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Gendarmerie Nationale / Re : Forum International sur la Cybercriminalité & IRCGN.
« Dernier message par Jeano 11 le 24 mai 2022, 12:55:55 »
Le ComCyberGend et Signal Spam s’associent pour lutter contre l’usurpation d’identité et les spams

Le général de division Marc Boget, chef du commandement de la gendarmerie dans le cyberespace et Madame Carmen Piciorus, présidente de l’association Signal Spam, ont signé, dans les locaux du ComCyberGend, une convention qui vise à améliorer la lutte contre l’usurpation d’identité et les spams.

Depuis l’été 2020, la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr a identifié de nombreuses campagnes de messages d’escroquerie, qui usurpent l’identité de la gendarmerie nationale, y compris celle du directeur général, le général d’armée Christian Rodriguez, et du général de division Marc Boget, nouveau chef du Commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (ComCyberGend), mais aussi d’unités de la police nationale, et plus récemment du service européen de police, Europol, ou de l’organisation de police internationale, Interpol.

Connaissant un regain depuis plusieurs semaines, ces courriels frauduleux accusent les destinataires d’actes pédocriminels et de pédopornographie, et les informent de prétendues poursuites à leur encontre.

Si vous recevez un tel message, ne répondez pas, conservez les preuves (message reçu) et signaler cette tentative d’escroquerie aux autorités sur la plateforme dédiée du ministère de l’Intérieur : Internet-signalement.gouv.fr. Ces e-mails frauduleux peuvent également être reportés via la plateforme ou les outils Signal Spam, pour transmettre simplement, en un clic, l’ensemble des détails techniques sur le courriel de l’escroc et faciliter par la suite les enquêtes judiciaires.

En revanche, si vous avez payé, là encore, rassemblez les preuves (échanges de messages), afin de déposer plainte dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie, ou encore par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire. Lors de ces démarches, vous pourrez être accompagné gratuitement par l’association France Victimes, au 116 006 (appel et service gratuits), un numéro d’aide aux victimes du ministère de la Justice, ouvert 7 jours sur 7, de 9 heures à 19 heures. Enfin, contactez votre banque pour essayer de vous faire rembourser.
Une convention entre le ComCyberGend et Signal Spam

Une convention de partenariat a d’ailleurs été signée, vendredi 8 octobre, entre le ComCyberGend et l’association Signal Spam, afin de renforcer la coordination des acteurs de la lutte contre les spams et la cybercriminalité.

Issue d’un partenariat public/privé, Signal Spam est une association à but non lucratif, qui mobilise depuis 2005 les internautes. Elle met à leur disposition un outil pour signaler tout ce qu’ils considèrent être un spam. Ainsi, après s’être enregistré sur le site www.signal-spam.fr, l’internaute signale tout e-mail qu’il juge indésirable d’un simple clic, grâce au module de signalement, à partir de son navigateur Internet lorsqu’il consulte sa messagerie en ligne ou via son logiciel de messagerie. Il peut aussi le transmettre via un formulaire sur le site. Sur la base de ces signalements, Signal Spam alimente les acteurs de l’économie numérique et les autorités publiques en informations permettant d’agir contre le spam et les menaces associées au cybercrime.

L’association, qui compte aujourd’hui 200 000 utilisateurs, dont 62 000 actifs au cours des trois derniers, a enregistré l’explosion du phénomène de spam, avec 500 000 signalements en 2010 contre plus de 22 800 000 en 2020.
Faciliter la conduite des enquêtes judiciaires

L’objectif de ce partenariat est d’ouvrir un canal de transmission de preuves et de partage de renseignements dans le cadre des investigations. Il permettra également la mise en place d’un référentiel commun de documents de formation et de tableaux de bord. Ces échanges permettront une sensibilisation accrue des enquêteurs aux techniques du spam et aux outils et méthodes d’investigations dans les e-mails.

La signature de ce partenariat s’inscrit dans la volonté plus large de la gendarmerie d’accentuer sa lutte contre les cybermenaces. Un combat mené depuis plusieurs années et renforcé ces derniers mois par la création opérationnelle, en août 2021, du ComCyberGend.

Fort de ses 7 000 cyber-enquêteurs (10 000 d’ici fin 2022) et de compétences tant sur le volet de l’investigation que celui de l’expertise, le ComCyberGend s’inscrit, notamment, grâce à cet accord, dans sa stratégie d’une proximité numérique accentuée de la gendarmerie auprès de la population.

Source : https://www.gendinfo.fr/l-info-en-continu/le-comcybergend-et-signal-spam-s-associent-pour-lutter-contre-l-usurpation-d-identite-et-les-spams
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Gendarmerie Nationale / Re : Des Cybergendarmes ....
« Dernier message par Jeano 11 le 24 mai 2022, 12:49:30 »
Le démantèlement du réseau mondial de communications chiffrées, baptisé EncroChat, donne un grand coup de pied dans la fourmilière du crime organisé. Le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie nationale était en première ligne dans cette enquête.

À une lettre près, EncroChat se serait appelé EscroChat. Le nom aurait été plus judicieux si l’on considère que plus de 90 % des utilisateurs ce réseau de communication sécurisée se livraient à des activités criminelles !

Dès 2017, des téléphones EncroChat sont détectés par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Une enquête préliminaire est ouverte en novembre 2018 et, en décembre, le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille confirme la saisine du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie nationale.

Les investigations des gendarmes vont permettre de constater que cette solution de communication chiffrée illégale est mise en œuvre depuis des serveurs installés en France, et de réunir des éléments sur son fonctionnement technique.

Les téléphones sont entièrement modifiés, privés de micro, de caméra, de système GPS et de port USB. Ils sont vendus au prix de 1 000 euros, avec un abonnement un peu plus cher que ceux des honnêtes gens : 1 500 euros pour six mois, avec une couverture mondiale et une assistance téléphonique 24 heures/24 et 7 jours/7.

EncroChat promet « un anonymat total » à ses utilisateurs et des conditions d’acquisition intraçables, garantissant une « impunité parfaite » en cas d’arrestation ! Bref, un service idéal pour le crime organisé. Début 2020, le nombre de téléphones actifs de ce type est estimé à 50 000 dans le monde, dont 12 000 aux Pays-Bas.

Le 10 avril 2020, une Équipe commune d’enquête (ECE) est créée entre les autorités saisies en France et aux Pays-Bas, sous l’égide de l’Unité de coopération judiciaire de l'Union européenne EUROJUST. Une information judiciaire est ouverte le 28 mai par la JIRS de Lille.
Plus de 100 millions de messages interceptés

La gendarmerie engage des moyens matériels et humains considérables. La cellule nationale d’enquête créée le 15 mars 2020 au sein du C3N est renforcée par des enquêteurs aguerris issus des Sections de recherche (S.R.) de toute la France et des quatre offices centraux (OCLTI, OCLAESP, OCLDI, OCLCH). Au total, ce sont 60 gendarmes qui travaillent à plein-temps sur ce dossier. Plus de 100 millions de messages échangés par les criminels sont interceptés.

Le 13 juin, le réseau alerte ses clients qu’il a été infiltré par des entités gouvernementales. Trop tard pour les criminels… Le démantèlement d’EncroChat est annoncé jeudi 2 juillet par la procureure de Lille, Carole Étienne, le sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie nationale, le général de division Jean-Philippe Lecouffe, et le procureur général néerlandais, John Lucas.

De très nombreuses opérations d’interpellation ont déjà été menées ou sont en cours et, selon les autorités, les investigations effectuées ont déjà permis d’empêcher que soient commis des dizaines d’actes violents, parmi lesquels des enlèvements, des fusillades et des meurtres.

Les prochains appels que passeront les criminels le seront depuis leur prison. Et ils ne seront pas chiffrés.

Source : https://www.gendinfo.fr/enquetes/2020/les-gendarmes-coupent-la-communication-de-milliers-de-criminels
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Gendarmerie Nationale / Re : Des Cybergendarmes ....
« Dernier message par Jeano 11 le 24 mai 2022, 12:46:42 »
Retour sur l’affaire EncroChat
Auteur : le Bureau des affaires criminelles - publié le 31 juillet 2020

Sous la direction de la JIRS de Lille, les gendarmes du C3N, du SCRC et de l'IRCGN ont obtenu l’autorisation de mettre en œuvre un dispositif d’interception des communications à large échelle des utilisateurs du réseau chiffré EncroChat, utilisé par le crime organisé. Grâce à cette prouesse technique, les enquêteurs ont eu accès aux conversations non chiffrées et en temps réel d’environ 60 000 utilisateurs. Près de 120 millions de messages et images, presque tous liés à de la criminalité organisée de haut niveau, ont été interceptés, sans que la captation soit détectée. Les renseignements partagés via Europol avec de nombreux pays ont déjà permis près de 1 000 arrestations, majoritairement en Europe, et des saisies spectaculaires. Plusieurs centaines d’assassinats ont également été déjouées. Retour plus en détail sur cette belle affaire qui a secoué l’univers de la criminalité organisée.

Un véritable séisme dans l’univers du crime organisé :
l’action des gendarmes du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), du Département sciences de la donnée (DSD) du SCRC (Service Central de Renseignement Criminel), du Bureau des systèmes d’informations et d’investigations (BSII) et du laboratoire Informatique Électronique (INL) de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale) a été saluée dans le monde entier après la révélation de l’infiltration de la messagerie chiffrée EncroChat, surnommée « le Whatsapp des gangsters », lors d’une conférence de presse organisée aux Pays-Bas par EuroJust, le 2 juillet dernier.

Un réseau destiné exclusivement au crime organisé

Promettant à ses clients l’anonymat le plus total, la société EncroChat s’était fortement développée ces dernières années. En apparence anodins, les téléphones fournis étaient entièrement modifiés, dépouillés de leurs caméra, micro, système GPS ou port USB. Ils étaient ensuite équipés d’un logiciel de messagerie instantanée chiffrée, couplé à une infrastructure sécurisée. Proposant la suppression automatique des messages sur les appareils des destinataires, un code PIN spécial permettant la destruction immédiate de toutes les données et un effacement du terminal en cas de saisies consécutives d’un mot de passe erroné, EncroChat était devenu, au fil des années, un service particulièrement prisé des criminels du monde entier. Ni boutiques, ni revendeurs officiels : pour acquérir un « Encro », il était nécessaire d’être coopté par le membre d’une organisation criminelle.
120 millions de messages interceptés en temps réel

Dès 2017, les experts de la gendarmerie ont détecté ces téléphones d’un genre bien particulier. L’ouverture d’une enquête par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille en 2018 a permis le lancement de travaux de recherches approfondies afin d’en comprendre le fonctionnement. Les recherches des ingénieurs et des spécialistes de l'IRCGN et du SCRC ont permis d'aboutir à une connaissance suffisante du réseau de communications chiffrées EncroChat. Le déploiement du dispositif technique, dont la conception et la mise en œuvre sont couvertes par le secret de la défense nationale, a permis de recueillir les conversations des quelque 60 000 utilisateurs d’EncroChat répertoriés dans le monde. En tout, ce sont près de 120 millions de messages qui ont été interceptés en temps réel.

Les utilisateurs du système EncroChat, arborant une confiance absolue dans le chiffrement de leurs appareils, échangeaient sans retenue ni langage codé sur leurs activités criminelles. Ainsi, c’est comme si les gendarmes étaient assis à la table de ces criminels et écoutaient leurs discussions.

Dans le but d’exploiter cette masse considérable de données, plusieurs outils innovants ont été développés et échangés entre les partenaires européens. Localisation, photographies, échanges de messages : le moindre détail des activités des criminels a pu être passé au crible.
Création d’une cellule nationale d’enquête

Le 15 mars 2020, une cellule nationale d’enquête, baptisée EMMA 95, a été créée. Renforcée par des enquêteurs des sections de recherches et des offices centraux, elle compte à ce jour plus de 60 gendarmes exclusivement consacrés à l’exploitation des données.

Europol a mobilisé une soixante de spécialistes, appuyant de manière déterminante la recherche et le partage du renseignement lors de cette opération, que le centre cyber d’Europol (European Cybercrime Centre - EC3) considère comme étant le « plus gros dossier qu’Europol ait eu à appuyer depuis 12 ans ».

Afin d’assurer une coordination de l’analyse et du partage de l’information au niveau international, une équipe de neuf gendarmes, regroupant différentes spécialités, est détachée depuis plusieurs mois au siège d’Europol, à La Haye. Cette « French team » travaille en parfaite coordination avec les équipes d’analystes d’Europol.
Déjà près d’un millier d’arrestations et des saisies spectaculaires

Les résultats obtenus grâce aux renseignements d’EMMA sont spectaculaires. Les polices néerlandaises et britanniques ont déjà annoncé qu’elles viennent de mener les plus grosses opérations judiciaires de leur histoire : plus de 1 000 arrestations, la saisie de 10 tonnes de cocaïne, 1,2 tonne de méthamphétamine en cristaux et plusieurs centaines de kilos de cannabis. 19 laboratoires de drogues synthétiques ont également été démantelés. L’ampleur des saisies donne le tournis : des dizaines d’armes à feu automatiques, des explosifs, des montres de luxe, plus de 80 voitures haut de gamme, des bateaux, 25 millions d’euros et 54 millions de livres sterling en liquide… Détail sordide, sept conteneurs transformés en chambres de torture ont été découverts au sud des Pays-Bas.

Des criminels parmi les plus recherchés au monde ont également été identifiés, à l’image d'un important criminel danois, lieutenant du gang de Malmö (Suède) et leader du gang de « Los Suecos » (Espagne), recherché notamment pour 17 assassinats, qui a été localisé et arrêté le 3 juin dernier à Dubaï.
Pour la seule Grande-Bretagne, ce sont plus de 200 projets d’assassinats qui ont pu être déjoués.

Les renseignements collectés grâce à la gendarmerie française permettent aussi, et permettront, d’enrichir de façon spectaculaire la connaissance des modes opératoires et des organisations des criminels les plus redoutables, ces HVT (High Value Target) qui sont tout en haut des priorités des plus grands services de la police du monde.

En France, où le nombre d’utilisateurs d’EncroChat est beaucoup plus faible que dans d’autres pays, les résultats sont déjà probants. Plusieurs gros trafiquants de stupéfiants ont été arrêtés à Strasbourg, à Lille, à Nancy ou encore à Bordeaux, et d’autres dossiers sont encore en cours.

Plus d’une centaine de pays sont ainsi concernés par cette opération. L’ampleur de tous les résultats déjà obtenus et à venir, en France et chez nos partenaires européens, permet à la gendarmerie de rayonner au sein d’Europol et auprès des forces de l’ordre européennes et internationales.

Il faudra à n’en pas douter plusieurs mois, voire plusieurs années, pour analyser en détail toutes les informations collectées. L’opération EMMA 95 ne fait que commencer !

Source : https://www.gendinfo.fr/enquetes/2020/retour-sur-l-affaire-encrochat
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Gendarmerie Nationale / Re : Des Cybergendarmes ....
« Dernier message par Jeano 11 le 24 mai 2022, 12:03:00 »
"On en a nettoyé 850.000" : comment des cybergendarmes français ont neutralisé un réseau d'ordinateurs zombies.

Un serveur informatique pirate, basé en France, avait inoculé le virus Retadup à plus de 850 000 ordinateurs dans le monde, à des fins crapuleuses. Les cybergendarmes français ont réussi à duper les pirates et mettre en place une désinfection des machines. Une première mondiale.

L'affaire remonte au début de l'année. La société Avast, un fabricant d'antivirus, signale au Centre de Lutte contre les criminalités numériques de la Gendarmerie (C3N) l'existence possible d'un serveur pirate basé en France et qui semble infecter des milliers d'ordinateurs de sociétés et de particuliers, notamment en Amérique Centrale et en Amérique du Sud.

Depuis 2016, grâce au virus Retadup, ce serveur est en capacité de prendre le contrôle de machines "zombies" et de les commander à distance pour commettre des actions crapuleuses et très rémunératrices, comme la création de la cryptomonnaie Monéro, l'utilisation de ransomwares (des logiciels d'extorsion), des vols de données d'hôpitaux (comme en Israël), le blocage de systèmes numériques, etc.

En quelques semaines, les cybergendarmes réussissent à confirmer la localisation du serveur pirate en Île-de-France. La section F1 du parquet de Paris, chargée de la cybercriminalité, ouvre alors une enquête avec la coopération judiciaire du FBI aux États-Unis. En l'espace de six mois et pour la première fois, des cybergendarmes réussissent à neutraliser le serveur malveillant et à désinfecter des centaines de milliers d'ordinateurs infectés à travers la planète, comme l'ont révélé nos confrères du Figaro.

Pour détailler cette opération, nous avons interrogé Jean-Dominique Nollet, chef du Centre de lutte contre la criminalité numérique (C3N) à Cergy Pontoise (Val d'Oise).

FRANCE INTER : Comment s'est déroulée cette opération inédite ?

JEAN-DOMINIQUE NOLLET : "On a réussi à nettoyer plus de 850 000 machines qui étaient infectées par le virus Retadup. Cette flotte d'ordinateurs permettait de faire des attaques mondiales de très, très grande ampleur. Vous imaginez notre satisfaction d'avoir réussi à enlever les virus des ordinateurs des victimes, qui a priori ne savaient même pas que leurs machines étaient infectées. 

Grosso modo, on a réussi à détecter où se trouvait le serveur de commandement, la tour de contrôle du réseau d'ordinateurs infectés, les 'Botnet'. On l'a copié, on l'a répliqué avec un serveur à nous, et on lui a fait faire des choses qui permettent au virus d'être inactif sur les ordinateurs des victimes."

Ce qui est incroyable, c'est que le serveur pirate était en France.

"Ce n'est pas incroyable, c'est légitime : il y a plein de serveurs en France. Nous sommes l'un des pays qui fait le plus d'hébergement."

De quoi était capable ce réseau "Botnet" ?

"Les gens ne s'en rendent peut-être pas compte, mais 850 000 ordinateurs infectés, c'est une puissance de feu énorme ! Elle permet de faire tomber tous les sites (civils) de la planète, si les auteurs le veulent. Donc c'était très dangereux en matière de potentialité d'attaques : il fallait vraiment faire cesser l'infraction. Le virus Retadup est connu pour avoir attaqué des hôpitaux en Israël, volé des données de patients israéliens, et même fabriqué énormément de cryptomonnaie grâce aux 850 000 ordinateurs."

En quoi votre intervention est différente de ce qui se fait d'habitude ?

"Ce qui est nouveau par rapport à ce que faisaient jusque-là les sociétés privées de protections des données, c'est qu'elles redirigeaient le virus vers un 'coin mort' d'Internet. Là, ce qu'on a fait, c'est envoyer du code aux ordinateurs victimes, pour désactiver les différentes versions du virus."

Comment s'est passée la coopération avec le FBI ?

"On avait besoin d'eux non pas pour la partie technique, mais parce que certains noms de domaines étaient enregistrés aux États-Unis. Il nous fallait des jugements de cours fédérales pour pouvoir bloquer certains trafics et les dériver vers notre serveur à nous."

Que va devenir le serveur pirate et où en êtes-vous avec les créateurs de Retadup ?

"Notre serveur, on va le laisser tourner encore un peu pour continuer à désinfecter des machines qui ne se sont pas connectées depuis un mois et demi (durant l'été) ou qui avaient des problèmes de réseau. Pour le reste, l'enquête continue pour tenter d'identifier les auteurs du virus.

Les auteurs pouvaient louer leur plateforme à des dirigeants de sociétés pour des attaques de concurrents par exemple ! Ils pouvaient paralyser des institutions, même bien défendues. On a comptabilisé 140 pays concernés, surtout en Amérique du Sud. En France, on compte quelques centaines d'ordinateurs. On pense que les auteurs ont réussi à gagner plusieurs millions d'euros, chaque année, depuis 2016. Malheureusement on sait qu'ils peuvent recréer ce genre de serveur pirate à tout moment."

Qui a été infecté dans cette histoire ? Et comment ça se passait ?

"Le virus n'a infecté que des ordinateurs sous Windows, XP, 7,8 et 10 et des serveurs sous Windows. Il s'agissait surtout d'ordinateurs de particuliers mais également d'entreprises. Les PC ont été infectés très classiquement : un clic sur un lien dans un e-mail, proposant une manière de faire de l'argent facile, ou de voir des photos érotiques, etc. Autre manière très courante de propagation du virus : les clés USB infectées."

Qu'est-ce que vous conseilleriez à l'utilisateur lambda face à ce genre de cyber-groupe criminel et ce genre de virus ?

"La même chose que je conseille à mes parents : on ne clique pas sur les liens si l'on n'est pas sûr de la personne qui vous envoie le mail. On ne clique pas sur les pièces jointes non plus et on met un antivirus (même gratuit) à jour. Et on essaie de ne pas faire n'importe quoi sur Internet."

Source : https://www.franceinter.fr/justice/comment-les-cybergendarmes-francais-ont-neutralise-un-serveur-qui-infectait-des-milliers-d-ordinateurs
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Gendarmerie Nationale / Re : Des Cybergendarmes ....
« Dernier message par Jeano 11 le 24 mai 2022, 11:58:41 »
La gendarmerie a mis en place la ComCyberGend.
Un commandement unique qui gère toutes les divisions liées au numérique. Une véritable armée de gendarmes veillant à la tranquillité du cyberspace.
Futura a rencontré ces cyberlimiers au Forum international de la cybersécurité qui se tenait à Lille du 7 au 9 septembre.

Paul-Alexandre est capitaine de gendarmerie. Ce saint-cyrien doté d'un cursus d'ingénieur a fait ses armes auprès d'Europol et plus précisément à l'EC3, le Centre européen de lutte contre le cybercrime.
C'est ce qui l'a finalement conduit à la tête du département enquête du C3N.
Le C3N est le Centre de lutte contre les criminalités numériques. Comme hauts faits d'armes, ces cybergendarmes ont, par exemple, démantelé Retadup, un malware ayant contaminé plus d'1,3 million d'ordinateurs pour les transformer en botnet géant. Lors de la dernière édition du FIC, l'un d'eux avait expliqué à Futura les techniques employées pour parvenir à neutraliser le malware et de facto, le réseau.

Sur le FIC 2021, le capitaine a pris le temps de faire le point pour Futura, sur une grosse affaire en cours, une affaire dont il ne peut pas révéler tous les détails.
Il s'agit d'EncroChat, une société proposant des smartphones ultrasécurisés et dont les 60.000 clients étaient essentiellement des criminels en quête de discrétion.
Comme Futura l'avait évoqué, l'enquête avait été précisément amorcée par les cybergendarmes français et elle a abouti au démantèlement de ce réseau l'an dernier lors d'une vaste opération de police internationale. Lors de cette dernière, les serveurs d'EncroChat, qui se trouvaient justement en France, avaient pu être saisis. Dans ces derniers, les gendarmes ont pu implanter un malware lors d'une mise à jour pour consulter les échanges sur les mobiles, sans même avoir besoin de les déchiffrer.

Mais, pour le capitaine Paul-Alexandre, rien que le mode de vente de ces téléphones venait prouver qu'ils étaient destinés uniquement aux criminels, alors qu'EncroChat jurait que ses clients étaient essentiellement des journalistes, des avocats ou des personnalités. Il fallait, en effet, être coopté pour pouvoir en bénéficier et le réseau était justement constitué de personnes liées au grand banditisme. Le militaire explique que c'est typiquement le type d'enquêtes qui se fait désormais avec les organisations policières internationales. Et étant donné la nature du cyber, cette collaboration va se renforcer dans l'avenir.

Mais le champ d'action du C3N est bien plus large que ces enquêtes complexes.
Les enquêteurs traquent l'apologie du terrorisme, les escroqueries numériques et ventes illicites, notamment sur le darknet, les atteintes à l'intégrité des systèmes informatiques (botnets, ransomwares), les cryptomonnaies et leur blanchiment, et également la pédopornographie. À titre d'exemple, c'est le C3N qui mène les enquêtes sur la vente des faux pass-sanitaires.

Un commandement unique pour les cybergendarmes

Si le C3N n'est pas une nouveauté, une véritable révolution a eu lieu cet été. Le C3N coexistait et collaborait avec trois autres divisions également spécialisées dans la cyber. Elles bénéficient désormais d'un commandement unique : le ComCyberGend. Et, avec ses quatre divisions, ce ComCyberGend comprend 7.000 cyberlimiers épaulés par 200 réservistes.
Ce n'est qu'un début, car 10.000 agents de plus seront recrutés dans les prochaines années. Un redimensionnement et une restructuration autour d'un commandement central qui permet de répondre à l'explosion des actes de cybercriminalités.

Il y en aurait eu 20 % de plus que les années précédentes en 2020.
Comme le rappelle le capitaine, il s'agit essentiellement d'escroqueries puisqu'elles représentent 75 % des cas. Mais le militaire souligne que, malheureusement, les plaintes sont rarement déposées. Par exemple, en 2019, il n'y a eu qu'une seule plainte pour 267 attaques. Ce ne sont pas tant les particuliers qui sont les principales victimes (13 %), mais souvent des sociétés qui ont peur de ternir leur réputation en portant plainte. Pourtant la nouvelle ComCyberGend assure que la confidentialité est l'une des priorités des gendarmes.

La plaie du moment, ce sont les ransomwares.
Ce sont les PME les plus touchées puisqu'elles représentent 46 % des victimes. Les autres sociétés les plus ciblées sont les TPE à hauteur de 21 %. Les particuliers sont assez peu impactés (7 %). Les administrations sont également mauvaises élèves en matière de cybersécurité, car elles représentent aussi 14 % des cas.
Les rançons sont souvent conséquentes et il y a également la menace de la divulgation des informations de la société en cas de non-paiement des rançons. Le chef du département enquête du C3N conseille de ne jamais payer la rançon et de se faire accompagner par les gendarmes dans cette épreuve. Il avoue que, hélas, certaines PME ne peuvent pas se permettre de rester à l'arrêt ou ont peur de la divulgation de leurs données. Mais, selon lui, les lignes bougent désormais et le nombre de plaintes commence à s'aligner avec celui des attaques.

Les objets connectés, nouveaux témoins des scènes de crime

Et puis, la cyber s'est également invitée sur n'importe quelle scène de crime. Les objets connectés se comptent désormais par dizaines dans les habitations.
Les cybergendarmes sont donc sollicités pour exploiter les données collectées par ces nombreux accessoires connectés et, en premier lieu, les caméras de surveillance domestiques. C'est encore une fois au C3N que ces enquêtes sont confiées. En revanche, les gendarmes font appel aux compétences des experts de la Division de l'appui aux opérations numériques et, notamment le Centre National d'Expertise Numérique. Dans leur laboratoire, ils sont capables d'extraire les données contenues dans ces accessoires, dans les smartphones ou ordinateurs.

Source ; https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/internet-fic-2021-cybergendarmes-20-menent-enquete-93493/#xtor%3DAL-80-1%5BACTU%5D-93493%5BFIC-2021%3A-les-cybergendarmes-2-0-menent-l-enquete%5D


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Dans le Grand Est, les réservistes de la Gendarmerie assurent la sécurité des trains et des gares
L’expérience, lancée en 2021, sera reconduite le 1er juin prochain, cette fois, pour une durée de trois ans.

Pendant un an, dans la Région Grand Est, des patrouilles de réservistes de la Gendarmerie ont accompagné 621 trains du Réseau TER Fluo et effectué 1.035 opérations de sécurisation dans des gares. Cette expérimentation visait à lutter contre le sentiment d’insécurité dans les transports. Pour la Région Grand Est, ce test est une réussite puisque l’opération devrait être renouvelée dès le 1er juin 2022.

En zone de compétence de la Gendarmerie

En avril 2021, la Région Grand Est avait ainsi décidé de confier aux patrouilles de réservistes opérationnels de la Gendarmerie nationale la sécurité à bord des trains régionaux et des gares qui se trouvent en zone de compétence de la Gendarmerie.

L’objectif est d’assurer le parcours en train des usagers.

    Amoureux des Trains, bonjour ! Pour Répondre Présent et améliorer la sécurité de vos trajets, la #Gendarmerie, la région grand Est et la SNCF expérimentent une nouvelle collaboration  : 200 patrouilles de réservistes déployées pour sécuriser les gares et les trains

Une expérience reconduite pour trois ans

Comme l’expliquent nos confrères de Remirmontvallées.com, près de 200 patrouilles de réservistes de la Gendarmerie ont été mobilisées au cours de cette première année. Chacune était composée de trois militaires réservistes. Le chef de patrouille était un ancien gendarme d’active.

Preuve que cette expérimentation a été un succès, la Région Grand Est a fait le choix de reconduire ce dispositif et même de le renforcer. Un partenariat a été mis en place entre la Direction générale de la Gendarmerie, la Région de gendarmerie du Grand Est, SNCF Voyageurs et SNCF-Sûreté ferroviaire. Cette nouvelle opération va débuter dès le 1er juin 2022 et durera trois ans.

300 patrouilles par an

La Région Grand Est prendra à sa charge le financement du dispositif qui s’élève à un peu plus de 837.000 euros. Ce qui correspondant à 900 jours de réserve par an, soit 300 patrouilles chaque année.

Ce type de dispositif, complémentaire à ceux mis en œuvre par la Sûreté ferroviaire, n'est pas inédit. Il est en effet actif depuis plusieurs années dans d'autres régions, à l'image de Ile-de-France, où des brigades de sécurité des mobilités, exclusivement composées de réservistes, ont été créées au niveau des groupements pour effectuer ces missions de sécurisation, ou encore des Hauts-de-France qui vient de renouveler son partenariat en finançant 200 patrouilles par an.

Vos voyages plus sûrs en hauts de france ➡ adoption d’une délibération pour le déploiement de 200 patrouilles de gendarmes réservistes, en complément des agents de la Sûreté Ferroviaire, pour sécuriser les gares et les trains.

Rien qu'en 2019, la Gendarmerie évoquait ainsi plus de 160.000 patrouilles (de gendarmes d'active comme de réservistes) menées pour sécuriser le trajet des voyageurs dans les transports sur l'ensemble du territoire.

Source : https://lessor.org/operationnel/dans-le-grand-est-les-reservistes-de-la-gendarmerie-assurent-la-securite-des-trains-et-des-gares?fbclid=IwAR0M12dqj-S_YMzFJ-19o3WVT1n-pp0KJaSVntmhhBoPirRaq3deImDmlDY
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Retour de mission d’Ukraine pour le premier détachement de l’IRCGN
Auteur : Sirpa, Gendarmerie nationale - publié le 16 mai 2022

L’équipe de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), détachée en Ukraine pour apporter son expertise aux autorités ukrainiennes en matière d’identification et de recueil de preuves, est revenue en France ce dimanche 15 mai.

Dimanche 15 mai, peu avant minuit, onze gendarmes de l’Institut de recherche criminelle (IRCGN) détachés en Ukraine depuis le 9 avril dernier, ont été accueillis à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à leur descente d’avion, en provenance de Varsovie, par le général de division Patrick Touron, commandant le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN), les autres militaires du détachement étant revenus par voie routière, avec le LAB’ADN, dispositif projetable d’analyse génétique rapide, développé par l’IRCGN.

Au total, cette première équipe était composée de 18 personnels experts des scènes de crime et d’identification des victimes, spécialisés en médecine légale, balistique, explosifs, prélèvement et traitement ADN ou encore empreintes digitales.

Ils avaient pour mission d’apporter leur expertise en matière d’identification et de recueil de preuves suite à la découverte de nombreuses victimes à Bucha, et ainsi contribuer aux investigations judiciaires menées par les autorités ukrainiennes.

La nouvelle équipe, partie ce samedi, assurera la relève et pourra s’appuyer sur le chef de détachement, resté sur place, ainsi que sur le plateau de médecine légale mis à disposition par les autorités ukrainiennes.

Source https://www.gendinfo.fr/l-info-en-continu/retour-de-mission-d-ukraine-pour-le-premier-detachement-de-l-ircgn
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Des réserves de plus en plus précieuses
Auteur : Antoine Faure - publié le 18 mai 2022

La gendarmerie nationale dispose d’un écosystème territorial de proximité qui s’appuie sur un vivier de citoyens volontaires et de bénévoles qui ont souhaité s’engager pour la sécurité de leurs concitoyens. Les réserves de la gendarmerie, dont le séminaire annuel s’est tenu le mercredi 11 mai 2022, à la direction générale de la gendarmerie nationale, sont une indispensable force complémentaire, qui contribue à la montée en puissance massive sur l’ensemble du territoire national (tant métropolitain qu’ultra-marin) de la gendarmerie, en cas d’événements majeurs, en temps de crise comme en temps de paix. Il s'agit d'une composante stratégique majeure, ancrée dans les territoires, indispensable à la performance de la gendarmerie.

Pour le directeur général de la gendarmerie nationale, le général d’armée Christian Rodriguez, c’est « une pépite ». Pour le général de division Didier Fortin, commandant des réserves de la gendarmerie, il s’agit de « l’une des deux jambes indissociables de la gendarmerie ». Et pour l’ancien Premier ministre britannique Sir Winston Churchill, « être réserviste, c’est être deux fois citoyen ». Quelle que soit la définition, chacun s’accorde sur l’importance prise au fil des années par la réserve, et sur celle de plus en plus grande qu’elle prendra dans les années à venir.
Objectif 50 000

La réserve d’emploi, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est apparue en 1999, à la suite de la loi du 28 octobre 1997 suspendant la conscription, dans le cadre du processus de professionnalisation des armées. Après les attentats de 2015 sur le sol français, la création, par le président de la République François Hollande, de la Garde nationale, regroupant les réserves militaires et civiles, va contribuer à susciter des vocations, avec un engouement particulier pour la réserve de la gendarmerie nationale.

Dans un contexte de succession de crises, et pour répondre à un besoin de sécurité exprimé par la population française, la montée en puissance de la réserve opérationnelle, celle de la gendarmerie comme celle de la police, a été actée et récemment confirmée par le président de la République lors de la clôture du Beauvau de la sécurité. Pour la gendarmerie, l’objectif est de la porter d’un peu plus de 31 000 aujourd’hui, à 50 000 en 2027, en suscitant l'engagement citoyen des jeunes pour favoriser l’égalité des chances et encourager l’acculturation à la citoyenneté. Afin d’affirmer cet engagement en faveur de la jeunesse et promouvoir un parcours d’engagement sur mesure à son attention, la gendarmerie a créé un bureau jeunesse engagement citoyen au sein du commandement des réserves.

Entre 17 et 40 ans, de nationalité française

Le portrait-robot du réserviste de la gendarmerie nationale ressemble à notre voisin ou à un citoyen volontaire : entre 17 et 40 ans, de nationalité française, avec une bonne aptitude physique et psychologique, ainsi qu’une bonne moralité. « Ce sont les mêmes conditions que pour leurs camarades d’active, dont ils sont les frères d’arme, note la lieutenante-colonelle Marjorie Gorlin, chargée de mission auprès du Commandement des réserves de la gendarmerie (CRG). Et pour cause, ils assurent les mêmes missions de sécurité publique. »

Environ 70 % des réservistes opérationnels de la gendarmerie sont issus de la société civile. Seuls 30 % sont des anciens de l’Institution ou des anciens militaires qui apportent leur expérience professionnelle. Les profils sont très variés, couvrant un panel très large de catégories socio-professionnelles, du médecin à l’ouvrier, du chef d’entreprise au professeur, et 21 % sont des femmes. « Cette diversité de profils est une vraie richesse », assure la chargée de mission du CRG.

De la tempête Irma aux Jeux Olympiques

Les gendarmes réservistes appuient donc leurs camarades d’active, sans s’y substituer. Ils peuvent agir en mixité, mais aussi en autonomie, en temps de paix comme en temps de crise. « Avec la multiplication des missions, les gendarmes d’active sont pleinement conscients de l’aide précieuse que constitue aujourd’hui la réserve opérationnelle », souligne la LCL Gorlin.

C’est une réserve de proximité. Leurs missions se déroulent sur le territoire du groupement de gendarmerie départementale où ils résident et qu’ils connaissent, mais ils peuvent aussi être projetés, sur la base du volontariat, comme ce fut le cas lors de la tempête Irma, à Saint-Martin, ou en appui des gendarmes départementaux sur les côtes calaisiennes dans la lutte contre l’immigration irrégulière, lors des missions Poséidon.

La réserve opérationnelle de la gendarmerie est un levier stratégique supplémentaire dans la main du directeur général. Force militaire, robuste et réactive, elle est fière de ses valeurs. Renforçant la présence de la gendarmerie sur la voie publique, elle cimente la cohésion nationale et illustre parfaitement la résilience de la nation.

Sa montée en puissance permettra notamment à la gendarmerie de remplir efficacement ses missions de sécurisation des grands événements qui se profilent, comme la coupe du Monde de rugby en 2023 et les Jeux Olympiques de Paris en 2024, mais aussi de développer un vivier de réservistes ayant des compétences dans le cyberespace, et plus généralement dans la transformation numérique, en appui du commandement de la gendarmerie dans le cyberespace, pour monter en puissance face à la menace cyber.

Par ailleurs, l’augmentation des effectifs de la réserve opérationnelle renforce l’ancrage local, et joue un rôle social important, en contribuant à l’insertion des jeunes, qui constituent un tiers de la réserve.

À noter : La gendarmerie dispose de Minot@ur, outil de gestion en mobilité, qui permet au réserviste de communiquer ses disponibilités et à la gendarmerie de proposer des missions. En moyenne, les réservistes effectuent plus de 20 jours de mission par an, avec l’ambition pour la gendarmerie de porter ce volume à 30 jours. Les réservistes peuvent réaliser jusqu’à 90 jours dans l’année, voire 150 jours sur autorisation. La formation occupe une place importante, qu’elle soit initiale ou continue. Les jeunes réservistes, fraîchement formés, sont employés dès la fin de leur Préparation militaire gendarmerie (PMG), d’une durée d’un mois, afin de renforcer leur expérience sur le terrain.

Il existe également une réserve citoyenne de défense et de sécurité, dont les membres sont des bénévoles qui offrent leur expertise pour enrichir les travaux de réflexion de la gendarmerie nationale, participant ainsi à son rayonnement.

Source https://www.gendinfo.fr/actualites/2022/des-reserves-de-plus-en-plus-precieuses
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SAMU - SMUR - SMUH / Devenir ambulancier SMUR
« Dernier message par Jeano 11 le 19 mai 2022, 10:52:27 »
Beaucoup d’ambulanciers, ou d’élèves souhaitent se diriger vers cette profession du moins cette spécialité. Car avant toute chose l’ambulancier SMUR est un ambulancier et partage sa formation avant de se spécialiser.
 Mais voyons d’un peu plus près la fiche emploi type avec les compétences et savoir faire demandés.

Comment devenir ambulancier SMUR ?

Les Ambulanciers SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) ont une formation de base appelé DEA  (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) suivie de la F.A.E. (Formation d’ Adaptation à l’Emploi) obligatoire pour travailler en S.M.U.R. Ils interviennent sur tous les cas de figure dans le domaine de l’Urgence Médicale, avec deux types de moyens : un Véhicule Léger Médicalisé (V.L.M) ou en Ambulance de Réanimation dite Unité Mobile Hospitalière (U.M.H). Mais avant tout, l’Ambulancier SMUR est un professionnel du Transport Sanitaire et de l’Urgence, formé pour réagir devant toutes détresses,  il est quotidiennement aux côtés de malades et de victimes dont l’état nécessite une assistance médicale.
Pour être Ambulancier SMUR, il faut  :

    Avoir plus de deux ans de permis.
    Être titulaire du permis Ambulance délivré par la Préfecture.
    Être titulaire des permis B et C ou D.
    Être titulaire du D.E.A
    Suivre la Formation d’Adaptation à l’Emploi  « Textes Généraux FAE ».

Rôle de l’Ambulancier SMUR :

    Assurer le transport de l’équipe médicale et du patient.
    Avoir une bonne connaissance cartographique
    Assurer la logistique du matériel lors des interventions.
    Aider le médecin et l’infirmier dans la prise en charge des victimes.
    Organiser la mise en condition et le brancardage des blessés.
    Assurer la maintenance de l’ambulance.

Compétences  de l’Ambulancier SMUR :

Il exerce les différentes fonctions ci-dessous définies sous la responsabilité du chef de service duquel il relève.
Conducteur

    Entretien courant du véhicule, Respect de la réglementation et du code de la route ainsi que des règles de sécurité,
    Contrôle les niveaux, nettoie le véhicule et désinfecte la cellule sanitaire, nettoie le matériel, contrôle les signalisations lumineuses et sonores,
    Signale les éventuelles pannes et défauts, s’assure de la sécurité de l’équipage et du patient, s’assure de l’arrimage du matériel embarqué dans la cellule sanitaire,
    Vérifie la conformité du véhicule par rapport à la réglementation (charge utile, nombre de personnes embarquées …).
    Vérifie l’actualité des éléments de cartographie et assure leur maintenance, vérifie les moyens électroniques d’aide à la conduite et d’assistance à l’itinéraire.
    Recherche l’itinéraire le plus rapide et le mieux adapté à l’état du patient en collaboration avec le médecin intervenant et l’équipe.
    Localiser les sites d’intervention et les structures hospitalières.
    Adapte sa conduite aux situations d’urgence, maîtrise la conduite d’un véhicule en situation climatique difficile.
    Respecte la réglementation sur la conduite des véhicules prioritaires.

Auxiliaire de soins

    Prise en charge du patient au quotidien et en situation d’exception.RESPECT du secret professionnel et de la déontologie.
    Participe à la maintenance de la cellule sanitaire de l’UMH en collaboration de l’équipe médicale et paramédicale.
    Désinfecte la cellule sanitaire et procède aux techniques de traitement des déchets.
    Vérifie les dispositifs de distribution des fluides médicaux au patient ainsi que le niveau et l’état de réserve de ces fluides.
    Vérifie le fonctionnement des matériels embarqués (Matério-vigilance).
    Participe à la préparation du matériel médico-technique, à l’exception des réglages, en collaboration de l’infirmier anesthésie et du médecin.
    Connaît les protocoles utilisés au sein de son service.
    Participe à la réalisation de gestes en collaboration avec l’équipe médicale et paramédicale.Participe à la prise en charge psychologique du patient et de son environnement immédiat en situation d’urgence médicale.

Opérateur Radiotéléphonie

    Respect de la discrétion professionnelle.
    Est capable d’exploiter le réseau des télécommunications au quotidien et en situation d’exception.
    Utilise les moyens de communication embarquée.
    Maintient le matériel de radio télécommunication en état de marche permanente et veille à son bon fonctionnement.
    Applique les procédures de transmission.

Activités complémentaires

    Encadre les élèves Ambulanciers en formation dans les SAMU-SMUR.
    Pour les formateurs (MNPS ou autre) ils participent aux formations Internes de l’Hôpital, de l’IFSI ou du CESU sur la base du volontariat …
    Participe régulièrement aux différents types d’exercices.
    Peut s’intégrer dans les différents maillons de la chaîne médicale des secours dans les situations d’exception entant que logisticien formé à cet effet .
    Participe aux interventions lors des plans d’alerte : Plan rouge, Plan blanc, Orsec…
    Participe aux interventions lors des manifestations officielles et sportives.
    Participe à la gestion et à l’installation d’un véhicule PC, à la mise en place du PMA ou d’une chaine de décontamination NRBC ou à la mise en oeuvre de la plate-forme nationale sanitaire et logistique.
    L’ambulancier SMUR, tout comme le personnel médical et paramédical peut être rappelé à toute heure afin de renforcer les équipes lors d’un évènement exceptionnel ou d’acheminer le matériel sur le site des sinistres.

En conclusion

Le métier d’Ambulancier SMUR est un métier à part entière et la connaissance des techniques médicales permet à ceux-ci de participer à la préparation de certains actes, sous réserve que leurs exécutions soient contrôlés par les médecins ou les infirmiers anesthésiste, et dans les domaines de responsabilités qui leurs sont propres.
Il n’en reste pas moins que cette connaissance n’est jamais trop élevée et qu’elle contribue à l’homogénéité de l’équipe qui travaille souvent dans des conditions difficiles.

Source : https://www.ambulancier-lesite.fr/ambulancier-smur/
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Ambulanciers / Auxiliaire ambulancier : ....
« Dernier message par Jeano 11 le 19 mai 2022, 10:46:45 »
.... trouver sa place, affirmer son rôle !
L’auxiliaire ambulancier est victime de clichés vieillots, non adapté. La qualification d’auxiliaire est souvent fustigée et mal comprise.
 A cours de cet article nous allons faire le point sur cet aspect professionnel du métier d’ambulancier.

Formation et qualification

Si on dresse un état de la formation et obligations d’exercice de l’auxiliaire ambulancier conformément aux textes en vigueur on va énoncer la formation de façon suivante :

    d’un permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur et en état de validité ;
    de l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route ;
    d’un certificat médical de non-contre-indications à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomoteurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…) ;
    d’un certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France ;
    d’une attestation de formation de 70 heures avec évaluation des compétences acquises. Cette formation porte sur l’hygiène, la déontologie, les gestes de manutention et les règles du transport sanitaire et inclut la formation permettant l’obtention de l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 2.

Cette formation est délivrée par les instituts de formation autorisés pour la formation au diplôme d’ambulancier.

Comme on le constate l’auxiliaire ambulancier suit une formation de 70h comprenant des éléments adaptés pour venir renforcer l’équipe en compagnie de l’ambulancier diplômé. Il est donc en mesure de mettre en œuvre des gestes de réanimation, d’évaluation clinique de par l’utilisation des outils de mesure, de l’ergonomie adaptée au patient et à la manutention à deux professionnels.
Nous avons donc un professionnel formé et capable d’intégrer une équipe. L’auxiliaire est formé en vue d’être un soutien pour l’ambulancier formé à un champ de prérogatives plus large. Mais je le dis haut et fort ce rôle de soutien peut vite devenir bien plus que ça.

Les inepties de la fonction AUXILIAIRE ambulancier

Mais comme partout il existe des incohérences. Là je le dis haut et fort il y a des choses qui ne devraient pas exister mais le législateur en a décidé autrement.

    « Cette formation de 70 heures n’est pas obligatoire pour les professionnels exerçant dans une entreprise de transport sanitaire terrestre avant le 1er janvier 2011 et pour les professionnels exerçant moins de trois mois. »

    Légifrance

Le bât blesse puisque même en exerçant moins de trois mois un auxiliaire sans formation donc sans aucune notion de base est pour moi une hérésie totale. Sur une intervention complexe il peut se révéler vite un poids mort pour l’ambulancier diplômé. Mais je ne vais pas tergiverser sur cette manière illogique de procéder. Le législateur en a décidé autrement et ne nous fermons pas au fait que cette mention soit désintéressée de la part de certains responsables syndicaux patronaux… Chacun jugera selon ses opinions.

Secundo je trouve dommage de ne pas impliquer les auxiliaires ambulanciers en exercice avant 2011 dans un cursus de remise à niveau des pratiques et connaissances. En effet les méthodes de réanimation, les outils, les pratiques courantes ont évoluées. La seule manière pour ces « anciens » est donc de se reposer sur la transmission du savoir au travers des ambulanciers récemment diplômés. Mais comme pour toute chose nous ne sommes pas égaux dans la capacité à transmettre un savoir.

Être formateur c’est un métier à part entière et chacune peut se sentir capable de former à son tour des collègues de travail. Il serait donc temps de revoir ces derniers points pour corriger ça.

Mais est-ce que pour autant les auxiliaires concernés sont-il en incapacité d’effectuer leur travail de manière qualitative. Bien sûr que non. Comme toujours on trouve des professionnels très impliqués, recyclés en entreprise au travers de formation interne, des auxiliaires curieux qui se documentent, se forment, prennent conseil et ne se reposent pas sur des acquis parfois un peu trop ancien.

Et oui certains auxiliaires « à l’ancienne » peuvent tout aussi bien en apprendre à de jeunes ambulanciers sortis d’école. La formation ne fait pas pour autant de vous un professionnel aguerri. C’est là que se met en place l’échange : l’ « ancien » apprend au « jeune » le terrain, les astuces, les trucs à savoir, et inversement il apprend de son jeune diplômé de nouvelles connaissances actualisées. C’est ce que je qualifierais de travail d’équipe.

Auxiliaire simple chauffeur ?

L’auxiliaire doit il se contenter de conduire ? Je vous renvoie à un article rédigé il y a quelques temps par mes soins sur la place de l’auxiliaire au sein de la cellule sanitaire. Vaste débat que j’ai tenté d’éclaircir ou du moins apporter un regard général sur la chose. Je ne me suis pas basé sur des « textes » souvent émis comme LA réponse à tous les maux. Sauf que les textes ne précisent pas toujours certains points. Il est donc du ressort de l’interprétation mais en restant dans un aspect de sécurité et de conformité.

Auxiliaire : peut-il passer un bilan

Même topo que sur la conduite et la place éventuelle de l’auxiliaire auprès du patient. Un article dédié sera mis en ligne pour apporter le « terrain » et faire face aux idées reçues ou fausses croyances. Trop souvent on se base sur des soi-disant textes interprétés. Mais dans la finalité on se rend compte de l’opacité de certains éléments.

Et dans la « vraie vie » il existe parfois des situations qui demanderont de la réactivité à l’équipe et non pas un rôle toujours clairement défini sur qui va faire quoi. L’ambulancier qui vient d’entrer dans une pièce et tombe sur un ACR il masse direct, l’auxiliaire qui arrive quelques secondes plus tard avec le matériel peut très bien passer un bilan flash… Et des exemples il y en a des tonnes.

Auxiliaire : un faux ambulancier ?

On peut poser le problème de de deux façons. Le premier qui qualifie l’auxiliaire d’inutile est une vaste fumisterie. Je peux assurer avoir connu des auxiliaires aussi compétent voire même meilleur que des ambulanciers diplômés. J’ai aussi connu l’inverse, la faute souvent à un problème évoqué plus haut : le manque d’actualisation des compétences., le manque de motivation ou d’implication etc.

La mise en protection de l’intéressé par « je ne suis qu’auxiliaire », là encore ce n’est pas les connaissances mises en cause mais bien une mauvaise volonté de la part de certains pour ne pas mouiller la chemise et se satisfaire de tâches basiques. Vous avez le droit d’être en désaccord car je caricature volontairement les choses. Mais avouez certains adorent vous sortir : « ah mais c’est ton boulot je ne suis qu’auxiliaire ».

Abordé de façon différente l’auxiliaire ambulancier a, et permet, à de nombreuses personnes d’accéder à un emploi (formation rapide, débouchés même si cela tend à évoluer dans le mauvais sens), de découvrir la profession en s’immergeant profondément. Le problème financier du coût de la formation d’ambulancier diplômé peut aussi s’avérer être un frein entraînant donc le passage par la case auxiliaire en attendant de pouvoir créditer son compte formation, voire attendre de l’entreprise une aide à la formation. Nombre d’auxiliaires sautent donc sur les possibilités de suivre la formation d’ambulancier diplômé qui leurs sont offertes en cours de carrière. Et croyez-moi ce n’est pas pour le gain salarial que ça apporte.

En tout état de cause l’auxiliaire répond à des critères d’emploi énoncés par le législateurs et sont donc totalement en droit d’exercer le métier. La difficulté actuelle est surtout que les employeurs ont tendance à favoriser les ambulanciers diplômés pour accorder au mieux et de façon confortable les équipages. En effet impossible de mettre en équipe deux auxiliaires ensemble à la différence des ambulanciers diplômés. Je sais un certain chef d’entreprise et dirigeant de fédération patronale a émis l’intérêt de pallier au manque d’ambulanciers diplômés par des équipages dit PSC1. Je passerais sur ce que je pense de cette idée générée plus par avidité et gains par le bien être et sécurité du patient.

Fustiger l’auxiliaire ambulancier c’est souvent par manque de connaissance

Ceux qui fustigent les auxiliaires ambulanciers sont souvent des personnes qui manquent de recul. Mais on trouvera aussi des professionnels refroidis par des expériences qui ont laissées des traces : des auxiliaires refusant de s’impliquer, volonté de retrait dans l’équipe au profit de l’ambulancier diplômé jugé « responsable ». On trouvera aussi certains ambulanciers à l’égo démesuré qui jugent les auxiliaires comme du petit personnel.

Mon avis c‘est le suivant : avant de juger faites équipe, apprenez à travailler ensemble. Évaluez, jaugez vos équipiers. La première impression est parfois ou souvent mauvaise et vous pourriez avoir bien des surprises. Et vous auxiliaires ambulanciers : apprenez à vous imposer, à démontrer que vous êtes tout aussi compétent. La connaissance n‘est pas forcément la maitrise. Celui qui se gausse d’être ambulancier diplômé sur le seul fait qu’il a acquis une formation théorique et savoir-faire scolaire pratique n’a rien compris. L’école c’est 30% du travail. Le terrain qui attend chaque élève auxiliaire comme diplômé c’est 70% de la formation : imprévus, surprises, adaptabilité, situation d’urgence, prise en charge complètement incroyable. Le terrain vous formera tous et toutes sans inégalités.

Attention je ne dis pas que la formation est vide de sens bien au contraire mais la mise en œuvre de la théorie et des ateliers pratiques en réel apprennent vite la réalité.

Vous êtes avant tout une ÉQUIPE qui doit faire face ENSEMBLE. On oublie la soi-disant hiérarchie qui au final n’en est pas une. Seule la qualification de responsabilité des décisions et des gestes effectués peut être opposée.
L’auxiliaire ambulancier moteur de l’équipe, un binôme avant une qualification

Comme toujours on en revient au binôme. Au-delà du savoir vient la capacité à travailler ensemble, partager les tâches sur interventions, maitriser son rôle. La responsabilité demeure celle de l’ambulancier diplômé mais confier un tache à son auxiliaire n’empêchera jamais un rapide contrôle voire une confiance aveugle dans son binôme car… à force on se connait par cœur. Le plus important est d’assimiler le fait qu’une équipe travaille de concert et en bonne intelligence.

Source https://www.ambulancier-lesite.fr/auxiliaire-ambulancier-place-role/?fbclid=IwAR21ex6XMBZH3jiezMe8_9ScEBo27T7H0xYWrj_3LUjWJ.R.-DKIHRN2sueeA
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