le monde académique, qui s’est notamment traduite par le premier colloque international co-porté par l’Institution et l’Université de la Sorbonne, début juillet.

Convaincue de l’enjeu essentiel que représente l’Intelligence artificielle (I.A.) pour la sécurité, la gendarmerie nationale a investi ce domaine depuis de nombreuses années, travaillant concomitamment sur les différents volets que cette matière recouvre, qu’il s’agisse de la formation de ses personnels, de l’évolution du droit et des conformités, des partenariats extérieurs (avec des centres de recherches, des start-up et des think tanks), ou encore l’I.A. générative, à travers un large volet dédié à la Recherche et au développement (R et D).

De nature transverse, l’I.A. implique ainsi différents services, qui vont chacun s’appliquer, dans leur domaine de compétence respectif, à explorer les champs d’application possibles de cette nouvelle technologie au service de l’opérationnel.

Les recherches de mises en pratique sont nombreuses et variées. Par exemple, depuis début juin 2023, une campagne d’expérimentation à grande échelle d’outils de « speech to text », correspondant à une attente forte du terrain, a été lancée à grande échelle. La gendarmerie travaille également, et entre autres, au développement d’une cartographie prédictive de la délinquance (à savoir un outil d’aide à la décision pour le commandement sur l'orientation du service, en prenant en compte la délinquance constatée au cours des dernières années, matérialisée à l'aide de zones de chaleur sur une carte interactive, NDLR), mais aussi à l’emploi de l’I.A. aux fins de mieux comprendre le fonctionnement des réseaux criminels, ou encore en matière de classification et de tri de données, par exemple pour discriminer des images pédopornographiques parmi des millions de fichiers, ou encore détecter des incohérences et des failles potentielles dans les documents de procédure.

Anticiper la menace à travers la R&D

Tout récemment, deux événements sont venus confirmer la capacité de la gendarmerie à anticiper les menaces à venir dans le domaine de l’I.A.

Le 26 juin 2023, lors de la nuit de l'I.A., événement organisé par l'entreprise DATACRAFT et rassemblant de grandes entreprises ainsi que des start-up, la gendarmerie nationale a en effet reçu le prix du "Projet ayant le plus gros impact sociétal potentiel" pour son projet “AUTHENTIK IA”, portant sur la détection des deep fakes. Quelque 82 dossiers avaient été déposés, pour 51 retenus et trois finalistes.

À l’initiative du général Patrick Perrot, coordonnateur I.A. de la gendarmerie, ces travaux novateurs ont été portés par deux jeunes ingénieurs en alternance, qui ont travaillé pendant un an et demi sur un modèle mathématique capable de détecter les fausses informations. L’application qu’ils ont créée est ainsi capable d’authentifier en quelques secondes une information, qu’il s’agisse de texte, d’audio ou d’image.

« L’I.A. générative, mise sur le devant de la scène grâce à ChatGPT, peut proposer un contenu qu’elle aura généré de manière autonome. Cela peut être une superbe opportunité, mais cela peut également être utilisé à des fins criminelles, explique Ysens de France, docteur en droit, spécialiste en I.A. et en robotique militaire, en poste au Service de la transformation de la DGGN. Ce projet, que la gendarmerie est la première à avoir mené à bien et qui existait avant même ChatGPT, apporte aujourd’hui une réponse à un véritable problème de société. Cela démontre bien notre capacité à anticiper les menaces dans l’espace numérique et à y répondre le plus rapidement possible, notamment grâce à la création du Lab I.A. au sein du S.T. Ce prix vient donc non seulement couronner la qualité scientifique des travaux menés, mais il est également l’occasion de souligner les avancées et la cohérence de l'institution en matière de stratégie globale. »

Au-delà de la recherche, ce prix met en effet en avant le travail de l’ensemble de l'équipe du S.T. sur ces sujets qui positionnent la gendarmerie parmi les acteurs principaux en I.A., ainsi que la capacité de l’Institution à attirer les talents du numérique.

Une démarche de recherche partenariale
Cette récompense est d’ailleurs à mettre en lien avec le premier colloque académique international portant sur l'I.A. co-porté par la gendarmerie (S.T. et CREOGN) et le Lab I.A. de la Sorbonne université, créé il y a deux ans. Cet événement, qui rappelle les liens privilégiés de la gendarmerie avec le monde académique, a réuni 50 chercheurs et experts internationaux, dont, pour la gendarmerie nationale, le général Perrot et le docteur Christine Dugoin, chercheur au CREOGN, qui ont respectivement évoqué les travaux réalisés en I.A. générative au sein de la gendarmerie et le cyber et la guerre en Ukraine.

« Là encore, ce colloque illustre cette capacité à anticiper le sujet de l'I.A., plus spécifiquement celui de l'I.A. générative, dans le domaine de la sécurité, et ce, bien avant que cela ne devienne un effet de mode. Il vient également asseoir la visibilité et la légitimité du CREOGN dans le milieu exigeant de la recherche, poursuit Ysens de France. Nous avons là les deux piliers de notre action dans le domaine. D’une part, la capacité à faire de la prospective, notamment dans le cadre de ces partenariats de recherche, qui nous permettent de saisir les évolutions prochaines de l’I.A., les opportunités, les menaces et comment y répondre dans le milieu de la sécurité. D’autre part, la capacité, à travers notre Lab I.A., de réaliser des avancées techniques et d’expérimenter. »

À noter que le colloque organisé avec l’université de la Sorbonne s’inscrit par ailleurs dans un projet de formation transverse (technique, juridique et éthique), dans le cadre du projet France Relance.

Source : https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/actualites/2023/intelligence-artificielle-recherche-et-partenariats-au-caeur-de-la-strategie-de-la-gendarmerie
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L’actualité récente a replacé les notions de contact et de proximité au cœur de la sécurité publique. Inadaptée pour les uns, pas assez développée faute de moyens pour les autres, la police de proximité pose implicitement, aujourd’hui, la question du partage des missions entre la police et la gendarmerie en zone urbaine et périurbaine. Or, forte de son maillage de proximité historique, la gendarmerie fait figure de pionnière en la matière.

Selon le politologue François Dieu, la police de proximité peut se définir comme « un mode de gestion de la sécurité mis en œuvre au plus près de la population, de manière à répondre par une action policière prioritairement préventive (inspirée du community policing anglo-saxon), à ses besoins soigneusement identifiés et pris en considération ». Apparue dans les discours officiels français à la fin des années 90, cette notion a été depuis accaparée par la police nationale. En effet, à partir de 1998, le gouvernement de Lionel Jospin avait fait de « la police de proximité » une doctrine d’emploi de la police avant que Nicolas Sarkozy ne la supprime globalement en 2003 au profit d’une police dite d’ « intervention ». Néanmoins, les missions de police de proximité continuent de se développer au sein de la majorité des polices municipales.

Dans le même temps, depuis la Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) de 2002, la Gendarmerie départementale a été redéployée, entraînant consécutivement la fermeture de certaines Brigades territoriales (B.T.) qui, pour le sociologue Christian Mouhanna, constituaient, avant l’heure, le modèle de « police de proximité », un rôle qu’elles continuent de jouer peu ou prou en zone rurale. En effet, si elle ne peut se prévaloir officiellement vis-à-vis de la population et de ses personnels d’un domaine pour l’heure associé à l’idée de modernité policière, la proximité est pourtant l’une des composantes fondatrices de l’action policière de la gendarmerie depuis la sédentarisation de la maréchaussée opérée en 1720.

Cette proximité s’explique par son maillage du terrain grâce la densité du réseau des brigades territoriales, et la surveillance générale qu’elles assurent. Implantée sur la totalité du territoire national, la brigade est l’unité fonctionnelle de l’épithélium gendarmique. C’est le cadre cantonal qui a été privilégié dès les origines pour occuper ce dernier, avant même que les textes organiques ne l’imposent en 1850, car il sert de base à la justice de paix, à la garde nationale, aux consultations électorales et au recrutement des soldats.

En 1870, on dénombre quelque 3 600 brigades. Au lendemain de la Grande guerre, l’Institution amorce un changement de paradigme. Après avoir retrouvé une direction en 1920, elle met sur pied des pelotons mobiles spécialisés dans le maintien de l’ordre grâce à la loi du 22 juillet 1921. Cette nouvelle subdivision de l’Arme permet de compléter le dispositif de la gendarmerie départementale et d’accroître la présence gendarmique sur le terrain. Le mouvement de spécialisation se poursuit durant l’entre-deux-guerres et s’accélère encore après la Seconde Guerre mondiale.

La gendarmerie élargit le spectre de ses missions et de ses moyens. Elle occupe désormais des espaces plus vastes, incluant la haute montagne (création des pelotons de haute montagne en 1958), les domaines maritime, fluvial, aérien et sous-terrain (groupe de spéléologues créé en 1974), et renforce par là même son rattachement aux territoires et aux hommes. La brigade demeure pour autant la structure polyvalente par excellence de la gendarmerie dans laquelle s’exercent toutes les missions qui sont confiées à l’Institution. Sa proximité physique lui permet d’exercer une surveillance générale et continue des populations.

La gendarmerie départementale comporte actuellement 3 200 brigades territoriales, réparties sur 95 % du territoire. Depuis 2002 et la refonte de l’emploi des forces de sécurité intérieure, on distingue les brigades autonomes et les brigades regroupées au sein d’une communauté de brigades. On compte aujourd’hui 1 000 communautés de brigades alors qu’environ 730 B.T. sont restées autonomes. Parallèlement, la police et la gendarmerie poursuivent leurs redéploiements. La police nationale étend sa zone de responsabilité à des communes de la zone de gendarmerie situées dans le prolongement des grandes aires urbaines ou enclavées en zone de police.

En ce qui concerne la gendarmerie, la priorité reste les petites circonscriptions isolées pouvant difficilement être renforcées par la police nationale. La proximité de la gendarmerie avec la population nécessite des réadaptations ou des innovations. Des expérimentations ont à cet effet été menées, comme les brigades territoriales de contact, initiées en mars 2017 et déployées pour renforcer les relations avec les populations. Le territoire numérique est désormais également investi par la gendarmerie via les réseaux sociaux Twitter, Facebook et autre LinkedIn, pour informer et interagir avec les populations.

L’Institution a également développé depuis 2014 sur un projet de transformation digitale Neogend permettant à chaque gendarme de disposer d’un outil numérique susceptible de faciliter le contact, et travaille également sur un projet de brigade numérique afin de développer toujours plus de proximité avec le citoyen. De toute évidence, la capacité opérationnelle de la gendarmerie et la densité de son maillage territorial doivent absolument être préservées sous peine devoir s’étioler sa proximité originelle des populations dont elle a historiquement tiré sa force et sa légitimité.

Source https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/histoire/la-police-de-proximite
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C'est quoi la police de proximité ?

LES CLES DE L'ELYSEE. Jusqu'à la fin de la campagne présidentielle, l'antisèche du Journal du Dimanche va définir les mots du débat politique. Parce qu'il n'y a jamais de questions bêtes, notre rubrique va revenir sur les notions utilisées par tous les candidats et les commentateurs sans que l'on prenne jamais le temps de les expliquer.

Quand on parle de police de proximité, ce n'est pas de police municipale dont on parle, mais d’une façon de concevoir l'action de la police. La police de proximité, c'est ce qu'on appelle une "doctrine d’emploi", de la police nationale, qui a été mise en place sous le gouvernement de Lionel Jospin, par son ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, en 1998.

Elle s'inspire d'un modèle anglo-saxon le community policing. Avec la police de proximité, le gouvernement veut renouer le lien entre les forces de l'ordre et la population, et lutter contre le sentiment d’insécurité dans les quartiers. Elle suit trois piliers : prévention, proximité, partenariat, auquel on pourrait même ajouter participation.

Mise en place progressivement à partir de 1998, cette police a vocation à faire partie du maillage social du territoire, et favoriser la prévention à la répression. Mais en 2003, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy la supprime. Lors d’un déplacement à Toulouse en 2003, il s'agace : "la police n'est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n’êtes pas des travailleurs sociaux". Certains ne renoncent pas à un retour : en 2012, les sénateurs à majorité communistes déposent une proposition de résolution demandant au gouvernement de la rétablir, puis une proposition de loi, en 2017.

En 2017, Emmanuel Macron annonce la création d'une "police de sécurité du quotidien", menée par Gérard Collomb. Le président jure qu’il ne veut pas "ressusciter la police de proximité de Jean-Pierre Chevènement", mais admet que "l'inspiration est la même". En 2018 débute l'expérimentation de cette "police plus ancrée dans les territoires dont elle a la charge", qui a vocation à s’étendre tout au long du quinquennat, jusqu’à être déployée dans 62 quartiers de "reconquête républicaine", en janvier 2021.

Source https://www.lejdd.fr/Politique/cest-quoi-la-police-de-proximite-4091282
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Alors que la France est secouée en 2023 par des émeutes urbaines, le débat sur la police de proximité revient sur la table.

À la suite des violentes émeutes qui sont intervenues après la mort du jeune Nahel, Emmanuel Macron a réuni 220 maires à l'Élysée afin de trouver des solutions durables.
L'un d'entre eux, Hervé Guihard, maire de Saint-Brieuc a appelé de ses vœux le rétablissement de la police de proximité. Pour l'édile, "quand la police est réduite à l'intervention dans les quartiers, vous pouvez difficilement demander à un jeune d'avoir confiance en elle".
Mais à quoi sert cette police ?
Par qui et pourquoi a-t-elle été mise en place ?
Quels sont ses avantages et ses inconvénients ?
Alors que certaines voix, notamment à gauche, réclame son retour, La Dépêche s'est penché sur le débat.

C'était quoi la police de proximité ?

La police de proximité a été créée en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin pour renforcer les relations entre la population et la police. Opérée par la Direction centrale de la Sécurité Publique (DCSP) au sein de la police nationale, elle a été mise en place dans toute la France. Les agents se promenaient dans les quartiers en difficulté auxquels ils étaient affectés. Ils distribuaient des cartes de visite avec leur numéro pour que les habitants puissent les contacter. En privilégiant la prévention et en assurant la médiation par une présence quotidienne sur le terrain, le gouvernement de l'époque espérait réduire les délits et les besoins de répression.

Le père de la police de proximité, l'ancien commissaire de Toulouse Jean-Pierre Havrin a détaillé sur franceinfo la ,façon dont travaillaient ces fonctionnaires : "Il fallait que le policier s'approprie les lieux, connaisse tout le monde. On l'incitait à rencontrer les associations, les responsables du quartier. Il fallait que les gens se sentent protégés et apprivoisent les policiers. Ça a pris du temps, mais au bout d'un moment, ils se sont habitués, certains invitaient les policiers à prendre le thé. On organisait des matchs de rugby avec les jeunes. Aujourd'hui encore, certains que je croise me disent que cette police leur a permis de ne pas devenir des délinquants."

Pour Jean-Pierre Harvin, cette police était aussi utile pour récolter des renseignements dans la lutte contre le terrorisme. "Elle permet de recueillir un nombre très important de renseignements indétectables autrement. Il s'agit de repérer les petites dérives, les signaux faibles", assure-t-il dans Sud Ouest.
Pourquoi a-t-elle été supprimée ?

La police de proximité a été abandonnée en 2003 par le ministre de l'Intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy, qui l'avait publiquement raillé lors d'une visite à Toulouse. Le rôle des forces de l'ordre devait être recentré selon lui : "Vous n'êtes pas des travailleurs sociaux. Organiser un match de rugby pour les jeunes du quartier, c'est bien, mais ce n'est pas la mission première de la police".

Autre argument avancé par le gouvernement au pouvoir en 2003, "la présence de la police la journée réduit le nombre d'effectif la nuit, la où la délinquance est la plus importante". Il dénonçait également des résultats peu convaincants et des statistiques mitigées sur la baisse de la délinquance. En bref, une perte de temps et donc d'argent.

Pour les adeptes de la police de proximité, "sa mise en place n'était pas assez longue pour juger de son efficacité".

Comment fonctionne-t-elle aujourd'hui ?

En 2017, Emmanuel Macron a décidé de créer une "Police de Sécurité du Quotidien" pour lutter contre le sentiment d'insécurité grandissant en France, notamment après les attentats de 2015. Mise en place depuis 2018, elle est quasiment habilitée aux mêmes missions que l'ancienne police de proximité, c’est-à-dire prévenir la délinquance grâce à une connaissance du terrain et tisser des liens durables avec la population.

Ce dispositif avait soulevé des questionnements. L'ancien député LR Geogres Fenech dénonçait auprès du Monde : "Je trouve que c'est un contresens de détourner les policiers de leur mission première qui est d'assurer la sécurité. En pleine menace terroriste et face à une augmentation forte de la délinquance et de la criminalité, les priorités opérationnelles des policiers doivent être orientées principalement vers l’investigation et le renseignement." Par ailleurs, toutes les villes de France n'ont pas profité du dispositif comprenant 1300 policiers, qui priorise une soixantaine de "quartiers de reconquête républicaine". À sa mise en place, comme l'explique Le Figaro, des agglomérations comme Saint-Deins (Seine-Saint-Denis) ou Angers n'en avaient pas profité.

Source https://www.ladepeche.fr/2023/07/07/debat-emeutes-pourquoi-la-police-de-proximite-a-t-elle-disparu-et-faut-il-la-retablir-11317572.php?M_BT=100111792180#xtor=EPR-1-[newsletter]-20230707-[classique]
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Les hirondelles : la patrouille de police disparue de Paris

Avant les voitures de police sans âme que l’on connaît maintenant, les Parisiens étaient protégés par des "hirondelles". Cette patrouille à bicyclettes sillonnait alors les rues de Paris sur des vélos de fonction, comme des hirondelles ils passaient et repassaient.

Jamais sans leur bicyclette !

« Les Hirondelles » foulent pour la première fois le sol parisien en 1901. Leurs collègues et les habitants les surnomment ainsi à cause de leur cape flottante qui rappelle l’oiseau.
Aussi, les vélos de ces policiers s’appellent très justement « Hirondelles » fabriqués pas la manufacture de St Étienne.

Avec trois brigades par arrondissement, la ville comptait 2819 policiers sur roues en 1950 ! Ces policiers spéciaux étaient chargés de faire régner l’ordre et le calme durant la nuit.
Ils enfourchaient donc leurs précieuses « Hirondelles » pour faire acte de présence et non pour poursuivre de dangereux malfrats…
En effet, ces agents de proximité étaient souvent les plus âgés car ils n’avaient qu’à pédaler tranquillement dans les rues de la capitale. Les Parisiens connaissaient leur brigade, les saluaient et parfois même trinquaient avec eux ainsi ces hommes de l'ordre connaissaient leur quartier et les populations !
Malheureusement ils disparaissent petit à petit dans les 80’s au profit des brigades motos.
« Les Hirondelles » sont rayées définitivement de la carte en 1984.
Aujourd’hui on peut encore trouver leurs vélos éponymes dans des brocantes ou continuer à saluer les patrouilles à vélo qui passent en bas de chez nous !

http://amicale-police-patrimoine.fr/Hirondelles.html
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Gendarmerie Nationale / Un chien d’assistance judiciaire.
« Dernier message par Jeano 11 le 21 juin 2023, 09:33:13 »
Il s’appellent Lol, Rancho, Ouchi ou encore Rumba, et font partie des 10 chiens d’assistance judiciaire déjà  formés et remis par HANDI’CHIENS en France.
Leur rôle ? 
Ils interviennent auprès de témoins ou victimes de violences, tout au long de la procédure judiciaire, des premières auditions avec les forces de police à celles avec les magistrats au tribunal. Depuis le lancement du programme en 2019, leurs bienfaits ont été maintes fois mis en lumière notamment lors du procès médiatisé de Millas en septembre dernier. Ce sont en effet déjà plus de 200 victimes qui ont pu être accompagnées par l’un de nos super-héros.

La cellule de protection des familles de la compagnie de Vannes (56) expérimente l’accueil d’un Chien d’assistance judiciaire (CAJ) dans le cadre des auditions, pour faciliter le recueil de la parole des mineurs victimes de Violences intrafamiliales (VIF) ou de faits à caractère sexuel.

Créée en février 2020, la Cellule de protection des familles (CPF) de Vannes est composée de sept militaires qui prennent en charge et accompagnent les victimes de VIF et de faits à caractère sexuel. En 2021, 443 victimes ont été auditionnées, dont 337 mineurs. En effet, les enquêteurs de cette unité sont spécialisés dans le recueil de la parole des enfants victimes. Néanmoins, exprimer l’indicible, être confronté à nouveau aux faits lors de l’audition, au processus judiciaire et à la vue de l’uniforme peut être perturbant et bloquer la parole. Certaines victimes n’arrivent pas à surmonter les traumatismes liés aux épreuves endurées. C’est au regard de ce constat que l’adjudante Muriel a proposé d’accueillir un chien d’assistance judiciaire.

Des chiens spécialement formés

Pour concrétiser ce projet, un partenariat a été signé avec l’association Handi’chiens. Créée en 1989 et reconnue d’utilité publique, elle assure l’acquisition, puis l’éducation, durant deux ans, de chiens spécialisés qui seront mis à disposition de différents bénéficiaires : chien d’assistance pour les personnes en situation de handicap, chien d’éveil pour les enfants autistes et trisomiques, chien d’accompagnement pour les personnes âgées, chien d’assistance judiciaire, etc. Sélectionné dans un élevage de chiens de race, l’animal est remis à une famille d’accueil à l’âge de deux mois, afin de le sociabiliser et de le pré-éduquer. Dès ses 18 mois, il est formé par des éducateurs dans l’un des quatre centres de l’association, avant d’être remis aux futurs bénéficiaires six mois plus tard. Depuis sa création, Handi’chiens a ainsi formé et remis plus de 2 700 chiens.

Le 19 novembre dernier, c’est avec un mélange de joie et d’ émotion que l’adjudante Muriel s’est vu remettre Rumba, une chienne golden retriever fauve âgée de deux ans, au centre de l’association Handi’chiens de Kunheim, en Alsace (68). Rumba n’est pas une chienne comme les autres. Affectueuse et sociable, elle fait preuve d’une grande empathie et s’avère particulièrement douce avec les enfants. Incarnant la tendresse et la sérénité, elle est très protectrice et adore se blottir auprès des petits comme des grands. Sa présence avant, pendant et après les auditions doit ainsi permettre de rassurer et de faciliter le témoignage des enfants, en favorisant la construction d’une relation de confiance entre l’enquêteur et la victime, en diminuant les symptômes somatiques et physiologiques du stress et de l’anxiété, en instaurant un climat de confiance nécessaire à la libération de la parole, en apportant un soutien émotionnel et en stimulant l’attention de l’enfant. Il s’agit d’aider les victimes et les témoins les plus vulnérables à s’exprimer, en atténuant le caractère parfois traumatique du processus judiciaire.

Un investissement collectif

Si l’association Handi’chiens finance en grande partie le projet, la cellule de protection des familles de Vannes a dû trouver d’autres partenaires pour contribuer à la prise en charge des frais d’acquisition, de formation du chien et de sa référente, d’entretien, de soins vétérinaires, d’alimentation et d’assurance. Ont ainsi participé au financement de cette démarche innovante, la préfecture du Morbihan, les associations France Victimes 56, Alexis Danan de Bretagne et la Voix de l’Enfant, le centre hospitalier Brocéliande Atlantique, la société Diana Pet Food et plusieurs animaleries locales.

L’adjudante s’est également beaucoup impliquée et investie dans ce projet. Après avoir convaincu sa hiérarchie et participé activement à la recherche des partenaires, elle a suivi une formation d’une dizaine de jours en Alsace pour accueillir Rumba et devenir officiellement sa référente. En cette qualité, elle doit assurer personnellement et quotidiennement sa garde et son suivi, ce qui signifie que la chienne vit à son domicile. C'est donc un projet à la fois professionnel et familial.
Quand Rumba tend l’oreille

Depuis le 9 décembre 2022, Rumba a déjà participé à douze auditions, dont sept avec des mineurs, toute victime pouvant bénéficier de sa présence. Effectuées à la CPF et à l’accueil pédiatrique médico-judiciaire du Centre hospitalier Bretagne Atlantique à Vannes, ces auditions ont produit des résultats plus qu’encourageants. Assise ou couchée, Rumba reste parfaitement calme, à proximité de la victime, pour la rassurer et l’accompagner dans le recueil de son témoignage.

 sources :
https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/actualites/2023/morbihan-un-chien-d-assistance-judiciaire-pour-faciliter-les-auditions-des-mineurs-victimes

https://handichiens.org/un-chien-dassistance-judiciaire-dans-chaque-departement/
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